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Ambre Agorn

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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn

  1. Vous êtes assez ridicule et puéril!
  2. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Lol! Un vrai de vrai!!! Quand même, à l'égoïne, t'avais pas mieux? Je taille les arbres comme ça aussi: avec les jambes qui tremblent à la longue...sauf que moi j'ai même pas d'échelle! Bonne nuit!
  3. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Le pire c'est que je t'imagines bien tel que tu décris!!!
  4. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Ha! c'est malin! C'est pas comme ça que tu te feras des pépettes!
  5. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Tu veux que je te dise? Et bien quand j'avais écrit ça, je m'étais dit: c'est génial qu'à son âge il puisse encore faire des trucs aussi précis et minutieux! Aucune irrévérence de ma part en tout cas, et j'ai tenu à vérifier quand même!
  6. J'espère que je ne vais pas vous choquer, car j'ai bien senti votre bienveillance. J'ai tenté de me rendre compte de ce que vous tentiez de me dire. Mais je ne comprends pas bien pourquoi une idée qui n'est pas exprimée m'appartiendrait? J'ai aussi une autre question: ce que j'écris donne l'impression que je fais des confidences? Je n'avais jamais pensé à ça, et je suis curieuse de ce que vous en direz.
  7. J'ai tenté de faire part de mes pensées, mes ressentis et mes émotions. J'ai tenté de les mettre en mot en moi, puis de les dire pour les confronter à la compréhension de l'autre, pour affronter mes lacunes. Me mettre face au mur pour me forcer à le surmonter. Les revers sont cuisants. Il est d'ailleurs extrêmement déstabilisant de parler, voir l'autre sembler écouter, acquiescer et s'entendre dire, au bout d'un moment, que c'est incompréhensible, et que rien ne fait écho, que tout semble obscur, hors de tout propos. Ou juste recevoir une question qui ne relie à rien de ce qu'on tentait d'exprimer, comme une preuve que l'on parlait dans un certain vide. J'ai l'impression d'avoir été cet autre parfois, celui qui veut bien écouter, mais qui ne comprend rien à rien(d'ailleurs, je crois mieux traduire certaines rebuffades sur ce forum!). Il est aussi désespérant de ne pas avoir de retour, de ne pas avoir de contradiction, de question, de stimulation pour continuer dans la voie choisie (là aussi, j'ai vu et lu cette frustration pour certains sur ce forum). Etre seul est pourtant le lot de ceux qui innovent, ceux qui défrichent une nouvelle voie, ceux qui sont perpétuellement soumis aux revers ou à la solitude (pas forcément ou spécialement la solitude physique) Les hommes, en général, ne sont pas conscients du malaise verbal des femmes, d’ailleurs même les femmes ne le sont pas. Bien que, à force d’être considérés et agissant comme des esclaves d’un système, les hommes développent aussi cette incapacité à parler ne serait-ce que d’émotion, ou même de prendre conscience de leur incapacité. En tant que femme, j’avais des fonctionnements qui étaient taxés d’irrationnels, d’hystériques (le corps médical a d’ailleurs prouvé que nous avions des organes qui faisaient que nous ne pouvions qu’agir et réagir ainsi : faux!), tout ce qui fait que la femme est perçue comme telle, autant par les hommes que par les femmes. J’ai un peu l’impression de ne pas être assez claire? Je dis tout simplement que la façon dont nous nous percevons rend cette perception réelle. Et plus il y a de pouvoir dans cette perception, plus il y a de personnes pour le penser et le vivre ainsi, plus cette réalité devient réelle. Ainsi donc, la femme est cataloguée émotionnellement faible (paradoxal : elle est capable de beaucoup plus d’émotions que les hommes, mais sa faiblesse est tout de même placée ici), elle est, aussi, faible et inférieure à l’homme de part ses capacités physiques, car ne sont prisent en compte que les capacités qui font qu’un homme est jugé, par les hommes, comme étant fort.
