-
Compteur de contenus
3 528 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Annalevine
-
Il est possible de donner des exemples concrets mettant en jeu ces deux modes de perception. Quand Bergson veut dialoguer avec Einstein sur le temps Einstein renonce. Il a compris que Bergson ne comprendrait jamais le temps scientifique de la relativité. Quand je dialogue avec un ami de culture ashkénaze il comprend tout à fait qu’il soit possible de considérer que la datation de l’origine de l’univers remonte à près de 13 milliards d’années, et que, en même temps, cette datation remonte à environ 5500 ans. Cette juxtaposition de deux mondes semble être hors de portée de la culture française qui se veut unitaire. Seul l’un existe, soit la pensée, soit le sentiment. Quand Godel émet ses théorèmes et, en même temps, disserte sur le troisième œil, c’est hors de portée de la pensée volontairement Une de la culture française. Seul Einstein, à Princeton, peut comprendre Godel, dans son discours imaginaire que le rationaliste français va taxer de : folie. Pourtant en physique les deux modes de perception cohabitent et s’épaulent l’un l’autre chez les savants. Le concept de force par exemple relève du sentiment. Le concept énergie aussi. Mais ce que j’écris là est totalement incompréhensible au sein du village français. La cohabitation des deux modes de perception en revanche s’impose comme une nécessité dans le domaine social et politique. Là il est impossible d’aliéner l’un des deux modes de perception. C’est d’ailleurs dans ce monde là que la philosophie donne toute sa puissance. Ce sont bien les philosophes anglais et français qui au XVII siècle puis dans le siècle suivant préparent les révolutions sociales politiques. Quand la philosophie revient à ses origines, l’art de gouverner la cité, elle s’appuie sur les deux modes de perception : le sentiment ( considération pour l’autre ) et la pensée ( rationalisation des structures). Cette philosophie des origines semble avoir disparu. Quel philosophe encore s’occupe d’élaborer une nouvelle vision de la politique, de la gouvernance de la cité ? Pourtant c’est bien dans le domaine de la politique que la culture française excelle. Car c’est dans ce domaine là que les esprits français les plus fins savent jongler avec : et le sentiment et la pensée.
-
Je prends lentement conscience que l’intellectuel sédentaire pense à l’intérieur de son village de référence sans prendre conscience qu’il existe d’autres formes de pensée, dans d’autres villages. L’intellectuel ou l’homme d’action qui voyage et qui prend le temps de s’implanter, au moins un temps, dans d’autres villages a plus de facilité pour appréhender ces modes différents de pensée. Je me rends compte que ces deux modes de perception, la pensée et le sentiment, pour reprendre les mots de Jung ( c’est à dire pour reprendre les mots de la culture allemande) sont une énigme dans le village français. Dans ce village seul existe l’intellect, la pensée conceptuelle, le sentiment étant une activité mentale résiduelle. Il existe aussi tout de même, des tenants, minoritaires, du sentiment mais ceux là alors dénaturent la pensée scientifique. D’une manière générale dans le village francais il ne peut exister qu’une forme d’appréhension du monde, pas deux formes concurrentes ( en fait complémentaires plutôt que concurrentes). Du coup je comprends mieux pourquoi il est quasiment impossible, dans le village français , de faire comprendre que le temps scientifique n’a rien à voir avec le temps « senti » Il y a des cultures où les deux modes de perception du monde cohabitent sans s’exclure, par exemple la culture allemande, mais aussi la culture juive ou encore la culture russe. Dans le village français il est pratiquement impossible de conduire à la distinction de ces deux mondes. Du coup il en résulte des considérations fumeuses où les deux mondes sont confondus. Tel ou tel, dans le village français va confondre le temps sentiment avec le temps scientifique, l’espace temps scientifique ( outil mathématique) avec un vague espace temps « senti ». Cela donne des considérations assez absurdes, sur la science notamment, mais sans implication sociale négative puisque ceux qui restent dans cette confusion ne sont pas des acteurs majeurs scientifiques, ou, quand ils le sont, ils remisent au garage leurs considérations fumeuses.
