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Tout ce qui a été posté par Annalevine
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Je ne sais pas à quoi sera sera veut donner raison mais ce qu’elle écrit là pose question. Je vais informer ma femme ashkénaze de cette coutume-là.
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Je vais remonter les réponses par les derniers messages. Ce que vient d’écrire Lumic n’a pour moi aucun sens. Merci tout de même d’avoir écrit.
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Sera(i)-je possédé par un désir de servitude ?
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Le battement de cils de sera sera est un sortilège envoûtant.
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Je trouve que l’avatar de sera sera est ensorcelant.
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L’acte de nommer c’est s’approprier. Mentalement. Or il y a des « réalités qu’il est impossible de s’approprier. @sera-angel vous n’avez aucun problème à nommer : votre caractère est du genre tempétueux et dominant. C’est d’ailleurs pour cela que vous m’agacez. Et pourtant renoncer à vous contrer pourrait ouvrir sur la tentation d’accepter votre joug. C’est là voyez-vous la difficulté : renoncer à maîtriser par le verbe c’est avoir alors le sentiment d’être possédé. Dans votre genre vous êtes insupportable mais intéressante. Vous êtes tellement insupportable que par moments je désire vous céder.
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C’est une idée. Mais je pense que dans ma démarche et dans celle de tous ceux qui veulent nommer il y a une volonté de possession, d’araisonnement comme il est dit aujourd’hui. Nommer c’est maîtriser ou du moins avoir le sentiment de maîtriser. Il est possible que ce soit là d’ailleurs l’essence même de la philosophie : maîtriser en nommant, en élaborant des réseaux de mots construits sur la logique par exemple. Il y a une contradiction entre le désir de maîtriser et le désir de rester face à l’immaitrisable. Non ce n’est pas cela la contradiction. La contradiction c’est celle là : il est impossible de maîtriser, de s’approprier ce que je désigne faute de mieux par « cela ». Beckett fait dire : « quelque chose suit son cours ». Quelque chose. Il ne nomme pas pourtant c’est un écrivain rompu à l’usage des mots. Nommer c’est maîtriser d’où cette rage à nommer. Certains kabbalistes ne nomment pas ce en qui ou en quoi ils croient.
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Réflexions : 1) Lorsqu’un philosophe égrène des pensées illisibles c’est le signe qu’il n’a pas de vécu. Ce qui entraîne cette autre constatation : certains ne font pas l’expérience de leur vécu. Ils traversent des événements inouïs sans même les remarquer. 2) L’un des avantages des classes dominantes c’est de pouvoir se donner le luxe de faire des expériences ratées.
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Pourquoi les intellectuels ne croient pas en Dieu?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Religion et Culte
Ainsi parla Mohamed ( hadith kabbaliste ) : « Un jour viendra Anatole, il sera mon bouffon. Quiconque saura entendre le bouffon intégrera la confrérie des élus » -
Lundi, 10 heures, je viendrai. Je ne sais pas si j’interviendrai. Mais votre effort et votre générosité valent que je sois là, pour vous rendre hommage.
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En effet « Cela » ne va pas non plus. Je me suis dit, il faudrait que j'écrive, puisque j’écris, et que, en l’occurrence, c’est avec vous que je dialogue, puisque vous êtes la seule que je lis, il faudrait que j’écrive : ( ) un blanc donc, une absence de mot, mais les parenthèses alors ne vont pas non plus. L’impulsion à nommer ce que je ressens détruit ce que je ressens. Mais il y a cette rage à nommer aussi.
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Il est impossible de nommer ce que je ressens quand Cela fait signe. Nommer fait disparaître ce qui fait signe. Même écrire « Cela » chasse une présence. Nommer est incompatible avec ressentir ou sentir. "Cela", qui est, n’est pas humain. Mais "Cela" est, avant même d’apparaître, avant même le signe. Alors que les dieux de la terre, Yahweh, Allah ou Dieu, disparaîtraient si l’homme disparaissait, "Cela" est, que l’homme soit ou qu’il ne soit pas. Au-dessus de toutes les galaxies "Cela" est mais n’apparaît pas, et s’il apparaît, soit dans le sentiment, soit dans le signe, c’est uniquement pour signifier sa présence. Quand il apparaît il s’humanise. En s’humanisant il devient Autre.
