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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Je continue sur le sujet. Je ne cherche pas à savoir ce qu’est la philosophie de manière conventionnelle ( qu’est-ce que je dois dire qu’est la philosophie si je veux être un bon petit soldat cultivé selon les normes, bref je sors du contexte scolaire) je cherche à savoir ce qu’est la philosophie pour moi. Je sors de la frime pour être authentique. Je m’intéresse à la philosophie en tant donc qu’elle me permet de trouver des formes, des matériaux, pour exprimer ma pensée. De même que l’écrivain est un lexicomaniaque, en recherche toujours de mots pour dire son inspiration. Donc j’utilise la philo en vue d’une action : mettre en forme ma pensée ou mon inspiration. Je n’ai donc aucun respect pour le philosophe en tant que tel. Il doit me servir. Ensuite quel est mon but quand j’élabore et quand je mets en forme ma pensée ( ou les sentiments, mais là mon recours est plutôt littéraire ). Transmettre. Je suis tourné vers la transmission. C’est ça ma motivation essentielle. C’est pas dominer l’autre. A qui je transmets ? A mes proches, à ma lignée, mais aussi à tout ceux dont je sais qu’ils se saisiront de ma pensée pour en faire un instrument dont ils feront ce qu’ils voudront en faire. Mais parfois je transmis à un être mythique. Ce qui est certainement pour les gens bien une attitude ressortissant à la folie sans doute. Ouais c’est ça.
  2. Finalement la philo reste pour moi un exercice mental. Un entraînement. Je me suis coltiné Kant pour voir si j’avais assez de ténacité pour le comprendre. Mais est ce que j’ai tiré quelque chose de lui ? Il m’a permis de m’exercer. A penser, à mettre en forme mes propres idées. Il y a quelques trouvailles chez lui puis je me suis aperçu que les neurosciences avaient pris son relais et permettaient d’aller beaucoup plus loin que lui. Car Kant en définitive cherche à décrire au plus près le comportement cérébral. Avec lui néanmoins il est permis de bien séparer les mots, leur sens. Si j’écris pour moi c’est utile. Un peintre aime disposer de couleurs inédites ou plus nuancées. Kant m’a donné une palette de couleurs plus élaborées. C’est tout. Pour le reste ma pensée propre n’a pas dévié d’un pouce par rapport à celle que j’avais avant de le lire. Si quand même il m’a étonné mais j’ai retrouvé ses idées chez certains neuro scientifiques. Il dit que c’est notre esprit qui construit nos perceptions selon des règles, des schémas qui sont issus de notre esprit. Étonnant. Peut être vrai. Mais là nous tombons dans un domaine non élucidé. Quant à sa morale il m’a fait rire. Il reproduit sans le savoir les règles de sa religion.
  3. Ce qui est intéressant c’est de savoir ce que vous avez attrapé. Sinon vous communiquez ici une émotion qui ne peut appartenir qu’à vous. Soit la philosophie c’est capter une émotion soit c’est autre chose. Pour ma part ce que je trouve intéressant dans la philo c’est qu’elle me permet de donner forme à ma pensée. Cela ressemble à l'apprentissage en musique par exemple. C’est en jouant que l’on apprend à jouer. Ce n’est pas en écoutant. Je pense que vous êtes un spectateur. Et il en faut. Mais un acteur ne peut pas vous suivre dans votre seule émotion, c’est trop passif pour lui. Pour moi. Par ailleurs il faut en effet apprendre la langue grecque pour comprendre la philosophie grecque sinon nous ne faisons que l’interpréter. La langue en elle même porte une signification impossible à rendre parfaitement dans une traduction. C’est vrai aussi de l’allemand. Sartre est parti en Allemagne pour comprendre la philo allemande. Mais là nous tombons dans une définition de la philo qui n’est pas celle que nous cherchons. Nous ne parlons pas de la philo comme expression d’idées de peuples donnés, nous parlons de la philo telle que nous pouvons la pratiquer. Comme rapport social entre nous.