  8. Je me confronte à des lacunes que j’ai accumulé et qui se sont accumulées au fil du temps. Le mot structure la pensée. Bien que j’ai été au fait de l’expérience de l'empereur Frédéric II *, cela était resté au niveau du savoir mais je ne l’avais pas encore expérimenté. Je ne sais pas trop d’ailleurs comment je pourrai appeler un savoir qui n’en est plus un, mais qui est comme intégré à ma génétique, parce que l’expérience à marqué ma chaire et ma génétique ? Pour mieux comprendre, j’ai imaginé mon grand-père qui, au lieu d’avoir acquis l’expérience de la navigation, de la mer, de la vie sur un bateau, aurait appris tout cela dans les livres. J’imagine que son savoir se serait alors perdu à sa mort, sauf s’il avait raconté tout ce savoir dans des livres. Pour moi le savoir est externe et individuel. Il est du ressort de chacun de travailler pour accumuler des savoirs. C’est cela que nous accumulons à l’école : des enfants assis, passifs à qui on remplit la tête de savoir plus ou moins variés. A ces enfants on n’apprend pas à réfléchir, on apprend à se servir de savoir pour le compte d’un état, d’une économie. Ce ne sont plus des enfants qui porteront des valeurs morales (je ne parle pas de morale individuelle, mais de morale universelle), qui développeront un style pour la complexification naturelle, mais des enfants types sur qui l’on fonde un empire économique. J’ai pris conscience de l’incapacité que j’avais de m’exprimer verbalement. Pourtant mes parents m’ont initié à l’utilisation des mots, comme tout le monde d’ailleurs (enfin, pour ceux qui ne sont pas élevés par des loups ou autre!). Et pourtant, je suis dans une certaine incapacité à mettre des mots justes ou parfois même juste des mots sur ce que je vis, ressens, désire, etc. Cela est dû en grande partie à mon éducation, mais pas seulement, parce que ma mère porte les mêmes séquelles, ma grand-mère avant elle et je pense que je peux remonter bien loin dans les temps. J’ai hérité d’un silence, du mutisme infligé et imposé aux femmes, héritage qui a été amplifié par mon éducation. J’ai été condamnée à vivre ma vie de femme silencieuse aux côté d’un homme qui dirigerait tout. Je ne sais pas comment est né et a survécu en moi la brûlure de l’injustice, la fournaise ardente de la rébellion, la volonté de ne pas poursuivre cet esclavage et la conviction que la mort serait plus douce que la vie qui m’était tracée. J’ai aussi hérité de cette rébellion, mais je ne sais pas qui ou quoi l’a éveillé, même si je sais qui m’en a fait prendre conscience. *Au XIIIe siècle, l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, souhaitant découvrir l'origine des langues, empêcha des nourrissons d'entendre toute parole. Tous les enfants sont morts sans avoir dit un mot. (A suivre)
  9. Il y a quelque chose, plusieurs choses que je ne comprends pas bien. J'ai l'impression que la raison, le raisonnement, la rationalité sont opposés à quelque chose que je ne cerne pas bien. Seraient-ce l'irraison, le non-raisonnement et l'irrationalité? Mais si c'est ça, ça concerne quoi en réalité? Je veux dire que, j'ai l'impression (pour moi donc, peut-être pas pour ce qui s'apprend en général) que la raison est un outil pour calculer. Mais l'outil est une fonction (a une fonction?), il n'est pas représentatif de la manière dont il est utilisé, non? Je sais que vous en avez pas mal parlé déjà, mais j'ai besoin de répéter et répéter jusqu'à ce que j'ai en partie intégré! Enfin bon, je voulais savoir comment vous décririez "la pensée spatiale"? Est-ce possible d'en parler vu qu'elle n'a pas l'air de fonctionner avec des mots, une construction verbale? Si l'environnement encourage l'un ou l'autre mode de fonctionnement, ne serait-ce pas juste parce que, en général, nous préférons "vivre en paix", plutôt que remettre en question un environnement nous influençant, ou même ne pas du tout se rendre compte que nous avons une possibilité de remise en question? Vous m'avez reproché d'avoir un fonctionnement de l'une et de l'autre pensée suivant ce que je disais. Ca veut dire que nous pouvons fonctionner avec l'un ou l'autre. Cela peut, en effet, me faire penser que nous développons la