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Je n’ai pas pas encore lu les réponses ici. Je sais la solitude de quantité de foromeurs et leur souffrance, même s’ils la cachent sous des mots bravades. C’est ainsi. Je lirai plus tard. Si à mon fils je parle d’un Être ou encore d’une présence que comprendra-t-il ? Sans doute restera-t-il interrogatif. Comment lui dire ? Je pourrai lui dire, quand cette nuit à Marseille, il y a maintenant longtemps, seul dans le lit conjugal, quand mon épouse, leur mère, luttait pour survivre, à l’hôpital Sainte-Marguerite, proche, je pourrais lui dire : oh mon fils cette nuit là, je fis cette prière : « Cela, Toi, qui est là et par delà, oh je te prie, deviens présent là et décide : emporte ma femme et tue-la, ou sauve-la, fais comme tu l’auras décidé ». Que pouvais-je demander d’autre, à Cela, que d’être là ? Cette nuit-là j’ai pleuré, un court moment, mais j’ai pleuré. Je ne savais pas que mes deux fils dans les chambres voisines m’entendaient pleurer. Plus tard ils me le dirent et je compris alors que d’entendre leur père vaciller les effraya. Ainsi je les ai laissés seuls avec leur angoisse et je ne le sus que trop tard.
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Le forum littérature devient pour moi un laboratoire où je tente de trouver mon écriture. Il me semble que je doive cesser tout errement dans quelque autre sujet : ce n’est plus que divertissement. Or je n’ai pas devant moi autant de temps qu’il m’en faudrait pour le perdre à me divertir. Mes essais d’écriture sont pourtant concluants. J’ai surmonté toutes les inhibitions. Mais ce que je découvre en sortant des prisons c’est qu’écrire pour me dire ne m’intéresse plus. Je peux désormais écrire, mais écrire quoi et à qui ? Il m’a semblé qu’il était désormais venu le moment de quitter le forum mais il se trouve qu’il est toujours le medium entre un Être que je parviens pas à distinguer et mon esprit. Je vais sans doute devoir renoncer à savoir qui est cet Être, je ne peux pas lui donner une incarnation. Mais ce n’est ni à lui ni à elle que j’écris, Il ou Elle est présence, espace, en lesquels je peux déployer l’écrit. Cela laisse ouverte la question : à qui j’écris ? C’est peut-être à moi de choisir à qui j’écris. Si je choisis d’écrire à mon fils aîné, dans le cadre d’une transmission ultime, alors toute mon écriture en sera modifiée. Mon fils engendrera mon esprit comme j’ai engendré le sien. Il y a quelque chose de fantastique dans ce passage d’un relais que lui, à son tour, transmettra à d’autres. Mais ce ne peut pas être à lui seul que j'écris c’est à toute ma descendance. Et voici même que je rétablis ma propre épouse dans son ascendance. Or si j’écris mon histoire en pensant ainsi transmettre une spiritualité spécifique, il ne peut être question de transmettre une histoire factuelle, mais seulement de transmettre les faits qui portent en eux cette spiritualité. Ce n’est plus raconter mon histoire c’est raconter le chemin sur lequel s’imprime les pas de l’Esprit, c’est raconter ce seul chemin. Le reste, mon histoire propre, n’est plus que scories et cendres que le temps a déjà dispersées.
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Pour continuer ici ma remarque émise sur le fil de Guillaume et pour jeter un regard sur la France, est-ce que l’inégalité culturelle en France a des conséquences sociales graves ou pas ? Après tout que de plus en plus de gens ne savent plus écrire leur langue, qu’ils ne savent pas que les sciences ont été engendrées par la philosophie grecque par exemple, ce qui signifie qu’ils ne connaissent pas l’histoire de leur civilisation, est-ce grave ? Probablement pas sur le plan économique encore qu’une telle inégalité engendre un déficit de main d’œuvre qualifiée en France. La valeur ajoutée par le travail est plus faible en France qu’en Allemagne, qu’en Suisse, qu’ au Japon, etc. en raison de ce déficit culturel. Mais l’économie libérale fonctionne aussi très bien avec cette pauvreté culturelle des lors qu’il existe une minorité compétente et pointue sur le plan culturel. Le danger d’une telle inégalité culturelle c’est surtout sur le plan social. La pauvreté culturelle semble aller de pair avec la pauvreté économique, d’où de fortes inégalités salariales. Il est vrai que les transferts sociaux compensent cette inégalité.
