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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. J’espère que vous êtes une femme courageuse et logique avec vous-même. J'espère que vous dites tous les jours à vos enfants que vous ne les aimez pas.
  2. Non, refuser le droit du sol ne signifie pas ne reconnaître que le droit du sang. Cela signifie que le droit d'acquérir la nationalité passera par d’autres conditions que le droit du sol. Par exemple l'individu dont il sera considéré que, bien d’origine étrangère, il apporte un plus sensible au pays, pourra prétendre à acquérir la nationalité. S’il s'intègre, s’il a un savoir utile au pays, ou encore s’il n’a qu’une force de travail certes brute mais qui fait défaut au pays il pourra prétendre à acquérir la nationalité.
  3. Non vous n’y êtes pas. Vous êtes trop obsédé par votre désir de détruire un ennemi. Comme je l’écris en philo vous n’existez qu’en détruisant au préalable l’autre , en l’occurrence l’autre haï par vous c’est le gauchiste. À chacun son obsession. Mais c'est une digression. Déchoir de sa nationalité un monstre, je parle là d’un monstre qui n’a qu’une seule nationalité, c’est exclure de la communauté quelqu’un qui pourtant est issu de la communauté. En fait vous n'avez pas le sens communautaire. Ce en quoi vous êtes très actuel ( en France). Là où l’esprit de la communauté prévaut le monstre n’est pas exclu. Il peut être condamné à mort mais il n’est pas exclu. Quan un individu prend le parti de détruire sa communauté ou vous l'excluez, si tel est son souhait ou vous le condamnez à mort ou vous l’emprisonnez ( s’il ne souhaite pas être exclu). Un chinois condamnera à mort celui qui, dans son peuple, prend partie contre son peuple, mais il ne prononcera pas une déchéance de nationalité. Mais après tout vous n’êtes qu’un occidental.
  4. Il y a, au moins, deux attitudes par lesquelles il est possible de différencier les personnes. Il y a celles dont les déterminations partent de l’intérieur, qui agissent en ayant pour référence des désirs, des croyances, des buts qu’elles ressentent issues d’une intériorité propre. Celles-ci engagent ensuite des actions qui les obligent à tenir compte de l’extérieur. Sans doute y-a-t-il alors va et vient entre les déterminations intérieures et les contraintes extérieures. Mais l'intention est de réaliser des projets élaborés principalement à partir de matériaux fournis par un autre monde que le monde extérieur. Ceux-là ont une Histoire, elles s’appuient sur L’Histoire, elles se déterminent en continuant à écrire l’Histoire telle qu’elles la perçoivent, telle qu’elles l’ont reçue en elles. Ces personnes alors émergent dans le monde réel comme le grain de blé émerge de la terre, brise la couche superficielle de celle-ci et s’affirme au monde dans le seul but de réaliser et de continuer l’Histoire. Ces personnes-là sont en outre animées par le désir de transmettre. Elles sont un passage entre deux moments de l’Histoire. Le danger qu’elles peuvent représenter c’est leur éventuelle volonté de faire de leur histoire, l’Histoire universelle. C’est par exemple l’attitude de l’adulte qui nie le droit pour l’adolescent d’écrire l’histoire selon son propre ressenti. C’est aussi l’attitude du philosophe rationaliste français ou du fondamentaliste religieux qui pensent que leur histoire est l’Histoire. C’est l’attitude du régionaliste qui pense que son histoire locale est l’Histoire. Il y a face à ces personnes celles qui anéantissent l’Histoire, la leur d’abord, celles dont le ressort, les conditions de réalisation de leur propre projet, s’appuient sur la négation de l’autre, dans son histoire. Ceux-là attendent que le grain de blé émerge sous la puissance d’une détermination intérieure pour le piétiner, et c’est dans la satisfaction d’avoir piétiné l'émergence d’une affirmation vitale naissante, mais fondée sur une Histoire, qu’elles trouvent leur propre énergie vitale. C’est la tabula rasa. La volonté de tout reconstruire à partir d’un néant, un néant qui ne cesse de dévorer l’histoire. Dans le cadre de cette néantisation alors ces personnes s’affirment non pas comme des transmetteurs mais comme des dieux nouveaux créateurs d’un nouveau monde. Celles-là s’affirment dans le regard de l’autre et non dans le regard des ancêtres. L’autre dans son regard sur elles est l’enjeu. Le but est d’agir en l’autre afin d'y écrire une nouvelle histoire. Il leur faut saccager l’Histoire de l’autre et dévaloriser les ancêtres en en faisant des sauvages ignares, lâches et bestiaux pour pouvoir écrire en l’autre, définitivement convaincu de l'imbécillité de ses ancêtres, la nouvelle histoire. La leur, celle qu’elles inventent. L’universel pour ces personnes c’est leur Moi.