faculté qui est favorisée dans le milieu qui la favorise. Le milieu est donc hyper important. Mais alors, il suffirait que nous rendions le milieu moins favorable pour inverser une tendance. Vouloir inverser une tendance, c'est tenter de rétablir un équilibre. Comment rétablir un équilibre sans pour autant "pêcher" par excès? En France (pour l'instant j'y vis et vous en parlez), ce qui me dérange le plus c'est que, ce que vous dites se passer (valorisation de la pensée analytique) n'est qu'une apparence. Parce que je vois bien que ça ne concerne en réalité que l'intellectuel, le rêve masturbateur, le truc pour avoir l'impression de la "bonne conscience". Je vois bien que, même quelqu'un de doué pour analyser une situation, aura énormément de mal à appliquer ce qu'il faudrait faire. Tout est dit et montré de façon à ce que ça ressemble à de l'analyse, de la raison, de la logique, mais tout ce qui se passe démontre l'inverse, soit des comportements irresponsables, fous et complètement irrationnels. Ce sont vraiment des problèmes liés à l'utilisation, la valorisation ou non de l'une ou l'autre pensée? (Désolée pour toutes ces questions, je tâcherai de faire mieux quand je pourrai!)
  10. @Arn Annalevine est une provocatrice (désolée @Annalevine, il vous féminise). Elle a le chic d'aller réveiller au plus profond ce qui fait réagir, et je vois bien qu'elle y réussi comme pas un. Elle lance des provocations non pas pour blesser l'individu, mais pour faire réagir, pour réveiller et libérer les forces oubliées. Prenez ceci comme une bénédiction, car cela vous aura permis de vous rebeller, de raconter et à nous d'en être témoin. Je n'aurai sans doute rien su de vous et de ce dont vous témoignez s'il n'y avait pas eu cet incident, et pour moi il y a là bien plus de positif que de négatif. Peut-être a-t-elle juste voulu éveiller la flamme qui s'endormait chez vous, et, même si le moyen manquait de diplomatie et de douceur, il faut avouer que c'était visé du mieux du monde.
  11. Et alors? Vous allez vous répandre et nous faire supporter, en plus de ce que vous reprochez à Annalevine, la délivrance de votre bile? Nous sommes tous témoin de ce qui se passe entre vous. Vous avez proclamer votre innocence et publié à corps et à cris votre blessure. Vous avez cherché toutes les preuves qui inculpaient Annalevine et vous disculpait de tout ce qui vous était reproché. Personne ne demandait ou mettait en doute votre bonne foi, à part Annalevine. Alors pourquoi nous infligez-vous ce ressentiment? Si personne ne prend part à votre croisade, pourquoi nous forcez-vous à y participer, alors que nous en sommes déjà les témoins? Que comptez-vous trouver à continuer à crier haut et fort que vous n'êtes pas antisémite et qu'Annalevine est un intervenant dont vous ne supportez pas les affirmations? Vous attendez quoi de nous, vous attendez quoi de votre public? Nous prenez-vous pour des imbécile et des incapable de voir notre vérité que vous vous sentiez obligé de nous asséner la vôtre? Doutez-vous de nos capacités intellectuelles? Qu'attendez-vous de nous? Que nous vous proclamions, aussi fort que vous, que vous êtes au-delà de vous rabaisser à toujours affirmer la même chose? Votre dernière phrase n'est-elle pas une affirmation gratuite elle aussi? Que nous importe que vous pensiez qu'elle ne reconnaît pas ses erreurs? Encore une fois vous pensez que nous ne sommes pas capables d'avoir vu nous aussi? Mais, ne cédez pas à l'infamie, vous avez amplement raison. Cependant, ne nous croyez pas si stupide que nous vous couvrions de cette même infamie qui n'existe pour le coup que pour vous, et peut être pour elle. Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles auxquels il faut montrer cent preuves pour espérer qu'ils comprennent quelque chose. Vous avez prouvé ce qu'il y avait à prouver, vous allez continuer à nous les briser menue? Parce que si elle vous casse les pieds, pensez-vous qu'elle s'acharne uniquement sur vous? Tout le monde en prend pour son grade, mais en général l'éviter ou s'expliquer, s'il y a possibilité de s'expliquer, restent les meilleurs option sur un terrain comme un forum public. Restez digne, que diantre!