-
De même que l’émotion des autres dit quelque chose d’eux et rien sur moi, de même les attaques des autres contre tel ou tel, contre la société en général, contre la nature ( supposée) de l’homme, etc. dit quelque chose d’eux et rien sur les autres. L’intérêt de cette vue lucide sur les autres c’est, du coup, de prendre conscience que, quand j’exprime une émotion ou un jugement ( de valeur) je révèle moi aussi, à moi- même quelque chose de moi et rien sur les autres. La tendance générale, dans un forum, c’est d’adopter une attitude accusatoire. J’accuse, je dénonce, je déprécie, je dévalorise, je condamne, cette attitude inspire l’écrasante majorité des messages. Il est certain que cette attitude apporte quelque chose au locuteur. Un soulagement, l’autocertitude que, par exemple, si tous les autres sont cons, moi je ne le suis pas, si tous les autres sont individualistes moi je ne le suis pas, ou, si je le suis c’est à cause des autres, etc. Le forum donc nous révèle à nous-mêmes. Mais il révèle peu sur les autres. Le forum nous renvoie à nous-mêmes. C’est en cela que ce medium est intéressant. Il nous renvoie à nos douleurs, à nos insatisfactions, à nos frustrations, à nos angoisses, à nos obsessions etc. bref il nous renvoie à tout ce qui, en nous, est inachevé, à tout ce qui est, en nous, en quête d’existence.
-
@Jane DoeOui je vois, je confonds les deux trop souvent. Je commence à vous comprendre. Parfois, sur le forum, vous exprimez de manière brute des émotions. Des ressentis. Ce qui me surprend toujours. Car vos émotions ne viennent pas d’une réaction à autrui, elles viennent de votre être même. Je pense, qu’en exprimant ainsi votre ressenti ici, vous tentez de maîtriser vos émotions. Ou de les domestiquer. Le forum vous est utile. Mais il y a un truc que je n’ai pas vu : L’émotion de l’autre, notamment celle que certains expriment pour m’attaquer ne disent rien sur moi, elles disent quelque chose sur l’autre, c’est tout. Il a fallu que vous me le disiez ! Dans la vie réelle les gens me craignent toujours un peu car je me bats tout de suite. Du coup les gens n’expriment pas leurs émotions négatives. Je n’avais pas vu que mon caractère me protégeait des autres. Ici mon caractère me sert à rien. Les gens qui me sont hostiles s’expriment. Je ne suis pas habitué ! J’apprends beaucoup sur moi, à vos côtés. Mais aussi sur les autres.
-
En définitive le forum est un lieu où s’exprime l’émotion. Pratiquement toute personne , quand elle répond à quelqu’un, est dans l’émotion. Cette émotion dit quelque chose quant à la personne qui s’exprime, elle ne dit rien sur la personne à qui il est répondu. Donc le forum en libérant l’émotion de manière explicite permet à chacun de prendre conscience de lui-même. Il est possible de tenter de prendre conscience de l’autre en observant ses émotions, celles qu’il exprime dans ses réponses. Mais il n’est pas possible d’aller bien loin dans la connaissance de l’autre car nous ne connaissons pas l’histoire de l’autre. Le forum est donc, tout de même, un médium assez spécial. Est-il possible d’avoir un dialogue constructif, qui ne soit pas trop émotionnel ? C’est pratiquement impossible sauf exception ( il y a tout de même des affinités électives, mais elles sont rares). Car chacun ici s’exprime en fait dans son émotion. Quand on sait cela il suffit alors de se tourner vers sa propre expression et, en y relevant l’émotion qui nous est propre, il est possible d’avoir, de soi, une vue plus pertinente. Cela explique que je ne lis pratiquement plus aucune réponse ( sauf exception ) puisque les personnes qui répondent disent quelque chose non à moi, mais à eux. Je mène donc ici des monographies. Dans l’indifférence des réponses puisque les réponses ne visent pas à construire mais à dire des émotions.Qui ne révèlent rien sur moi, ni sur ce que j’étudie. Quand je mène une monographie j’exprime en fait moi aussi des émotions. Qui me révèlent quelque chose sur moi. Le forum permet l’expression d’émotions qui sont propres au forum. C’est curieux. Ça complète les expressions de la vie réelle. Mais est ce que j’exprime des émotions ou des sentiments ? Bordel je fais confusion entre émotion et sentiment, ça m’agace. C’est curieux comme les nouveaux modes d’expression, les réseaux sociaux, révèlent de soi et des autres de nouveaux aspects. Ces réseaux augmentent nos capacités conscientes. Il est possible en définitive que ce que certains disent, à savoir que tout mode d’expression nouveau développe notre cerveau et ses capacités soit vrai.