  4. Philosopher c'est rentrer dans un rapport social. Il ne nous vient pas à l'idée de dire d'une personne qui réfléchit seule, sans dire un mot, sans écrire, dans son coin, qu'il philosophe. Et même s'il écrit, s'il s’avère qu'il n'écrit qu'à lui-même (un journal intime par exemple) nous hésiterons toujours à dire qu'il philosophe. Nous dirons : il réfléchit, il pense, nous ne dirons pas : il philosophe. Nous philosophons quand nous rentrons en rapport avec un autre ou des autres. Il nous faut donc examiner ce rapport. Ce rapport est le plus souvent escamoté. Nous dirons : le philosophe parle d'un sujet, dit objectif, indépendant de l’auditeur. Nous faisons comme si...comme si notre pensée ne dépendait pas de l’auditeur. L'auditeur ne s'y trompe pas : il sait qu'il est la cible. Le locuteur fait croire le contraire. Il y a bien un jeu de pouvoir. C'est le pouvoir qui détermine les notions de supérieur et d’inférieur. Dans un dernier topic tous se demandaient ce que pouvait bien signifier ces notions. IL fallait en fait partir d'un autre point de départ. Le point de départ est le pouvoir. Le pouvoir détermine les notions de supérieur et d’inférieur. Celui qui subit le pouvoir est par définition l’inférieur, celui qui l'exerce est par définition le supérieur. "Je vais en référer à mon supérieur" dit l'employé. Est-ce qu'il faut avoir une culture philosophique pour philosopher ? Nous voyons que, pour répondre à cette question, il est impératif de se mettre d'accord sur ce qu'est la philosophie. Si la philosophie c'est la chaine de savoir commencée par les Grecs anciens il faut bien entendu connaitre les maillons de cette chaine. Si je suis un certain cursus à l'Université je devrais plancher sur cette philosophie-là, la philosophie grecque. Il s'agit du coup de connaitre l'histoire des idées grecques. Est introduit la notion d'histoire. S'il s'agit de l'histoire des idées indiennes ou chinoises, je devrais connaitre cette histoire. Je philosopherai, je débattrai alors sur les idées indiennes ou chinoises. Si la philosophie c'est réfléchir, uniquement réfléchir sur telle ou telle question qui ne réfère pas à un corps de savoirs identifiés, nous avons tous une culture de la réflexion. Nous réfléchissons (conscience réflexive) depuis le plus jeune âge. Sur ce forum nous nous apercevons assez vite que la plupart des intervenants ne discutent pas des idées grecques, ni indiennes, ni chinoises, quant à leur histoire, vu que leurs connaissances sont tout de même très lacunaires sur ces sujets. Ils discutent sur les idées qui animent notre société contemporaine. Ce type de discussion exige-t-elle d'avoir des connaissances livresques ? Ceux qui disent que oui sont souvent ambigus. Ils donnent le sentiment d'interdire à qui n'a pas de connaissances livresques de s’exprimer. Ils utilisent du coup leur savoir pour réduire au silence qui n'a pas leur savoir. C'est bien sûr une violence plutôt radicale qu'ils aiment infliger aux autres. Si je discute avec mon fils de telle ou telle idée générale je n'exigerai pas de lui qu'il ait des connaissances livresques. En revanche j'exigerai de lui qu'il conduise correctement sa pensée. Qu'il respecte donc les règles de la logique. Mais pas toujours. Si mon fils est dans une veine poétique ce sera à moi d'essayer de le comprendre. Dans l'expression poétique nous n'avons plus affaire à la logique. Or même un enfant quand il est inspiré peut soudain dire des idées étonnantes qui vont nous faire réfléchir. Son inspiration poétique est-elle de la philosophie ? Le Français va dire non. Empédocle ou Héraclite vont dire oui. Les Russes vont dire oui. Chaque peuple a sa définition de la philosophie. Les Français visent la domination de l'autre par la raison. D'autres peuples vont viser la communion avec l'autre. Les Américains seront plutôt utilitaristes. Les traités de philosophie diffèrent selon les passions des peuples.
