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Easle

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Tout ce qui a été posté par Easle

  1. Rien de nouveau depuis Héraclite et Démocrite donc : d'un certain point de vue, rien ne change et de l'autre "On ne se baigne jamais dans le même fleuve"... Peut-on réduire une machine performante à elle-même ? Et à quelle elle-même ? Une IA est-elle immuable, comme le semble le résultat attendu d'une machine ? Er en ce sens, n'est-elle pas déjà dans ce changement qui qualifie la vie, le souffle de l'anima ? hummm ! C'est une question de degré plus que de nature... Et bien des humains ne sont que des machines, certes, qui ne se baigne pas deux fois dans la même journée de travail, mais quand cela est-il réellement perceptible ? A partir de quand le degré de sens invite-t-il à songer à une machine plus qu'à de l'humain ? Et de l'humain qui serait donc ??? Pas toutes et tous, oui, effectivement. Mais, au fond... pour quelles raisons ? Sur quels fondements ?
  2. En 1851, les agriculteurs représentaient 65 % de la population française active. En 2018, moins de 1,5 % Alfred Sauvy, dans les années 50, théorisait sur cette base, et les chiffres de l'industrie, qui a son tour voyait certains de ses effectifs diminuer avec l'automatisation pour être absorbé par le tertiaire, à haute valeur [supposément / virtuellement] ajoutée. Les IA vont pouvoir permettre de se défaire de centaines de millions d'emplois où des humains s'ennuient, mais aussi se plaisent tant ils n'y font pas grand chose d'autre que de se promouvoir par du discours et du bidonnage, ou dans lesquels ils sont assez peu efficaces malgré la haute idée qu'ils se font d'eux-mêmes et de leurs compétences (juristes, médecins, AAArtistes, etc.), surtout face à une compétitrice IA, et plus encore à terme d'une trentaine d'année. Rien de nouveau donc puisque cela s'est déjà produit pour des centaines de millions d'autres personnes sur des milliers de type d'emploi sur les deux derniers siècles. Que pensez-vous des agitations que cela suscitent chez les intéressés ? Du tapage médiatique qu'ils arrivent à en faire faire ? Et du suivisme de populations (parfois étant reliées aux intéréssés, ou simplement émotifs devant le 20 h) ? Alors, certes, le déversement ne va pas se faire vers un autre secteur que celui du chômage, ou du loisir et de la consommation. Ce qui était déjà en cours depuis des décennies avec l'informatisation et la poursuite de l'automatisation. Donc vraiment rien, là non plus, de nouveau !!! Cela donnait beaucoup d'emplois creux, vides : Bullshit jobs ; et d'emplois fleurtant avec l'escroquerie, voire ne faisant pas que fleurter, et de plus en plus...... par dizaines de millions Mais lorsque Sam Altman propose, avec d'autres, un revenu d'existence pour tout ces gens qui vont être largués par ce déversement dans le désert, dans la continuité donc des travaux et propositions de revenu d'existence, pas plus nouveau que le reste !!!!! L'échelle change cependant un peu. Beaucoup de gens vont devoir ne plus travailler ou possiblement, si les autres le leur permette, travailler moins. Ce qui correspondrait à une convergence avec les prévisions de Keynes (l'économiste) qui pensait qu'en 2030, on ne travaillerait plus que 15 heures par semaine pour une productivité au moins doublée en regard de celle des années 1930. 1. Préférez-vous / accepteriez-vous une répartition du travail, avec moins de temps de travail pour tous et toutes (mais aussi des salaires diminués de moitié dans un premier temps) ? 2. Préférez-vous un revenu d'existence, et à quel niveau ? Pour en faire quoi ? 3. Dernière possibilité : Ce changement introduit évidemment la structuration du rapport K / W, Capital / Travail. Êtes-vous, communistes ou assimilés, pour un effondrement capitaliste au profit d'une révolution (et à quel cout humain ?) socialisant les entreprises et divisant d'office le travail avec de hautes rémunérations ( x 5, x 10, x 30 ?) pour les 'travailleurs' ne travaillant plus que 15 heures par semaine mais touchant en quelque sorte les dividendes directs de leur propre "plus value" additionnée des gains de productivité gagnés par les immobilisations en technologie ( du K d'état ?) ? A) Comment voyez-vous les modèles de société qui s'en poursuivent ou en émmergent ?
