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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. En tout cas il y a autant chez @hbouque chez @Blaquière un total irrespect de l’autre. C’est même me concernant des personnes qui pratiquent l’effraction, le viol. Me citer pour répondre à un autre est une volonté de nier celui qui tient ce fil. Ma foi s’ils jouissent de me violer, de me nier, qu’y puis je ?
  2. Pour moi l’autre ce n’est pas tout ça, ce n’est pas une idée, pour moi l’autre, c’est une femme, un homme, un enfant face à qui je m’oublie. C’est mon fils aîné, mon fils cadet, c’est Jacqueline, c’est Noa, c’est Samuel, c’est cette femme qui attend que je l’écoute, cet homme qui attend que je le vois, cet ado qui espère en moi, pour moi l’autre c’est quelqu’un devant qui je m’arrête, à qui je donne ce temps pendant lequel je m’oublie, pour lui, pour elle.
  3. Tu passes ton temps, à bientôt 75 ans, de t’affirmer sur ce forum et tu viens reprocher à un adolescent d’avoir voulu s’affirmer à 18 ans. Tu es un vrai gamin.
  4. Quand j’étais ado je voyais l’enseignement dans le cadre religieux. Ma famille d’origine était de culture scientifique ( vraiment de haute volée) et religieuse et là c’était assez mystique ( la mystique russe et juive). Enseigner je le ressentais alors comme : prophétiser. Et, aujourd’hui encore je reste fasciné par la vie d’un Sabbataï Tsevi ou d’un Andrei Roublev. La prophétie hantait mon frère aussi mais il était trop versé dans la science physique pour en plus se donner à la prophétie. Le problème (philosophique ?) provenait de cette interrogation : prophétiser oui, mais prophétiser quoi ? Ce que je veux dire par là, c’est que le verbe : prophétiser, apparaissait avant le contenu : la prophétie. C’est en cela que je pense que c’est d’abord l’autre que j’avais en vue : établir avec l’autre une relation. Le verbe à mon avis conjugue l’un avec l’autre ( le je selon toi avec le il ou le elle de l’autre). La relation pour moi prime sur le contenu. Bien entendu prophétiser sans avoir encore de prophétie à dire, ou encore enseigner sans savoir encore quoi enseigner peut paraître absurde. Quand j’eus atteint l’âge de 33 ans, et jusqu’à maintenant, ce qui me tient en action c’est le désir de transmettre. C’est un peu différent du prophetiser ou du enseigner. Quand tu raisonnes, et c’est mon reproche, tu établis des causalités qui, à mon avis, ont pour but de simplifier une question ou tout simplement pour but de passer à autre chose et à ne pas s’attarder. À mon avis il est peut être trop « simplifiant » d’expliquer les comportements de soi et des autres par des causes uniquement psychologiques. Le point de départ de toute réflexion, le moi, le je, en fait ne me va pas. C’est en cela que je suis décalé par rapport au mode de penser de l’Europe occidentale continentale. Je dis continentale car quand je lis un philosophe anglo saxon il ne part pas du je, il se soucie d’abord d’action et d’action sociale. La philosophie ne doit pas devenir spéculative mais elle doit contribuer à changer le monde pour lui. Le social est immédiatement présent, et réunit en lui le je et le nous. Le continental construit tout à partir du moi. Cette culture se défend bien sûr mais il m’est impossible de m’y insérer.
  5. Je retiens ce passage de ton post. Je ressens à l’identique ce que tu ressens là. Le reste est trop lié à ta culture propre et je ne m’y retrouve pas. À part ta critique de Jung. Ses hypothèses sont intéressantes mais nous nous retrouvons en effet avec lui avec des entités distinctes dont je ne sais que faire. La question pourrait être : pourquoi réfléchir à tout ça ? Pour comprendre mes actions ? Non, pour tenter de voir quelle action entreprendre. Désir d’action donc. Quand j’étais ado, je traversais l’Europe en stop et dans cette errance je me disais : je désire enseigner. Je m’imaginais parlant devant un auditoire et j’enseignais. Alors que je dormais, la nuit, dans des champs. Mais enseigner quoi ? Enseigner était en fait un type d’action désiré. Une action qui me conjugue à l’autre. Ainsi l’autre est tout pour moi. L’autre, pas moi. Je ne me retrouve pas dans la philosophie occidentale car tout y tourne sur soi, sur le moi. Dans ma culture ( héritée ?) tout tourne autour de l’autre. Il y a en définitive non pas une philosophie mais des philosophies.
