Aller au contenu

Annalevine

Banni
  • Compteur de contenus

    3 528
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Quand l’inconscient règne en maître sur les catholiques. Ne pas voir qu’associer immaculée conception avec tache , je dis bien tache, pas péché, ne pas voir que cela a une connotation sexuelle, faut le faire. Le refoulement sexuel des catholiques est incroyable. Ils sont les seuls à ne pas voir leurs curieux errements.
  2. Il faut tout de même que je précise, pour la Russie, que la domination mongole a cessé vers 1480, mais cette domination a emporté les Russes de Moscou vers l’Orient et les a rendu méfiants voire hostiles à L’Occident européen. Il fait dire qu’ils ont dû faire face aux menées Lituaniennes et Polonaises sur leur flanc occidental, ce qui ne les a pas rendus très perméables aux mouvements cultures de l’Europe. Bon je précise vu l'étroitesse culturelle volontaire ambiante ici ( le déni volontaire de l’histoire par les scientifiques idéologues).
  3. @Maroudijine tire pas ses certitudes des mêmes sources que celles des scientifiques idéologues. Il tire ses certitudes par référence à l’histoire, il s'enracine dans l’histoire, et , sur ce point ma culture est parente de la sienne, même si elles ne sont pas les mêmes. Les scientifiques idéologues tirent leurs certitudes des idéologies dominantes du moment, même si ce moment dure quelques siècles. Il est d’ailleurs symptomatique de constater que la majorité des scientifiques idéologues dévalorisent l’histoire. Mais je pense que c’est en définitive normal car les scientifiques relèvent de cette idéologie qu’on appelle celle de la table rase, c’est à dire que l’homme est à sa naissance pour eux une page vierge qu’il faut protéger contre l’histoire. Ils relèvent de l’idéologie de la Revolution française ou russe : il faut détruire le passé, construire un homme neuf. On sait aujourd’hui où cette idéologie, au demeurant sans doute généreuse à ses débuts, a conduit. Ensuite ce qui m’oppose à @Maroudijic’est que je pense que l’histoire, et surtout les écrits issus de l’histoire doivent être soumis à la critique constructive. Maroudiji pense que les écrits des anciens atteignent le vrai absolu, moi non. Il est issu d’une culture du Maghreb qui n’a pas vraiment connu les débats soutenus lors du siècle des Lumières. Nous retrouvons cette différence au sein même des israélites. Entre ceux qui ont intégré les débats des lumières, les ashkénazes et les autres, qui n’ont pas intégré ces débats, les sépharades. Les personnes issues du Maghreb mais aussi par exemple les personnes issues de la Russie profonde ( qui n’a pas connu le débat des lumières à l’origine en raison de la domination desMongols-Tatars) rejettent les considérations issues des débats du siècle des Lumières. Pourquoi pas. Nous ne saurons en définitive si nous sommes dans le vrai ou pas selon le développement de l’histoire. C’est l’histoire qui tranchera.
  4. C’est vrai que cette phrase, la Vierge immaculée préservée de toute tache de la faute originelle, en dit long sur l’obsession que les catholiques entretiennent avec la sexualité. Le sperme est sale pour eux, il fait des taches. Le problème du christianisme, surtout du catholicisme, est cette façon de voir dans la sexualité quelque chose de sale. Ils ont vraiment un sérieux problème avec la sexualité. Je remarque aussi que beaucoup de personnes ont la même structure d’esprit que les fondamentalistes religieux ( ou laïcs). Ils croient qu’une parole écrite, si elle est écrite par un homme ou une femme reconnus est absolument vraie. C’est étonnant comme les païens, surtout lorsqu’ils sont catholiques ( j’aime ce paradoxe) vivent dans le fétichisme de la parole écrite. A moins que ce soit une caractéristique des classes subalternes de croire dans la parole écrite des classes qui régent sur elles.
