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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Essayons de suivre pas à pas la pensée de Heidegger ( à partir de son texte qu’est ce que la métaphysique ?). Dans l’angoisse dit-il le néant se dénonce ( se révèle) avec l’étant en tant que celui-ci nous échappe et glisse dans son ensemble. Il faut ici entendre, dans la formule « étant dans son ensemble » l’Etre qui se révèle lui même en tant qu’il s’échappe, en tant qu’il se met en mouvement, mouvement qui nous le rend perceptible. Dans la pratique de l’expérience de quoi s’agit il ? Il s’agit, dans l’angoisse, de ce sentiment que nous éprouvons, que quelque chose de primordial s’en va, que la réalité s’en va, qu’une présence dont nous n’avions pas jusque là conscience s’évanouit progressivement. Nous souffrons, dans l’angoisse, de cette disparition lente de toute existence, de toute réalité, nous nous voyons progressivement seuls, absolument seuls dans un univers qui nous effraye. Cet univers noir qui nous effraye, dans lequel nous restons, seuls, effrayés, souffrants, est le Néant. Nous restons suspendus dans le Néant écrit Heidegger, mais le Néant se révèle avec l’Etre, qui lui, s’en va, tend à disparaître. Heidegger décrit avec sa manière à lui ce que chacun peut vivre quand l’angoisse croit en intensité. Le Néant du coup qu’est ce que c’est ? C’est ce qui pousse l’Etre loin de nous, le Néant n’est pas le contraire de l’Etre, le Néant est cette « réalité » répulsive qui pousse l’Etre « dehors ». Ainsi le Néant nous est donné en même temps que l’Etre en tant que le Néant repousse l’Etre. Le Néant n’anéantit pas l’Etre, il le repousse, le Néant néantit écrit Heidegger, néantir n’est pas anéantir, néantir c’est pousser l’Etre en dehors, en dehors de notre conscience. En fait Heidegger décrit avec sa philosophie ce dont chacun peut faire l’expérience.
  2. Cela a une cohérence de partir de l’angoisse pour arriver à l’Etre chez Heidegger. Il est possible d’en faire l’expérience soi même quoiqu’il soit périlleux de faire l’expérience de l’angoisse pour comprendre ce philosophe. Se mettre en état d’angoisse exige de recourir à sa mémoire, à revivre l’angoisse telle que l’on a pu la vivre. Ce qui est en définitive assez pénible. Mais je n’ai pas ici expliquer la pensée de Heidegger concernant l’apparition simultanée de l’Etre et du Néant dans l’angoisse. Je vais essayer de le faire mais il faut pour cela rentrer dans le vocabulaire de Heidegger ce qui est un exercice lui aussi assez pénible.
  3. Il me semble que j’en sais désormais assez pour me lancer dans d’ultimes engagements. C’est surtout, grâce aux travaux anglo saxons, la réhabilitation, dans mon esprit, de l’inconscient, comme pensée, autre que la pensée logique, qui m’est utile. Je cerne désormais assez bien cette pensée « spatiale ». Bien sûr il y a d’énormes zones d’ombre, mais ces obscurités ne m’empêchent pas d’agir. Il reste toutefois cette question de la « présence ». Est-ce que « quelque chose » est présent ? Cette présence Heidegger l’appelle Être, et cette présence ne se révèle que dans certaines circonstances selon lui, que dans certains sentiments (la pensée spatiale donc). Là où je diffère de Heidegger c’est que pour moi, s’il y a présence, alors ce qui est présent ne peut pas être nommé. Heidegger nomme : l’Etre. Puis il délire dans ses cahiers noirs ou carnets noirs pour affirmer que l’Etre est inaccessible aux Juifs ce qui justifie leur extermination. Les Juifs ne peuvent pas accéder à l’Etre, selon lui, car ils sont déracinés ( sans terre). Bref Heidegger sombre en emportant l’Etre dans son abime. Si j’en reviens à moi même, et non plus à Heidegger, cette question : y a t il une présence au monde ? m’a toujours interrogé, et m’interroge encore. Si je me pose cette question c’est que, parfois, j’ai le sentiment vif de cette présence. Quelque chose, parfois, me signifie sa présence. J’éprouve alors un sentiment vif et intense d’une présence. Et cela ressemble aux descriptions de Heidegger, sauf, qu’au contraire de lui, je ne nomme pas. Il me semble que nommer, c’est vouloir posséder ce que l’on nomme. Or « ce » qui est présent ne doit pas être possédé. Posséder ce qui est présent en le nommant c’est faire disparaître la réalité de cette présence et c’est croire s’emparer, par le truchement du mot qui nomme, de la puissance de ce qui est présent. Cependant parfois toute présence disparaît et se révèle alors l’absence. Il y a absence et cette absence est douloureuse, très. Je ne pourrais sans doute jamais être sûr qu’il y a présence, et peut être même que le sentiment de présence est tout simplement le sentiment de la présence des êtres aimés. Pourtant non, parfois au delà de la présence des êtres aimés, surgit le sentiment d’une autre présence. C’est même parfois intense.
  4. Annalevine