  12. @Arn Vous pouvez pas nous foutre la paix avec vos accès d'humeur? Sérieux, ça devient lourd à supporter, et je ne veux plus supporter votre dépréciation publique. Si vous avez alerté les modérateurs et que rien n'y a fait, c'est que votre alerte a été jugé fausse ou insuffisante. Que vous vous soyez senti humilié et rabaissé n'est qu'un effet de manche de l'amour-propre, et votre façon de traduire ce qui a été dit, une illusion d'un point de vue. J'ai moi-même été traitée d'antisémite par @Annalevine, mais si ça me touche c'est qu'il y a peut-être eu du vrai, ou alors je sais que c'est une erreur et alors je ne me sens aucunement attaqué dans ma dignité. L'erreur est humaine, en êtes-vous à tenter de savoir qui se trompe le plus? J'ai juste envie que vous arrêtiez de polluer le forum de vos humeurs, et que vous cessiez de crier et baver. En quoi votre dignité serait-elle rétablie si cette personne vous faisait des excuses? Vous usez celle-ci en vous répandant en invectives quasi quotidiennes. Récupérez ce qui reste de votre dignité et allez boire un verre en de meilleur compagnie si celle d'Annalevine vous dérange. Passez une bonne fin de semaine et trinquez en l'honneur de tout ces juifs dont il est question! (ironie: vous boiriez pour le coup à sa santé ) Merci beaucoup! Ambre
  13. Je me rends compte qu'il y a deux dimensions du mot victime dans mon vocabulaire. Il y a la victime d'un acte, victime par rapport à une loi. Cette victime est un vocable pour désigner une ou plusieurs personnes à classer et à juger par rapport à une autre, à d'autres. C'est un mot-constat par rapport à une morale, une législation. Car un tel acte fera un agresseur et une victime à tel endroit, mais ne fera pas de tels acteurs dans tel autre endroit. Ce mot là ne me pose pas de problème, car pour moi ce n'est qu'une comédie qui se joue en dehors de moi, une comédie à laquelle je me désintéresse totalement. C'est juste une donnée qui fait partie de mon environnement et qui disparaîtra si je quitte cet environnement. Et il y a l'autre victime. Celle qui est en nous, celle qui veut que l'on pleure sur le sort qui nous est dévolu et qui semble injuste. Celle qui nous déresponsabilise, nous fait tyran et blanc comme neige. Celle qui instaure des niveaux et des différences, des plus ou moins méritants pour la reconnaissance de son propre statut. Celle qui nous fait rougir en public. Celle qui pousse à faire des lois pour que ce statut soit reconnu et que les autres soient punis. Toujours les autres, parce que la victime, elle, est une pauvre petite chose sainte et parfaite. C'est cette victime qui fait tant de ravages parce qu'elle est intouchable pour et par les autres, parce qu'elle a tout les droits qu'elle a elle-même instauré, parce qu'elle est toujours vécue comme injuste par les autres. Cette victime qui devient bourreau à son tour. ... Il y a quelques jours maintenant que j'ai écris ceci, et j'ai un peu évolué, je crois, et je vais tenter de l'écrire. J'ai rêvé que ma fille se faisait enlever, et j'ai senti la haine contre tout et tout le monde. Le plus insupportable étant d'être sûr que ma fille souffrait. Cette souffrance était insupportable, et ma vie semblait ne rien valoir tant que cette souffrance existait. Rien n'avait de valeur, pas même la vie tranquilles des autres, tant que cette souffrance existait. J'ai pensé que c'était parce que c'était ma fille que je réagissais ainsi. Mais je me suis retrouvée avec la même situation, mais cette personne n'était pas de ma famille, ni de mes connaissances. Et pourtant je me suis retrouvée avec la même violence dans la souffrance: savoir que l'autre souffrait et que ma propre souffrance me semble injuste, inacceptable et incontournable. Constater l'impression de vide, de non-réaction des autres face à la souffrance qu'endure "la victime". Je m'insurge contre les gens qui parlent de