  5. Pour en revenir à la science en général bien sûr que cette activité humaine ne porte pas en elle le principe du totalitarisme. Je le répète c’est un instrument. Quand les climatologues et autres scientifiques du GIEC exercent leur savoir leur intention est de sauver l’humanité. Je me souviens qu’au début du féminisme certaines femmes voulaient carrément exécuter tous les savants sauf ceux qui s’occupaient de promouvoir la vie ! C’était brutal à l’époque ! Il faut dire qu’il fut une époque où les « scientifiques « de type freudien s’appuyaient sur les « découvertes » de Freud pour s’adonner à des actes sexués sur des enfants. Ça continue d’ailleurs, maintenant ce sont des scientifiques nouveau look, spécialistes de la chimie hormonale, qui utilisent leur science pour continuer à entretenir des relations troubles avec des enfants. Même sur ce forum il y a de temps en temps un de ces « scientifiques » qui vient et entretient des discours troubles sur la sexualité des enfants. On voit par là que la science est en soi neutre, tout dépend de qui l’utilise. Quand ce sont des pervers faut faire gaffe.
  6. Je rajouterai sur ce sujet que les idéologies reposent sur des actes de volonté en premier lieu. C’est le produit d’une volonté que de faire de principes somme toute moraux ou philosophiques des vérités absolues. Les idéologues de la théorie de l'évolution font volontairement des principes d’adaptation ou de sélection des vérités absolues. De même les idéologues du creationisme font volontairement du fixisme ( entre autres principes ) une vérité absolue. Cet acte de volonté qui se fait passer pour une vérité en soi est aussi un acte de violence exercé contre tous ceux qui s’opposent aux idéologies. Cette volonté est d’autant plus violente qu’elle ne se sait pas volonté, qu’elle se croit vérité.
  7. Le communisme, tel que décrit par Karl Marx dans la critique du programme de Gotha n’a jamais été mis en œuvre. Rappel du principe phare : de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. Même l'appropriation étatique des moyens de production sous la conduite de la dictature du prolétariat ne fut conçue par Marx que comme une étape transitoire appelée socialisme, devant conduire au communisme caractérisé par la disparition de l’Etat. C’est pour cela que la Russie élargie s’appela union des républiques socialistes soviétiques, et non union des républiques communistes. Le communisme conçu par Marx est une utopie assez extraordinaire d’ailleurs, utopie qui pourrait bien un jour être reprise comme un modèle. Il est possible que le communisme ait existé dans les sociétés humaines qui ont précédé l’apparition de l’Etat : dans les sociétés nomades mais aussi dans certaines sociétés sédentaires, ( l’apparition de l’Etat, c’est à dire l’apparition de la violence institutionnalisée est apparue bien après la sédentarité). Lire à ce sujet les études de Clastres comme celles de Levy Strauss.
  8. Je vais terminer ici ce sujet ( pour moi) en faisant cette synthèse. Les scientifiques relevant des sciences dites dures comme on dit, disons la physique ou la chimie, abusent des méthodes de leur science en les plaquant sur les sciences humaines, ici sur les sciences de l’histoire de la vie( mais ils n’hésitent pas à plaquer leur méthode sur d’autres sciences humaines, par exemple la psychologie, l’anthropologie, etc). En physique ce qui est observé est là, bien présent, et ce qui est présent est présent encore le lendemain et ainsi de suite. Par ailleurs il est possible de faire des expériences, de reproduire en laboratoire tel ou tel phénomène. Il est possible de vérifier les hypothèses énoncées dans l’expérience. De plus les objets observés sont de complexité faible ou de complexité réductible à des phénomènes simples. La réduction est possible. Rien à voir par exemple avec l'observation du cerveau, objet d’une complexité dingue ( comme d’ailleurs est éminemment complexe toute vie, même cellulaire). Enfin les principes directeurs sont toujours des lois mathématiques exemptes de toute idéologie. Ils plaquent donc leurs méthodes sur les sciences de l’histoire de la vie où l'observation est sujette à des contraintes inédites. Il existe dans cette science des lacunes, des trous dans la suite des séquences qu’il fait reconstituer. Toute reconstitution a un caractère aléatoire, pas de certitude possible, rien que des présomptions. Enfin et surtout ils font croire que les principes directeurs des sciences de l’histoire de la vie, par exemple les notions d'évolution, d’adaptation ou de sélection sont équivalentes à des lois mathématiques. C’est là qu’ils grugent leur auditoire. C’est là qu’ils deviennent des idéologues. Cela dit je pense que les physiciens et les chimistes ne se rendent pas compte de leur dérapage. Je crois qu’ils sont inconscients et manipulés par l'idéologie dominante. Ce qui ne veut pas dire que l’idéologie dominante soit forcément dans le faux ou le mal, ce qui signifie que les physiciens et les chimistes sont des exécutants. La théorie de l’évolution est une idéologie tout comme le creationisme, des idéologies qui nous font croire que leurs principes directeurs sont des vérités absolues de même nature que des égalités, des rapports mathématiques. En cela ces théoriciens sont des jumeaux des fondamentalistes religieux.