-
La colère comme les autres émotions sont des informations. Ne plus écouter ces informations donnent des personnes qui laissent mourir les humbles, les opprimés, les réprimés, etc. Ne penser qu’à son équilibre c’est devenir inhumain. L’erreur, mon erreur, c’est de me laisser parfois submerger par l’émotion. C’est à dire de ne plus assigner à l’émotion la fonction qui lui convient : informer. Il n’y a pas que l’émotion qui soit une information. Il y a aussi le sentiment, et même le désir ne sont d’abord que des informations et non pas des injonctions.
-
Vous avez raison. Je me disais : bon, ça fait du bien aussi de se mettre en colère ! Mais il faut aussi savoir se détacher de sa colère. Il est nécessaire de tracer sa voie. Il y a les autres, ceux de notre vie quotidienne. Nos enfants, les autres aussi, qui comptent pour nous. Je suis toujours surpris de votre façon d’agir à mon endroit. Vous venez me protéger, et pourtant vous êtes dans une lutte quotidienne âpre. Votre courage, votre caractère, ce sont des qualités pas si fréquentes que cela. Je quitte ma colère et je repars travailler. Je vous embrasse.
-
En vérité Jane je pensais à vous. Je me suis dit : il faut que je précise que j’attaque la pensée dominante pas la pensée du peuple. Vous êtes une femme engagée dans la vie. Seule et engagée. Et c’est encore une femme telle que vous qui se juge, se remet en cause. Pendant que la horde des petits bourgeois du forum, payée à rien foutre par la collectivité, jouit de pisser sur les chômeurs et tous ceux qui, dans notre société, souffrent.
-
Il est nécessaire de préciser que je parle ici de la pensée dominante française quand je dis : la France. Il existe tout de même des personnes, françaises, engagées. La pensée dominante française privilégie depuis longtemps la pensée spectatrice. Je regarde, je juge et je ne fais rien. C’est la pensée dominante française. Je pars dans des considérations suprêmement intelligentes sur le monde et je ne fais rien. C’est l’essence de l’élite française. Penser l’emporte sur l’action. Nous avons sur le forum des personnages qui valorisent sans cesse l’intelligence mais qui n’ont aucun caractère. Ce qui manque à la France ce ne sont pas des citoyens intelligents ce sont des citoyens qui auraient du caractère. Cela dit en hommage aux françaises et français qui sont engagés et qui ont du caractère.
-
Les remarques faites, dans d’autres fils, sur l’esprit, et l’étude que je mène sur le texte de Heidegger ( sur la métaphysique) me permettent de mieux discerner la fondrière dans laquelle est tombée la philosophie européenne (continentale). Fondrière de laquelle tente de sortir Heidegger. Dans la scolastique actuelle ( la philosophie officiellement enseignée chez nous ) le penseur se situe toujours à l’extérieur du sujet dont il parle. Il s’extrait du champ dont il veut parler, se met dans la position de l’observateur, puis il discourt. C’est la méthode kantienne ou cartésienne. Ce faisant il adopte la méthode scientifique : retrait du monde, observation, mise en relation, reproduction, etc. Ce que Heidegger tente, et d’autres avant lui bien sûr, mais lui il va vraiment très loin, c’est de percevoir le monde dont il parle en restant à l’intérieur de ce monde. Ce qu’aucun Français pense à faire, tant il est dominé par la pensée dite scientifique. En restant à l’intérieur du monde dont il veut rendre compte Heidegger s’appuie sur le sentiment, seul moyen dont nous disposons pour percevoir le monde dans lequel nous décidons de nous tenir immergés. Le philosophe français conditionné par une culture qu’il croit universelle, est incapable de se tenir immergé dans le monde qu’il tente de percevoir. En ayant pour réflexe, si conditionné qu’il est incapable d’en prendre conscience, de s’extraire du monde qu’il tente de connaître, il ne se rend pas compte que sa connaissance du monde n’est jamais une connaissance engagée. C’est la connaissance du spectateur. Pas de l’acteur. Ce désengagement explique que les philosophes qui se produisent ici ne sont jamais dans l’action.