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    L’harmonie avec soi-même c’est encore autre chose. L’Autre est là, devant moi, l’autre est réel , c’est par exemple cette jeune fille désespérée. Cette jeune fille attend de moi que je la comprenne, que je vive son désespoir. Je ne peux pas alors penser à moi, à mon harmonie intérieure. Je suis arraché à moi-meme, je ne peux plus penser à moi, l’autre devient Tout. Je tends vers une harmonie qui est celle de l’autre, je tends vers une situation où l’autre se sentira bien. Pour cela je dois abandonner mon harmonie à moi. Je dois m’arracher à moi-même. Cet un arrachement à soi que d’aimer l’autre, l’aimer afin que l’autre se sente reconnu, se sente exister. J’abandonne alors mon existence pour celle de l’autre. L’harmonie alors, je peux la ressentir, si l’autre sourit, se reprend et retrouve le désir de vivre. Je ressens l’harmonie en moi si l’autre vit. Cette harmonie est lumineuse, mais elle est suivie par l’épuisement. Puis l’autre, à qui, un moment, j’ai donné ma vie, et non ma pensée, va vivre et aller son chemin. La vie est faite de ces dons qui nous donne, un bref moment, l’harmonie, la joie, avant que chacun s’en aille ensuite, traçant son chemin.
  5. Annalevine

