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Tout ce qui a été posté par Annalevine
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Le temps de réaction - Dire qu'on a été victime
Annalevine a répondu à un(e) sujet de January dans Société
Combien d’enfants ne pourront jamais parler car jamais ils ne se souviendront. Toute leur vie ils seront poursuivis par des maladies psychiques voire physiques sans que personne n’en comprennent la cause. J’ai vu les mères ne rien dire à ceux qui abusaient. Les mères se taisent. Les femmes se taisent. Il y a une entente entre les pères et les mères pour immoler l’enfant. -
Le temps de réaction - Dire qu'on a été victime
Annalevine a répondu à un(e) sujet de January dans Société
Le titre même : dire qu’on a été victime, en dit long sur la culture ambiante.Victime. Tout l’ambiguïté de ce mot. Dans un autre domaine de plus en plus de juifs avertissent : ne nous constituons pas en victimes. Être victime revient à stigmatiser un bourreau. Or un bourreau sommeille en tous, et le bourreau attend que revienne le temps où il refera de son ancienne victime, à nouveau sa victime. Néanmoins l’enfant qui refuse le statut de victime voit s’ouvrir devant lui deux voies : le suicide ou la violence. J’ai choisi la violence, après avoir tenté le suicide. Ma nièce a choisi le suicide. J’ai choisi une certaine forme de violence, la violence des mots. -
Ainsi ce serait cela ? L’histoire à écrire ? L´histoire d’une enfance vécue dans la violence ? Mais alors pourquoi cette histoire contient-elle celle de la mère, celle de la grand-mère ? Pourquoi ces deux femmes sont là ? Mortes depuis si longtemps. Pourquoi viennent-elles frapper à la porte de ma conscience ? Pourquoi veulent elles s’emparer de moi ? Elles veulent armer mon poing du glaive de la vengeance. Quand je pense à la mère elle vient pleurer en moi.
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Le temps de réaction - Dire qu'on a été victime
Annalevine a répondu à un(e) sujet de January dans Société
Il y a deux problèmes à surmonter pour l’enfant qui a expérimenté des agressions sexuelles. Je dis « experimenter » plutôt que « subir » car je refuse le statut de victime que les gens dits « gentils » affectent à ces enfants. Le premier problème ce peut être l’oubli. L’enfant efface l’agression de sa mémoire. Il lui reste le souvenir de quelque chose qui sans cesse reviendra le hanter. Il a fallu que j’écoute des psy qui aient un réel amour pour de tels enfants pour comprendre. Le deuxième problème c’est le sentiment que l’enfant a participé lui même, à un moment, à l’agression. Dans une sorte de dédoublement. Cela arrive quand l’agresseur utilise des techniques préalables de séduction. Là encore il a fallu que j’écoute des psy qui aient un réel amour pour de tels enfants pour comprendre. Car ce que l’enfant découvre, en avançant dans la vie, c’est que les adultes jouissent tous, même les compassionnels de la fracture de l’enfant. Il est affronté à une violence qui plonge dans des mythes que je n’ai toujours pas réussi à élucider. Même January sans s’en rendre compte participe à cette immolation quand elle dit qu’elle va parler au nom de tels enfants. C’est elle qui va parler pas l’enfant. Il est possible que notre civilisation au préalable repose sur le meurtre de l’enfant mâle voire femelle. Le mythe d’Isaac ou d’Ismael. Seul l’enfant peut parler. Mais encore à notre époque devant le fatras psy déversé, devant l’instrumentalisation observée, l’enfant encore, toujours, ne parle pas. Ne peut toujours pas parler. Aussi je vais parler ici conscient(e) que je vais réunir sur moi toutes les pulsions les plus violentes. Pour avancer il faudra que je ne vous lise pas. -
Il y a des puissances ( ou une puissance ) qui me déterminent. Elles me déterminent parce que je leur fais confiance. Je suis sans cesse attentive au « vouloir » de ces puissances. Quand je sens ( sentiment ) qu’il est nécessaire que j’arrête de consacrer tout mon temps libre à la transmission de savoirs, ce sentiment, je le suis et j’arrête. Même si et arrêt me plonge temporairement dans l’angoisse. Cela signifie que je donne au sentiment la fonction de guide. Ce n’est pas la raison mon guide, c’est le sentiment. Je tiens là l’essentiel de ma différence. Ce que la puissance attend c’est que je me donne désormais à la transmission d’une histoire. Je ne sais pas encore de quelle histoire il s’agit.