-
Je ne sais pas...vous avez raison tout de même sur ce point : tous ne sont pas des prédateurs et certains, peut être même beaucoup, tentent de se démarquer de la pensée conventionnelle. J’ai été trop en butte dans ma vie réelle avec des penseurs prédateurs. En ce qui vous concerne quand vous vous définissez comme un monstre j’y vois comme une commodité temporaire. Un truchement ou un masque ( vous aimez ce mot) pour continuer de vivre. A mon avis vous faites une erreur. Car vous vous habituez ainsi à vous dévaloriser. Cette dévalorisation vous l’utilisez à mon avis pour vous protéger. Mais faites gaffe à ce type de protection : vous risquez de réellement avoir de vous une image dépréciée. Pour moi vous n’êtes absolument pas un monstre. Vous êtes une femme attachante et généreuse, votre pensée, celle que vous me donnez, me permet de mieux voir en moi. Merci.
-
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
C’est une pensée récurrente en France. Faire table rase du passé et annoncer l’homme nouveau ( l’homme libre ). Cela a commencé en France avec Robespierre. Puis cela a continué avec les bolcheviks. Résultat : la terreur. En Russie des dizaines de millions de morts. Quasi modo est un nostalgique. Ou encore un fondamentaliste de la page blanche. Faire de l’enfant une terre vierge sur laquelle il pourra développer sa vision saine du monde. -
Il y a deux pensées distinctes dans ce que vous écrivez. Il y a cette idée que le penseur spéculatif tend à épouser la pensée conventionnelle de l’autre. Par le dialogue avec l’autre il distingue ce qu’il y a de conventionnel en l’autre et il parvient ainsi à épouser, à faire sienne la pensée conventionnelle de l’époque, ce qui lui permet en effet de se protéger de toute originalité qui pourrait le mettre en danger. Vous décrivez là le processus suivi par l’écrasante majorité des étudiants, des universitaires versés dans l’étude de la philosophie. Cette course à l’uniformité conventionnelle est par ailleurs le gage de la stabilité sociale. Tous ces étudiants en philosophie dont le but est de savoir développer une pensée conforme et servile sécurisent la stabilité idéologique du moment. Mais vous développez une autre idée. Le spéculateur utilise son auditeur comme il utiliserait une proie. Il se fait dans l’autre, comme une araignée qui tend sa toile. Oui il y a sans doute cette intention chez la majorité des intervenants d’ici. Le plus grand nombre vise la prédation. Il y a une troisième attitude. Celle qui consiste à s’appuyer sur l’auditeur tout en le respectant. A se fabriquer soi même tout en invitant l'autre à se fabriquer aussi lui même. C’est ce que vous faites avec moi. C’est ce que je fais avec vous. Mais la différence entre eux et nous, c’est que notre pensée s’est fabriquée et continue de se fabriquer dans les épreuves et l’action, alors que leur pensée, à eux, s’est fabriquée et se fabrique dans les livres. Non pas qu’ils ne connaissent pas l’épreuve, mais ils ne leur vient pas à l’idée que c’est d’abord l’épreuve qui engendre la pensée vraie c’est à dire tournée vers l’action.
-
Je suis toujours surpris de constater combien, dans un même pays, dans une même communauté, nous pouvons être si différents les uns des autres que nous en devenons étrangers, les uns aux autres. Il est par exemple pour moi naturel de relier toute pensée à l’action. Je pense donc j’agis, j’agis donc je pense. Cette façon d’être je la crois si naturelle que je soupçonne toujours toute personne qui se donne à la pensée spéculative ( la pensée non ouverte sur l’action) d’être malhonnête. Mais je me trompe peut-être. Peut-être qu’il existe des personnes pour lesquelles le seul fait de penser suffit à soi même. La noèse, c’est à dire le seul fait de penser, l’acte de penser, est, en soi, suffisant. Ce découplage, pensée/action est tellement contraire à ma nature que j’y vois une sorte de maladie mentale.Mais, même s’il s’agit d’une maladie mentale, il peut être intéressant de s’interroger sur cette maladie. D’autant que cette pensée spéculative est tout de même animée d’une intention sociale. Sinon le spéculateur ( en pensée) ne viendrait pas poster ici. Le spéculateur cherche un auditoire. Mais alors il vise bien une action, au moins une action sur la pensée des autres ( sur le contenu de la pensée des autres, le noème comme on dit en phénoménologie). Il y a bien chez ces gens là une volonté de puissance. Mais quelle est la nature de cette volonté de puissance des lors qu’elle ne vise aucune action visible ?