  9. L’erreur que j’ai faite, DDR, en vous lisant, dans un premier temps, c’est de penser que vous vouliez toujours avoir raison ( en somme pour reprendre une expression que vous utilisez souvent, montrer que vous en aviez une plus grosse que celle de l’autre ). Mais non. Vous êtes en fait un idéaliste qui pense que tout procède de l’Idée. Vous êtes un platonicien (Platon n’est pas incompatible, au contraire, avec le christianisme ). Vous ne cherchez pas à avoir raison, vous essayez, grâce à la contradiction apportée ici, de peaufiner votre édifice intellectuel idéaliste. Vous construisez une citadelle parfaite. Vous êtes en quête d’absolu. Vous me faites penser à Swannie, qui, à partir de l'idée de Dieu, bâtit un monde à elle, un monde parfait. Pourtant cette quête de l’absolu semble ne jamais avoir de fin. Comme s’il fallait sans cesse remettre l’ouvrage sur la table à dessins.
  10. Il y a une assertion que @DroitDeRéponseénonce dans son fil sur la violence : les idées existent, si les idées n’existaient pas le réel n'existerait pas. Sur le coup je me suis dit, cette assertion signifie dans quel monde il vit. En fait tout simplement @DroitDeRéponseest un idéaliste. L'idéalisme est défini ainsi par Jean Beauffret, dans son commentaire sur le poème de Parménide : « L’idéalisme affirme que ce que le sens commun tient pour chose réelle n’est cependant ce qu’il est que par la pensée et en elle ». Pour DDR le monde dérive des Idées. La violence est ainsi une Idée qui s’incarne ensuite dans différentes formes. Tout comme Dieu est une idée qui s’incarne en Jésus. Je comprends pourquoi il aime René Girard qui lui aussi fait partie du monde des idéalistes si j’en crois toutes ses théories anthropologiques. Les idéalistes sont des esthètes agréables à lire mais leurs pensées sont totalement inopérantes dans la vie réelle.
  11. Le problème difficile de la conscience : il est facile de repérer les circuits nerveux qui nous permettent par exemple d’être informés d’une douleur dans le pied mais ce repérage n’explique pas comment naît l’impression subjective de la douleur, impression subjective qui forme justement la conscience. L’accès aux perceptions sous leur forme consciente, telles que je les ressens, n’est possible que du point de vue de la première personne. Ce point délicat est souligné par les philosophes qui soulignent l’aspect phénoménologique de la conscience, sa dimension vécue, non équivalente à l’état neural qui la sous tend. Dehaene méprise l'interrogation des philosophes sans pour autant donner de réponse. Il annonce dans son livre, le code de la conscience, qu’il argumentera pour contrer cette interrogation. Il ne le fait pas. Il est vrai que dans ce même livre il annonce qu’il va donner une définition de la conscience et il ne le fait pas non plus. Et pour cause, toute définition de la conscience souligne cet aspect phénoménologique de la conscience. La seule critique de Dehaene c’est celle ci : retenir l’aspect phénoménologique de la conscience c’est glisser sur la pense glissante du dualisme (sic). Raisonnement curieux. Si une réalité contredit ses convictions il la nie ! Quand je vous dis que la science ( occidentale et continentale ?) a des inclinations totalitaires !!! Enfin ceux qui soulignent l’aspect phénoménologique de la conscience ne disent pas que la conscience n’est pas issue d’un état neural !!! Ils ne disent pas que la conscience existe indépendamment du cerveau. Ils disent que le ressenti subjectif est autre que l’état neural même si cet état neural engendre l’état mental. Ce ne sera pas la première fois que le créé s’avérera autre que son créateur.