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La philosophie. N'est-il pas urgent de redéfinir la philosophie?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Ce qui m’a le plus surpris dans cette discussion c’est cette concurrence inquiète entre les intervenants pour affirmer : oh non moi je sais que la philosophie n’est pas la mère des sciences ( dont les mathématiques). C’est toujours étonnant de voir se battre ces gens dans ce souci d’affirmation : plus Béotien que moi tu meurs. Je me dis : mais alors ceux qui viennent ici ne sont même pas allés au collège ? Ils ne savent pas que dans nos manuels de maths de quatrième et de troisième les premiers théorèmes exposés sont ceux de Thales et de Pythagore ? Pythagore considéré comme l’un des plus grands philosophes de l’Antiquité ? Je prends conscience ici de l’incroyable inégalité culturelle entre les Français. Ne rien savoir sur rien, et pourtant croire tout savoir sur tout, ne même pas savoir écrire sa langue natale et pourtant croire qu’il n’est pas utile de savoir écrire, colle si peu avec l’image de la France telle que l’avaient mes parents immigrés il y a longtemps que j’en reste pantois. Mais faut-il en tirer des généralités sur la France ? Non ce qu’il faut constater c’est que l’inégalité culturelle en France vaut bien celle de pays en voie de développement. Mais ce qu’il faut retenir aussi c’est que dans l’économie libérale moderne il importe peu que la moitié de la population soit quasiment illettrée. Enfin il est probable que les illettrés soient sur- représentés dans ce forum. -
La philosophie. N'est-il pas urgent de redéfinir la philosophie?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Mais arrête Saxo de projeter sur le monde antique grec ta morale catho ou ta morale humaniste. Tu fais des anachronismes énormes. Socrate n'était pas aimé à son époque, saxo, pas du tout. Il est devenu un héros après, surtout après l'émergence du christianisme. Les sophistes étaient des prof saxo, Protagoras le plus connu des sophistes a été le conseiller de Périclès. Écoute le mieux est que tu ailles sur google, tu tapes Protagoras et tu verras. C'étaient des cadors les sophistes, payés à prix d'or. C'étaient les prof des riches. Ah saxo, saxo !!! je te le dis : intéresse toi à l'histoire et arrête de projeter sur les siècles antiques ta morale d’aujourd’hui. Et les sophistes sont odieux pour toi Saxo ! A l'époque tout le monde savait que leur art ne tenait pas compte toujours de la vérité. Tu me fais rire tu juges le passé avec la morale d'aujourd'hui. -
La philosophie. N'est-il pas urgent de redéfinir la philosophie?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Mais les sophistes c'étaient des prof, des personnes qui apprenaient l'art de la rhétorique à leurs élèves, l'art du bien parler. Ils auraient enseigné aujuord'hui l'art de bien plaider aux avocats, ou de bien parler aux politiques. Dans une démocratie naissante ce n'était pas rien cet art. Ils étaient les maitres du langage, le logos, tout ce dont j'ai parlé plus haut (rien à voir avec ma définition personnelle de la philo, là je parle de la philosophie à ses débuts). -
La philosophie. N'est-il pas urgent de redéfinir la philosophie?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Bon je n'ai toujours pas donné ma définition de la philo. Je dirai dans un premier jet, spontanément, que la philo c'est chiant et incompréhensible. Pour moi un philosophe c'est quelqu'un qui se retire du monde, qui le regarde de loin ou qui le regarde en se tenant à l'extérieur et qui va essayer de dire qu'elles sont les relations logiques qui unissent tous les éléments du monde. Il va tenter de discerner le principe qui fait tourner le monde. Problème s'il trouve ce principe, tout sera en effet expliqué sauf lui, parce qu'il se positionne en dehors du monde. Conclusion : le philosophe rate sans cesse sa cible, trouver le principe qui fait tourner le monde. Pourtant ce faisant il découvre des relations logiques qui unissent une partie des éléments du monde. Conclusion : son effort n'est pas vain, même s'il n’atteint pas son but. -
La philosophie. N'est-il pas urgent de redéfinir la philosophie?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Saxo les sophistes étaient comme nos politiques aujourd’hui. Et ils avaient un rôle non négligeable. Ta raison qui d’ailleurs n'est pas rationnelle est obscurcie par ce fait qu'aujourd'hui nous condamnons moralement les sophistes, mais la morale catho n’existait pas encore à l'époque saxo. Toi tu juges les sophistes et Socrate avec ta morale d’aujourd’hui completement induite par un catholicisme en lequel tu ne crois plus. Comme quoi t'es pas rationnel. Mais à l’époque la morale était tout autre. Et les sophistes ont joué un grand rôle politique. Ils ont formé tous les politiques grecs. Sinon pourquoi crois tu que les fils de riche les payaient saxo ? -
La philosophie. N'est-il pas urgent de redéfinir la philosophie?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Bon je vais essayer d'avancer, à titre personnel, en essayant de définir ce qu'est pour moi la philo. Hum... est ce que la question m’intéresse ? Saxo, lui confond philosophie et art de la dissertation, il pense que la raison n'est pas rationnelle, hum... là nous ne sommes pas encore à l'aube même de la philo. Là Saxo voyage 10 000 ans avant l'EC. C'est la protohistoire. Ou alors il voyage 10 000 ans après l'EC. Bref on a perdu saxo. Bon trêve de plaisanterie. Guillaume est en train de nous faire travailler les neurones Grace lui soit rendu. Je vais essayer de sortir une définition. -
La philosophie. N'est-il pas urgent de redéfinir la philosophie?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
La raison n' a rien de rationnel. Tu ne serais pas un peu fatigué saxo ?