  5. Heidegger indique une compréhension possible. Ma mère voyait le monde disparaître, y compris celui des humains. Le monde disparaissait. Le monde disparaissait sous l’action du néant, qui n’anéantissait pas le monde, mais qui l’expulsait. L’action du néant est d’expulser...Le néant en expulsant le monde du champ de conscience de ma mère imprimait sa marque de feu dans la chair même du mental de ma mère : l’angoisse. Ma mère brûlait comme sur un bûcher sous cette marque infernale. Ma mère éprouvait le néant. Ma mère me transmettait sa douleur, elle était en train de me remettre entre les mains son éternelle souffrance. Et le témoignage de la réalité du Néant. Elle me disait : toi Anna, toi seule a les moyens de vaincre le Néant.
  6. Il m’est venu comme interprétation possible celle qu'aurait fourni la psychologie vulgaire : ma mère se voit mourir, elle projette sur le monde et l’humanité le sentiment qu’elle a de sa propre mort. J’ai toujours été conscient que ce type d'explication était imbécile, d’autant plus imbécile qu’elle était tirée du fatras simpliste de considérations freudiennes. Mais alors que voulait dire Irène ? Qu’elle fût en train de mourir créait les conditions de l'émergence de son angoisse, mais conditions n’est pas cause. Il me semblait qu’elle m’avait transmis quelque chose de réel, qu’elle avait perçu une réalité. Mais quelle réalité ? L’intuition que le monde allait réellement disparaître ? Je n’ai jamais adhéré à cette possibilité. Mais alors s’il ne s'agissait pas d’une simple projection, s’il ne s’agissait pas d’une réalité matérielle, de quoi s’agissait- il ?
  7. Qui doit-on blâmer ? Bonne question. En plus je ne me sens pas responsable. Ah si quand même j’ai radicalement changé certains aspects de ma consommation. J’aimais consommer de la viande mais quand je fus informée des dégâts immenses provoqués par les modes actuels d'élevage, j’ai quasiment arrêté d’en manger. En plus j’ai des enfants et des petits-enfants. Je sens que je suis la coupable idéale de ne pas me sentir coupable. Lapidez-moi avec des graines de tournesol j’adore en consommer.
  8. Les réflexions de Heidegger à propos de l’angoisse-tonalité, celle qui nous emporte sans qu’il soit possible de l’arrimer à une cause, la plus violente des angoisses donc, me font penser à un événement ancien, il y près de quarante ans, auquel je pense souvent sans parvenir à bien élucider ce que cet événement signifiait. J’étais près de ma mère, à l’hôpital Saint Louis, dans une salle commune où beaucoup de personnes, tout comme ma mère, n’en avaient plus pour longtemps. Irène était allongée là, brave toujours, son corps sous son drap n’était plus que peau et os, elle tenait. Soudain elle tenta de se redresser sans y parvenir, me saisit la main, son regard envoyait des lueurs intenses , j’étais impressionnée. Elle me dit alors, rapidement, comme si elle était éminemment pressée : « Anna le monde va disparaître, l’humanité est un échec, Dieu n’existe pas ». Je sentis sa souffrance, terrible, violente. Je fus ébranlée, consciente qu’il m’était impossible de trouver des mots propres à adoucir la douleur d’une femme qui avait vécu des violences inouïes pendant la guerre, puis encore après. Mes frères est sœurs arrivèrent à ce moment là, ma mère changea du tout au tout, redevenue sereine avec eux, allant même quelques temps après à leur parler de sa foi en Dieu. Je me suis reculée... Comme d'habitude ma mère me transmettait des sentiments qu’elle cachait à tous, à tous ceux, membres de la famille qu’elle jugeait incapables de supporter le pire. J’étais son Héritière. Mais je m’interrogeai sur le sens de cet héritage-là, qu’avait voulu me transmettre ma mère ? Je voulus en parler à mes frères et sœurs mais ils nièrent farouchement que notre mère ait pu dire cela. Ainsi je gardais cet héritage pour moi. Les analyses d’Heidegger, 40 ans plus tard, jettent une lumière sur cet héritage non encore ouvert. Voyons voir.