  12. Je me souviens d’une discussion, il y a longtemps, avec une jeune femme de 25 ans, j’avais le même âge, qui me conjurait de ne pas avoir d’enfant. Quand je lui demandai pourquoi elle me dit : les enfants que vous mettrez au monde vous les jetterez dans un enfer, le monde va très mal évoluer. Elle n’eut pas d'enfants, j’en ai eu, mais je commence à me demander sérieusement si elle n’avait pas raison. Pourtant à l’époque il n’y avait pas encore de problèmes climatiques ou autres problèmes écologiques. Son sentiment était que ce monde, non pas sur le plan philosophique, mais sur le plan social, sur le plan de son organisation sociale, était absurde. Et que la conséquence de cette absurdité serait un effondrement. J’avais aussi parfois, à l'époque, ce sentiment d’ absurdité mais je ne parvenais pas à comprendre l’origine de ce sentiment. Après dans la vie, il y a l’action, et l’action dissipa chez moi ce sentiment. Pourtant aujourd’hui la possibilité d’un effondrement devient possible. Ce qui est très étonnant c’est que seule la réalité de l’effondrement pourra engendrer un autre monde qui se dégage de l’absurdité du nôtre. Avec ce risque tout de même, c’est que nous ne nous relevions pas de cet effondrement.
  13. Je peux comprendre pourquoi les petits penseurs d'opérette veulent à ce point expulser la philosophie hors du champ de leur réflexion, pourquoi ils veulent exclure la philosophie du champ de leur science. C’est que les philosophes ne cessent de poser des questions là où ça fait mal, là où les « scientifiques » préfèrent pratiquer l’aveuglément. Ne pas voir, comme ne pas voir par exemple le changement climatique, ne pas voir ce qui force à l’effort de réfléchir. La philosophie est la mère de toutes les sciences, et son regard sur l’activité de ses enfants est légitime. Je lisais récemment le cours de mécanique de Feynman et immanquablement il y va de sa diatribe contre les philosophes. Pourquoi ? Parce que les philosophes lui disent : votre science se déploie dans le cadre de l’espace et du temps mais vous n'êtes pas capable de dire ce que vous entendez sous les concepts d’espace et de temps ! Voici une science, la physique qui ne sait rien du cadre dans lequel elle travaille. Je parle des scientifiques d’aujourd’hui bien sûr pas de ceux des siècles derniers, lesquels ont toujours pris la peine de réfléchir au cadre de leur travail. Et ne parlons pas de Hawking qui après avoir réduit la philosophie à néant nous écrit tout un livre pour nous expliquer que la cause de l’univers est est à elle-même sa propre cause ! Retombant ainsi dans des errements que même un enfant serait capable de relever. Il y a bien réduction des savoirs, perte de substance dans la pensée occidentale continentale ( européenne). Il y a régression comme régresse aussi l’importance stratégique mondiale de ce continent vieillissant.