  6. Bien sûr, allez chercher du côté de la femme sauvage et du romantisme allemand. C’est excitant. Vous vous cachez, en bonne française pas très courageuse, derrière un désir de puissance sauvage. Mais vous êtes française, ni russe, ni allemande. Vous n’avez pas le cran d’aller jusqu’ au bout de votre violence. Face à ma mère, dont les ascendants peuplent les tombes, vous lui auriez léchez les orteils. Ah ces petites latines ! Ça parade et c’est dans la vie réelle une petite subalterne.
  7. Ah oui je vois ! Éviter l’équivoque. Il y a tout de même une différence d’âge qui devrait permettre l’évitement. De là à être une image d’un grand père...Encore que ça ne me gênerait pas. Vieux grincheux, hum...Mais ça me va aussi, mais si vous n’avez que 6 ans ça limite le dialogue. J’aime bien le versant affectif entre vous et moi, mais cette affectivité j’aime la tenir en vous enseignant. Vous êtes assez âpre, pas commode finalement. Le vieux grincheux vous souhaite tout de même de bien dormir, petite fille irrespectueuse .
  8. Celui de Derek Denton, les émotions primordiales et l’éveil de la conscience, vous plaira. Il est écrit par un anglo saxon ( traduit bien sûr !) et les anglo saxons sont moins dogmatiques que les cartésiens. Je pense que ce livre répondra à vos attentes. Il y est question de la conscience chez les animaux. Denton est mondialement connu pour ses travaux en biologie animale. Tout de même je préfère tenir un rôle un peu paternel face à vous, plutôt qu’un rôle féminin ! Passez une bonne nuit !
  9. À propos des animaux Stanislas Dehaene dans « le code de la conscience » pose l’hypothèse de la capacité de certains mammifères à avoir un « espace de travail global » ( la conscience pour lui). Mais la conscience réflexive ne paraît pas être partagée par les animaux ( page 339 du livre de Dehaene). La Sensibilité est mieux exposée par l’art que par la raison.
  10. Voici l’expression d’une émotion incontrôlée ( mort de rire). Votre émotion est un ressenti, elle est donc consciente, mais elle n’accède pas à votre conscience réflexive. C’est en cela que vous êtes un animal et que les animaux ont ce même type de conscience phénoménale. Mais si vous prenez un peu de temps vous allez accéder à la conscience réflexive et vous rendre compte que vous venez de céder à un ressenti. Il y a divers niveaux de conscience. La conscience limitée au seul ressenti appartient aux animaux. En revanche la conscience réflexive ne paraît appartenir qu’aux hommes.
  11. Teillard de Chardin pensait qu’à tout grain de matière était associé un grain de conscience. C’est peut être un peu exagéré mais les deux versants, neural et mental, sont à considérer. J’ai déjà cité la philosophe Joëlle Proust qui pose que le mental et le neural sont les deux versants d’un même socle ontologique.
