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FROD

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Tout ce qui a été posté par FROD

  1. Très intéressant. Sur la fin on s'est mal compris je voulais dire que l'acte solidaire devrait être logiquement fait pour lui-même (pour les compatriotes) et non par pour un confort (pour aller au restaurant). Cette définition de la liberté remonte à mon sens à bien avant Montesquieu, c'est-à-dire aux Grecs et aux scolastiques (Aquin). Je pense qu'il ne faut pas les croire naïfs parce qu'ils n'ont pas connu Freud et Lacan... L'addiction est bien une véritable privation de liberté, c'est pourquoi c'est une maladie terrible et déshumanisante. Si le corps décide, alors au sens grec antique, ce sont les passions et l'émotion qui décident, pas la raison. Même notre matérialisme moderne peut s'y accomoder : ce sont des circuits neuronaux réflexes, "limbiques" ou "sous-corticaux" qui décident, et pas la réflexivité "corticale". Dans le tabagisme, ce n'est pas moi qui décide, c'est la cigarette. La cigarette est mon tyran, au sens presque politique du terme. Donne-moi alors un exemple concret de souhait rationnel d'immoralité! Hitler n'était pas raisonnable mais dominé par ses humeurs et son corps (et s'en vantait). Les communistes justifiaient l'immoralité pour un bien ultérieur, les lendemains qui chantent. Si tu lis ou relis La tentation d'exister de Cioran, il dit bien que les Européens cherchent le malheur et la souffrance, mais presque dans une visée suicidaire, pour s'anéantir et ne plus souffrir. Même le suicide n'est-il pas le souhait de ne pas souffrir? On n'est jamais complètement libre car jamais complètement raisonnable, mais ce n'est pas une raison d'abandonner complètement la liberté. On n'est jamais complètement heureux, pourtant on continue de chercher le bonheur. Dire que la liberté n'étant pas complète elle n'existe pas est de l'acabit d'un post-scientifique qui dit que l'absence de preuve est la preuve de l'absence et que la non-significativité de la différence est preuve de l'absence de différence.
  2. Bonjour, Je suis très navré de penser que la science évolue... L'étude que vous citez "Initial report of decreased SARS-CoV-2 viral load after inoculation with the BNT162b2 vaccine" a été publiée le 29 mars 2021 donc avant le variant delta. Je la cite : "We next compared the Ct values of these post-vaccination infections with Ct values of positive tests of unvaccinated patients. (...) Given that viral load could be associated with age and sex9, we assembled control groups of positive tests in unvaccinated patients with matching age group, sex and sampling date range (Methods). Comparing the post-vaccination positive tests from days 1–11 (n = 3,050) with their corresponding demographically and calendrically matched control group of the same size, we found no significant difference in the distribution of Ct values for RdRp (Fig. 2a and Extended Data Fig. 4a) or for genes N and E (Extended Data Figs. 3a and 4a). However, in a comparison of the Ct distribution for infections from days 12–37 after vaccination (n = 1,888) with that of demographically matched unvaccinated control group infections (n = 1,888), we identified a significant increase in Ct in vaccinated individuals" Donc cette étude s'arrête à 37 jours après la vaccination, soit un peu plus d'un mois, ce qui ne peut nous dire comment l'immuunité vaccinale évolue à 6 mois. Des études d'août citées par le CDC suggèrent à l'inverse que la charge virale est identique chez les vaccinés infectés et les non-vaccinés infectés. Le CDC vous le dit noir sur blanc! "For prior variants, lower amounts of viral genetic material were found in samples taken from fully vaccinated people who had breakthrough infections than from unvaccinated people with COVID-19. For people infected with the Delta variant, similar amounts of viral genetic material have been found among both unvaccinated and fully vaccinated people." Sources : https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/variants/delta-variant.html Vaccinated and Unvaccinated Individuals Have Similar Viral Loads in Communities with a High Prevalence of the SARS-CoV-2 Delta Variant. medRxiv. 2021 Jul 31; https://doi.org/10.1101/2021.07.31.21261387
  3. Bonjour, Je pense qu'il y a confusion entre liberté et absence et contrainte, entre liberté et capacité. La liberté, c'est faire des choix libres guidés par la raison. Disons que je suis en train d'arrêter de fumer et que je suis tenté par une cigarette posée sur la table : si je refuse de céder et de la fumer, je ne suis pas libre? Les gens qui font des régimes et se privent de dessert trois fois par semaine ne sont pas libres? Il n'y a aucun antagonisme entre moralité et liberté parce que la liberté est justement un axiome fondateur de la philosophie morale. Faire des choix libres guidés par la raison : peut-on raisonnablement souhaiter quelque chose de purement immoral? Vous devriez peut-être dire que vous vous êtes fait vacciner parce que vous pensez que c'est un bien pour vous et pour les autres et non pour aller au restaurant. N'utilise-t-on pas le pass sanitaire et la baguette du restaurant pour contraindre ceux qui pensent que la vaccination n'est pas un bien? Vous voulez allez au restaurant donc vous faites un acte de solidarité : ne faites-vous pas plutôt l'acte de solidarité pour lui-même?