  14. Je fus sensible, sur un autre topic, à ce reproche : vous ne répondez pas aux autres. Le problème c’est que les remarques des autres sont presque toujours, pour moi, des distractions. L’autre répond de manière à m’entrainer sur son terrain ou à me détourner de ma voie. J’utilise le forum comme moyen, instrument parmi d’autres, de recherche. La différence entre les autres et moi c’est que je viens toujours ici dans le cadre d’un esprit de recherche. Alors que les autres viennent ici pour exposer leurs certitudes, jamais pour déconstruire leurs certitudes et partir à la conquête de nouvelles façons de pensée. Ce ne sont pas des conquérants, ce sont des sédentaires. Le forum me permet d’exercer une activité mentale réflexive légèrement différente de celle que je peux mener quand je suis seule avec moi même. Ici d’une manière mythique existe pour moi une sorte de présence régulatrice et exigeante face à laquelle je me veux plus rigoureuse, plus parfaite. Cette présence mythique que les psy appelleraient sans doute surmoi provoque chez moi un surcroît de travail personnel sur des sujets qui, dans la vie réelle, sont hors de mes engagements personnels et professionnels. Ici donc je peux explorer avec plus de ténacité des mondes mentaux nouveaux. Problème : si je parle à cette présence mythique qui a le pouvoir de s’incarner ici dans l’enceinte du forum en fait je parle à personne de réel qui s’exprime ici. Pour parler à une personne d’ici il faudrait que cette personne soit elle même animée d’un esprit de recherche. Aucune personne ici n’est animée par un esprit de recherche. Mais même s’il en existait une il serait difficile de communiquer car toute recherche réflexive est éminemment solitaire. Pourtant j’aime assez lire certains intervenants car je vois mieux leur aveuglement qui pourrait être aussi le mien. Parfois ils sont aussi plus perspicaces que je ne le suis mais c’est rare, car rares sont ceux qui exigent d’eux la dite perspicacité.
  15. Annalevine

    La violence

    Le sujet est intéressant. Mais l’auteur attend que le lecteur rentre dans son monde après étude de vidéos dont l’une, je vois, dure plus d’une heure. Bigre ! Il faut faire preuve d’une générosité que l'auteur ne semble pas pour autant déployer pour ses lecteurs. Ensuite quand je lis les dialogues de l’auteur je m'aperçois que, ce qui le passionne, c’est de déconstruire la pensée de l’autre. Pourquoi pas, c’est un exercice intéressant. Mais du coup ce faisant il exerce une violence subtile contre l’autre. Pourquoi pas d’ailleurs. Pour lui c’est intéressant : sachant qu’il est dans l’exercice de la violence, avoir raison à tout prix, pour découvrir l’essence de la violence, il lui suffit de s’examiner lui même. Formidable. Cela dit quand j’aurai le temps j'écouterai ces vidéos. Première remarque, l'anthropologie sociale va si vite grâce aux découvertes archéologiques et aux techniques scientifiques de reconstitution que ce qui était vrai il y a 20 ans est déjà obsolète.
  16. Vous prêtez aux dirigeants les motivations de la classe moyenne. Mais les dirigeants participent d’un autre monde que celui des classes moyennes. Il est vrai que le hasard de ma naissance me permet d’en connaître quelques uns. Il y a chez eux une volonté que vous ne soupçonnez pas. Au nom de cette volonté ils veulent avoir toujours raison. S’ils font un choix ils foncent, déploient une énergie féroce. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont dominants. Ils ne cèdent jamais. Ce sont des guerriers. Problème : devant l’évidence ils ne cèdent pas. L’histoire montre que ce type d’homme ne cède que devant la violence. Clairement : il faut les destituer en régime démocratique, il faut les tuer en régime totalitaire.
  17. Parlez pour vous. Je ne fais pas partie du groupe d’appartenance qui se soucie plus du présent que du futur. Il se trouve que j’ai des enfants. Par ailleurs toutes les sciences, dans mon groupe d’appartenance culturel, dérivent de la philosophie. Elle reste la mère. Aujourd’hui je parle d’un sujet dérobé par la sociologie, demain je parlerai d’un autre sujet, politique, scientifique. Ne vous en déplaise je ne me soumettrai pas à votre culture. Dans toute science il y a des principes cachés. La philosophie est là pour les révéler. C’est en pratiquant la philosophie que nous pouvons nous apercevoir que la théorie de l'évolution est une idéologie. Si nous renonçons à la philosophie alors nous nous imaginons que cette idéologie n’est pas une idéologie mais une vérité scientifique. L’exercice de la conscience réflexive, c’est à dire la mise à distance de tout système de pensée, est le propre de la philosophie.