  3. Ce qui montre bien que beaucoup de celles et ceux qui entrent dans le sérail n'ont pas des capacités si impressionantes d'analyse et d'anticipation. Ils ont appris, comme d'autres perroquets stochastiques à être obésissant et à bien travailler. Mais n'ont pas du tout compris dans quoi ils baignaient, vers quoi ils allaient... Parfois tout "HPI" même qu'ils puissent être. Un être humain n'est rien d'autre qu'une machine performante, fabriquée (c'est amusant et très parlant comme une jeune génération, instrumentalisée, accepte cette notion concernant le GENRE, mais aura plus de mal sur le reste, voire n'y pensera même pas). On trouve les capacités de réflexion critique de façon très limitée, et JAMAIS dans les élites d'une société, qui sont composées essentiellement d'individus dressés à la réussite comme valeur principale et la plus haute, puis aux divers à côté : la soumission à "l'état de fait", à la normalité de l'erreur, à la banalité du mensonge, à la passivité vis à vis des structures de groupe, etc.
  4. Et c'est bien là le problème... tout un tas de gens utilise le langage et ses raffinements fictionnels pour faire émerger d'innobrables JUSTIFICATIONS à la supériorité de l'être humaine sur TOUT ! : L'Humanisme. La centralité de l'EGO humain plus développé que sa conscience réelle. Mais RIEN de tout cela ne se tient factuellement. Ce ne sont que des élucubrations mystiques savantes, pour justifier d'ailleurs également d'un statut social et de revenus, souvent très confortables et bourgeois. Du blabla. La réalité a la simplicité du rasoir d'Ockham : de la matière qui génère des phénomènes dont l'apparence n'est complexe qu'en vertu des capacités d'appréhension de l'observateur. Et on voit à quoi se réduit la conscience dés que le cerveau est touché physiologiquement (lobotomie, accidents, maladie, etc.)
  5. L'immortalité, ou du moins un importante longévité, existe depuis toujours. Et existera toujours. La différence de longévité entre le corps et la conscience que permet l'organe matériel se dégradant qu'est le cerveau, cette perception de soi faussée par l'idée d'une âme ou d'un tout supérieur à la somme des parties qui bat de l'aîle à la moindre lobotomie ou autre détérioration matérielle de la "matière" grise. Il n'y a aucune raison, mise à part les élucubrations spiritualistes, religieuses, philosophiques etc. sur la beauté de la mort comme soutiens de la créativité et autres idioties conservatrices ou résignées de toute époque, pour qu'une mortalité contrôlée de la matière (corps et donc cerveau, et donc conscience) ne puisse permettre une immortalité théorique. C'est à dire un choix du moment de la déconnection de la conscience, par fatigue ou usure de l'expérience sensible, de la vie. Les IA ne sont qu'un parangon de cette capacité, pas des compétiteurs... Après, on voit otut le potentiel des IA pour l'être humain !!! Par contre, les IA pétant un cable... hum... comme tant d'humains en fait, non ? Et lorsqu'une entreprise utilise une IA pour faire des trucs éthiquement discutable, faut-il se poser des questions sur l'IA ou sur l'entreprise ??? Encore autre chose : craindre le diagnostique d'une IA médicale sur le fondement de sa non responsabilité, ou de l'établissement de celle-ci... L'arguement est risible ! Avez-vous déjà engagé la responsabilité d'un médecin vous ayant mal soigné ? Comment vous en êtes-vous rendu compte ? A qui vous en êtes vous plaints ? Quelles ont été les suites ?????????????????????????? Et la réitération des stéréotypes.... Ahahahah... On a bien besoin des IA pour ça tient ! Et on en créera pas d'autres nouveaux en supprimant les anciens... ?? Ca, ce serait vraiment TRES nouveau ! Quand l'affaissement dans la paresse généralisée. Oui, c'est une possibilité, et alors ? What's the point ? Quelqu'un préfère léthique du travail 14 heures par jour dans les mines ? Il existe un "bon" temps de travail ? Des activités "bonnes" et d'autres "mauvaises" ? Sur quels critères ? etablis par qui ?