  4. Bonjour, Malheureusement la charge virale reflet de la quantité de virus excrétée est similaire chez les vaccinés infectés que les non vaccinés infectés. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.07.31.21261387v4 Source reprise par le CDC américain https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/variants/delta-variant.html On peut malheureusement mourir d'un virus transmis par quelqu'un de vacciné, comme en témoigne l'actuelle mortalité journalière liée au Covid en Israël Continuez de ne pas prendre parti (c'est la sagesse) et prenez soin de vous
  5. Qu'ils sont malhonnêtes ces chiffres, puisqu'on peine à les accorder avec la théorie! Pourtant le gouvernement n'a-t-il pas dit qu'on peut débattre de tout, sauf des chiffres?
  6. Ça s'appelle la PrEP https://www.aides.org/prep Il y a 2 parties : vous traitez des gens à risque qui n'ont pas la maladie pour éviter qu'ils ne l'attrapent, et en traitant les gens malades vous évitez qu'il ne transmette Exemple d'une varicelle juste avant l'accouchement (maladie grave pour la femme enceinte et le nouveau-né) : vous traitez par aciclovir (antiviral) la mère ET l'enfant quand il naît (la transmission se fait pendant l'accouchement) La mère aura moins de risque mourir de la varicelle ET de la transmettre à son bébé Le bébé aura moins de risques de développer la varicelle alors qu'on sait qu'il y sera exposé (l'aciclovir n'est pas une baguette magique, il ne fait pas disparaître le virus en une dose) Bonjour, Pourquoi avez-vous peur des inconscients non vaccinés puisque le vaccin vous protège?
  7. Pourquoi cet à priori? La majorité de nos prescriptions sont prophylactiques. Avez-vous déjà entendu parler de la PREP avant une exposition à risque au VIH? Les deux etudes que j'ai citées sont chez de professionnels de santé ; ce n'est pas un hasard, ce sont des personnes à sur-risque d'exposition. En dehors de l'infectiologie, ne traite-t-on pas l'hypertension ou l'hypercholestérolémie avant que la véritable maladie comme l'AVC ou l'infarctus arrive? Les rares exceptions en infectiologie où le traitement diminue la contagion : - Anti-rétroviraux dans le VIH et le VHC - Anti-viraux dans le VHB - Prévention transmission néonatale de la varicelle par aciclovir - Diarrhée à C. difficile - Traitements anti-tuberculeux - Syphilis - Gonocoque - Chlamydia - Scarlatine (strepto A) - Bactériémies à strepto B chez la femme enceinte et le nouveau-né Je peux continuer si vous voulez. Dans les maladies, le proxy de la contagion est la charge virale. Si votre charge virale VIH est nulle votre risque de transmission est très réduit au point qu'on laisse une femme séropositive au VIH accoucher par voie basse si la charge virale est nulle!