  18. La philosophie désignant pour moi l’exercice de la conscience réflexive ( distance par rapport au monde, ou : mise à distance du monde ) il me semble que les réflexions qui suivent ont leur place dans le rayon philo. Le premier regard, je le porte sur l’attitude des hommes face au changement climatique. Je suis à la fois surprise et non- surprise. Surprise parce que je m’attends à ce que chacun se mobilise devant l'inéluctable et que mon attente est prise à revers. La mobilisation mondiale est nulle. Non surprise car je me suis déjà retrouvée dans une situation similaire, dans une entreprise d’envergure dont il était évident qu’elle allait dans le mur. Je pensais que tous allaient se mobiliser pour sauver l’entreprise. Je fus stupéfaite quand je m’aperçus que les dirigeants et les cadres en position de pouvoir faisaient tout pour accélérer la fin de l’entreprise. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Les hommes de pouvoir dans le monde accélèrent l’arrivée de la grande perturbation. Pas seulement les hommes de pouvoir mais aussi une grande part de la population. J’en reviens à l'idéologie de la théorie de l'évolution qui s’appuie entre autres sur ce principe qu’elle croit vrai : le vivant cherche à survivre. Ce principe est faux. Dans certaines situations dramatiques nombre de groupes humains préfèrent fermer les yeux et mourir plutôt que de chercher à survivre.
  19. Ce n’est pas la première fois qu’une idéologie s’avance sous le masque d’une théorie scientifique. Il y a eu la théorie scientifique (!) de l’inégalité des races, on sait comment ça s’est terminé, il y a eut la théorie scientifique (!) de la lutte des classes, on sait comment ça s’est terminé, il y a maintenant la théorie de l'évolution avec ses louanges sur l’innovation (la mutation) l’adaptation ( intelligence) et la sélection ( concurrence destructive). Pour le moment ça semble devoir se terminer dans le plus pur chaos climatique. L'espérance de vie dans 30 ou 50 ans ce sera combien ? 30 ans ?
  20. Ma remarque est plus féconde que je ne l’imaginais. L’innovation technologique correspond assez bien à la mutation, la mutation heureuse qui permet une meilleure adaptation au marché, adaptation qui permet ensuite d'éliminer les concurrents ( sélection).
  21. Remarque incidente : il semble que les conditions sociales observées à une époque soient la source des principes idéologiques des sciences de l’histoire. Par exemple les principes d'évolution, d'adaptation et de sélection étaient les principes idéologiques du capitalisme du temps de Darwin. Ce sont toujours les principes du libéralisme actuel. Le principe des luttes des classes étaient aussi directement observable à l’epoque de Marx avec des classes sociales bien identifiables et des luttes ouvrières violentes.