victime comme si c'était fait, comme si c'était irrémédiable, inéluctable, comme si cet humain avait été souillé. Je ne veux pas accepter que ce constat soit fait, parce que c'est ce qui enfonce et détruit l'humain à qui il arrive l'affront: lire et penser à la souillure que vous subissez dans les yeux des autres, ne plus avoir la chance de se laver de l'ignominie commis à votre encontre, et souffrir de la faille qui s'ouvre parce que, pour tout le monde, vous subissez et êtes affublés du rôle de victime. Le plus grand mal c'est celui de devoir subir l'inéluctable statut de victime dans les yeux des autres. La survie dépend du regard que je porte sur celui qui est face à la violence endurée. Sa survie dépendra de la quantité d'amour qu'il pourra puiser dans mon regard, l'amour qui le maintiendra toujours à égalité, jamais amoindri par la souffrance ou les mutilations imposées, endurées. L'amour qui grandira cette personne mais qui me grandira aussi pour ne pas créer de faille entre lui et moi, pour qu'il soit toujours mon égal. Ne pas lui accorder plus ou moins d'importance, mais toujours maintenir sa dignité et la mienne pour la survie de l'humanité (pas le peuple, mais la qualité), et non la sienne ou la mienne. Pouvoir rire de ma propre souffrance et croire que l'autre en est capable, en tout cas lui en donner la preuve et la possibilité. Et c'est ceci qui m'angoisse en ce moment: ne pas savoir ou pouvoir me protéger de la haine. La haine et la violence, intellectuellement me sont inadmissibles, mais comment garder ceci en vue, si j'étais confrontée véritablement à agir dans ces conséquences? Comment être suffisamment droite pour ne pas haïr l'auteur des violences, mais me battre contre la violence elle-même? Me battre contre le pré-établissement des statuts qui dévalorisent l'humain plus qu'il ne dévalorise l'individu. (C'est un peu brouillon, mais je suis trop touchée pour être lucide!)
  14. La souffrance Je ne sais pas par où commencer. Mettre en mot l'impression... ... Je pensais que la souffrance nous affiliait au statut de victime. Le statut de victime isole parce qu'elle attire la pitié, la différentiation, l'éloignement, l'incompréhension, le dégoût. En fait, on est mal à l'aise devant la victime, parce qu'il n'y a aucune dignité dans le statut de victime. En réalité, la souffrance ne met pas systématiquement dans le rôle de victime. Ce rôle est un choix; l'endosser ou non. Ne plus être victime et la souffrance confère une certaine dignité. La souffrance vécu dans son propre corps, paraît tout autre quand elle ne sert pas le statut de victime. En réalité, la souffrance personnelle n'a plus aucune importance devant celle de l'autre. Ressentir de la culpabilité de ne pas souffrir quand l'autre souffre, la culpabilité de souffrir quand l'autre souffre ou ne souffre pas. Le sentiment d'injustice si la souffrance nous est épargnée, et qu'elle ne pèse que sur les épaules de l'autre. Sortir du statut de victime pour sauver l'autre, et lui présenter le miroir de ce qu'il peut être, lui éviter la salissure de la victime. Souffrir de ne jamais le voir comme une victime. Cette souffrance dans l'abnégation, favorise et construit des liens que même la mort a du mal à toucher.
  15. Mais vous n'avez ni tord ni raison...et moi non plus! Ce qui me choque c'est que vous exposiez le problème de la conscience et que vous donniez deux solutions: soit...soit... La conscience? Mais rien que de la définir c'est difficile, comment imaginer que ce soit un problème purement mathématiques avec deux solutions simples et définitives?
  16. Lol! C'était ironique! @Blaquière pense que nous ne pouvons pas avoir de souvenirs qui ne seraient pas vécus par nous parce que la conscience naîtrait avec nous, alors pour lui c'est vrai. Pour moi ce n'est pas vrai...d'où mon ironie! Et alors, les simples d'esprits sont, pour vous, des êtres inférieurs?