  8. Bonjour, À l'échelle de l'Histoire, l'homme n'évolue pas et est toujours le même être condamné à refaire les mêmes erreurs, étant dans l'ignorance et l'oubli du passé : "L’homme ne peut jamais savoir ce qu’il faut vouloir car il n’a qu’une vie et il ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures. Il n’existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n’existe aucune comparaison. Tout est vécu pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété." Kundera, L'insoutenable legéreté de l'être Quant à la question spirituelle, je vous invite à aller ou à retourner à la lettre de Saint-Exupéry au général X http://www.biblisem.net/etudes/stexlagx.htm Prenez soin de vous
  9. A ce jour Suède 1444 morts par million d'habitant France 1768 morts par million d'habitant Source worldometer
  10. Bonjour, Puis-je vous demander votre source? https://www.ijidonline.com/article/S1201-9712(21)00345-3/fulltext : Positive impact of oral hydroxychloroquine and povidone-iodine throat spray for COVID-19 prophylaxis: An open-label randomized trial https://www.cureus.com/articles/64807-prophylactic-role-of-ivermectin-in-severe-acute-respiratory-syndrome-coronavirus-2-infection-among-healthcare-workers : Prophylactic Role of Ivermectin in Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 Infection Among Healthcare Workers On a justement reproché aux études sur les traitements, faute d'un nombre de patients suffisants, d'avoir utilisé la charge virale et non la mortalité comme critère de jugement. Or la charge virale est encore plus un critère de contagiosité qu'un critère de pronostic! Comme par exemple dans cette étude https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8226630/ Effects of a Single Dose of Ivermectin on Viral and Clinical Outcomes in Asymptomatic SARS-CoV-2 Infected Subjects: A Pilot Clinical Trial in Lebanon
  11. Tout à fait, après c'est une discussion de définition, le soin et le contact avec l'Autre sont thérapeutiques - effet placebo - mais je ne les range pas personnellement sous l'étiquette Big Pharma parce que l'éthique de soin et la chirurgie pré-existent aux grandes industries pharmaceutiques qui émergent au XIXème. Et aussi par le biais de mon expérience personnelle où je ressens que les protocoles et algorithmes préformatés, les empilements de traitements et d'examen réduisent le temps et le sens du soin proprement dit. Si cette pandémie était survenue un siècle plus tôt, elle aurait touché une population mondiale bien plus jeune et bien moins obèse donc elle aurait probablement eu un retentissement moindre, surtout en comparaison de la grippe espagnole d'il y a un siècle qui tuait des jeunes conscrits et qui est le seul évènement donc on voit la marque sur l'historique de la démographie américaine. Notre prise en charge du Covid s'améliore mais quand on a donné en mars 2020 la consigne de ne pas consulter le médecin et de n'aller à l'hôpital que quand la maladie était sévère et avancée, on a renoncé au soin et au placebo même... N'était-ce pas peut-être encore plus rétrograde qu'il y a un siècle? Pour les vaccins la question que tu soulèves est très intéressante : doit-on considérer le vaccin comme un médicament ou un produit à part? Dans les faits on le considère comme un produit à part, alors que réglementairement il est plutôt considéré comme un médicament
  12. Bonjour, Je me permets d'entrer dans la discussion pour un contrepoint "historique". Peut-on dire que la crise des opioïdes aux Etats-Unis (50.000 morts par an, 130 morts par jour) est un dysfonctionnement marginal? Ou bien, plus historiquement, la prescription des anti-arythmiques après infarctus du myocarde qui a fait autant de morts que la guerre du Vietnam? Quant aux milliards de vies sauvées, on apprend en première année de médecine à la faculté que l'augmentation moderne de l'espérance de vie a principalement eu lieu au XIXème siècle et dans la première moitié du XXème, bien avant l'avènement de la pharmacopée moderne, et est bien plus liée aux améliorations économiques et hygiéniques qu'à la pharmacologie. En un sens c'est toujours en partie vrai aujourd'hui : il n'y a plus de corrélation entre dépenses de santé et espérance de vie au delà de 2000-3000 dollars par habitant par an, en témoignent les Etats-Unis (10.000 int USD/hab/an, espérance 77 ans) face au Japon (3900 USD/hab/an, espérance 83 ans). Les facteurs socio-économiques (obésité, tabac, drogues) semblent toujours prépondérants, du moins du plus que les nouvelles thérapies ciblées dont les résultats de mesurent souvent plus en survie sans progression de la maladie qu'en survie globale. Je suis ainsi surpris de voir l'histoire invoquée sans fait tangible, alors qu'elle est truffée de scandales sanitaires (thalidomide, distilbène, Vioxx, anti-arythmiques, Mediator, opioïdes, dépakine, 5-FU...)
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