  22. Je continue mon raisonnement. Donc tant que les scientifiques décrivent ils participent d’une objectivité que chacun peut contrôler. Décrire n’est pas si simple, tout dépend de quelle science il s’agit. Quand il s’agit de la physique c’est relativement aisé dès lors que nous possédons des instruments de mesure idoines. Je ne m’attarde pas. En revanche dans les sciences de l’Histoire c’est plus compliqué. Les événements ne sont plus observables hic et nunc, parfois il faut les reconstituer. Apres l’observation et la description il y a tentative d’explication. Des principes sont posés, tels des postulats, tels que les faits observés puissent être déduits de ces principes. Remarquons que ces principes participent du raisonnement par induction, raisonnement dont on est jamais sûr qu’il rendra compte de toutes les observations possibles. C’est pourquoi, en physique nous disons qu’une théorie est vraie tant qu’aucune expérience ne l’aura mise en défaut. La théorie de la relativité est vraie tant qu’aucune expérience ne l’aura mise en défaut. En physique les principes premiers consistent en relations mathématiques dont la conception ne doit rien à quelque idéologie ( du moins c’est ce que je pense). En revanche dans les sciences de l’histoire les principes posés sont toujours issus d’une idéologie c’est à dire d’un système d’idées qui, elles, n’ont rien de scientifique. Par exemple le sens de l’histoire vu par Marx repose sur ce principe : la lutte des classes ( entre autres principes annexes) qui est un principe idéologique. La théorie de l'évolution s’appuie sur des principes eux aussi idéologiques : la notion même d’évolution ( terme chargé de valeur ), l’adaptation et la sélection. Ces principes ne sont pas scientifiques. Ils sont idéologiques. Le marxisme comme la théorie de l’évolution sont des idéologies, et non pas des théories scientiques qui, elles, sont fondées sur des principes mathématiques dépouillés de toute idéologie. Cela ne signifie pas que ces théories sont fausses, cela signifie qu’ elles sont idéologiques. Comme telles elles peuvent ouvrir, comme toutes idéologies, sur des totalitarismes.
  23. Mais la halakha, la charia, le code civil ne sont pas des mythes ! Ce sont des recueils de lois, les lois organisent la vie sociale, ça n’a rien de mythique. Tous les jours ou presque notre parlement vote des lois.
  24. On n’en sait rien. Les orthodoxes font remonter à Moise la transmission par l’Eternel des premiers éléments de la Loi ( le décalogue). Mais comme aujourd’hui on ne sait même pas si la sortie d’Egypte a réellement eut lieu... Bon Esdras, lui, on sait qu’il a existé. On sait qu’à Babylone tout a été consigné. En plus la Loi juive, la Halakah c’est super foisonnant ! Je dirai qu’une loi aussi foisonnante a dû être bâtie progressivement au cours des siècles. En plus il y a le Talmud qui introduit des recommandations à tout va. Moi je ne suis pas orthodoxe alors la Loi...
  25. C’est vraiment bien dit ça, je n’avais pas la formule à l’esprit : la question n’est pas le contenu, c’est l’usage social. Nous percevons bien, intuitivement, que certaines théories, dont celle de l’evolution, portent en elles de redoutables conséquences sociales. Mais il n’est pas facile de détecter les dangers de ces théories. Le premier réflexe est d’attaquer le contenu, mais le contenu est bien bétonné par les scientifiques. Ce n’est pas dans le contenu qu’on peut détecter le virus que véhiculent ces théories. Tant que les scientifiques décrivent ils disent vrai. C’est lorsqu’ils versent dans l’explication qu’ils introduisent le virus. Mais il est parfois très difficile de discerner la description de l’explication. Et je dois rendre justice aux scientifiques de base : ils n’ont pas conscience eux mêmes de leur dérapage. Je répète : en général les scientifiques ne pensent pas ( sous entendu : ne réfléchissent pas sur leur propre savoir) La théorie de l'évolution dans un premier temps m’a séduite, et elle continue de me séduire. Mais j’en constate les usages sociaux passés et actuels et là je me dis : qu’est ce qui ne va pas dans la formulation de cette théorie ? Je ne peux pas en effet passer sous silence la manière dont certains régimes totalitaires ont utilisé cette théorie. Je ne peux pas passer sous silence la manière dont cette théorie est utilisée dans le libéralisme. Partout transpire les attendus de cette théorie. Toujours pour justifier le statut des classes dirigeantes ! En soi si cette théorie n’avait pour objectif que de décrire le passage d’une espèce à une autre tout le monde se foutrait de cette théorie ! Mais dès lors qu’on peut l’utiliser pour justifier l’ordre social existant bien sûr que sa vérité devient un enjeu. Mais passer de l’intuition que cette théorie a quelque chose de dangereux à l'élucidation de la raison qui conduit aux dérapages idéologiques de cette théorie n’est pas si simple. Je commence à distinguer les éléments idéologiques de cette théorie. J’en parlerai plus tard.
×