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Non vous ne m'avez pas perdue, mais je manque de temps. Je reviendrai, ça m’intéresse de poursuivre dans cette recherche. (même si je ne sais pas trop où elle conduit)
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Grace à la réflexion sur le son, il apparait donc que si le son n'existe pas dans la nature, bien sûr l’image non plus. Quand j'y pense c'est tout de même impressionnant de penser que ni le son ni l'image n'existent dans la nature. Qu'il s'agit d’apparitions qui n'apparaissent que lorsque je suis dans un état conscient, état qui selon Dehaene, correspond à un embrasement neuronal (j'aime cette image poétique). Donc résumons. Nos sens sont stimulés par des vibrations, ondes, particules... puis le cerveau travaille tout cela, et à la faveur d'un embrasement neuronal (conscience) le son ou l'image apparait. Apparition. Phénoménologie. Bibliothèque de livres philosophiques qui s'enlisent. Soyons tel le laboureur, restons accrochés à la terre. Apparaissent le son,l'image. Le son, l’image existent. Non ? Si. Donc ce sont des étants dirait Heidegger. Mais ces étants sont où ? Il doit y avoir une erreur quelque part. L'erreur est peut être de se dire qu'il y a des étants tels les particules, et des étants tels les images. Car les particules ou les ondes sont-elles des étants ? Il est possible que ce soient des créations conceptuelles, des produits de l'entendement. Donc j'ai d'un côté les perceptions qui apparaissent dans l’embrasement neuronal, et les concepts produits par l’entendement (qui apparaissent aussi dans un embrasement neuronal). Mais alors le réel, c'est quoi ? Si les sons et images ne sont pas dans la nature, si les ondes et les particules sont des produits de l'entendement, c'est quoi le réel ?
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Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
J'ai écrit ça ? ! Je ne m'en souviens plus ! Je devais être possédée par un succube ce jour-là. -
Il y a sur l’internet un article facile à comprendre sur le son d’Alain Boudet ( docteur en sciences physiques). Le son tel que nous le ressentons n’existe pas dans la nature. Ce qui existe ce sont des ondes, des vibrations de l’air ( si le milieu est l’air). Il n’y a pas comme nous l’imaginons et une onde et le son. Non il n’y a pas le son. Si je note cette remarque c’est que, employer l’image pour illustrer certain raisonnement est impossible tant nous sommes sûrs que l’image dont nous avons conscience existe réellement dans la nature. Par exemple untel va demander : est ce que l’arbre que je vois est toujours là quand je ne suis plus là pour le voir ? S’en suivent des discussions sans fin. Non seulement l’arbre n’est pas là quand je tourne le dos mais il n’est pas même là quand je le vois. Bon je m’amuse au paradoxe. En prenant pour hypothèse que les représentations des physiciens correspondent à une réalité, le son n’existe pas dans la nature, il n’existe que des ondes. De même l’image n’existe pas dans la nature il n’existe que des ondes aussi ou des particules ( selon le modèle retenu). Boudet nous explique que c’est après traitement par le cerveau des phénomènes vibratoires ou corpusculaires que nous formons les sensations de son et d’image ( lorsque nous sommes en état de conscience). Donc les images que nous formons du monde n’existent pas dans la nature. Ce qui pose à nouveau la question : mais où apparaissent les images et les sons ? Le cerveau construit les images et les sons certes mais ils les projettent où ? Puisque quand nous observons le cerveau nous n’observons pas les dites images, et quand nous l’écoutons, le cerveau, c’est pire encore : on n’entend rien.