    Les symboles

    Il n’y a jamais d’harmonie. Je me suis par exemple occupé pendant 5 ans d’une petite ado que les parents m’ont confié pour la mener jusqu’au bac. Je lui donnais entre 3 et 4 heures de cours par semaine. Et à chaque fois qu’elle venait prendre ses cours j’angoissais. Il fallait sans cesse construire une communication. Bien sûr c’est une jeune fille qui allait mal et c’est pour cela que les parents de certains ado venaient me voir. J’étais le dernier recours pour des ado en exclusion scolaire. Avec ces ado ce n’était jamais l’harmonie assurée. Il fallait que je les devine, que je les comprenne puis que je les fasse travailler. Pour parvenir à les comprendre il fallait d’abord vivre leurs pensées puis penser leur vie. Et il fallait sans cesse opérer des adaptations entre vivre leurs émotions puis penser leurs émotions pour les faire cheminer vers le travail. Épuisant. L’harmonie n’est jamais donnée. Il faut sans cesse, tous les jours, construire. Des parents un jour m’ont appelé au secours pour que je m’occupe de leur fille qui venait de sortir d’une tentative de suicide. Ils voulaient que je parvienne à lui faire passer le bac S. Avec cette jeune fille j’ai vécu l’épuisement. Il me fallait vivre sa pensée, vivre son désespoir, mais aussi il me fallait la mener jusqu’au bac. Il n’était pas possible de me contenter de vivre son désespoir il fallait aussi que je pense son désespoir, que je pense sa vie, que je pense son avenir. Et c’est en pensant sa vie, son devenir, que j’ai réussi à la faire émerger de son désespoir pour la mener, non plus à vivre sa pensée, mais à penser sa vie, à faire des projets, à construire un projet. Et là encore l’harmonie n’est jamais donnée, il fallait me battre seconde après seconde pour trouver un accord avec elle. Le jour de l’oral, j’étais encore là au téléphone à la porter, à penser sa vie pour trouver les mots qui la sortiraient de son vivre, le désespoir, pour lui permettre de se transcender dans l’action, dans le penser pour vivre. Elle a réussi. Il y a un an j’ai arrêté tout enseignement. Épuisé. Dans le réel il est nécessaire de sans cesse basculer du vivre pour penser dans le penser pour vivre. Et l’harmonie n’est jamais donnée. Le réel de la vie est toujours chaotique.
  6. Le problème @Groenlandc’est que vous ne travaillez pas vos sujets. Vous m’attribuez des concepts comme supra sensibilité que je n’emploie jamais. D’ailleurs vous m’attribuez des idées sans voir que je ne fais que vous expliquer Ferry et Heidegger. Mais vous ne parvenez pas à écouter la vidéo de Ferry et vous n’avez toujours pas lu Heidegger au moins dans son petit texte sur la métaphysique où il décrit ce qu’est le sentiment. Mais cet effort vous ne le faites pas. L’être des choses n’est pas l’Etre dont parle Heidegger. Rien à voir. Cela dit ça n’a aucune importance et vous avez bien sûr le droit de créer votre propre philosophie. Je me demande, pour ma part, pourquoi donc l’Etre de Heidegger vous est inaccessible. Bien sûr en restant dans la pensée séquentielle, logique, scientifique vous n’y arriverez pas. Mais pourquoi vous n’y arrivez pas ? Beaucoup disent qu’il est impossible de comprendre la philosophie allemande sans connaître l’allemand, ou la philosophie grecque sans connaître le grec. En vous lisant je finis par croire qu’ils ont raison. Ce qui, en passant, signifie que les Allemands ne pensent pas le monde comme les Français le pensent. Mais je suis moins pessimiste, il est possible de comprendre le sentiment tel qu’en parle Heidegger si on fait un réel effort de compréhension en travaillant avec acharnement le texte de Heidegger, travail que vous ne faites pas, car vous avez déjà votre philosophie avant d’avoir lu Heidegger. Bon tout cela il est vrai on s’en fout. Je me suis tout de même demandé en quoi l’Etre de Heidegger confine pour vous au mysticisme. Cela dit je vous ferai remarquer que votre dévalorisation du mysticisme est propre à votre culture française. Le mysticisme russe par exemple a produit les icônes de Roublev. Bon, passons.
  7. Désolé de vous le dire mais vous restez dans la pensée logique, vous êtes cerveau-gauche. Vous appelez mystique ce qui est sentiment parce que vous n’avez pas accès au sentiment de la langue allemande ni au sentiment de la langue grecque. Votre philosophie est exclusivement rationnelle et vous ne parvenez pas à entrer dans la pensée sentiment, intuitive. Il faudrait pour cela que vous preniez le temps d’étudier la structure du cerveau. Vous êtes le produit de la culture rationaliste française. Vous percevez les choses par un seul œil. L’autre œil est aveugle. Je peux vous comprendre car je peux voir avec votre œil, l’œil rationnel. Vous ne pouvez pas me comprendre, ni moi ni Heidegger car vous ne savez pas qu’il est possible de voir avec un autre œil. Vous voyez avec l’œil gauche, votre œil droit, celui de l’intuition, est aveugle.