  17. Comme quoi, on est persuadé que ce qu'on vit est la seule bonne façon et la seule chose vraie!
  18. C'est là justement que nous divergeons (en apparence). Je comprends assez bien maintenant le fil conducteur de ce que vous dites. Ce que vous dites, vous semble être la vérité. Il en va de même de chacun de nous. Mais personne ne peut dire la vérité (ce n'est pas pour autant que nous voulons mentir). Par contre, vous ne voulez pas vraiment éviter d'avoir un interlocuteur, sinon, vous ne seriez pas ici. Quelque part vous espérez que votre message passe, qu'il y ait quelqu'un pour l'entendre. Ou alors vous en ressentez la nécessité et vous acceptez de "jouer le jeu" pour que le message passe (montrer la vérité) Je sais pertinemment que je vous ai incité à parler (...écrire!), c'est un devoir pour moi de tester ce que je vois, entends, lis, etc.. Mais pour entendre ce que vous dites, il faut déjà avoir le penchant de rire des hommes, mais surtout de rire de soi. J'aime votre dernière phrase, car, pour moi, elle a un ton particulier que je reconnais!
  19. @hbou Bonjour A force de vous lire ici et ailleurs, je commence à mieux vous comprendre, en tout cas je commence à me familiariser avec votre façon de vous exprimer (j'ai encore du rodage à faire!) Je remarque que j'ai toujours envie de relever ce que vous dites, parce qu'il y a quelque chose dont je sens l'importance, et que vous tentez d'exprimer, mais en même temps j'ai envie de vous reprendre sur la clarté de vos propos. J'ai remarqué que je réagissais non pas à ce que vous disiez en général, mais sur la façon dont vous le disiez. J'ai senti un certain découragement de votre part quand vous vous exprimez, et j'ai réagis en tentant de vous donner un électro-choc! Le problème, c'est que je réagis, et donc l'action n'est pas juste. Maintenant que j'arrive à prendre un peu de recul, je serai plus à même d'être une jouteuse potentielle. Ce que vous dites m'intéresse (même si ce que dit Groenland et d'autres m'intéresse aussi!), et je suis contente que vous m'ayez répondu, même si ça vous a un peu "gonflé"! Munissez-vous de patience: je risque de continuer! Merci pour votre patience Ambre
  20. Puisqu'on en est aux remontrances... Ce n'est pas que ça ne m'intéresse pas, sinon, je vous aurai tout simplement ignoré. Je ne sais pas la différence entre une opinion et un argument!? Il me semble que le fait que vous disiez "cela ne vous intéresse pas plus" est aussi une opinion, non? Si vous me reprenez sur la forme, essayez vous aussi un peu plus de clarté, parce que ce que vous dites n'est vraiment pas clair je trouve. Je pense (en fin de lecture) comprendre un peu mieux ce que vous tentez d'expliquer (oui, j'ai le cerveau lent!). Faites-vous une différence entre un point de vue et une opinion?
  21. Peut-être est-ce l'âge, ou le trop plein d'espoirs bafoués... Qu'est-ce qui n'a aucun intérêt? De l'intérêt pour vous, ou pour moi, pour autre chose, quelqu'un d'autre? Le sens ne s'exprime pas? Parce que vous pouvez le montrer comment? Le voir comment? Il y a tellement de chose que je ne sais pas! Il y a des choses que je sais et que j'essaye d'oublier. Votre monde qui cherche un responsable est glauque, et ce n'est pas le mien! Pourquoi faudrait-il chercher quelqu'un à punir? La punition c'est pour ceux qui pensent faire le mal, et la récompense à celui qui pense le bien. Je ne pense pas faire le mal, je ne pense pas non plus faire le bien. Vous savez peut-être ce qui "délie", mais pourquoi ne parlez-vous pas de ce qui "lie"? Il n'y a pas de fautes, sauf si l'on pense qu'il y a un être supérieur qui nous demande des compte et qui nous juge. Qu'est-ce que vous entendez par "opinion"?