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Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
L’intérêt du forum comme lieu théâtral est que vous pouvez exiger de votre interlocuteur qu’il vous obéisse, tout comme lui où elle peut n’en faire qu’à sa guise. L’autorité peut y être exprimée, mais rester sans effet. Vous instrumentalisez les organes féminins mais vous refusez que j’instrumentalise les organes masculins. Vous refusez la réciprocité. Tout est possible sur une scène théâtrale. Mais du coup il devient manifeste que vous adoptez vis à vis de moi, dans ma tonalité masculine, l’attitude du colonisé face au colon. Je comprends pourquoi vous faites ce réquisitoire historique contre les hommes. La stratégie française de résolution des conflits est invariable. Prendre le statut de victime, après un bref rappel historique, acquérir ainsi une légitimité morale, puis partir à l’attaque. Ce n’est pas une méthode inefficace d’ailleurs, elle s’impose même souvent pour amorcer une contre-offensive, mais elle a ses limites si cette méthode n’ouvre pas sur d’autres comportements. En effet la victimisation enchaîne la victime à son oppresseur. La victime ne peut plus exister que dans le rapport avec le bourreau, le colonisé ne peut plus exister que dans le rapport avec le colon. Le colonisé s’enfonce dans une revendication éternelle qui l’enchaine à son colon ou à son ancien colon. Il est nécessaire que les femmes parviennent à s’arracher de ce rapport exclusif avec les hommes en sortant des éternels sujets réservés aux femmes : amour, sexe, éducation, etc. Il est nécessaire qu’elles investissent elles-mêmes sans demander l’autorisation aux hommes, sans les solliciter, sans même leur demander une aide ni une approbation, tout le champ des intérêts sociaux y compris les champs politiques, scientifiques, philosophiques, artistiques etc. Il est nécessaire qu’elles sortent du rapport genré avec l’autre, qu’elles se hissent hors du sexe, de l’amour, de la séduction, de la procréation, de la victimisation, de la revendication etc. non pour renoncer à ces domaines de pensée et d’action mais pour partir à la conquête de tous les domaines de la vie sociale, même des domaines jusque là réservés aux hommes. Je remarque sur le forum que les femmes n’interviennent presqu’exclusivement que sur des sujets où elles n’existent que dans leur genre. Faits divers sexuels, faits divers de violence homme femme, sexe, drague, rapports éducatifs, santé, bouffe, mode... ok. Mais pourquoi sont-elles incapables d’aller au delà de leur fonction femme ou femelle, ou mère, pourquoi ne partent-elles pas dans des développements, dans des créations scientifiques, philosophiques, politiques, artistiques, etc. ? -
Le mépris reste en définitive une sorte de défense quand je l’emploie. Il exprime une difficulté à prendre de la distance. Je me rends compte aussi que ce ne sont pas les idées qui séparent, ce sont essentiellement les expériences différentes. Ce qui sépare aussi, plus que les idées, ce sont les références culturelles. Pas seulement celles du passé mais aussi celles que chacun construit. Il est possible d’initier de nouvelles lignes culturelles. Ma capacité à penser que la transmission porte essentiellement sur les valeurs et non sur les gènes est une innovation culturelle. Qui rompt avec le fameux état de nature de Kant, état de nature qui porte le plus grand nombre à assurer la seule transmission des gènes. Il reste comme réponse à la question initiale : que faire ? : Transmettre. Mais il ne s’agit pas me concernant de la transmission de savoirs. Il s’agit d’autre chose. Probablement de la transmission d’une histoire.
