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Tout ce qui a été posté par Marzhin
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Soit tout est nietzschéen, soit rien ne l'est en dehors de l'homme-Nietzsche, en vérité, qui ne faisait que décrire les choses à son sens, avec beaucoup de justesse observationnelle. Passons.
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Oui mais non, dans la mesure où ce n'est que pour certains types d'hommes, le monde procédant globalement de la volonté de puissance dans son ordre/cours, toujours, pour tous, et partout (vitalisme nietzschéen). C'est-à-dire que tout le monde n'est pas appelé à devenir un "griffeur", et que les "soumis" savent déployer des trésors d'ingéniosité (volonté de puissance) pour exister dans leur démarche, aussi passive soit-elle au sens d' @Annalevine, qui adore ne pas relever mes messages. Cela aussi, c'est une façon de volonté de puissance en propre. Il faut dire qu'iel se la pète, avec ses références - faudrait pas la gâcher avec de la philosophie, le plus important étant de défendre les effets d'annonce scientifiques - sauf mon respect pour les recherches scientifiques, - comme pour un blockbuster ! Comme en sciences, on est bien obligé de spéculer. Cela dit, tout plaide dans le sens du monisme physicaliste, qu' @Annalevine ne comprend pas qu'iel défend, dans sa démarche bouffant à tous les râteliers (puisqu'iel joue sans explicitation, contrairement à vous Blaquière, d'idéo-matérialisme). Les sciences dédaignent le dogmatisme (encore que d'aucuns sombrent parfois en scientisme), elles ne dédaignent pas la philosophie puisqu'elles en sont épistémologiquement, nuance, mais cela fait longtemps qu'elles ont renoncé à "la vérité" ainsi qu'à statuer sur "la réalité". Il n'est que des modèles plus ou moins spéculatifs ("philosophiques" au sens péjoratif) plus ou moins opératifs ("techniques" au sens mélioratif).
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Ah ce @Marzhin alors, quelle frappe ! ... Blague à part : depuis ma dernière intervention, @Annalevine nous sert du Kant même quand iel semble critiquer Kant, sur le rapport à la réalité. Il y a un idéalisme empirique kantien, précurseur du cognitivisme, avec ditinguo mental (sujet transcendantal que nous sommes tous, part d'idéalisme) et neural (nerfs que nous constatons tous, part empirique de l'idéalisme). Le cognitivisme, au-delà, est bien une façon de dire que nos cognitions sécrètent cervicalement nos réalités, et occasionne bien des débats scientifiques sur le tapis, du coup. Pour Schopenhauer, le Tout est ontologiquement la Volonté, ce qui est singulier à appréhender puisque Schopenhauer n'utilise pas ce terme de Volonté dans son sens typique de libre-décision-personnelle-active, mais dans le sens d'un maelström irreprésentable, sur fond duquel, par lequel et pour lequel émane(nt) une ou des représentations, à travers nous, les humains. Il n'y a pas de finalité, le monde est absurde et vain, puisqu'il n'est que Volonté, et la représentation, qui en soi est de la Volonté elle-même, fonctionne gentiment comme une mise en forme à son niveau, voilà tout. Aussi bien, Schopenhauer se distingue de Kant, puisque Kant disait : il y a le sujet transcendantal, que nous sommes tous, condition de possibilité de l'espace-temps dans lequel se déroulent les phénomènes, c'est-à-dire condition de possibilité de l'objectivité, qui au fond est un peu notre consensus intersubjectif à tous, quand nous statuons y compris scientifiquement. L'en-soi des phénomènes (chose en soi) ne nous est jamais que noumènes ("rêves de puissance"), et pour ce qui nous concerne, cela suffit à ce que nous procédions bon an mal an, au quotidien comme dans la connaissance, le reste étant spéculation métaphysique inaccessible. Eh bien, Schopenhauer, lui, fait littéralement de la métaphysique, lorsqu'il dit que le Tout est le maelström de la Volonté au sein de quoi étincellent des représentations dont nous sommes agents involontairement Volontaire, métaphysiquement. C'est ainsi. C'est-à-dire que métaphysiquement, Schopenhauer dirait que le corps comme l'esprit (et entre le cerveau et tous les neurones) c'est de la Volonté représentée, confondus dans la Volonté, distincts dans la représentation. Quant à Nietzsche, n'est morbide que notre relation castrée à la puissance, qu'il libère volontairement, d'une volonté inspirée par Schopenhauer, mais qui chez lui - Nietzsche - devient plutôt un élan vital porteur de finalités diverses, selon. Notre relation castrée à la puissance, c'est @InstantEternité croyant qu'il n'y aurait de volonté de puissance qu'à vouloir survivre et dominer son petit monde, alors qu'il y en a aussi à y trouver sa place, à s'y soumettre même. Ou bien @Niti, s'en tenant à une clairvoyance, qui en fait est elle-même une puissance à s'insérer autant que possible dans l'ordre/le cours des situations. Amor fati, aime le destin. Mais tout ceci déborde la question corps-esprit il me semble.