  8. Pour essayer d’être plus concret encore sur le dévoilement de l’Etre, je prendrai cette scène d’un film de science fiction dont je ne me rappelle plus le nom. Sur une planète mystérieuse, les cosmonautes s’aperçoivent que leur vaisseau est régulièrement visité par une « chose » ou un « être » qu’ils ne voient pas mais dont ils s’aperçoivent de l’existence grâce aux indices suivants : objets déplacés, empreintes laissées sur le sol de la planète. Et bien pour Heidegger l’Etre se dévoile, se révèle dans ces « empreintes ». Ces empreintes ce sont les sentiments-tonalités, ces sentiments « totaux » qui ne sont plus des empreintes laissées par les êtres de rencontre dans la vie, mais par d’autres réalités plus vastes, éperdument vastes, que sont par exemple l’Etre ou le Néant. Le Néant se révèle par cette empreinte : l’angoisse, L’Etre se révèle dans de multiples sentiments qui peuvent aller de l’émerveillement, à la joie, à la surprise etc. Mais ni l’Etre ni le Néant ne peuvent être saisis par la raison car ils ne laissent d’empreintes que comme sentiments. Nul ne peut posséder l’Etre. Nous ne pouvons qu’en attendre la venue, et même dans sa venue, il ne se laisse pas « voir », il se signale par sa présence que dans l’empreinte du sentiment qu’il provoque.
  9. Cette vidéo illustre le dévoilement de l’Etre. Luc Ferry utilise cette formule pour signifier le dévoilement de l’Etre : « la venue en présence de l’étant ». Cette formule est plus imagée que celle que j’avais choisie dans un autre post sans pouvoir me faire comprendre. Le dévoilement est un « mouvement » un « emeuvement » un sentiment, devant « la venue en présence de ». C’est ce moment « de venue en présence de » qui est le dévoilement. L’Etre n’est pas dévoilé, comme pourrait être dévoilé un tableau, un objet, l’Etre est dévoilé, révélé en « présence » seulement, ( il reste donc invisible) cette présence se signalant dans le sentiment, et non dans un « voir ». Je ne vois pas l’Etre, je ne peux pas définir l’Etre, l’Etre reste invisible mais il vient en « présence » dans la révélation de l’existence de l’étant ( l’étant étant n’importe quel objet). L’Etre ne se révèle pas dans la pensée logique, il ne révèle pas intellectuellement parlant, il ne ressortit pas à la pensée verbale, philosophique, il se révèle dans le sentiment qu’il produit.
  10. Je ne suis pas sûr qu’il y ait autant de différences, parfois, entre l’émotion et le sentiment. Quand Arendt dit que la surprise ( devant tel événement) est à l’origine de la science, est-ce que la surprise est un sentiment ou une émotion ? Bon, peu importe. Votre regard sur l’émotion me permet de mettre en œuvre les outils de compréhension de l’esprit mis au point par les chercheurs anglo saxons, ces outils, qu’il me reste à améliorer quant à leur usage, étant les deux pensées, la pensée gauche, séquentielle, logique, temporelle et la pensée droite spatiale, holiste, « sentiment ». Je vous situe dans une préférence pour la pensée gauche, temporelle. L’émotion pour vous est archaïque, datée, primaire, instinctive. Vous êtes sur la droite numérique ordonnée ( elle va du moins vers le plus) et l’émotion apparaît pour vous vers - 500 000 ans peut être ( c’est un exemple). Donc elle vaut peu. Prenons maintenant la façon de penser de @ÈléonoreK. Elle est pour moi dans une préférence pour la pensée droite, spatiale. Dans sa représentation du penser elle voit une tour. À la base, quelque part, un penser, qui est l’instinct. Peut être même que pour elle l’instinct est si « archaïque » qu’il fait partie des fondations de la tour. Puis la tour s’élève et au plus haut sans doute la conscience. Nous voyons la différence des représentations. Vous une vision de l’émotion dévalorisée car située dans le négatif de la droite ordonnée numérique, Eléonore une vision de l’émotion valorisée car constitutive des fondations du penser.
  11. Cette censure des chercheurs anglo saxons par l’élite intellectuelle française, qui elle, se gorge de ces recherches pour enseigner leurs enfants en adéquation avec ces recherches, m’a conduit à me réintéresser aux recherches de Libet et de Haggard. Selon leurs observations, la décision, l’acte volontaire de décider trouve son origine dans des zones cérébrales non conscientes. La décision néanmoins devient consciente lorsque le sujet a le sentiment qu’il vient de prendre une décision. Avoir le sentiment que je viens de prendre une décision est donc équivalent à dire : je suis conscient que je prends une décision ( cette décision étant en fait déjà prise inconsciemment). Néanmoins le sujet reste libre puisque, entre avoir le sentiment de prendre une décision et exécuter cette décision il y a un laps de temps suffisant pour que le sujet dise non, et renonce à la décision. Très bien. Ces recherches ont eu leur impact ( violent) il y a déjà quelques années puisque le fameux moi-conscient tout puissant des latins qui prend des décisions passait aux oubliettes. Néanmoins l’impact