  22. Oui, pardon, je vous ai mentionné plus par soucis de ne pas parler de vous dans votre dos, pour que vous soyez au fait que j'ai parlé de vous. Oui, j'ai bien vu que vos opinions divergeaient. Ce que je cherche, en parlant (!) à @hbou, c'est tenter de comprendre ce qu'il veut dire. Et, tant que je n'aurai pas compris ce qu'il veut dire, je tenterai. Ce n'est pas pour autant que je trouve qu'il a raison ou qu'il a tord, cela m'importe peu par rapport à la compréhension de ce qu'il tente de dire. Pour ce qui est du sens, je ne sais pas, parce que je ne comprends pas bien ce que sous-entend ce mot "sens". Mais je vois bien que vos deux visions semblent à l'opposée.
  23. N'importe quoi (pour moi, bien sûr!). Si, justement, elle a appris des tas de choses. Et oui, c'est depuis sa naissance et même avant (entendons-nous, je parle de la grossesse!) que les émotions dirigent sa vie. Je ne pensais pas qu'elle était heureuse ou pas, c'est absurde de penser ceci pour un enfant. Je me demande quel humain vous a dit que la vie c'était se battre les uns contre les autres? Même si les faits semblent vous donner raison, je suis persuadée que tout le monde aimerai ne plus se battre, mais ils ne savent pas comment faire. Quand elle ne saura plus si elle doit rire ou pleurer, il sera temps pour elle de tenter d'oublier tout les savoirs accumulés; c'est qu'elle aura des sentiments (et perdu de vue ce qu'elle a vécu ici!) Jamais je ne dis qu'elle se trompe, ce serait gonflé! Et je sais bien qu'elle a raison, et tout le monde a raison. Si elle parle ainsi, c'est qu'elle baigne dans une ambiance qui lui permet de dire ce genre de chose, qu'elle entend ce genre de choses. C'est elle qui apprendra ce qu'elle voudra apprendre, je ne lui apprends rien, elle prends dans son environnement ce dont elle a besoin. Bien sûr que je l'influence, mais je lui laisse la possibilité de voir cette influence. Alors vous, vous avez compris toutes les questions philosophiques? Moi, je sais exactement pourquoi elle a raison, et, si je vous écoute, cela sous-entend que j'ai tout compris! Pourquoi avons-nous des différents alors? Je vous ai écris la phrase que ma fille a dite, parce que sa simplicité résumait exactement ce que je voulais vous montrer: il y a des savoirs et il y a la connaissance. Ma fille commence à découvrir la connaissance malgré les savoirs qu'elle a. C'est en donnant naissance à ma fille que j'ai débuté son apprentissage de l'individualité. Non, je ne fais pas son malheur, c'est la seule façon pour elle de trouver le lien. On ne peut que chercher quelque chose que l'on n'a pas ou qu'on a perdu. Surtout gardez vos conseils: il y a bien longtemps que je n'agis plus tel que vous le décrivez! Non, je ne me bat pas pour avoir raison, je me bat pour le lien, celui qui brise mon individualité, celui qui lie plus sûrement que l'amour animal qui me lie à ma fille. Le problème c'est que vous savez. On ne voit que ce que l'on veut voir, ainsi vous ne voulez voir que ce qui délie et que vous êtes le seule à détenir ce savoir. Il m'importe peu de savoir comment, qui ou quoi a permis à ma fille de se poser ce genre de question. Ce qui m'intéresse, c'est le pourquoi. Le sens n'a pas besoin des mots, le sens est évident pour celui qui sait taire ses discours, ses émotions, arrêter son interprétation du monde, et trouve sa place dans le cœur des liens.