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Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
@Léna-Postrof Vous m'avez répondu sur mes réponses immédiates, mais je n'ai pas fini de vous répondre, de répondre à votre premier texte. Or votre texte, le premier, est très dense. Je veux y répondre, y répondre me permet de construire ma pensée. Je réponds donc à ce paragraphe : "Le corps de la Femme trouve toujours un aspect fonctionnel, pratique, pour des hommes. Il n'existe que rapport à l'autre. Le vagin qui donne du plaisir (aux hommes), les courbes et le corps doux pour être admirées et recevoir les caresses (des hommes), l'utérus qui fabrique les enfants, le sein qui allaite le nouveau-né. Le patriarcat glorifie les femmes dans certaines fonctions (éloge de la mère allaitante et au foyer, gardienne des traditions), quand elle est au service. Vous constaterez aussi qu'au dehors de ces fonctions, quant à la biologie féminine, tout est renvoyé au gluant et au flasque. La menstruation a été présentée par les religions, comme quelque chose de sale, d'impure, hérité du péché originel, connotée donc négativement. Cela nous est resté." Là vous vous mettez à la place des hommes, vous pensez que, pour les hommes, dans la mesure où vous parvenez à vous identifier à eux, la femme a pour fonction de lui donner plaisir et tendresse. Notons que cela ne signifie pas que vous êtes cela en absolu (une source de plaisir et de tendresse). Vous partez du principe que les hommes dominent le monde, le dominent mal sans doute, mais vous partez tout de même du principe que l'homme est le roi, même s'il est un mauvais roi, vous pensez qu'il détermine ce que vous êtes. Attention Léna, sortez de votre condition de femme n'existant que dans le désir de l'homme, devenez royale, telle les reines d’Angleterre ou de Russie. Votre vagin donne le plaisir, vos courbes évoquent la tendresse. Oui. Si je m'incarne dans ma tonalité homme, oui. Votre vagin évoque l’étreinte circulaire autour de ma verge, et cette étreinte, je l’aime lorsque je deviens masculin. Oui, vos courbes je veux les suivre avec mes lèvres ou avec mes mains et rêver à la tendresse de la mère, jadis. Oui. Mais vous n'êtes telle que dans des moments seulement. Et ces moments si je vous les prends est-ce coupable ? Je ne crois pas. Si je veux que votre vagin enserre ma verge, si je veux que vos seins guident ma main, pourriez-vous m'en tenir grief ? Vous pourriez aussi, dans une amoureuse réciprocité, construire vos propres associations, saisir ma verge comme vous l'entendez, m'enfourcher aussi comme vous l'entendez, ou me présenter votre vagin comme vous l’entendez. Quand il y a réciprocité, y a t il culpabilité de l'homme ? Hors de l'état amoureux est-ce que le corps de la femme n'est que gluant, flasque ou sang (les règles) ? Je ne vous suis pas sur ce terrain. J'ai vécu quelque temps avec une femme qui aimait que je la prenne quand elle avait ses règles. Je n'ai jamais dit non. Et j'ai toujours été troublé de voir son sang inonder ma verge. Je n'y voyais pas un sang issu de mon agression ! j'y voyais un écoulement volontaire. Elle me noyait dans son sang. J'ai aimé. Elle a aimé. Aucune dévalorisation des règles. -
Peut-on faire ce que l'on veut "en philosophie" ?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Marzhin dans Philosophie
Oui on peut faire ce que l’on veut en philosophie et vous en êtes la preuve. Quand parlant de l’Etre je m’aperçois que vous ne connaissez même pas le poème de Parmenide que dois-je en penser ? Vous ne savez même pas que le fondateur de l’ontologie c’est lui, Parmenide. Cela signifie que vous n’êtes même pas rentré dans la philosophie de Heidegger par exemple . Alors je me rends compte que vous tentez en autodidacte d’accéder à un discours que vous pensez appartenir aux dominants. Seul un tâcheron solitaire peut ne pas connaître l’initiateur de la philosophie grecque. Il s’agit pour vous de dérober l’arme que ceux qui vous asservissent pour la retourner contre eux. Mais c’est intéressant aussi le forum. L’intérêt pour moi c’est de faire face au sentiment de mépris que vous engendrez en moi. Ce sentiment de mépris fait écho au ressentiment de dominé qui vous étreint. En cela le forum est un théâtre, il est possible d’y vivre ses sentiments asociaux afin de mieux en connaître les ressorts. Le forum comme le théâtre offre la possibilité d’être asocial ( modérément ) ce qui permet de mieux discerner les mouvements obscurs qui animent le social réel. Je pense que ce cycle ressentiment mépris est le couple moteur actuellement à l’œuvre dans notre société. Il est nécessaire de s’extraire de ce cycle. -