  6. Très exactement. Les êtres humains ne sont pas autre chose que des perroquets pratiquant sur la longue durée. Des imitateurs qui ont, comme par hasard "la religion de leurs parents", leurs tics de langage, additionnés de ceux des profs, des copains, des collègues, des amants, des maîtresses, etc. La grande singularité hyper individualiste des êtres humains est surtout due à leur forte affirmation auto proclamée de leur puissance et de leur extraordinarifficience en face de leur réelle médiocrité mémorielle, calculatoire, émotionnelle, sensible, etc. oh certes il font un peu tout mais il ne font rien excellement, à moins de se spécialiser, auxquel cas il deviennent des intelligences généralistes mais tout de même focalisée, spécialisée (par pondération). La neccessité de perdre de vue leur perroquetalité pour s'estimer supérieur (notamment au perroquet) n'est qu'une vulgaire vanité.
  7. Mais c'est un plaisir d'être lu par des gens intelligent ne manipulant pas les propos par ignorance et idéologie. Et j'ai rendu aussi hommage à ce fil et à cette réalisatrice (ce qui bien sûr doit être passé sous silence par certain-e-s) qui ne peuvent pas aller trop loin dans la réfléxion. Je vous conseillerais aussi d'autres réalisatrices (entre autre), comme Mabel Normand, Loïs Weber, Germaine Dulac, Dorothy Azner ou encore Marie-Louise Iribe
  8. Quelle magnifique démonstration de manipulation et de détournement des propos ! Bravo ! Superbe haine de la réflexion et préférence pour l'idéologie radicaliste.... Et tu as bien raison de ne lire que toi et les gens entièrement dans l'adoration de ta personne ! C'est certainement très sage
  9. On connaît moins Mileva que son mari, c'est vrai. Mais il y a longtemps que physicien comme physicienne savent parfaitement à quoi s'en tenir ! déjà dans les années 50 il y avait des gorges chaudes dans les colloques à ce sujet alors.... Pour les autres, elles sont très connues dans leur spécialité, comme Margaret Mead en anthropologie ou Hanna Harendt et Simone Veil en philo. Et je le redis. Oui, les femmes sont moins nombreuses à être connues, en partie aussi car moins nombreuses à avoir cherché la réussite, en cela contraintes ou pas. Beaucoup aussi n'ont pas été spoliées de leurs travaux. Sur ce point je serais amusé de connaître le nombre d'hommes de science qui se sont fait spoliés de leurs travaux par d'autres hommes !!! Ce qui est, malheureusement, une perpétuelle réalité. Ce n'est pas un effet du sexisme, ou minimal, mais un effet de la compétition et du prêt-à-tout de la majorité pour réussir ! car le talent n'est pas proportionnel au désir de pouvoir et de réussite, il même plus souvent inversement proportionnel. Donc on a là plusieurs biais de représentation victimaire. Même si il y a effectivement eu des pratiques et comportements sexistes voire misogynes dans les sciences et arts, spécifiques. Bien plus problématiques en terme de quotidien, de pression "physique". Mais regarde Turing, lui-même discutable sur sa manière de traiter les mathématiciennes parfois de son équipe durant la guerre. Etre homosexuel était aussi une menace, un outil que des compétiteurs ont utilisé contre lui. En fait, dans un univers élitiste, la compétition est telle que tout sera utilisé : sexe, orientation, addictions, fragilité de santé ou familiale, phobies, etc. Le haut de la hiérarchie dans une société hiérarchisée est un panier de crabe où tous les coups sont, si ce n'est permis, du moins utilisés. Ce sont des univers violents, parfois pour les femmes, parfois par les femmes, mais surtout TOUT COURT !
  10. Une femme est un être humain donc oui, aucune différence de capacité intellectuelle ave un homme, autant d'intelligence, autant de connerie (donc toujours très largement majoritaire chez les deux sexes ) Je l'ai expliqué, la réussite est liée à la virilité, et à la fabrication de celle-ci. Elle a été une obligation, une contrainte imposée à une majorité d'hommes et voulue, désirée, par des hommes (mais aussi des femmes) pour lesquels le désir de pouvoir, la virilité, la volonté agressive à dominer autrui était intime, immédiatement acquise. Il a fallu à ceux qui l'avait moins s'y conformer, s'y soumettre, et en soumettre les autres, femmes, mais aussi hommes, enfants, animaux etc. ! La réussite n'est pas une valeur nécessaire à l'épanouissement, ni même une valeur intime à l'intelligence.... "Pour vivre heureux, vivont caché". Une grande partie des femmes ont utilisé leur intelligence à autre chose, ou l'ont apporté à leur époux ou conjoint, amant etc. soit qu'ils en manquaient, soit qu'il en fallait plus. Elisabeth (the first) a assumé le rôle qui lui a échu non par choix, au contraire !!! et en a tué en partie sa vie personnelle, ses désirs, ses profondes ambitions, personnelles, non de pouvoir..... Si on scrute la littérature, les sciences, la politique on y trouve des femmes, en grand nombre, parfois derrière des hommes, parfois non, simplement moins connues et encore... Qui ne connaît Diane de Poitier, Marie de Sévigné, Catherine la grande, Isabelle de France, Héloise, Hildegarde de Bingen, Hypatie, la liste est immense ! Donne-moi, sans chercher sur le net un abbé médiéval voir si les hommes sont plus connus...