  5. Lorsque je tente de vous « situer », de comprendre d’où vous parlez, alors je me dis que vous êtes une femme introvertie à dominante intuitive. J’ignore si vous relevez, derrière votre intuition, de la pensée ( le concept, l’idée) ou du sentiment. Lorsque vous lancez un sujet, vous parlez de vous, plus exactement vous extériorisez des paysages vivants de votre psyché. C’est pourquoi vous êtes souvent étonnée voire heurtée par les réponses. Concernant le philosophe ( souvent masculin) vous percevez immédiatement son intention dominatrice. Du coup vous me faites réfléchir sur moi même. Suis je animé par une intention de domination par le verbe ? Comme le sont tous ceux qui interviennent sur ce fil ? Oui et non. Oui dans une première intention mais si je perçois que ma parole devient dominante je me désintéresse de la relation. ( le mot introversion désigne, dans mon esprit, une qualité positive et intéressante)
  6. La philosophie est un lieu de pouvoir car elle investit le Verbe. Celui qui maîtrise le Verbe, la Parole, maitrise les esprits. Volonté de puissance. Le philosophe (actuel) fait concurrence au prophète, mais aussi au scientifique. Mais parfois le prophète et le scientifique finissent par philosopher pour assoir de manière encore plus absolue leur pouvoir. L’enjeu c’est le pouvoir. C’est pourquoi les êtres puissamment intuitifs, je pense à @Jane Doesont des contempteurs de la philosophie ou plus exactement du philosophe ( actuel). Jane, animée par son intuition perçoit cette volonté de puissance, elle perçoit que sous le masque d’une prétendue recherche de la Vérité le philosophe tend à l’asservir à son verbe, qui devenu vrai par l’opération de la raison, devient le Verbe. Elle est rebelle à toute tentative d’asservissement.
  7. C’est ce que j’écrivais plus haut. Chacun y va de sa définition de la philosophie. Chacun y va de la définition qui le sert, qui l’arrange. Chacun y va de la définition qui lui permettra de s’imposer dans sa singularité. C’est pourquoi il y a autant de définition de la philosophie qu’il y a de singularités, d’individus. Comme la philosophie est un lieu de pouvoir celui qui parviendra à imposer sa définition détiendra le pouvoir. C’est pourquoi personne ne parvient à imposer sa définition.
  8. C’est parce que nous DÉCIDONS de ce qu’est ou doit être la philosophie que chacun finit par se revendiquer philosophe ( confer Maroudiji qui se donne le droit de dire qui est philosophe ou pas ). Le problème c’est que personne n’a assez d’autorité pour imposer une définition de la philosophie. Et pourquoi personne n’a assez d’autorité pour pouvoir imposer une définition définitive de la philosophie ? Parce que la philosophie est un lieu de pouvoir. En s’emparant de la définition de la philosophie chacun vise un pouvoir, le pouvoir des mots, le pouvoir de la Parole.
  9. Cette manière de définir la philosophie permet de dire que la philosophie n’est en effet pas l’apanage des Grecs. Que l’homme quelle que soit sa civilisation d’origine a très vite philosophé. Maintenant si au lieu de définir la philosophie telle que nous la pratiquons aujourd’hui et telle que nous imaginons qu’elle a pu se pratiquer jadis, je dis que la philosophie était la manière de penser et d’écrire des Grecs anciens, dans leur langue, alors bien sûr cette philosophie dont je parle est la philosophie grecque. Mais nous voyons alors que la philosophie n’est accessible qu’aux hellénistes. Lire par exemple le poème de Parmenide laisse sans voix, et personne ne peut lire ce poème sans y ajouter d’interminables commentaires. Il peut y avoir quelque raison d’affirmer que la philosophie fut la manière de penser des Grecs anciens puisque le mot lui même est d’origine grecque. Maintenant soyons réaliste. Plus personne ne s’intéresse à la manière de penser de Parmenide, Empedocle, etc. Nous ne définissons plus la philosophie comme étant la manière de penser des Grecs anciens puisque de toute façon plus personne ne lit et comprend le grec ancien. Donc nous sommes en train de DÉCIDER de ce qu’est la philosophie ou de ce qu’elle devrait être.