-
Quand on en arrive à ne plus rendre responsable quelqu’un de ses actes tout de même ça va loin. Le responsabilité doit être exigée au moins dans les actes. Délier quelqu’un de la responsabilité de ses actes c’est aller trop loin et comme l'écrit @Out of Paprika ne pas exiger ce type de responsabilité c’est ouvrir la porte à beaucoup d’horreurs. Je suis également surpris que dans la masse de personnes qui « méritent » de l’empathie certains choisissent toujours d’avoir de l’empathie pour les bourreaux ou pour les auxiliaires des bourreaux, alors que par ailleurs, les mêmes crachent sur tant de personnes qui souffrent au quotidien. J’ai depuis longtemps observer l’ambiguïté de @Januaryqui dit défendre les enfants. Outre que jamais je ne la vois ici donner la parole aux enfants j’observe qu’elle est toujours en train d’essayer de comprendre en revanche les bourreaux. C’est très ambigu de sa part de sans cesse s’occuper des bourreaux, de sans cesse délier l’individu de ses actes. Et à la lire j’ai le sentiment qu’elle cherche surtout à se délier elle-même de ses responsabilités. Surtout quand je la lis en train de dire : et vous vous n’avez pas commis des actes répréhensibles ? Oui j’ai commis des actes répréhensibles et j’en assume la responsabilité. Je dois en assumer la responsabilité. Quand l’enfant est mort c’est commode, il n’est plus là. Quand il survit on lui dit, les belles âmes, pardonne, comprend. J’ai suivi ces directives de tous ces gens qui ont de l'empathie pour les bourreaux. Avant de me rendre compte que comprendre ses bourreaux c’est tout simplement continuer de laisser agir les bourreaux dans son esprit. Dans notre société l’ultime victime c’est toujours l’enfant. Même ceux qui le défendent encore le saccagent. Ils parlent toujours en son nom mais jamais ne s’effacent. Les adultes hommes et femmes transcendent leur différence dans le meurtre éternel de l’enfant.
-
Quelles sont en 2020 les nouvelles valeurs morales?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de zeyas dans Philosophie
Ce n’est pas là une réponse rationnelle, c’est une réponse émotionnelle. Il est dommage que vous fassiez uniquement des réponses émotionnelles. Vous tombez dans l’émotion à chaque fois qu’une réponse contredit vos certitudes. L’esprit scientifique existait bien avant que le libéralisme soit. Dire que la science est d’esprit libéral est soit de l’obscurantisme soit un jeu délibéré avec le sens des mots. Quand Pythagore lance sa démonstration de son théorème ( pourriez-vous exposer sa démonstration ?) le libéralisme n’existait pas. Mais vous allez me répondre, avec émotion, qu’une telle démonstration ne ressortit pas à l’esprit scientifique. Il faudrait au moins que vous fassiez l’effort, ou que vous ayez suffisamment de générosité ou encore que vous ayez suffisamment de courage pour définir ici ce qu’est pour vous l’esprit scientifique, ou la science. -
Il y a, dans la vie courante, un type de prédation spécifique. Celle qui vise à plonger sa proie dans l’enfer du prédateur. Bien sûr il arrive toujours des moments, limités dans la durée, où chacun a besoin de tenter de faire de l’autre non seulement un témoin mais aussi un compagnon de son propre monde sentimental. Le prédateur spécifique dont je parle est celle où celui qui vit dans un monde sentimental infernal et qui cherche à y plonger sa proie. Celle-là où celui-là ne détruit pas sa proie il la guide patiemment jusqu’à parvenir à la faire basculer dans son enfer. Ce type de prédateur est difficile voire impossible à détecter. La ou le plus intelligent (e) n’est en effet jamais directement agressif ou dévalorisant. Il guide pas à pas sa cible dans son monde. Certes cette guidance là est celle de tous les transmetteurs qui visent à conduire leurs élèves ou disciples dans un monde lumineux en lequel ils croient. Mais ceux que j’appelle les diaboliques visent à entraîner leur proie dans un enfer, leur enfer. Ils ne visent pas à émanciper vers un monde meilleur voire utopique mais vers un monde qui existe déjà, le monde souvent saccagé de leur propre monde intérieur. Être la cible d’une ou d’un tel prédateur est redoutable surtout lorsque nous sommes encore dans l’enfance. Quand nous sommes enfant le plus redoutable de ces diaboliques est celle ou celui qui utilise l’émotion sexuelle. L’enfant, affronté à l’émotion sexuelle, est cérébralement brisé, c’est dans cette brisure que l’assaillante ou l’assaillant peut glisser son esprit. L’enfant alors connaît la fracture. Et l’assaillant (e) est désormais dans son esprit.