  11. Oui, tu as raison ! même si les femmes travaillaient aussi dans le mid ouest et l'ouest américain. Mais effectivement, il y a une classe moyenne plus rapidement importante et même des classes populaires où les femmes travaillaient moins que les femmes européennes, sur le fondement religieux beaucoup plus serré aux Etats unis qu'en France, et même qu'en Angleterre qui est entre les deux. Cela fait partie des éléments du way of life vendu au ménage américain bien plus proche du travail, famille, patrie que nous en réalité, et même bien avant. Ce n'est pas pour rien qu'ils ont commencé les années 20 avec Et le vote des femmes, Et la prohibition ! L'effondrement actuel de la culture américain est un triple mécanisme : . Epuisement du renouvellement culturel, esthétique, se noyant dans le matérialisme individualiste, économique . Challenge économique des fondements matériels de la prospérité / suprématie impériale US qui assurait le sentiment de légitimité à la puissance . Affaissement du modèle familial sous la pression du féminime, essentiellement lesbien utilisant la french theorie comme levier de déstabilisation violente contre le modèle patriarcal et, plus largement, contre le masculin, sans proposition alternative et matiné d'inversion raciste contre la blanchité. La France est progressivement contaminée par cet effondrement, en plus du sien propre (déstructuration ultralibérale, immigration islamisée secessionniste, noyade institutionnelle dans l'Europe). Elle se soumet à cette puissante vague de déstructuration radicale, sans construction alternative, et déforme son Histoire même pour correspondre aux fantasmes américanisant et légitimer l'acculturation à cette déconstruction / destruction.
  12. Hum, je ne suis pas sûr que ça parle à plus d'une personne sur dix mille de nos jours ! Et la guerre des boutons, bien plus, à cause des adaptations ciné, mais l'auteur... pfiou, inconnu ! Et pour cause puisque n'ayant pas pu faire oeuvre du fait de son sexe : masculin, donc mort au champ d'honneur, avec des millions d'autres. Et la liste est extremement longue ! Péguy est mort aussi. Donc les avantages, les dominations....
  13. Peanuts... oui, si on veut, mais on peut en trouver dans beaucoup de domaines, plus qu'on le croirait souvent. Il y avait quelques femmes médecins en 14-18. Mais ce qui empêchait le plus les femmes d'accèder aux études par exemple, outre les interdictions dans certains pays ou états (En France, non, en Angleterre parfois, aux états-unis parfois), c'était le jugement social dont il fallait s'affranchir, un peu, mais sans difficulté réelle si on avait du caractère, comme toujours à toute époque, et surtout l'ambition, la volonté. Et les hommes y étaient invité, sans en avoir parfois envie, ni capacité, là ou les femmes, sans être si souvent contraintes, n'y étaient pas invitées, mais plutôt à s'épanouir, ce que de nombreuses faisaient, dans l'entretien domestique et relationnel. Mais je ne parle là que de la bourgeoisie. Tout cela restait étranger à l'immense masse des actifs, ouvrier-e-s, paysan-ne-s, commercant-e-s, etc. Femmes comme hommes travaillaient, sans autres ambitions que de bien vivre, vivre, ou survivre. Mais en cela, une femme volontaire pouvait trouver des appuis et des sollicitations, là où la plupart des hommes trouvaient surtout des compétiteurs. Bon, cela dépendait aussi des 'secteurs'. Il a été plus facile aux femmes à s'inviter dans la médecine que dans la stratégie militaire ou même l'ingénierie