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L'ambiguïté n'est pas un contre-argument. Vous savez, je ne suis pas là pour distribuer de bons ou de mauvais points : il se peut que des choses recoupent d'autres choses, sans bien ni mal en jeu : il n'est que de s'y situer, pour comprendre ou progresser, sans garantie toutefois. Affreuse désolation en vérité. Et vous me prenez pour un imago, face auquel vous jouez de victimisme. Affreuse désolation, donc, au bout de laquelle on vous sommerait de vous respecter, sans compter que vous n'êtes pas censé ignorer dans quel forum (Philosophie) vous intervenez. Où personne ne demande à personne "d'être un philosophe", mais de tenter de philosopher, d'être un(e) philosopheur(se). En fait, votre défense consiste à dire "je suis à côté de la plaque" et "mon incompréhension est gage de ma valeur". Affreuse désolation que votre désolation. Je passe.
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Peut-on faire ce que l'on veut "en philosophie" ?
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Marzhin dans Philosophie
Je songeais, cher @Zerethoustre, à votre distinguo entre savoir et connaître, et je me disais qu'à la fin, on avait beau jeu de faire mystère d'une connaissance rapport aux savoirs, il se trouve qu'on a quand même besoin de produire le savoir de ce distinguo, par lequel on tient, en toute rigueur philosophique propice à savoir ... par lequel on tient à définir distinctement savoir et connaître, ce qui est lexicologiquement à savoir ! ... Aussi me demandais-je, sur le mode I wonder, si le distinguo savoir-connaître ne servait pas, avant tout, justement, à faire mystère, c'est-à-dire que ce serait avant tout - de l'esbroufe ! -
Rapport à mon précédent message et nos échanges, je tombe sur cette réflexion, à mon avis à creuser : Comptoir.org - Georges Orwell et les philosophes, où la notion de philosophe s'applique aussi à votre démarche, vous verrez. A méditer.
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Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Non : cela fait une personnalité, bis repetita, de la même manière qu'on ne voit pas notre visage ni notre cou ni bien notre dos, etc. Votre réponse n'enrichit rien à la question, on avait bien compris que le problème était celui d'une focalisation, d'une restriction de champ, mais le champ est réellement une condition de possibilité de la vue, du champ de vision. Vous convoquez vous-mêmes un non-vu. Donc, en somme, vous piétinez sur place, vous persévérez dans l'erreur. Mon bon professeur de primaire disait toujours : "Errare humanum, sed persevarere diabolicum." Bref, c'est vicieux. Comme je le disais sur le topic Aletheia : Sinon, c'est de l'hybris, de la démesure. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Votre question est vicieuse. Voyez-vous, vous subissez l'influence de la morphogénèse humaine, de sorte que de toutes façons vous ne pourrez jamais voir que ce qui se trouve dans votre champ de vision. Par exemple, impossible de voir votre visage ni votre cou, sans miroir fatalement inversant et légèrement déformant, les selfies ne valant pas mieux puisqu'ils altèrent, ne vous représentent de toutes façons qu'en tel endroit, avec sa luminosité, ses couleurs dominantes et ses contrastes, etc. De même, vous ne verrez jamais votre dos sans vous contorsionner, etc. Votre œil lui-même, n'est fait que pour un certain spectromètre. Toutes les conscientisations du monde n'y pourrons jamais rien : vous subissez l'influence de la morphogénèse humaine, et croyez-moi si vous parveniez à vous transhumaniser en robot ou en programme informatique, vous subiriez les contraintes robotiques et informatiques. Ce que vous englobez sous le terme abusif de castration, consiste en fait dans toutes nos conditions de possibilité, sans lesquelles, pour sûre, vous êtes castrée, puisque vous ne percevez plus rien. Voilà le vice, d'avoir confondu castration et conditions de possibilité, au prétexte qu'une conscientisation (sous-entendu une déconstruction, une analyse, etc.) y changeraient quelque chose. C'est littéralement maladif et tordu dans la démarche. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Peut-être parce que toutes les influences ne sont pas castratrices, mais d'autres inspiratrices, et que malheureusement il y a en l'occurrence un aspect castrant du maternel. Cela arrive aux enfants sans distinction de sexe ni de genre, selon parent(e)s. -
4 principes tout simples pour... changer de monde ?