Je n’ai pas voulu suivre cette affaire autour du voile, ni l’une de ses conséquences, la manif contre l’islamophobie. Déjà tous ces mots, antisémitisme, racisme, islamophobie sont employés à tort et à travers par les hystériques... qui néanmoins deviennent légion, ce qui signifie que sous le nombre, il faudra un jour que tous se déterminent. Mais là ça envahit tous les écrans maintenant, tv comme pc. Cette exhibition d’une étoile jaune sur une enfant, ce vocabulaire inouï employé par l’extrême gauche pour qualifier les musulmans de « peuple » ça devient hallucinant. Non que l’idée de peuple soit en soi dangereuse, mais quand ce mot est employé par l’extrême gauche nous savons qu’alors ce mot est brandi par elle comme une arme de guerre. Une guerre contre qui ? Car c’est de cela qu’il s’agit quand l’extrême gauche se mobilise. Elle utilise les peuples, peuple de gauche, peuple musulman, peuple des prolétaires, etc. Pour armer son bras vengeur, la soif d’enfoncer son poignard dans la poitrine de l’être honni. Et ce meurtre non pour défendre ces peuples mais pour utiliser la rage sociale de ces peuples pour partir à l’assaut... de qui ? Quel est cet être dont ils veulent la peau, cet être qui engendre chez eux leur extrême ressentiment ? Ce qui est en jeu chez l’extrême gauche ce ne sont ni les travailleurs, ni les musulmans, ni je sais quelle minorité, ce qui est en jeu : le meurtre de cet être qui « soubresaute » de haine leurs boyaux. Qui haïssent-ils à ce point pour aller dans les campagnes exciter tous ceux dont la vie est objectivement difficile ? Pour publier des vidéos éventuellement marxistes qui excitent les haines et les ressentiments sans pour autant proposer des solutions à ceux qu’ils visent à transformer en tigres assoiffés du sang de cet être. Qui est cet être qui cristallise leur haine ?
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Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
@Léna-Postrof Bonjour, Je continue à vous répondre. J'ai failli écrire : "vous m'inspirez" et je l'écris finalement, bien que je vois froncer vos sourcils ! mais je veux croire que je vous inspire aussi. Je réponds à ce paragraphe : "À y réfléchir sans passion, froidement et pour l'image, le corps de la femme enceinte est proche de l'habitat finalement, un habitat tout en domotique avec open bar... au même titre que la poulinière et la chienne. Le "miracle" tient aussi au concours -même rapide- du mâle. Nous aurions pu en faire de même avec les hommes -les y réduire- puisque la reproduction ne saurait se passer de sa participation... mais même pas. Eux avaient droit d'être." Le corps de la femme enceinte...Là vous me donnez votre sentiment. Je suis surprise que vous fassiez référence à la poulinière ou à la chienne. Il y a une intention de dévaloriser cette image. Vous vous révoltez contre quelque chose... Je ne vous connais pas assez pour vous comprendre. Le miracle, je vous sais ironique à ce propos, doit en effet aussi au mâle. En effet les mâles auraient pu aussi être réduits à la fonction reproductive. Je parle ici des mâles des classes populaires voire moyennes de jadis. Ils n'ont pas été "réduits" à cette fonction. N'étaient-ils pas pour autant captifs ? Les mâles ont été transformés le plus souvent en esclaves, en paysans perclus d’impôts, en prolétaires, etc. aux femmes la fonction reproductive, aux mâles la fonction "travail" social. il fallait dégager des surplus pour que les classes supérieures, les chevaliers, aient le loisir de faire la guerre. Vous allez sans doute me répondre : mais les femmes aussi ont dû en plus de leur fonction reproductive devenir des "travailleuses" sociales. Oui. Double peine ? Oui. Mais encore une fois je pense que vous faites un détour par l’histoire pour dénoncer ce qui se passe encore aujourd'hui. Aujourd’hui