mécanique, ce qui reste vrai d'ailleurs. Mais il me semble difficile de savoir si c'est réellement par exclusion ou, et cela me semblerait tout à fait compréhensible par orientation personnelle. Je pense pour ma part que les hommes sont beaucoup plus fabriqués que les femmes. Contraints à être masculin, à aller vers telles études, à s'intéresser à la guerre, à la technique, etc. Sans que cela soit si souvent un véritable intérêt. Combien de fois ais-je vu des ingénieurs chercher une reconversion dans un univers plus doux, moins compétitif, moins testostéronés. Oh, ils avaient fait les études, avaient été de bons petits soldats à la table d'étude, obéissant à maman qui souhaitait voir son fils "réussir", mais en se faisant violence, contre leur sentiment, leurs désirs. Que peu de femmes aient envie de ça, et qu'on le leur octroi... Mais quelle avantage en réalité ! Comme tu le notes toi-même : mon sexe ! conspirait contre moi, mais pas plus que sa jeunesse ou son inexpérience en réalité ! C'est toi qui surligne ! Mais elle oublie de dire que sa culture, son origine sociale et intellectuelle (voyage, langues, domesticité, etc.) conspirait allègrement pour elle ! Sans parler de sa grande beauté ! Et là, plus encore pour une femme, la beauté est très loin d'être négligeable dans la réussite dans un milieu 'culturel'. Donc, s'il y a un peu de vrai, il y a aussi du surjeu dans cette invocation. Tout le monde fait ça : surjouer la difficulté pour augmenter le mérite. Le nombre de politiques qui se flattent de leurs origines soit-disant modestes... !!!! De fait Gaumont lui offre un poste non pas "exclusivement réservé aux hommes", mais inexistant et plutôt masculin. Ce qui est plus modéré et explique de fait son attribution. Enfin, sur un monde d'Hommes ! Et bien ... oui et non. En fait comme je viens de le dire, les hommes sont excessivement "fabriqués" tels, plus que les femmes ne sont fabriqués femmes (elles ont été limitées souvent mais laissée aussi, du moins dans les cultures occidentales, à la tolérance de leurs faiblesses intimes, là où on privait les hommes de cette possibilité). Les mondes de la réussite, universitaire, industriel, militaire, politique, sont des mondes certes patriarcaux, de patriarches, mandarins, chefs de guerre, etc. mais, ce faisant de la virilité. Or la virilité n'est le propre de l'homme qu'en tant qu'assignation au masculin de cette obligation de virilité. Elle n'est pas masculine en soi. Elle l'est par assignation. Que la confusion se fasse ensuite chez des hommes virils, bouffis de réussite par leur victoire à maitriser les codes de cette virilité, entre celle-ci et le masculin, grand bien leur en fasse. Mais ce n'en est pas moins une confusion !!! Ce que veut dire ce séducteur impénitent de Gauthier, c'est que Rosa est virile.... Et certes, elle l'est ! comme beaucoup d'autres femmes qui ont eu une éducation forte à la force de caractère. Et oui, dans une société hiérarchisée, et plus une société l'est, la réussite, les postes importants, les élites, sont essentiellement viriles, masculine ou féminine peu importe. C'est la force, une certaine agressivité, combativité, voire aptitude à la violence, qui emporte le morceau. Toute Femme de pouvoir est un Homme, au sens d'un être viril, pas au sens d'un individu pourvu de roubignolles. Et il n'en sera J A M A I S autrement ! La théorie du genre tend souvent à oublier ces distinctions lorsqu'il comprend la structuration des genres mais n'en fait pas la généalogie.