  10. Il y a dans la dédicace de Gunther Anders à son père ( dans le livre : l’obsolescence de l’homme ) cette remarque concernant la psychologie. Son père voyait dans la psychologie naissante une destruction de la personne humaine en raison du caractère scientifique de l’analyse psychologique appliquée à l’homme. La science faisait ainsi de l’homme une chose. Ce fut et c’est encore mon sentiment : l’analyse psychologique, de la manière dont elle est encore parfois utilisée, tend à faire de l’homme une « chose ». En décortiquant l’individu et en le réduisant à un ensemble de causes et d’effets psychiques nous poursuivons une œuvre de déshumanisation. L’analyse n’a de sens que si elle vise à donner à l’individu des moyens d’agir sur lui-même, mais l’analyste doit toujours continuer de voir en l’individu un tout, non réductible à des mécanismes psychiques. L’analyste doit toujours considérer l’autre comme une totalité irréductible, digne de respect et d’amour.
  11. Bien sûr faites comme vous l’entendez, mais je voudrais tout de même que l’on avance vers quelque chose de plus consistant. Sinon nous risquons de choir dans des dialogues sans intérêt.
  12. Annalevine

    Laboratoire

    Ah ! Mais je n’avais pas lu ça ! Elle est amoureuse la petite libellule. Si seulement elle pouvait se faire ravaler la façade.
  13. Annalevine

    Laboratoire

    Bien vu. Vous êtes plus concrète que je ne le suis. Son dernier avatar est étonnant. Une sorte d’invitation érotique mais le visage rend impuissant. A moins de bander aussi les yeux ( ceux de l’éventuel impétrant). Les ailes sont un symbole énigmatique.
  14. Annalevine

    Laboratoire

    @sera-angelest un simulacre envahissant. C’est un simulacre femelle qui tient à plaire physiquement. Tant qu’elle est dans l’intention de plaire ses trouvailles peuvent éveiller la curiosité. Quand ce simulacre écrit ça devient souvent navrant. Il paraît impossible que ce simulacre puisse devenir un personnage de roman, à moins de lui donner le rôle de la belle-mère mal dégrossie qui sait tout sur tout.
  15. @Ambre Agorn Je reprends votre texte (copié dans le fil de café philo) Au fait, je ne pense pas tomber sur la perle rare qui va vous embarrasser, en tout cas pas tout de suite. Alors permettez que je tâtonne et vous direz si je suis chaude ou froide. Voici mon premier choix: "Nom de dieu, je sais très bien comment c'est la révolution! C'est les gens qui savent lire dans les livres qui vont voir ceux qui ne savent pas, et les voilà qui disent:" Le moment est venu de changer tout ça!" Ils expliquent aux pauvres bougres qui, eux, font le changement. Après, les plus malins de ceux qui savent lire dans les livres s'assoient autour d'une table pour bouffer et blablater, pendant que c'est les pauvres bougres qui crèvent. Et qu'est-ce qui arrive quand c'est fini? Rien. Tout recommence comme avant." Comment traiter ce texte ? Je vais supposer que c’est une ironie à mon endroit. Ou du moins une ironie par rapport à mon groupe social d’appartenance ou plutôt le groupe social auquel vous imaginez que j’appartiens (n’oubliez pas que nous sommes ici dans l’imaginaire). Supposons que je me coule dans votre imaginaire, que je sois donc, disons, un intellectuel, qui veut faire la révolution en discutant avec ses comparses eux aussi intellectuels. Nous élaborons un projet. Puis nous allons haranguer le peuple avec suffisamment de persuasion pour que le peuple fasse la révolution. Je remarque que dans votre schéma le peuple est du genre assez con, ou du moins vous l’imaginez con. Donc le peuple, con, avalent les salades des intello et il fait la révolution imaginée par les intello. En faisant le révolution il se fait massacrer pendant que les intello ripaillent. Quand tout est fini écrivez-vous… On ne sait pas, si ce « quand tout est fini » signifie que la révolution a réussi ou pas. Il semble que pour vous une révolution réussie ou ratée c’est kif kif. Ce qui peut expliquer que pour vous tout recommence comme avant. A quoi suis-je ici confronté ? A la question de la révolution ou à l’image que vous vous en faites ? Ou encore peut-être suis-je confronté à l’image que vous vous faites des intellectuels dits de gauche. Je suis un peu perplexe en fait. Je ne vois pas trop comment commenter ce texte. Enfin j’ai déjà fait un début de commentaire. Je verrai si je peux en dire plus. C’est amusant finalement de vous répondre.