fut adouci nettement quand il fallut réfléchir aux conditions même de l’apparition d’une prise de décision ( volonté) inconsciente. Car ces conditions résultent d’un certain état de conscience tout de même, la conscience du sujet par exemple qu’il se trouve au sein d’une expérience au cours de laquelle il va falloir qu’il prenne une décision. Bref c’est plus complexe qu’il n’y parait. Mais en relisant ces attendus des recherches anglo saxonnes je notai cette expression : avoir le sentiment de prendre une décision c’est équivalent à dire être conscient de prendre une décision. Autrement dit il y a équivalence entre : « avoir le sentiment de » et « avoir conscience ». En relisant également un commentaire sur la pensée de Kant « penser c’est juger » c’est à dire penser c’est faire des relations ( kant emploie les mots dans le sens qu’il décide de leur donner si bien que le lire n’est pas une partie de plaisir) le commentateur écrit que l’acte même de penser ( donc corréler deux concepts) engendre le sentiment de conscience. J’ai dû passer des milliers de fois sur ces phrases sans jamais m’apercevoir que les auteurs identifiaient la conscience comme étant un sentiment. Et je ne m’en suis jamais aperçu car je ne connaissais pas le sentiment tel qu’en parle Heidegger. La lecture de Heidegger m’introduit dans la compréhension de ce qu’est le sentiment vu par les Allemands et sans doute par les anciens Grecs et cette compréhension me conduit à identifier la conscience comme étant un sentiment. Si mon hypothèse est bonne alors il devient compréhensible que nul ne parvient à dire ce qu’est la conscience, nul ne parvient à en faire un objet, puisque aucun sentiment ne peut être décrit comme peut l’être un objet.
  12. Le racisme systémique n’existe pas, point de vue blanc. Point de vue normal vu l’endroit d’où il parle. Pour comprendre Bluehawk il faudrait que le Blanc change de lieu. Mais pourquoi aurait il cette générosité ? Néanmoins ce n’est pas parce que je suis capable de sortir du lieu d’observation du blanc que je suis d’accord avec tout ce que dit Bluehawk. Mais c’est une autre histoire. La pensée de Bluehawk est complexe comme toute pensée de tout individu qui doit faire avec une histoire complexe. Bluehawk developpe une culture noire forgée dans l’esclavage ( un peu comme les Hébreux en Égypte). Mais dans l’immigration noire, en France, il vient des Noirs issus du continent africain dont la pensée n’a pas été influencée par l’esclavage. Si bien que la pensée noire est assez différenciée ( tout comme la pensée juive d’ailleurs). Les peuples, les communautés, se forgent une identité dans l’Histoire ( c’est pour cela aussi que les identités ne sont jamais fixées puisque l’Histoire est toujours en marche). l’identité de Bluehawk semble s’être forgée dans une Histoire vécue, en partie, dans l’esclavage. Il est nécessaire d’en tenir compte. L’identité française, blanche européenne, s’est forgée elle aussi dans la pratique de l’esclavage. Il ne s’agit pas de culpabiliser les blancs mais de leur faire comprendre que leur forme d’esprit reste forgée par cette pratique. Et qu’ils ont tendance à continuer cette pratique comme un bateau a tendance à continuer sur son erre même quand les moteurs sont arrêtés.
  13. Vous restez dans votre point de vue ( le lieu à partir duquel vous observez le monde) tout comme les Blancs d’ailleurs. Si je me place à l’endroit d’où vous observez le monde bien entendu qu’il n’y a pas de racisme contre les Blancs, en France. Vous avez raison, c’est même absurde de parler de racisme anti-blanc en France. Mais si je me place là où se placent les Blancs qui ici vous attaquent ils n’ont pas la même perspective que vous. Eux se placent dans un espace affectif. Ils disent, vous les Noirs, vous nous êtes hostiles parce que nous sommes Blancs. Le racisme dont ils parlent est d’ordre affectif. Alors que vous parlez, vous, d’un racisme froid, en quelque sorte institutionnel, qui discrimine les Noirs d’avec les Blancs dans leur cheminement de vie, en France.
  14. Au fur et à mesure que j’avance dans l’exploration de l’esprit, je me rends compte que la France censure toutes les hypothèses anglo saxonnes. La France ( la France organisatrice, colbertiste) tente d’occulter la pensée anglo saxonne. Cette France là, l’élite d’ailleurs, empêche son peuple de prendre connaissance des hypothèses anglo saxonnes. Mais cette France là, l’élite, envoie ses enfants dans les universités américaines. L’élite française bloque la culture anglo saxonne dans ces études sur l’esprit, afin que le peuple n’y accède pas. Mais elle fait sienne ces mêmes études. Ainsi l’élite française dispense un certain enseignement traditionnel à l’intention du peuple tout en enseignant ses propres enfants dans la culture anglo saxonne. L’élite française sait qu’il existe deux pensées, mais elle entretient son peuple dans l’obscurantisme de la pensée unique.
  15. Annalevine