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Une vraie stichomythie ! -
"Le cerveau" est fait de neurones, mais aussi de glie. La matière gliale, dite aussi matière grise, est en propre ce qui distingue le cerveau d'Einstein d'un cerveau moins performant : ce ne sont donc pas les neurones ou connexions synaptiques, qui font tout, mais bien l'environnement chimique du cerveau, la glie donc, avec laquelle on pense aussi, mais d'une pensée profonde, un peu comme en voiture on finit par conduire sans y penser (glie) tandis qu'on jase avec un passager (neurones). Voilà pourquoi le Soi nietzschéen a de sacrés arguments pour lui, c'est-à-dire que la thèse d'un Monde Un (tenue essentiellement par le monisme physicaliste) emporte la conviction, sans qu'on puisse statuer pourtant (Nietzsche n'est pas moniste physicaliste, mais moniste "volapotentiariste" - "volonté-de-puissantiste"). Au reste, il faut dire que des neurones, nous en avons partout dans le corps : dans la colonne vertébrale et les intestins essentiellement. Il paraîtrait que l'autisme viendrait d'un tel dysfonctionnement ... intestinal. Donc bon. En tout cas, cela semble comme entériner des tribus africaines qui, par le passé, situaient la conscience dans le ventre, dans la tripe. Mais le cœur aussi, dans son automation, est encerclé de neurones, voilà qui entérine ceux qui veulent qu'on y ait une pensée disons "émotionnelle", au moins. En fait, dans tout le corps, la pensée est partout et nulle part. Et, au fond, le cerveau, ce pourrait être le transfo de votre corps, vous savez : le lieu où tous les câbles se rejoignent sur un tableau électrique, alors pourtant que l'essentiel se passe dans votre logement. Je ne l'ai pas lu, mais ça me fait penser à Matière et Psyché, de Marie-Louise von Franz.
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Peut-on faire ce que l'on veut "en philosophie" ?
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Marzhin dans Philosophie
Les mathématiciens voudraient peut-être entendre qu'ils évoluent dans le domaine spatial de la synchronicité, qui est une expérience, certes singulièrement apparemment comme aspatiale et intemporelle comme l'inconscient freudien (zeitlos, qui donne pour l'espace je crois raumlos). Ce non-lieu intemporel s'expérience pourtant dans une sorte de vide éthérique propre aux intuitions mathématiques, auxquelles atteignent aussi bien les intuitions philosophiques comme on parlait de Thalès de Milet pour commencer. Du moins, il me semble, et si ce n'est général, c'est du moins extrêmement prégnant à travers Platon, qui n'a pas non plus démérité sa réputation. Notre façon, comme disent les artisans, nous échappe, oui. Ou, dit avec Heidegger, notre être-jeté. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Morrigan. -
On a beau citer plein d'auteurs récents égrénant la recherche scientifique en y raisonnant philosophiquement (épistémologie), ce que j'ai apprécié et plusieurs fois remercié et valorisé dans ma lecture du fil, j'ai le sentiment qu'on en revient toujours "aux fondamentaux". Ces fondamentaux, du moins ceux qui me viennent à l'esprit ici-maintenant, ce sont pour commencer Henri Bergson, l’Énergie spirituelle, et l'abbé George Berkeley, Principes de la connaissance humaine. C'est-à-dire que déjà pour Bergson, début XXème, "le champ que je serais" déborde la matière, avec d'excellents arguments tenant compte "du cerveau". Quant à l'abbé Berkeley, courant XVIIIème, il énonçait le fameux esse est percipi aut percipere (être, c'est être-perçu et percevoir). D'un côté, le vitalisme bergsonien, qui saisit la vie comme élan dans son mouvement-même, métaphysiquement intuitif ; de l'autre, le phénoménisme berkeleyien, qui saisit le Tout comme phénomène pur (étym. apparition, parution) néanmoins garanti dans sa stabilité par "le Grand Phénoménologue" : Dieu ... Au-delà, vous avez Maurice Merleau-Ponty mi-XXème, qui