  16. Annalevine

    Laboratoire

    En définitive ce qu’il s’est passé c’est que j’ai réussi à fusionner ensemble les esprits d’une majorité de simulacres qui se produisent ici. Et cet être fusionné j’ai pu l’identifier avec l’être résolument assassin de mon adolescence, lui-même fusion de certains personnages de ma famille d’origine. Par delà la mort j’ai pu continuer ce combat, qui continue d’ailleurs d’emporter dans cette mort certains descendants de cet être assassin. J’ai vaincu l’être assassin incarné dans les simulacres d’ici. Du coup les simulacres disparaissent et je n’ai plus face à moi que des ombres errantes. Ces mots ne sont pas une attaque contre les êtres réels qui produisent les simulacres. D’eux, réels, je ne sais rien.
  17. Annalevine

    Contre-nature

    Penser que la nature ne fonctionne pas sur le mode de la violence était ce que les hommes pensaient jusqu’au tremblement de terre de Lisbonne. Cet événement a marqué toute la pensée occidentale. Il s’en est suivi une défiance accrue vis à vis des religions. Si un Dieu existe comment peut il accepter cela ? Mais il s’en est suivi aussi une défiance vis à vis de la science ( Voltaire contre Leibniz), la science n’ayant pas su prévoir l’événement. Certains pensent que cet événement a précipité le déclin des religions en Occident et l’essor du scientisme, il fallait introduire plus de science. Bref la violence de la nature est un donné. Pas une hypothèse. Nos savants scrutent le ciel pour détecter d’éventuels météores. Nous savons que la nature est telle qu’elle peut nous détruire. Penser que la nature n’est pas violente n’est possible à penser que pour qui vit dans une niche. Ce qui pourrait être contre nature du coup c’est l’émergence d’une culture qui affirmerait que la nature n’est pas violente. Ce serait contre nature car une telle culture abolirait ce principe : que toute espèce tend à survivre. Cette abolition ne serait pas consciente, elle serait une conséquence de l’ignorance de la nature de la nature. Cette ignorance engendrerait alors l’expulsion et la destruction d’une telle culture et partant la destruction des populations professant une telle culture. Cela est déjà arrivé. Des civilisations ont disparu faute d’avoir respecté leur environnement naturel. Nous pensons que si nous prenions conscience de notre éventuelle disparition en tant qu’espèce dans le cas d’une possible destruction de notre environnement naturel en raison de nos comportements nous changerions alors nos comportements en vertu de l’instinct de survie. C’est loin d’être sûr. L’instinct de mort engendré en nous par la suprême violence de la nature pourrait nous conduire consciemment au suicide. Rien n’est acquis. Seuls ceux qui savent la violence de la nature peuvent encore sauver notre espèce. Ceux qui professent la non violence de la nature sont déjà morts.
