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Engardin

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Tout ce qui a été posté par Engardin

  1. Engardin

    M'identité

    Plus quatre grains d'ellébore ! Pour me purger Et que m' identité s'élabore ! Une graine de lin Mon vêtement sera plus fin Graine de courge pour ma Prostate ! (Pas trouvé de grain de patate !) Le ciel s'ouvre et j'essuie un grain ! En plein été, c'est pas humain !
  2. Engardin

    Le Vieux Bonhomme

    Que Nenni ! ON VA AU WC PARCE QUE L'ESPRIT L'EXIGE !!! Le corps, lui, IL SE CHIE DESSUS !
  3. Engardin

    Le Vieux Bonhomme

    Ne fais pas semblant de pas comprendre pour le plaisir de CRITIQUER ! "L'esprit" sous entend la pensée, la décision, la volonté. Sans la toute bête volonté ou le désir d'avancer on n'avance pas d'un pouce. Quand bien même nos mollets nos cuisses ou nos rotules seraient monstrueusement musculeux. 'Mens indispensabla in corporé musculo"
  4. Engardin

    Le Vieux Bonhomme

    Je le vois tous les jours j'ai eu juste envie d'en parler, de le dire. Il fait un exploit tous les jours et n'aura jamais de médaille.
  5. Engardin

    M'identité

    M'identité Je picore m'identité Comme un oiseau Les grains qui le nourrissent. Une graine de Tournesol C'est Soleil, c'est le Sud, Ou le Midi. Puis un grain de Millet : "Moi aussi je suis peintre !" Un grain de blé ? Farine ! (Mon père Boulanger) Un grain de Sènevé : Pour ma sénilité ! Un grain d'avoine ? Balavoine ! Et je chante à tue-tête ! Une lentille Au télescope Et pour regarder les galaxies... Une graine de Tomate : La grenadine pour le Pastis ! Une autre de poivron : Aliboron ! "Midas le Roi Midas a des oreilles d'âne !" Un pépin de citron Me revoilà Mitron ! Un d'orange, Faudrait que je me range Ou de Citrouille Mais j'ai la trouille ! Noyau de Prune Bonjour ma Brune ! De papaye ? Non, je me taille ! Un de cerise Avec la brise... Un Pois-chiche Je suis pas chiche... Un noyau d'abricot : Je me mets au tricot ! M'identité est granulaire Ainsi finit mon formulaire.
  6. Engardin

    Le Vieux Bonhomme

    Je rajoute : "Et je sais qu'à partir de là il est soulagé..." En suite, il disparaît vers ses Pénates que je ne connais pas.
  7. Le Vieux Bonhomme. Tous les matins je vois passer sur la route un bonhomme. Il est vieux visiblement et il avance lentement. Avec peine. On comprend bien que chaque pas lui coûte. Il arrive encore raisonnablement à enchaîner chaque pas au précédent. Et ça fait presque une démarche. Une démarche appliquée, volontaire, nécessaire. Indispensable. Il marche en désespoir de cause. La descente au village on la lui devine assez facile mais c'est la remontée qui mobilise toutes ses ressources. Il a la tête un peu penchée vers l'avant, le cou tendu, comme si son esprit était mieux décidé à monter que le reste de son corps. Et ce corps, il le balance légèrement un peu à droite, un peu à gauche à chaque pas pour faciliter l'envoi vers l'avant de la jambe opposée... (Il me semble.) Il n'est pas habillé en vieux : il porte une chemise dans les bleus moyens. Je souffre pour lui et l'encourage moralement. Il est épuisant "rien qu'à le regarder". Mais il est admirable en un sens. "La meilleur façon de marcher c'est encore la sienne : C'est de mettre un pied devant l'autre et de recommencer !" Je sens que toute sa pensée et toute son énergie sont concentrées sur ce mot simple : Recommencer ! Comme le balancier des vieilles pendules. Après un pas, un autre ! Et encore un autre ! Un nouveau ! Encore UN !... Quo non ascendam ? Depuis la fontaine jusqu'à la rue de la Maison de Retraite sur la droite, ça monte un peu mais légèrement. On pourrait presque croire que c'est plat ! Disons que ça se fait. Mais à partir de là, la montée est plus raide. Elle vous coupe les jambes d'un coup ! C'est comme un mur. Et là ça monte radicalement jusqu'au rond point. Une vingtaine de mètres terrible. Après sur le Rond-Point, non, ça file. La route continue, lisse et horizontale. Tout va bien ! C'est le sommet. L’Annapurna ! Tous les jours un exploit ! Et je sais qu'à partir de là il est soulagé... Probable qu'un jour je serai lui. En attendant je ne joue ni les jeunes fringants Ni les vieux arthritiques : Je m'éloigne... Et témoigne et critique...
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