d'ailleurs fait l'objet d'un ou quelques articles, dans le dernier Philomag en kiosque, instant pub. Pour Merleau-Ponty, il n'y a pas de présence ni donc de présence à soi, sans les deux, corps et esprit. La notion de présence, ontologiquement centrale et pourtant phénoménologique chez Merleau-Ponty, est importante. Il faut dire que son ami Jean-Paul Sartre avait fait une ontologie phénoménologique dans l'Être et le Néant, sur la base de l'ontologie existentiale de Martin Heidegger, fortement "présentielle" quand on y pense bien. Finalement, puisqu'on en parle çà et là sur le forum, Friedrich Nietzsche et le corps comme grande raison. Pour Nietzsche, le corps est un Soi englobant le Moi, et tiraillant le Moi comme résultat de ses luttes instinctives, entre besoins et envies. C'est ainsi que certains on put parler d'inconscient dans ce topic, à raison. Ça travaille, ça tiraille. Et il faut dire que, en état de sommeil, le corps est flasque, tandis qu'on n'est rarement maître dans ses éventuels rêves, si seulement on y a conscience de rêver. De plus, la fatigue après l'effort heureux, procure un bien-être mental, tandis que les ambiances bruyantes ou autres peuvent ruiner notre concentration. Si vous prenez certains psychotropes, il se peut que vous perdiez totalement la sensation de contrôle de soi, que l'on prend pour du libre-arbitre. Au final, toutes ces actions expérimentales du corps sur l'esprit, me semblent de sacrés arguments, qui certes pourraient aussi bien envoyer l'esprit "ailleurs", y compris dans des mondes spirituels, et l'on en revient à Bergson-Berkeley par-devers Merleau-Ponty. A partir de là, une dernière chose : pourquoi distinguer matière/corps et esprit ? Pourquoi ce préjugé négatif contre la matière/corps ? et au-delà : pourquoi pas la spiritualisation de la matière ? ... Tout cela rejoint le topic L'âme, matérielle ou spirituelle ? Or il faut aussi se demander quelle pertinence, autre que d'effet d'alentours/environs et de for intérieur, ont toutes ces vieilles notions.
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4 principes tout simples pour... changer de monde ?
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Vous m'étonnez. J'ai ça à son sujet. -
Peut-on faire ce que l'on veut "en philosophie" ?
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Marzhin dans Philosophie
D'un côté, avec votre premier paragraphe, j'avais envie de vous dire post-nietzschéen, d'autant plus que votre pseudonyme n'a certainement pas été choisi par hasard. Néanmoins, de l'autre côté, avec votre dernière phrase, j'ai un sombre doute : chez Nietzsche, il ne s'agit pas de les éliminer, on ne peut pas, mais de les déployer judicieusement, ce qui est tout à fait différent. J'ai hésité à dire dompter, canaliser, orienter, maîtriser car cela supposerait encore que la volonté (volonté, au sens classique de décision morale) fonctionne dans les termes du socratisme platonicien, où il est question de sublimer l'animalité humaine vers quelque divinité humaine (philosophique). Au contraire, le nietzschéisme s'estime rationnellement partie-prise et -prenante des passions. En tout cas, tout ceci nous renvoie bien à une dimension moins intellectualiste de la philosophie, encore qu'elle ne se passe pas d'intellections, c'est-à-dire la philosophie comme ascèse vitale-existentielle. L'ascèse, c'est l'exercice vital-existentiel dans l'expérience. Elle nous renvoie à l'expériencialisme socratique de la technique-maïeutique, mais surtout aux différentes écoles philosophiques postsocratiques, pour commencer, exemplairement/emblématiquement (Épicure, Zénon, Pyrrhon, Aristippe, Diogène, etc.). Or il est vrai que mon premier post de topic, insistait sur l'intellectualisme a priori, encore que ce soient nos recherches intellectuelles sur l'expérience, qui nous aiguillonne dans l'ascèse vitale-existentielle. -
Peut-on faire ce que l'on veut "en philosophie" ?