encore des femmes se retrouvent affectées à la fonction reproductive sans que le mâle, qui a concouru rapidement à cette reproduction, soit finalement rivé lui aussi à cette fonction. Il y a les femmes-mères seules, les femmes-mères abandonnées, les femmes-mères qui doivent cumuler travail et famille. "Eux avaient le droit d"être" doit être ainsi traduit, si je veux tenter de vous comprendre : "Eux ont toujours le droit d'être". Je pense tout de même que les choses changent. Les hommes doivent au moins participer aux frais entretien si je puis dire ! Il est devenu difficile de passer outre le paiement dune pension alimentaire, bien qu'il existe des hommes qui savent se rendre insolvables. Mais c'est un fait que beaucoup d'hommes prennent une distance conséquente avec la charge de l’éducation des enfants (charge qui dévore le temps, ce fameux temps que tant d'hommes ne veulent pas donner). Pourtant beaucoup d'hommes aussi aujourd'hui prennent sur ce point-là leurs responsabilités. C'est la fonction de père qui change progressivement. Il faut du temps pour que les rapports changent, pour que les comportements changent, mais je pense qu'ils changent. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Bonsoir, Votre texte n'est pas homogène si bien qu'il m'est difficile de faire une réponse synthétique. Par ailleurs il est possible que je ne vous comprenne pas toujours. Je n'ai pas l'habitude de répondre en fractionnant le texte de mon interlocutrice (je pense que ce n'est pas la respecter que de découper son texte) mais je pense plus prudent de le faire ici. Je reprends votre premier paragraphe : "Des hommes, puis des femmes, ont trop longtemps réduit les femmes à leurs fonctions reproductives. La Femme doit être une mère, pour être pleinement femme, assertion qui a obligé les femmes pendant de trop longues décennies, qui les a tenues occupées et maintenues captives. Elles tiendraient en leur corps le miracle de la vie." Ce qui m'étonne dans ce texte c'est que les femmes en général sont, pour vous, "réduites". Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire : sont-elles pour vous "réduites" de force ou sont-elles "réduites" uniquement dans l’esprit des "dominants" (des organisateurs, dirigeants, donneurs d'ordre sociaux) ? Il a pu arriver dans l'histoire que les femmes soient en effet parfois contraintes de faire des enfants (situation de guerre notamment) mais je ne crois pas qu'elles aient été en général forcées de ne s'appliquer qu'à leurs fonctions reproductives. Aussi il est possible que vous parliez là d'un conditionnement moral, que, pour vous, ceux qui avaient le pouvoir social ont utilisé leur autorité morale pour réduire les femmes à leurs fonctions reproductives. Ce qui les a rendues captives. Pour ma part j’éprouve toujours quelque gêne à juger l'Histoire passée avec nos valeurs morales d'aujourd'hui. Il a existé des impératifs sociaux de survie du groupe qui ont amené en effet à exercer ces pressions morales. Les femmes ont-elles toujours subi cette autorité morale ou ont-elles accepté cette pression en toute connaissances de cause ? Aujourd'hui nous jugeons le passé avec nos valeurs actuelles de liberté individuelle. La communauté désormais s'efface devant l’épanouissement personnel. Nous ne sacrifions plus notre liberté individuelle à une communauté parce que nous vivons dans un confort et une sécurité qui ne nous obligent plus à faire dépendre notre survie personnelle d’impératifs communautaires. Mais je pense qu'en fait vous ne jugez pas l’Histoire. Vous jugez ce qui, venu de l'Histoire, continue d'opérer aujourd'hui. Je pense que vous vous élevez contre la permanence de pressions voire d'autorités morales exercées sur les femmes au nom de valeurs qui n'ont plus de raison d'être. Et vous vous agacez que des hommes et des femmes tentent toujuors, aujourd'hui, d'exercer ce type de pressions avec des arguments du genre : la femme donne la vie, elle participe au miracle de la vie, et bla bla bla, et bla bla bla, arguments qui idéalisent la maternité pour mieux conditionner les femmes. Sans compter la pression style : une femme n'est femme que lorsqu’elle est devenue mère. Ces pressions existent bien sûr, mais ne pensez-vous pas que les femmes