    Les symboles

    Votre vision me séduit, celle de votre instructeur donc aussi. Je fus tenté de vous répondre : je fais mienne cette vision. Mais je me rends compte, si je réfléchis à la question en laissant faire le temps, alors ce que je vois, dans l’expression instinctive d’un oiseau, c’est en effet une pensée, un penser, mais pas seulement. Je vois bien des gestes que l’on peut dire déterminés par un code génétique mais je les vois se réalisant mentalement. Je vois le mental de l’oiseau là où un regard moins acéré ne voit qu’un programme cérébral ou neural. Je vois l’oiseau ayant un neural ( dont l’activité est codée) et un mental. Je perçois chez l’animal l’existence d’un mental. Qu’est ce que cela signifie ? Cela signifie que je sais que l’oiseau peut aussi agir mentalement, même s’il agit principalement ´matériellement’ ( le matériel codé de ses gènes). Qu’est que ça veut dire, que l’oiseau peut aussi agir mentalement ? Cela signifie qu’il possède une liberté, liberté qui s’exerce dans un cadre certes étréci mais liberté tout de même. Sa liberté est certes infinitésimale, il choisira ce brin d’herbe mais voilà monsieur l’oiseau saisit ce brin, puis monsieur s’avise que je suis là, à le regarder, il me fait savoir qu’il me voit, par de petits gestes infinitésimaux de reconnaissance, et monsieur oiseau décide soudain de changer de brin d’herbe. Il est mieux celui là, n’est ce pas Anna ? Ainsi l’oiseau dispose d’une infinitésimale plage de liberté, au sein de sa détermination, il dispose de cette liberté de choisir un autre brin d’herbe parce que lui aussi a un mental. Ainsi l’oiseau et Anna peuvent communiquer ensemble car ensemble ils partagent ce mystère de la liberté. Oh certes liberté bien encadrée! Mais liberté tout de même. C’est dans le partage de cette liberté que l’oiseau et Anna s’en vont ensemble dans le ciel qui s’ouvre au dessus du moi d’Eleonore.
  16. Annalevine

    Les symboles

    Oui je comprends ce que vous voulez me signifiez par « inconscient ». Je pense que nous « percevons » un monde identique, au moins dans sa forme, et sa dimension spatiale, quand vous et moi employons le mot : inconscient. Néanmoins convenez que nous sommes, culturellement, vous et moi, en rupture totale avec ce que la convention culturelle française appelle inconscient. Le mot inconscient devient du coup un code qui nous est propre ( sur le forum bien sûr, car il existe quantité de personnes, hors du forum, qui pensent l'inconscient comme vous et moi le pensons). Je pense qu’il faudrait trouver un autre mot que celui d’inconscient, mais bon, l’essentiel est que nous nous comprenions. Je suis très intéressé par votre manière de « voir » l’instinct. Je vais laisser travailler en moi votre manière de le penser car votre manière, votre forme d’esprit, rejoins une forme dessinée en moi, que je n’identifie pas trop bien encore. J’y reviendrai et vous ferai part de ma manière de voir l’instinct. Ce qui m’éveille et me stimule c’est votre façon de poser que l’instinct est encore, et toujours, du « penser ».
  17. Il est de plus en plus patent, pour moi, que vous êtes plusieurs sous le pseudo Ambre. Mais je me rends compte aussi que, m’en formaliser, est ridicule. Donc là, Ambre est la femme de la communauté. Oui la rationalité est un outil. Enfin c’est comme cela que je pense.
  18. Annalevine

    Les symboles

    Oui entièrement d’accord avec tout cela. J’ajouterai ceci. Les indiens Hoppi ne tombèrent pas dans les chausse-trappes des occidentaux parce qu’ils n’étaient pas des sédentaires organisés autour d’un État. L’absence d’Etat leur a permis de résister, au contraire des amérindiens de l’Amérique centrale tels que les Mayas, Aztèques et Incas, dont la cristallisation culturelle autour d’un État-référence les a rendu vulnérables à l’agression occidentale catholique ( encore que l’Etat maya a sombré avant la venue des conquistadors catholiques). Bien sûr les indiens d’Amérique du Nord ont fini par être vaincus, mais pas pour des raisons culturelles.
  19. Annalevine