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Marzhin dans Philosophie
Aimez-vous la psychanalyse en général (la psychologie des profondeurs, la métapsychologie) et/ou une psychanalyse en particulier ? ... Je pense, par exemple, à quelque chose comme ceci. -
A moins que ce ne soit vous. J'ai remercié votre précédent message de ce que vous m'avez cité, afin de ne pas parler dans mon dos, à m'accorder finalement un droit de réponse. Clin d’œil. Allez je file.
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A moins que ce que vous prenez pour une fallace, ne soit qu'une incompréhension, à commencer par une incompréhension de soi-même. Cela dit, si tout votre raisonnement refusait de me croire injuste et dominateur, pour finir par me dire méchant et faussaire, je ne vois pas d'évolution, cher @Guillaume_des_CS. Et si vous choisissiez plutôt la contre-argumentation factive ? Au bout de laquelle, vous aurez peut-être prouvé que j'étais véreux, qui sait ? ... Je dis ça, je ne dis rien. Et si nous raisonnions un peu, plutôt que de personnaliser le débat ... est-ce mal, d'argumenter en philosophie ? Question fallacieuse.
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Peut-on faire ce que l'on veut "en philosophie" ?
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Marzhin dans Philosophie
Je crois que c'est comme forgeron, non ? ... Non, on ne devient pas philosophe en forgeant, mais ... -
Ci-dessus, le premier post du topic, que j'analyserai seul (peut-être pour le moment), navré. Eh bien pour commencer, je renvoie à mon analyse de ses quatre principes de base, qui a mon avis suffit à elle-seule à contredire, notamment, le schéma du cercle supposé vicieux, principal dans la démarche "kovanienne". Ensuite, je dirai que de manière générale, il s'agit de la tentative d'une raison totalitaire, pour rationaliser l'univers, sans plus laisser de place à rien. Cela ressemble fortement à la tentative un peu folle de tout pouvoir rationaliser dans une équation universelle. Seulement, scientifiquement, des causalités indéterministes pourraient aussi bien abattre ce systémisme ... qui de base se voulait ludique (mais on voit bien qu'à la base, le pro-ludisme des quatre principes, instaurait déjà un champ d'expérience sans considération pour les autres "jeux", qui ne se prêtait pas par exemple au jeu philosophique, ce qui est ici réitéré d'emblée dans le rejet de la critique idéologique et spirituelle, au prétexte que le système se suffirait à soi-même). (Chose d'autant plus paradoxale que ça se prétendait vivant, organique, prêt à accueillir l'imprévisible ou le surprenant : "l'enfer est pavé de bonnes intentions".) Le présupposé de tout cela, c'est contradictoirement avec les principes, que les personnes seraient toutes toujours-déjà aliénées, ou bien du moins qu'elles auraient toutes toujours-déjà à être désaliénées, comme si l'aliénation était un phénomène purement négatif (même chez Karl Marx, ce n'est pas le cas, puisqu'il faut bien s'aliéner à la matière pour la travailler, ce qui est le propre de l'Homme) alors qu'il existe des aliénations positives (en fait, l'altruisme est une aliénation, je veux dire la démarche d'entraide procède fatalement d'une aliénation psychosociale, dans la mesure où l'on se fait autre, avec autrui, pour autrui, comme à soi-même alien puisqu'on advient au monde, aux autres : en vérité, il n'y a pas de Soi pur, tout seul dans sa tour d'ivoire systémique rationnelle totalitaire, capable de ramasser l'univers en un seul geste intellectuel - Henri Lefebvre, marxiste, a dit la Somme et le Reste ... et fut pour cela ostracisé puis rejeté par le Parti Communiste, à l'époque, comme quoi de même que les unithéistes n'ont généralement pas lu leurs livres saints, les communistes n'ont généralement pas lu Marx). Bref, le "kovanianisme", c'est too much, voire dangereux, à mon sens, parce que systémiquement ça prétend supplanter tout, et même le reste.
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4 principes tout simples pour... changer de monde ?