peuvent maintenant subvertir ces manipulations grossières ? que vous pouvez maintenant vous affirmer, en refusant la maternité si vous ne la désirez pas, en refusant d'entrer dans un système de valeurs qui n'a pour but que de vous conduire à enfanter ? Ce que vous voulez c'est être libre de vos décisions. Être mère si telle est votre volonté et non celle d'un groupe de pression quelconque. Ne pas être mère si telle est votre décision sans pour autant en être "punie" en étant socialement dévalorisée. Vous attendez des autres ou vous exigez des autres, ou vous participez des deux, d'avoir droit à affirmer une estime de vous même intacte quelque soit votre décision sur ce sujet. C'est un fait qu'une femme qui n'a pas eu d'enfant est moins "valorisée" qu'une femme qui en a eu. Mais ce problème touche aussi les hommes. Un homme sera plus "valorisé" s'il a eu des enfants que celui qui n'en a pas eu. Donc je ne pense pas qu'il s’agisse de l’enfantement en soi. Vous allez me dire que c'est trop rentrer dans le détail mais je ne crois pas que ce soit un détail. Je pense que si une femme ou un homme adopte un enfant il gagnera l'estime sociale de ceux qui attendent que les unes et les autres aient des enfants. Alors il s'agit de quoi ? Il s'agit de la transmission. De l’exigence de transmission. Vous mêmes vous êtes habitée par cette exigence de transmission. Vous voulez transmettre à votre nièce. Et il faut croire que je fais moi même pression sur vous quand je vous ai écrit : transmettez. Il importe peu d'avoir ou pas des enfants, ce ne sont pas nos gènes que nous voulons transmettre (comme nous l'affirment ces cons de bio machin chouette) ce sont nos valeurs. Transmettez vos valeurs. Il importe peu que vous enfantiez ou pas, il importe peu que vous soyez mère. Transmettez. Quand j'ai arrêté de travailler, je me suis dit : je vais enseigner aux enfants. Et j'ai pensé, peu importe les enfants, enfants de riches ou enfants de pauvres, car tous les enfants sont mes enfants. Tous les enfants perdus sont vos enfants Léna, et si ce sont les filles qui vous touchent le plus alors tous les petites filles sont vos enfants. Ou si ce sont les femmes qui vous touchent transmettez leur votre affection. Et c'est ce que vous faites, et vous faites, je pense, plus que de transmettre votre affection. [Je répondrai plus tard sur le reste de votre texte, j'ai déjà beaucoup écrit là !] -
Non. Mais je suis par moments fatiguée. Vous auriez pu par exemple au moins étudier la fonction du théâtre chez les Grecs, Eschyle, Sophocle...Ou même chez Racine...mais non chez vous aucun travail. Cette croyance que vous avez de détenir un savoir plus vaste que les Grecs, plus vaste que toutes les civilisations réunies de l'humanité passée, uniquement parce que vous savez pisser avec habilité dans une cuvette de wc, je ne peux pas la combattre.
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J’étais plutôt satisfaite hier d’avoir émis comme hypothèse que le cerveau pouvait être moi, que moi et cerveau pouvaient être identiques. Je trouvais ça merveilleux, car cela signifie donc que je suis matière pensante, pas matière qui produit la pensée, mais carrément matière pensante. Quand je parle je suis matière qui parle. La matière ou plutôt la physique- chimie a pris le pouvoir. Elle parle. Et les lois qui l’innervent sont ses lois. Je suis les lois d’organisation de la matière ( enfin de la physique- chimie car il y aura toujours un rigolo pour me dire qu’un champ n’est pas matériel, quand les gens veulent pas comprendre ...). Donc je suis matière et lois qui pensent. Penser est une faculté de la matière que je suis. Du coup je ne suis pas déterminée par la matière puisque je suis la matière qui détermine. Je suis libre. Super libre même. Mais je me suis dit, cette identification je l’ai lue quelque part. Et oui ! Je l’ai lue dans le livre de Gabriel Markus, « je ne suis pas mon cerveau » et cette hypothèse est déjà travaillée depuis un moment par des grosses têtes. Du coup je me suis dit : j’en ai marre. Tout est déjà objet d’hypothèses étudiées par des bataillons de chercheurs qui vont contester toutes les hypothèses jusqu’ à la fin des temps. En plus ils ont raison. Je mourrai donc sans rien savoir.