  14. Il y a pour moi une forte part de l'excessivité lié à la militance contemporaine qui veut absolument voire en noir intégral la passé... Je regardai récemment un documentaire sur les années folles, avec la voix de Poldalydes. On y entend à un moement que les femmes étaient tenu à la maison, loin du travail... A peine 2 minutes plus tard on voit des images d'ouvrières sortant de l'usine et on parle de leur réclamation de salaires égal aux hommes... Et on reste bien "urbain" pour parler à notre société contemporaine qui vit essentiellement en ville. Oubliant au passage le travail des femmes, permanent, sans âge, au champ, au potager etc. dans une population majoritairement rurale ! Soit un méli-mélo de contradiction, d'oubli, de caricature etc. pour faire coller l'Histoire aux désirs d'affirmations politiques et sociétales actuelles. C'est fatiguant ! Les femmes traitées comme des esclaves ? Lesquelles, où, combien ? Il y en a eu, mais plus que des hommes ? Plus que des enfants ? Ensuite le tour de force ... Comment mesurer la force nécessaire à être acceuillie dans un monde d'hommes, dont certains, et pour des raisons sexuelles, vont aider, autant que d'autres pour des raisons conservatrices vont contre-carrer ? En quoi le tour de force en est-il plus un que celui d'un homme qui va devoir s'acharner au travail car sa condition sociale l'exclu, bien plus radicalement, de l'accès à des études !? De médecine par exemple ! Il y a sur ces sujets des a priori de notre époque, pour refabriquer le passé comme monstrueux, inepte, d'une violence dont on peut se demander comment il a accouché de notre époque si bénie des dieux (mais où il y aura toujours, comme par hasard tant à faire : il faut la parité partout, et si possible à 60 ou 70 % de femmes plutôt que 50 %... qui va militer maintenant pour une parité en droit ou en médecine, en faveur des garçons sous prétexte que les femmes y sont 60 % ?) Les femmes de la noblesse ou de la haute bourgeoisie ont eu bien plus facilement accès aux connaissances que les hommes des classes laborieuses. et de fait aux diplômes, progressivement, au 19e s. Oui, il y avait des empêchements, des difficultés, une lente progression au travers de violences, mais dans une époque où celles-ci n'étaient pas proprement patriarcales, tournées vers les femmes, mais tournées des élites, le plus souvent masculines, vers ce qui menacait potentiellement leur position et leur reproduction sociale, dont souvent, Des femmes (et pas Les femmes). On peut correler ça à la manière dont on criminalisait les hommes hommosexuels mais pas les femmes...
  15. Non, j'aurais été à même d'y réfléchir mais je n'ai pas vécu à cette époque. Et je suis à même de réfléchir à mon époque. Je ne suis pas dans l'anachronisme c'est tout. Il y a des gens, comme Celse, Tacite, et nombre de critiques du christianisme, dont les copistes chrétiens ont supprimé les noms, les oeuvres, ne laissant que des traces énervées chez plusieurs pères de l'église tel qu'Origène, Justin Martyr, Tatien, Eusèbe, Clément, etc. contre des philosophes qui nous restent inconnus en tant qu'individus. Comme à notre époque, beaucoup dans l'antiquité aimaient cependant à fire l'autruche et se soumettre au nouvel ordre qui montait, autant avec des discours d'amour et d'humilité joués, hypocrites, qu'avec le fer manié derrière par des séides. Les violences et meurtres (comme celui d'Hypatie à Alexandrie) voisinne le discours des pères de l'église qui les réprouvent de la bouche tout en les tolérant efficacement de la main. Car la terreur (le terrorisme) fonctionne bien pour faire baisser la tête et se convertir, se soumettre. De nos jours comme alors.
  16. Je n'ai pas envie de le voir comme un pied de nez, ce qui me semblerait pueril, surtout à un fantasme du méchant patriarcat (qui l'a tout de même nommée directrice artistique, puis ne l'a pas empêché de créer une société de production, puis, en 1957 l'a honoré)... C'est très contemporain, anachronique et politique de vouloir en faire une pure victime, là ou de nombreux hommes sont eux aussi oubliés. Je préfère le voir comme une heureuse retrouvaille, comme on en fait de temps à autre, souvent à l'occasion d'une thèse ou d'une curiosité personnelle. Une belle redécouverte joyeuse ! Pas une militance haineuse des hommes blancs patriarcaux. Sur les appropriations, elles peuvent venir d'elle, comme de Melies, il faut se pencher dessus. Mais le droit d'auteur n'était pas aussi méticuleux (voire étouffant de nos jours) à la différence de la propriété industrielle ou du copyright, et surtout dans des domaines d'essais, parfois encore un peu informel. Elle a aussi joué de malchance, comme son père avant elle. Après c'était une femme. Et beaucoup, pris-es là encore dans l'anachronisme, se diront "mais quel courage !", elle a due se battre plus ! Je ne suis pas d'accord avec cette perception. Etant la seule femme, elle endurait autant de difficulté singulière qu'elle bénéficiait d'opportunitée singulière, d'attentions. elle comme d'autres (comme Colette par exemple qui est soumise mais lancé par son mari - et qui se souvient des autres prête-noms, eux masculins, de celui-ci ? mais elle est aidée par d'autres hommes ensuite.. et parce que femme ! Malgré le fait qu'elle soit lesbienne, donc peu accessible !). Pour les hommes, la compétition était souvent plus forte, entre eux. Il ne faut jamais oublié ça ! Je pense à ceux qui n'avaient pas le mordant, la hargne, l'apparence, le charisme, etc. ou qui sont simplement morts, à la guerre, par millions, comme Alain Fournier ou Louis Pergaud... (et qui les connaît ?)