    Les symboles

    Je n’arrive pas à vous suivre, je me sens dépassé par votre façon de penser. J’ai du mal à m’adapter à vous.
  20. Annalevine

    Les symboles

    Exactement, la religion juive est une culture avant d’être une religion ( mais je n’oublie pas pour autant les orthodoxes juifs qui sont furieux de me lire! Nous avons tous nos intégristes ). Vous avez raison sous l’aspect « menace ». J’étais justement en train de parler de cette question juive pendant le déjeuner. Les antisémites européens voient dans le judaïsme ( culturel, pas religieux) une menace. Et nous nous disions, pendant ce déjeuner, en quoi la culture juive est elle une menace pour eux ? Et bien sûr je pensais à Heidegger, homme d’une intelligence et d’une sensibilité hors du commun. Pourquoi cet homme perçoit dans la culture juive une menace ? Je me dis, ça vient de loin cette histoire. De très loin. Les juifs incarnent quelque chose que les occidentaux, surtout catholiques, perçoivent comme une menace.
  21. Annalevine

    Les symboles

    Cette phrase est elle-même symbolique, elle renvoie à « autre chose », à une « chose » issue ou pensée par ce que vous appelez l’inconscient. Inconscient que je vais pour le moment appelé pensée muette. Je ne parviens pas à saisir, dans ma sensibilité, ce que vous désignez. Je sens seulement qu’il y a quelque chose à saisir, par la sensibilité ou le sentiment. Ceux qui fonctionnent avec la seule pensée verbale, bavarde, vont parler de déterminisme ou d’instinct. Ceux qui savent qu’il existe une autre pensée vont tenter de dépasser le déterminisme. Ils ne nient pas le déterminisme tant qu’ils restent dans la pensée bavarde, c’est à dire la pensée scientifique ou philosophique rationnelle. Mais ils savent aussi qu’il existe un autre point de vue donné par la pensée muette.
  22. Annalevine

    Les symboles

    Je me sens en accord « sensible » avec ce que vous dites de l’inconscient-sentiment. Il me semble que l’inconscient, tel que vous en faites le tableau, mériterait d’être nommé autrement. Il a droit à un nom positif au lieu de ce nom in-conscient que je trouve dévaluant pour lui ( en plus les freudiens en ont fait une poubelle de tous les refoulés possibles, surtout sexuels). Nous pourrions renommer le conscient et l’inconscient par les mots de « temporel » et de « spatial », c’est à dire par des qualités que nous leur prêtons. Cela me rappelle ce procédé de la culture judaïque qui consiste à nommer « Dieu » par l’une de ses qualités : l’Eternel, Dieu ne devant pas être désigné directement, non pas pour des raisons de respect mais pour cette raison que certaines réalités ne peuvent être repérées que par leur qualité ou leurs effets, qu’elles ne peuvent jamais être désignés ni « vus » directement par la pensée temporelle ( le conscient). Et si ces réalités ressortissaient à la pensée muette, spatiale, l’inconscient pour vous ? Alors l’Eternel, le temporel, le spatial seraient ici des mots symboles qui désigneraient des réalités, vastes, inconnaissables par le conscient ? Ces mots seraient l’écho de ces réalités logées dans la pensée muette, l’inconscient ? Les symboles seraient cet écho ?
  23. Annalevine

    Les symboles

    Je suis un peu surpris par cette classification entre symbole riche et symbole pauvre. Un symbole est un symbole, c’est un signe, et un signe désigne quelque chose. C’est la décision irions même du signe. Quand au placebo et au « croire« vous faites confusion. Vous êtes à la fois l’observateur et le sujet observé. Celui qui prend un placebo ne croit pas, il est sûr que le placebo est un médicament. En tant qu’observateur vous dites il croit, mais lui en tant qu’acteur il est sûr de...
  24. Annalevine

    Les symboles

    En fait j’utilise le mot sentiment comme faculté de ressentir. Je dévoie le sens du mot tel qu’il est employé dans la langue française. J’en arrive là à force de tenter de comprendre la langue allemande.
  25. Annalevine

    "Elle va perdre"

    Tu ne la trouves pas assez « leste »? T’es un peu coquinou toi. S’emparer du trône ! J’aime ton érotisme subtil.
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