-
Continuons avec Heidegger. « Est-ce-que dans le Dasein (l’existence) de l’homme, une tonalité affective s’historialise ( s’actualise) telle que l’homme y soit mis en présence du néant lui-même ? » »Que cela se produise est possible...dans cette tonalité fondamentale qu’est l’angoisse » Il faut revenir sur le concept de tonalité affective. Heidegger pour cela nous guide en parlant par exemple de l’ennui. L’ennui est un sentiment qui peut nous venir à propos de ceci ou cela. Par exemple ce livre m’ennuie. Mais l’ennui peut devenir tel qui nous envahit sans qu’il y ait une quelconque cause. La tonalité affective est un sentiment tel qu’il nous envahit, nous déborde sans que nous puissions le tenir en laisse en le rapportant à une cause identifiable. L’angoisse, qu’il ne faut pas confondre avec la peur ( on a peur de quelque chose) ou encore la crainte ( on craint quelque chose ) est un sentiment qui a le caractère de la tonalité affective. L’angoisse nous submerge sans que nous puissions la relier à une cause. Nous voyons la logique de Heidegger : il existe des sentiments submergeants, des tonalités affectives qui révèlent « quelque chose », qui révèlent en fait des réalités métaphysiques c’est à dire des réalités dont nous ne pouvons pas faire l’expérience. Nous ne pouvons pas parler de ces réalités puisque nous ne pouvons pas en faire l’expérience, mais nous pouvons détecter l’effet de ces réalités sur nous grâce à l’apparition de sentiments tonalités. Heidegger procède par induction. Nous avons conscience des sentiments tonalités, nous en faisons l’expérience ( puisque nous pouvons en parler, à soi ou à d’autres) et, à partir de là, nous pouvons induire une cause, « l’objet » métaphysique lui-même. Reste à suivre maintenant le cheminement de Heidegger pour découvrir comment il remonte à une cause qui restera de toute façon « supposée » puisque nous ne pourrons la connaître que par ses effets, et non en elle-même. Finalement Heidegger nous dit qu’il n’est pas possible de parler du Néant ( ce qui paraît logique) mais qu’il n’est pas plus possible de parler de l’Etre. Ce sont là des réalités métaphysiques que nous ne pouvons connaître que par leurs effets. Suivons le maintenant dans l’explication du processus qui permet de remonter de l’angoisse au Néant.
-
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Bon j’arrive à la fin de ma colère. J’ai morigéné les bébés. Allez zenalpha si tu allais travailler ? Essaye de mériter ton salaire tout de même. Tu n’as pas honte d’être payé par la communauté à venir te divertir ici toute la journée ? Colère terminée. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Ah laisser aller sa colère ça fait du bien. D’un autre côté je le fais exprès, je vise quelque chose en libérant ma colère, me libérer du forum ( qui est un médium excellent pour progresser ). Bon, colère. Que penser de gens qui toute la journée attendent en embuscade de descendre telle ou telle personne qui tout de même travaille, travaille des sujets, les expose. Eux gros passifs, ils attendent, et ils flinguent ! Le jour où ils auront le courage d’ouvrir un fil pour exposer leur vision du monde n’est pas arrivé ! Bon je me relis, c’est pas méchant ma colère. En fait je suis le prof qui en a parfois marre de parler à une classe de cancres. Je me rends compte que ce sont ( presque) tous des enfants attardés au moins sur le rayon philo. Tout de même les mecs à la retraite qui ne font qu’attendre pour flinguer, ils n’ont pas honte ? Et les mecs qui bossent et sont payés par la communauté ils n’ont pas honte de flinguer ici sans bosser ? Apparement non ils n’ont pas honte. Ils sont responsables de rien ces mecs ! Ah bon sang se mettre en colère ( colère de père en fait) fait du bien. Allez faites moi cent lignes les bébés : la prochaine fois je travaillerai mes sujets. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Ah ! Je vais continuer dans le registre colère, ça fait du bien. Un type qui ne connaît pas Mach au jour j et qui croit le connaitre au jour j + 1, qu’est ce qu’il a fait? Il a été sur wiki. Et vlan j’ai droit à cette culture « brute ». Culture qu’il faut sans cesse corriger en recoupant au moins quatre ou cinq informations, et même alors ça suffit pas, il est nécessaire de recouper tout ça si possible avec des livres. Ici le type fonce sur wiki et il croit qu’il a accès à une information fiable ! C’est pas demain la veille que la fracture entre ceux qui ont accès au savoir et les autres va se résorber. Bon sang on a trop fait croire au peuple qu’il n’est pas utile de travailler pour avoir accès au savoir. Alors qu’il faut bosser tout le temps. Il faut fouiller sans cesse sur la toile si on n’a pas les moyens financiers d’acheter des livres. Recouper, recouper, recouper, confronter. Bosser. Je mets entre 6 et 8 heures quand j'écris une lettre d’histoire à Samuel. Mais je suis payé de retour : il remplit l’amphithéâtre là bas grâce à ce travail qu’il transmet à son tour. Travail, travail, travail. Faire croire que l’accès au savoir ne nécessite pas de bosser sans cesse est une saloperie de démagogue soucieux de maintenir le peuple dans l’ignorance. Bon sang j’ai toujours vu ma mère bosser, mon père bosser, mon frere bosser. Même auréolés de tous leurs titres et de leur fonction sociale ils ont bossé jusqu’à leur mort. Et eux ils sont là et ils balancent leur culture Wiki !!! Ça fait du bien de laisser aller sa colère ! -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Mon erreur est de croire que j’ai des gens honnêtes en face de moi. Mais non ce ne sont que des gens qui pensent à leur amour propre. Ils ne sont pas ouverts sur la connaissance. Ils ne passent leur temps qu’à solidifier leurs préjugés. Et c’est encore pire quand ils pensent avoir fait des études. Ceux là vivent sur leurs acquis et ne se remettent jamais en cause. Comme si la pensée s’était arrêtée à l’époque où ils ont étudié. Mais quel boulot font ils au quotidien ? Alors que toute personne engagée dans la vie sait qu’il faut sans cesse apprendre, tous les jours, qu’il faut sans cesse remettre en question ses savoirs. Je me mets en colère bêtement ! Je me mets en colère car je pense sans cesse rencontrer ici quelqu’un d’honnête, d’ouvert sur la connaissance, capable de sans cesse douter de ses savoirs, et je n’ai que des esprits limités. Qui ne pensent qu’à défendre leurs préjugés. Mach obscurantiste ! Mais est ce que celui qui écrit ça au moins a lu les pensées d’Einstein ? L’hommage rendu par ce dernier à Mach ? Et là j’ai un type qui ne fait rien d’autre que de tourner son argile et qui croit qu’ainsi il peut parler de tout. Je crois bêtement que tout le monde est comme moi, chaque jour ouvert à toutes pensées qu’il ne connaît pas, chaque jour en train de lire, de fouiller, d’apprendre, d’améliorer ses savoirs ...etc. Ma colère je devrais la tourner contre moi. Après tout je me fous en colère contre de braves gens qui n’y peuvent rien s’ils n’ont pas les moyens mentaux propres à toujours apprendre. Faire toute sa vie les mêmes gestes, dans le même lieu, avec les mêmes personnes ne peut pas non plus éveiller à l’extraordinaire évolution du monde. Après tout j’ai eu la chance de faire un travail ou je devais tous les jours inventer de nouvelles réponses à des problèmes sociaux toujours nouveaux. Ça force à sans cesse s’instruire, chaque jour. bon voilà je me suis mis en colère, ça m’a soulagé. Morale de l’histoire : ne plus lire personne ici ! En plus j’ai des priorités à respecter maintenant. Là je perds un temps précieux à lire et à répondre à des personnes qui ne représentent plus aucun avenir. Il faut que je pense uniquement aux personnes qui s’apprêtent à partir dans le monde. Si je parviens à ne plus lire personne cela signifiera que j’aurais enfin fait mon deuil de rencontrer l’être que je cherche ici. Je suis vraiment à côté de la plaque. L’être à qui je m’adresse n’est pas ce monde. Vouloir sans cesse donner une incarnation à cet être est un entêtement d’enfant. Cet être n’est pas incarné. Il faut donc que je cesse de lire les gens bordel ! A chaque fois je tombe dans la distraction. -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
L’obscurantisme de Mach a inspiré Einstein...Bon je perds mon temps à répondre. Je pars toujours du principe qu’il y a un minimum de connaissances historiques chez des interlocuteurs qui, semble t il, ont fait des études. Mach a écrit un livre sur la mécanique qui fait date...Bon je perds trop de temps dans le divertissement. Enseigner les morts c’est vraiment une perte de temps.