  17. Alors, Alice n'a jamais été patronne de la Gaumont ! Mais directrice artistique. Et créatrice, aux usa, de sa maison de production et, là, patronne. Et rayée des listes non pas du tout ! C'est surtout aux états-unis qu'elle a été oubliée. Sur ce point aussi comme sur le communisme, les noirs, et d'autres sujets, on oublie un peu parfois que la France a été plus ouverte ou en avance (quoique par sur le droit de vote des femmes). En France, Léon Gaumont lui rend hommage à la cinémathèque en 1957 déjà !!! avec une rétrospective (donc ses films français). Et une biographie d'elle paraît en 1963 ! N'oublions pas, tout de même, que beaucoup de grands noms de femmes, mais aussi de très nombreux hommes ne sont plus connus, ou mis à l'honneur de nos jours, simplement par l'éloignement historique. Son collègue Ferdinand Zecca par exemple n'est plus connus non plus.... Je trouve très bien qu'on redécouvre des femmes historiquement importantes (telles Emilie du Chatelet ou Olympes de Gouges) mais les victimiser trop vite par un procès en oubli sexiste est aussi un symptôme de notre époque. Il faut rester mesuré. Donc pour que la place de la femme dans l'Histoire soit reconnue il faudrait la Survaloriser ? Voire lui inventer des innovations ou des premières places ?
  18. Je n'ai pas encore regardé l'entièreté du documentaire, très bien fait. Son travail a été détruit ? Il ne reste que peu de chose de ses films ? On voit pas mal d'extraits pourtant..., non ? Sinon, ma question n'était pas est-ce qu'il est important de parler d'elle, puisque je trouve ça super ! Mais important Le ou La première (femmes ou hommes en tant que camps).
  19. Personnellement, ej la trouve géniale, et belle (si, si je dis ça aussi des hommes mais c'est infiniement plus rare). Et merci de ce fil !!! Par contre, c'est si important de savoir si c'est une femme, un homme ou un-e martien-ne qui a été LE LA premièr-e ?
  20. Nullement, je n'ai jamais dit cela, je n'ai pas parlé de moi... à votre différence puisque vous partez d'une connaissance à posteriori (100 ans d'histoire de la mosquée de Paris) pour en inférer des conclusions définitives. Donc de le même inconnaissable, mais en voulant en faire une démonstration plus fiable, alors qu'il ne s'agit que d'idéologie, de conciliation et de soumission à la confiance. Plus, vous semblez donc ne pas vouloir permettre qu'une autre pensée soit acceptable.... La criminalisez-vous ?
  21. Vous avez raison. Si vous ne pouvez pas avoir ce type de capacité, donc, personne ne le peut...
  22. 300 années de christianisme de la première heure laissaient-ils présager de la suite catholique et de sa domination conquérante ? Oui, à qui savait réfléchir. Je vous l'avais dit, vous ne pouvez rien faire d'autre que d'y voir du simplisme, à votre image.
  23. Oui, et ? Le problème n'est pas son rôle dans la shoah mais son rôle en palestine et sur les mentalités. Donc que cherchez vous à dire ? Ou à faire accroire ?
  24. Pas seulement. J'ai exposé le principe, simpliste pour vous certainement mais parce que simple effectivement et efficace, on le voit avec vous, de gentil / mauvais flic. En faisant dire aux uns blanc et aux autres noirs, dans le même objectif final, vous neutralisez toutes critiques, vous endormez ceux qui VEULENT y croire, et bien spur, vous y croyez, car cela vous arrange. Vous n'avez d'ailleurs rien de mieux à proposer que votre foi...
  25. Je ne crois pas ce que les gens me disent parce qu'ils le disent. J'ai exposé mes raisons plus haut, si elles ne te conviennent pas (je m'en doute et même des raisons qui te motivent), peu m'importe puisque je sais ce que tu en diras et pourquoi... Mais bien sûr, le Grand Mufti était totalement isolés... Et le massacre d'Hebron, ce sont des inventions ? Vous êtes prêt à toutes les manipulations des faits historiques pour soutenir votre parti..
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