  9. Si vous pouvez aller plus loin que Heidegger je prends. Aurez-vous la générosité de passer à l’action et de nous dire ce qu’est l’angoisse, ce qu’elle révèle etc. Aurez-vous surtout l’humilité de prendre ainsi le risque, devant tous, de tâtonner, d'hésiter, voire de vous tromper dans votre expression ? Vous jugez la pensée de l’autre sans même avoir la générosité de la comprendre, sans même prendre le temps de la comprendre. Si pour vous, seul compte la négation de l’autre, pourquoi intervenir ? Pour exister? C’est infantile.
  10. Alors vous n’avez pas lu ou vous avez survolé comme un papillon survole les fleurs généreuses avec lui les textes de vos correspondants. Vous auriez vu que plusieurs personnes ont parlé de guérison, et même d’optimisme. Vous avez encore du chemin à tracer avant de commencer à apercevoir, imprimées dans les textes qui vous sont offerts, les traces d’un Nietzsche.
  11. Le « rien » du : pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien, le « rien » est « la condition préalable qui rend possible la manifestation d’un étant en général ». C’est même une condition a priori. Ici Heidegger va loin : le Rien est premier et rend possible le dévoilement du monde en général. Il faut faire attention de ne pas rapprocher cette affirmation d’une théorie quelconque scientifique ou religieuse qui affirmerait qu’avant que le monde soit il n’y avait Rien. Ce dont parle ici Heidegger c’est d’une expérience mentale. Ce qui l'intéresse c’est l'expérience mentale. Et dans cette expérience mentale le rien est toujours là, toujours agissant, le rien toujours néantit. Pour comprendre Heidegger il est nécessaire de se soumettre à l’expérience mentale de l’angoisse ( celle qui « apparaît », sans cause ), ou plutôt il est nécessaire de se souvenir de nos plus intenses expériences de l’angoisse, ou de se souvenir de cette expérience vécue par des proches, ou encore, si nous sommes en proie actuellement à cette angoisse, de tenter d’en prendre conscience avec le plus d’acuité possible.
  12. Le néantir en repoussant, en expulsant l’étant ( le monde ) révèle l'étant au Dasein justement grâce à son mouvement d’expulsion, qui le sépare du Dasein. Le Dasein reste alors suspendu dans le néant, face à l'étant, qui se séparant de lui, en raison du néantir du néant ( en raison de l’expulsion subie par l’étant), se révèle en tant qu’étant ( je ne suis plus retenu dans l'étant, lequel glisse et disparaît, je me tiens désormais hors de l’étant, et grâce à cela je peux dire : il y a de l'étant et non pas Rien. Ainsi Heidegger rejoint la réflexion de Leibniz, qui constate qu’il y a quelque chose et non pas Rien.
  13. « Dans l’angoisse il y a un mouvement de recul devant... ». Ce mouvement de recul c’est celui de l'étant, celui du monde. L'étant progressivement glisse, disparaît, il s’engloutit, mais il ne disparaît pas au motif que le néant l’anéantirait ou au motif que le néant le nierait. Il disparaît au motif que le néant a une action répulsive. Le néant « répulse », il expulse. « Cette expulsion totalement répulsante, qui renvoie à l’étant en train de glisser ( en train de disparaître), c’est elle dont le néant obsède le Dasein dans l’angoisse » Cette action de répulsion-expulsion Heidegger l’appelle le : néantissement. Le néantissement est l’essence du néant. Le néant néantit, son action est : néantir.