  24. Le lien Où court-on toute la journée? Certains pensent que c'est après l'argent, d'autres parlent du temps, et d'autres encore pensent au bonheur. Mais pourquoi l'argent, le temps ou le bonheur? Et une fois acquis courent encore? Plus? Oui, mais jusqu'où? Le bout, c'est maintenant. Alors pourquoi continuer à courir? Et on court, on court. l'argent, le temps, le bonheur ne nous arrêtent plus. Il y a des distractions, mais un appel irrésistible immanquablement nous remet sur les routes. Un mot seul, c'est vide. Une liste de mots, ce n'est rien. Une phrase, c'est creux. Un discours de mots, c'est bruyant. Un mot prononcé est plein. Une liste de mots articulés, c'est harmonieux. Une phrase chantée c'est dense. Un discours vivant c'est la flamme qui ronge le rêveur et qui lui ôte tout repos, et fait pousser des ailes à ses pieds. Un mot prononcé et écouté c'est puissant. Un mot vécu par plusieurs êtres a un sens que seul il n'a pas. Et chacun des êtres repartent avec son écho, son lien. Ce n'est pas le mot qui crée le lien. La poésie ne se situe pas dans les mots, ni dans les tournures, dans les rimes ou le sujet abordé. Réunir les mots, les individus n'est qu'une tentative d'atteindre cet être qui lie les individus pour les assembler et leur permettre de participer à un ensemble qui les dépasse individuellement. Un rêveur peut voir un éclat de vérité, et son éloquence serait telle qu'il assemblerait les foules s'il parlait. Mais le rêveur ne parle pas aux foules. Il parle avec les yeux à son ami. Car il sait que ce n'est qu'avec lui que l'aventure est possible. Ce n'est plus à la conquête de la terre qu'ils partent. Ils s'embarquent pour une conquête inédite et vieille comme le monde. Ils savent qu'à partir de maintenant plus aucun repos ne leur sera accordé où qu'ils aillent. Et pourtant leurs pas les mèneront dans le monde entier et bien au-delà. Ils rencontreront des pèlerins qui auront le même éclat dans leurs yeux et, sans avoir besoin de mots, ils s'allieront pour une cause qui les grandit tous. La parole du pèlerin aura la poésie qui perlera à chacun de ses mots. Et sa poésie tirera tout ceux qui l'entendent vers une grandeur inatteignable à l'individu, car il éveillera l'écho. Le lien qui unira ces don Quichotte, les poussera à combattre des sables mouvants et de simples pas de promenade, des tempêtes incroyables et des calmes plats, des monstres dantesques et des chats domestiques, des disettes et des cuisons de pâtes, des dragons et des poussières sur des coupes de saint Graal. Mais toujours le lien les fera vivre là où chacun d'eux serait mort. Le lien est toujours ce vers quoi l'on court. C'est une quête inlassable et inaltérable, in-finie et aliénante. C'est le seul élan qui pousse tout être à continuer vers ce nœud qui assemble et fait disparaître chacun d'eux pour les faire participer au mystère. Il est ressentit plus ou moins fortement, mais la tendance est plus forte que la force même. Sa douceur est plus persuasive que n'importe quel discours. Sa dignité est plus tentante que tout ce qui pourrait se trouver sur terre. Ne jamais oublier d'écouter cet élan qui empêche de rester en place et nous pousse vers quelque chose d’inatteignable seul mais qui est à la porté de celui qui a un ami, et fait partie d'une équipe.
  25. Ma fille me disait: "Maman, peut-être qu'il y a des musaraignes qui volent et qu'on peut pas les voir. Maman on peut jamais savoir. Comment on sait si ça existe ou pas, si on peut pas voir?" (elle a 5ans) @hbou, ce n'est pas le non-sens, ni l'ignorance de l'humain qui pourrait éventuellement me rendre triste, ce serait de constater qu'il n'y a plus la recherche du lien, la recherche de ce qui lie, et non plus ce qui nous individualise. Je sens bien qu'il y a une notion précise et subtile que vous tentez de dire (que ce soit à moi, ou l'autre fois à @Groenland, ou ailleurs), mais vous n'arrivez visiblement pas à l'exprimer, en tout cas à vous faire entendre. Je ressens une certaine frustration, un certain découragement, une lassitude dans ce que vous écrivez. Pourtant je fais l'effort de tout lire, et de tenter d'interroger tout ce que je ne comprends pas ou qui demande des éclaircissements, et malgré cela, je ne trouve pas votre cheminement. Je n'abandonne pas pour autant. Sans doute que l'approche n'est pas optimum dans les sujets jusqu'ici abordés, et peut-être viendra-t-elle au cours d'un autre échange. A une prochaine tentative, j'y fournirai tout ce que je peux
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