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Bien sûr que l’arène ( le forum) est un lieu de combat. Blesser réellement ? Blesser oui, bien sûr, mais blesser, voire tuer symboliquement, dans les règles de l’art. Dans le cadre de règles données et acceptées par tous au préalable. Dans les arènes de Saintes, ce qu’il en reste, et c’est étonnant, signifie, toujours aujourd’hui, le sang et la mise à mort des gladiateurs. Autre époque, autres mœurs, mais tous allaient au combat dans le respect des règles de l’art. La violence est là, dans ces arènes, pouvant même aller jusqu’ à la mise à mort, mais elle est socialement sublimée dans des conventions acceptées par tous.
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Il n’est pas possible de rendre indistincte la différence entre théâtre et vie dite réelle, vie dite réelle que je préfère appeler vie matérielle, par opposition à la vie théâtrale que j’appellerai plutôt vie immatérielle. Où est la différence ? La différence c’est la possibilité ou pas de la violence radicale, la violence matérielle. Sur un théâtre vous n’exercez pas de violence radicale. Vous ne le pouvez pas. Sur un forum vous pouvez exercer une violence verbale mais pas une violence physique. Dans la vie matérielle vous pouvez exercer la violence radicale, matérielle, physique. C’est parce que, dans la vie dite réelle, il existe toujours la possibilité de la violence radicale, le meurtre, que tous les acteurs font gaffe. C’est parce que l’Etat a le droit légitime d’exercer la violence que vous gaffe à l’Etat. Même quand l’exercice de la violence n’est pas légitime la violence des gilets jaunes par exemple les acteurs politiques font quand même gaffe. L’ultime arme de celui ou de celle que se voit proche de la destruction c’est la violence. Cette violence sur un théâtre est sublimée dans les mots. Mais la violence même sur la scène d’un théâtre même sur le forum est toujours là.
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Bon mon conjoint m’appelle.Personne ne parviendra à dire ce qu’est l’esprit ! Même pas @lysiev notre lumière dans la nuit, c’est dire !
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Oui mais là on retombe sur des abstractions. Et quand on est dans les abstractions on peut tout dire puisque les mots ne sont plus rattachés à rien. Nous sommes dans la pure littérature. C’est intéressant mais c’est éminemment subjectif. Il s’agit de votre subjectivité. Par exemple si je vous cite : « ma croyance est que la pensée est la mémoire des connaissances acquise dans une volonté de liberté « , il y a de quoi se tordre les neurones à en faire des noeuds inextricables. Vous employez des abstractions à nous égarer définitivement dans la lande : croyance, pensée, mémoire, connaissance, volonté, liberté... ouf je vais aller me restaurer. C’est pas grave d’être pris pour un faible d’esprit ! Au fait c’est quoi l’esprit ?
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Nous ne voyons toujours pas ce qu’est l’esprit. Il sert à quelque chose , ok, mais cela ne nous dit pas ce qu’il est. Je pense tout de même comme le pense bla bla qu’il a quelque chose à voir avec la « matière » au sens large. Bien sûr un champ n’est pas matériel au sens : objet, mais je classe les champs dans le matériel au sens large.
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Il faut peut être que je dise à mon pervers narcissique préféré ( ah je l’aime mon pervers !) que je ne le lis plus. Il peut continuer de s’égosiller bien sûr. Je lui en donne la permission.
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Ouais. Ce que vous dites là ou rien c’est kif kif. On s’en fout que la matière soit probabiliste ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. C’est agaçant de se vouloir éthéré comme vous le faites. Ça ne débouche sur rien vos généralités. Sinon qu’à signifier que vous êtes un grand savant ce dont je ne doute pas.