  14. « Le néant se dévoile dans l’angoisse, mais non point comme un étant » ( c’est-à-dire non point comme un objet). « L’angoisse ce n’est pas l’acte de concevoir le néant » Ici Heidegger souligne que, de manière générale, dans ou par le sentiment-tonalité, une « réalité métaphysique » se dévoile. Mais ce dévoilement n’ouvre pas la possibilité de concevoir cette réalité. Ce que pourtant nous tentons de faire, mais en vain. Dévoilement n’est pas conception. C’est comme si, étant au milieu de l'océan, je prenais soudain conscience de la présence de l'océan par la sensation de la pression de l’eau sur moi. L'océan écrit alors une Histoire en moi ( historial) histoire faite par l’exercice de cette pression sur moi. L'océan ainsi se révèle à moi dans son ensemble, mais pour autant je ne peux pas le concevoir dans son ensemble, conception qui, pour être possible, m’obligerait à sortir de l'océan pour pouvoir le concevoir ( et non plus le sentir ou le ressentir) dans son ensemble. On peut se demander alors ce qu’apporte de « plus » Heidegger. Ce que qu’apporte de plus Heidegger c’est l’affirmation que des réalités métaphysiques existent bien, qu’elles ne sont pas purs produits de la volonté humaine ou de l’imagination humaine. Le monde dans son ensemble existe bien, l’Etre existe bien, indépendamment de l’homme, indépendamment de l’existence de l’homme. Il réhabilite dans une certaine mesure la métaphysique, dans une certaine mesure seulement car il semble que les seules entités métaphysiques qu’il retienne ce soit l’Etre et le Néant ( le monde, dans son ensemble, servant de travail préparatoire pratique).
  15. Ce que vous soulevez-là c’est le drame de l’indécision . À être trop indécis nous finissons par être écrabouillés ! Il hésite !
  16. Quant à l'évolution, si ce mot signifie seulement : transformation d’une espèce en une autre, pourquoi ne pas envisager cette hypothèse? La difficulté lorsqu’on aborde ce sujet c’est que déferle alors un train d'idéologies non dites. En effet le mot évolution est aussi pris dans le sens : progression, progrès, marche vers un mieux, un plus, toutes notions qui ne sont plus objectives et qui sont pourtant niées comme étant subjectives par les « scientifiques ». C’est justement parce que les « scientifiques » ne le sont plus ( ne sont plus scientifiques) que ce sujet est difficile à traiter. Se contenter de dire : j’appelle évolution l'hypothèse selon laquelle les espèces dérivent les unes des autres permettrait d’épurer les débats de toute intention idéologique. C’est parce que le « scientifique » a dans la tête la notion de progrès, de mieux, quand il emploie le mot évolution, qu’il en vient à utiliser des mots comme : sélection, adaptation...Il humanise du coup tous ses propos, il les humanise à partir de valeurs émotionnelles prises à son époque, à son environnement social propre. Du coup le débat devient impossible. Car pour cet homme il faut que la théorie de l'évolution soit absolument vraie pour se sentir sécurisé dans son adhésion aux valeurs sociales actuelles. On a beau lui dire que le « absolument vrai » n’est pas scientifique, il ne peut rien entendre tant il est dominé par l’émotion. Pour le petit homme celui-ci naît alors que son cerveau est encore en formation. Cela peut « expliquer » que, bien qu’apparu hors du ventre de sa mère, il doit encore apprendre des gestes essentiels à sa survie.
  17. L’angoisse dévoile le néant. Heidegger pose la question : qu’en est- il du néant ? « Ce qui s’impose c’est de parachever la métamorphose de l'être humain en son Da-sein ». Là nous retombons sur la difficulté de comprendre le Dasein. Le être-là. Il me semble que Heidegger veut épurer l’homme de toute subjectivité. Le Dasein pourrait être l’homme en soi, où l’homme tel qu’il est en tous, parfois Heidegger rapproche le dasein du « on » impersonnel. Il ne s’agit pas du « toi », du « moi » du « nous » écrit- il, il s’agit du « on ». Du « on » impersonnel. Dans l'angoisse, écrit-il « on » est oppressé. Ce n’est pas toi, pas moi, pas nous qui sommes oppressés, c’est on. Le Dasein est un mot qui vise à vider l’être de toute subjectivité. Dans le « on » nous retrouvons du coup une certaine objectivité. Il me vient cette image, le Dasein pourrait être l’ombre portée de chaque être humain sous le soleil de l’existence. Une ombre qui permettrait de se débarrasser de toutes les singularités humaines pour atteindre une certaine objectivité. C’est l’impersonnel de l’humain que vise Heidegger.