  18. Néanmoins le titre de votre fil permet d'y venir pour exposer tous sujets choisis de nature philosophique. Je vais peut être l'utiliser ainsi, votre fil. Les premiers philosophes, et puisque ce mot est d'origine grecque, autant rendre aux Grecs ce qui leur appartient (pourquoi les autres civilisations n'ont-elles pas créé leur propre mot ?) avaient pour souci de transmettre. Philosopher pour un Grec c'est transmettre, c'est même enseigner. Si donc vous cherchez à savoir ce que signifie philosopher, en vous remettant dans l'ambiance antique grecque, philosopher c'est transmettre, c'est enseigner. Vous voyez donc que nous sommes éloignés de la philosophie occidentale continentale. Philosopher c'est donc rentrer dans un certain rapport social. Nous sommes loin de la philosophie en tant que somme de savoirs. Les premiers philosophes parcourent l'agora : ils enseignent. Nous sommes proches des prophètes hébreux. Et si je vous livre les quelques écrits qui nous sont parvenus des premiers philosophes vous verrez que leur style ressemble à celui des prophètes. Mais les prophètes portent la parole de Dieu. Les premiers philosophes portent la parole de qui ? La leur ou sont-ils inspirés ? Eux aussi sont inspirés. Mais qui les inspirent ? si ce n'est pas Dieu ?
  19. @Ambre AgornJe ne vais pas, finalement, m'engager dans un essai philosophique. En fait quand je viens lire ici, sur les autres fils, les débats philosophiques je les trouve si indigents, si infantiles que je n'ai nul envie de participer à ces pantalonnades. J'ai trop de choses à faire par ailleurs. Je continuerai peut être d'intervenir sur mon fil "regards sur le monde" mais pour le reste non. Ça ne présente plus aucun intérêt pour moi ces discussions oiseuses. Vous pourrez toujours réagir à mes propos sur "regards sur le monde" quand j'y écrirai.
  20. Votre esprit de soumission n’indique pas une disposition pour la philosophie. Vous êtes un religieux pas un philosophe. Vous avez besoin d’un maître. Vous vivez comme l’écrivent les philosophes des Lumières dans un état mental de minorité. Vous avez besoin de vous situer dans une hiérarchie.
  21. @Ambre Agorn Je viens de lire les interventions sur votre post initial. Vous n’êtes pas ménagée ! Ils vous font une guerre degueue . Bon nous n’allons pas nous comporter comme eux. Il y a tout de même à considérer ce qui suit : nous sommes ici dans l’imaginaire. Il est nécessaire de parvenir à maintenir cette distinction dans nos esprits, le vôtre et le mien. Ici je n’ai pas encore rencontré une personne qui ait une intelligence suffisamment aiguisée pour être capable de maintenir dans son esprit cette distinction. Il faut avoir aussi un certain caractère pour maintenir cette distinction. Car notre esprit tend sans cesse à confondre imagination et réalité. Donc il nous faut, vous et moi, pour que notre dialogue porte des fruits que nous usions de notre intelligence et de notre caractère. Sans qu’ils s’en rendent compte ceux qui vous critiquent ici importent dans l’imaginaire les règles du réel. Si par exemple vous parlez : combat, ils importent ici les conditions du combat telles qu’ils les éprouvent dans le réel. Ne perdons pas notre temps avec les imbéciles et les velléitaires. Laissez-les écrire ici sans même les lire. Vous avez un potentiel concernant l’écriture et la construction solide d’idées. C’est ce potentiel qui m’attire chez vous. Je vais « disserter » sur votre texte ( la révolution), il est pas mal ce texte, j’y décèle pas mal de critiques me concernant. A bientôt.
  22. Je viens de lire ce post. Je ne suis pas allé(e) lire le fil d’ooo. S’il se sent pollué le pauvre chéri alors libérons-le de notre présence. De toute façon il ne m’intéresse pas ce personnage. Je vais continuer ici le dialogue avec vous. Pour le moment je ne suis pas trop disponible mais je ne vous abandonne pas. Vous avez employé le mot « traquer », ce mot me plaît. J’attends de vous que vous alliez jusqu’au bout de votre pulsion me concernant. Félicitation pour votre post : vous avez fait un effort d’écriture. J’attends de vous que fassiez le même effort que moi dans la rédaction. Que vous n’ayez pas fait d’études n’est pas une excuse pour justifier vos erreurs de langage. A bientôt.
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