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
J'analyserai (peut-être pour le moment seulement) le premier post, sans considération pour les pages suivantes, navré. D'accord, belle illustration métadiscursive du discours en question (le propos pro-ludique se mettant lui-même en scène). Le commentaire indique que c'est à moi (nous), lecteur(s), de réaliser un travail d'interprétation : de me (nous) prêter au jeu ... comme vous faîtes généralement dans vos interventions, @Guillaume_des_CS. Bon. Philosophiquement, cela ne se prête pas au jeu des définitions, et l'on voit que vous cherchez dispositivement à ce que votre jeu s'impose, au nom des bonnes intentions qui, selon vous, rendraient le monde meilleur, surtout si l'on accepte la règle du jeu en question. Tout cela est un peu récursif, vous ne croyez pas ? Vous instaurez un domaine qui prétend supplanter tous les autres, certes dans un état d'esprit se voulant bon enfant, mais les enfants peuvent aussi être terribles. Je pose cela par dubitation philosophique, et de toute évidence l'adage dit que "l'enfer est pavé de bonnes intentions". Jusqu'ici rien n'est encore remis en cause, de votre proposition éthique (car il s'agit d'une éthique, fondamentalement), mais simplement relativisé. Bon. Alors. Alors "je" est le centre tout, les guillemets indiquant une forme de Soi, rapport au Moi, c'est-à-dire moi-même en tant que je déborde moi-même le cadre de ma propre interprétation mentale de ce que je présente entièrement. Néanmoins, à mon sens, la notion de Soi laisse à désirer elle-aussi, dans la mesure où il s'agit toujours de mon Soi, moi-même en personne, et en définitive mon cul, encore que ça se voulait transcendant, wouarf. J'estime ce "je" une impossibilité pure et simple, qui d'ailleurs pourrait aussi bien s'identifier au Moi comme personne entière. En somme, ce ne seraient que nos préjugés éthiques, qui nous feraient croire qu'un Soi est meilleur qu'un Moi, et qu'un Moi ne serait que partie d'un Soi. Le Soi, en clair, n'existerait pas, en dehors d'un présupposé transcendant qui, comme transcendance, équivaut aussi bien au dieu unique absolu : on remarque aussitôt l'hybris (la démesure) du raisonnement ... quoiqu'il en ait ou croie en avoir, par exemple dans le jungisme (C.G. Jung). Alors, il n'est pas du tout évident que ce "je" s'oppose au conformisme social, puisqu'il naît, avant même de se penser comme je, dans une société et s'y socialise, par-devers ses conformations parfois utiles voire agréables. De manière générale, de toutes façons, le conformisme ne ressort pas nécessairement d'un besoin de sécurité du "je" ou du je, mais peut aussi bien servir les velléités de pouvoir, en tant qu'il instaure des repères avec lesquels un "je" comme un je peuvent ... jouer. De manière générale de toutes façons, le mimétisme est une force d'apprentissage puissante, sinon la force d'apprentissage majeure, pour tout spécimen de toute espèce, a fortiori humaine. Aussi bien, il y aurait à bien dégager le phénomène mimétique du phénomène conformiste, sachant que les deux peuvent se fondre dans les jalousies et rivalités (René Girard). Ensuite. Ensuite on pourrait aussi bien dire de la vie qu'elle est souffrance. Mais j'ai l'impression que ce postulat (la vie est jouissance) est avant tout de sensorialité, voire de sensitivité. C'est-à-dire qu'un "Kovanien" pose que la vie est jouissance, d'abord et avant tout parce qu'il sent, donc qu'il sent bien que vivre est éprouvement comme improuvement de soi et du monde par soi. C'est cohérent avec le postulat du "je" comme Soi débordant le je-Moi, mais définitoirement cela se discute profondément, d'autant plus, donc, que nos sensations sont aussi nociceptives (perceptrices de ce qui nous nuit). Et l'on sait bien que "les contrastes sont nécessaires pour ressentir l'un et l'autre, le bon et le mauvais", mais en outre la raison est capable de poser des finalités par-delà jouissance et souffrance, par exemple quand on se tue à la tâche pour