  18. Je ne vis plus dans l’état de minorité. Je suis devenue une grande fille. Quand, pour essayer encore d’exister, il faut pratiquer la mauvaise foi. Dur, dur d’échapper au néant qui s’avance. Mourir est difficile.
  19. C’est parce que vous ne comprenez pas le sens que je donne à « heureux », c’est pour cela que j’ai mis le mot entre guillemets, pour que vous compreniez. En revanche @maddy a été plus didactique que moi avec vous. Lisez bien son post et vous comprendrez.
  20. Tout dépend de votre état d’esprit. La personne « heureuse », y verra une marche vers la lumière. Une personne « malheureuse » y verra la fermeture des battants avant l’enfermement dans une intériorité vide.
  21. @maddyet vous, vous dynamisez l’image, au lieu d’en rester à une vision statique. Dans ce mouvement la personne en silhouette s’apprête à passer d’un lieu « intérieur », froid, glacé, fermé, vers un monde lumineux. Les deux énormes battants qui s'écartent laissent passer une lumière vive qui vient même éclairer le lieu glacé de l’intériorité. Passage d’un lieu fermé et désespérant vers un lieu illuminé.
  22. La tonalité affective qui nous met en présence du néant est l’angoisse. Mais l’angoisse n’est pas l’angoisse de quelque chose, ce n’est pas la peur de quelque chose, ce n’est pas l’anxiété devant quelque chose L’angoisse est toujours angoisse devant... mais non point devant ceci ou cela écrit Heidegger. Il n’y a pas de détermination possible. L’angoisse devant la mort par exemple est une angoisse reliée à notre représentation de la mort. Ce n’est pas de cette angoisse-là que parle Heidegger. L’angoisse dont il parle ne peut être reliée à rien. En cela Heidegger précise ce qu’il entend par tonalité affective. Il s’agit d’un type de sentiment que nous ne pouvons relier à rien. L’ennui fait partie de ce type de sentiment. En revanche je m’aperçois que la surprise mentionnée comme tonalité-affective par Hannah Arendt ne peut pas être une tonalité affective. Nous sommes toujours surpris par quelque chose. Idem pour l’émerveillement, nous sommes toujours émerveillés devant quelque chose. Et même Heidegger se plante quand il dit que la joie est une tonalité affective surtout quand il dit que cette joie est provoquée par la présence de l’être aimé. La joie peut alors être reliée à quelque chose ou à quelqu'un. Il n’en est pas de même de l’ennui, de l’atonie, de la mélancolie, etc. Dans l’angoisse l’étant ( le monde des choses et des êtres) recule, « glisse » tant et si bien qu’il ne nous reste plus rien comme appui, il ne reste rien à quoi se tenir (au contraire par exemple de la peur devant la mort, car dans une telle peur on peut encore se tenir à notre représentation de la mort). « Il ne nous reste rien comme appui ». Dans le glissement de l’étant, dans la disparition lente de toutes choses à quoi s’arrimer, il ne reste rien et il ne nous survient que ce « rien » : l’angoisse révèle le néant.
  23. Oui aussi. J’ai l’impression que deux battants s’ouvrent, que la lumière s’introduit à l’intérieur d’une sorte de prison glacée. Dehors c’est la liberté. La personne qui est là s’apprête à sortir. Cette image me fait penser au Labyrinthe ( le livre et le film).
  24. En premier plan je vois le monde intérieur, la subjectivité, le monde de l’ intimité. Mais ici ce monde est austère, froid, glacé et même désert. Par-delà les deux battants, il y a le monde extérieur, il paraît lumineux, séduisant. D’un côté il y a la sécurité et un espace probablement délimité, qui semble offrir une protection contre l’extérieur. De l’autre côté il y a un appel à la découverte. Mais aussi le risque de devoir affronter l’inconnu. L’homme se trouve entre les deux mondes. Je ne le vois pas indécis, je le vois faisant l’interface entre les deux mondes. Il est le point où se joignent les deux mondes.
  25. Alain dirait-il la Vérité ? Est-ce un nouveau prophète ? Le prophète de la Vérité?
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