que nos enfants aient une vie meilleure que la nôtre. Où donc il n'est pas du tout évident d'opposer cela à quelque "moraligion", cela est sommaire voire stupide ! car toutes les morales et religions ne portent pas avec elles d'idéal ascétique de contrition : cela n'est que d'unithéismes ! ... Vous êtes là, victime de votre héritage culturel, et surtout ses préjugés, car même dans les unithéismes, il y a des théologies de la joie, encore que je les estime mortifères pour ma part. Mais enfin, le monde n'est pas manichéen. Après. Après, dire qu'il n'est de responsabilité qu'individuelle est tout simplement trop dire : quand tous les membres individués d'un collectif pratiquent les mêmes sottises, la conséquence globale de leurs sottises ne dépend pas que d'un(e) seul(e) qui soudain aurait "ouvert les yeux", mais bien de tous les membres dans leur conscience collective, pour-autrui (selon J.P. Sartre par exemple). Si bien entendu cette conscience collective ne semble jamais bien expérienciée qu'individuellement, il n'en reste pas moins que la conscience collective est conscience du collectif, et de sa moralité juridique comme personne morale. L'institution, la loi, la règle du jeu ! créent les conditions d'une socialisation des consciences, soudain désubjectivées comme intersubjectivation. Ce que Martin Heidegger nommerait, dans son simplisme ontologique riche de complexes méditations sur l'Être : être-avec, mutualité ou réciprocité, ainsi qu'On, être-dans-la-moyenne, déchéance quotidienne. Personne ne vit à Coucou-les-deux-Nuages. Opposer cela au réalisme économique ne se peut que dans la perspective où l'on interprète le réalisme, en tant qu'idéologie cachant ses présupposés collectifs. C'est possible, et même régulièrement le cas je trouve, néanmoins comme tel, le réalisme, c'est la philosophie selon laquelle il y a une réalité indépendante de soi, quoique le Soi en reste partie-prenante (souvent, les réalistes ne réalisent pas qu'ils pratiquent une sorte de dualisme bizarrement moniste, type l'Homme et le Monde, comme si l'Homme n'était pas dans le Monde). Mais enfin, au titre du réalisme, l'économie a une forme de réalité pure et simple, certes agie collectivement par ses membres ! ... Enfin. Enfin, vous dîtes qu'il n'y aurait de jouissance que parfaite, c'est donc dire à quel point votre éthique est elle-même particulièrement exigeante, voire idyllique. Mais là, les postulats deviennent décohérents : si la vie est jouissance par définition, mais qu'il n'est de jouissance que parfaite, syllogistiquement la vie serait jouissance parfaite. On peut trouver cela, pour le moins, gonflé. Mais alors, on pourrait nuancer cette perfection, qui dirait que nos sensations sont toujours, ontologiquement, comme sensations, parfaites, toujours-déjà par-faites, par-achevées. Mettons, bien que cela devienne capillotracté. Eh bien, en admettant cela, il s'avérerait que le Soi serait soi-même toujours-déjà parfait. Et là, c'est toute votre éthique de l'amélioration qui se mord la queue et se perd en cyrénaïsme (Aristippe de Cyrène), où finalement il n'y aurait rien à améliorer puisque tout serait parfait. Il n'y a plus rien à faire, pas même jouer ! Cela dit, là, il y a cohérence à s'opposer à la technoscience, car la technoscience recherche ou prétend rechercher des améliorations existentielles. Bref. Votre proposition éthique n'a pas le raisonnement bien engrené, se contredit parfois, se tiraille d'autres, et finalement propose quelque chose comme un soiïsme. -
Peut-on faire ce que l'on veut "en philosophie" ?
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Marzhin dans Philosophie
Quel est le sens courant du mot philosophe ? ... En posant cette question, je sais très bien qu'elle est aussi peu soluble que tous les questionnements philosophiques, mais je la pose de façon critique. -
Oui @sirielle, et à mon avis @saxopap ne nous a pas analysés comme il fallait, sinon il n'aurait pas réagi comme il a réagi, sans rationalisation du débat.
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Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Marzhin a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
La "libération sexuelle" (entre guillemets, car elle est avant tout une mentalité licencieuse, encore qu'elle ait porté sa libéralisation des moeurs) est (justement) liée au libéralisme moral et civil, inhérent à la seconde moitié du XXème siècle, son américanisation culturelle et sa libéralisation économique européennes, sous le coup des conditions du plan Marshall (plan de reconstruction négocié par les USA face à une Europe en ruine, afin de lutter contre le soviétisme). C'est-à-dire que "le miracle économique des Trente glorieuses" a essentiellement apporté une légèreté, jusque dans les tenues, aboutissant logiquement à la contestation des rapports de force dans les rapports d'autorité (Mai 68 en France, alors que dans le reste du monde il s'agissait de lutter contre l'impérialisme d'abord, cela dit il y a connexion de loin en loin, entre lutte contre le directoire étatico-capitalise international et le directoire moraliste national ... encore que les champs divergent fortement). Les mentalités licencieuses d'époque, nommées "libération sexuelle", n'ont duré que deux ou trois décennies, l'avènement du sida et la désintégration familiale ayant charrié leur lot de précarités sanitaires et sentimentales, au point que la fidélité soit une valeur aujourd'hui idéalisée. ... Le féminisme, lui, naît en propre courant XIXème siècle, quand "des Occidentales" et quelques "Occidentaux" réalisent que les (r)évolutions démocratiques libérales égalitaires en droit, ne sont pas allées au bout de leur logique, de même qu'elles n'étaient pas allées au bout de leur logique avec les esclaves noirs, etc. Bien que des soulagements de la condition féminine aient été revendiqués, de mémoire universelle, par divers événements historiques dans les sociétés masculinistes (telles que les sociétés greco-romaines, et les unithéistes juives, chrétiennes et musulmanes - surtout chrétiennes, le monde chrétien étant à ce niveau plus propice à la condition féminine, pour des raisons de terreau anciennement celtique européen, comme pour des raisons d'ordre théologique : Jésus fréquente des femmes de petite vertu ou condamnées à tort, sans réticence ... sans compter que les peuples sémitiques sont, comme les peuples indo-aryens, particulièrement soumetteurs des femmes jusqu'au harem) ... eh bien, le féminisme comme mouvement, ressort bien de l'époque contemporaine, avec ses (r)évolutions démocratiques libérales égalitaires (sociétés d'ailleurs anciennement celtiques surtout : il y a substrat moral, en faveur de la condition féminine, je répète, par exemple en Europe du Nord plus épargnée par les âges, entre l’Écosse et la Norvège païennes). Comme on voit : le cadre est avant tout juridique. Rien de sanitaire ni de générationnel, au sens où les femmes réclameraient seules une décision quant à l'enfantement, quittes à "se laisser féconder" par un quidam puis partir avec l'enfant, voire revenir en réclamant une reconnaissance paternelle et la pension idoine, ou quittes à avorter contre l'émoi de leur partenaire sexuel aimant. Ceci dit, quant aux malhonnêtes entre les femmes (nommées plus couramment "des garces"), mais aussi quant aux plus insouciantes voire irrespectueuses (éventuellement jugées à tort "des salopes", mais certainement peu éduquées sexuellement), et même quant aux folles (déséquilibrées mentales). Constellations de femmes relativement minoritaires entre les femmes, avouons-le, puisqu'il est assez lourd d'éduquer seul(e) un enfant et qu'on avorte jamais sans en pâtir (en dehors des folles, qui utilisent cela comme un moyen de contraception : elles existent, et progressivement elles se rendent infécondes, de la sorte). Bref. On voit bien que la question sanitaire, et a fortiori générationnelle, est en relation de sous-objectif féministe, c'est-à-dire cultivée par certaines formes de féminisme plutôt que d'autres. D'abord, les féminismes du XIXème siècle sont dits de première génération (féminisme de première génération) : ils réussissent notoirement quand les femmes prouvèrent leur valeur dans l'effort de guerre 14-18/39-45 (guerre civile européenne). Ensuite, les féminismes fin XXème sont dits de deuxième génération : ils aboutissent les féminismes de première génération, tout en se chargeant de questions sanitaires et générationnelles toujours courantes (suites à "la libération sexuelle"), comme on voit avec la PMA, la GPA, et bientôt, qui sait, l'utérus artificiel à l'étude. Enfin, nous vivons, notamment depuis 2010, des féminismes de troisième génération, compliqués de revendications transgenres, postsexuelles, transhumanistes et identitaires, mais aussi, paradoxalement, de clichés selon lesquels le féminin serait plus empathique et doux, donc de revendications jugées pacifistes, gauchistes, sociétalistes, moralistes et essentialistes, où "les femmes" incarneraient une humanité plus aboutie que "les hommes" : comme en inversion de la vapeur sexiste, nouvelle ostracisation de genres, nouvelle morale du politiquement correct. Le monde est varié, et les féminismes avec lui.