  12. Derek Denton analyse par exemple une émotion primordiale, tel que la soif. Là nous sommes dans l’émotion basique. La soif est causée par un processus chimique sur lequel je ne m’étends pas (montée rapide du sodium sanguin, c’est encore plus basique que les émotions élaborées dont nous avons l’habitude de parler). Cette modification du taux de sodium sanguin est accompagnée de l’émotion ( ou du sentiment, pour le moment ne vous cassez pas les pieds à distinguer émotion et sentiment) : soif. Mais la soif n’est pas la chimie observée du sodium. La soif est le versant mental « ressenti » de la chimie du sodium. Ce ressenti, première trace de conscience, provoque chez l’animal ou l’homme qui a ce ressenti une action tendant à faire éteindre ce ressenti ( boire). C’est en ce sens que l’émotion est nécessaire à la survie. Car la chimie elle même ne provoque pas l’action. C’est le ressenti : soif, qui n’est pas la chimie, qui provoque l’action. Cette conscience primaire, le ressenti, réfère dans la philosophie de l’esprit à la conscience phénoménale.
  13. Bonsoir Ambre, Vous pourriez lire, je pense avec bonheur, le livre d’Antonio Damasio, « l’autre moi-même » ou encore celui de Derek Denton, « les émotions primordiales et l’éveil de la conscience ». Ces deux auteurs font le lien entre émotions et apparition du phénomène dit « de conscience ». Dans un autre registre Hannah Arendt dans son étude sur Heidegger note que l’étonnement ( émotion) engendra la philosophie, la surprise engendra la science, etc. Si vous laissez votre sensibilité en éveil vous verrez qu’il est possible de déceler une ou des émotions dans la plupart des développements dits philosophiques du forum. Un tel, quand il fait assaut d’un développement rationnel tendant à tout comprendre du monde révèle une angoisse ou une inquiétude fondamentale. Un autre, appliqué à dévaluer systématiquement toute philosophie grecque, révèle un ressentiment, etc. Les auteurs que je viens de citer placent l’émotion comme fondement de la conscience. En France c’est plus compliqué d’accéder à cette sensibilité car le rationaliste français réduit l’émotion à un processus chimique. Il ne voit pas que le processus chimique a un versant mental. Et c’est justement parce que le dit processus chimique a un versant mental (conscient) qu’il y a une action ou une réaction venant en suite du processus chimique initial à satisfaire ( ou à contredire d’ailleurs). En étudiant Heidegger je vous avais déjà expliqué que l’Allemand est capable de faire une distinction entre le neural (le chimique) et le mental ( la conscience). C’est parce que le processus chimique de l’émotion a un versant mental ( qui n’est pas le processus chimique tel que nous l’observons) que l’émotion a un rôle fondamental dans la survie. Cela permet de supposer que la conscience apparaît dans pratiquement tout le monde vivant, non sous sa forme élaborée comme chez l’homme, mais sous sa forme « ressenti ». Le ressenti est une forme première de conscience, le ressenti n’étant pas le processus chimique observé.
  14. Vous avez une curieuse façon de traiter vos « adversaires ». Le rigolo @uno est loin d’en être un, même si je suis loin d’être en accord avec lui sur beaucoup de sujets. Quand on fouille dans l’histoire nous sommes surpris de constater que ce ne sont pas les Arabes qui ont initié les sciences exactes mais les Persans. La confusion dans laquelle vous tombez provient que les Persans, sous la domination des califes Arabes, étaient musulmans, parlaient l’arabe et avaient des noms à consonance arabe. Cela ne signifie pas que les Arabes n’ont pas un génie propre, mais les sciences exactes ce n’est pas vraiment leur domaine. Si je devais souligner un génie, propre aux Arabes, c’est leur sens commercial. L’acte commercial, pour eux, est un vrai échange. Matériel certes, mais aussi affectif, même si cette affectivité est concentrée dans l’instant. Ce sens commercial ce n’est pas rien. En bien des occasions ils ont véhiculé les cultures, ils ont tenu le rôle de transmetteurs. Quand aux religions que vous mettez toutes à la poubelle, votre diatribe vous sert de cache haine contre les Judéens. Le judaïsme est bien plus qu’une religion, c’est une histoire. Mais j’ai déjà noté votre haine des Judéens quand vous faites semblant de croire que les Judéens n’ont rien à faire avec la terre d’Israel. Les Judéens n’ont jamais quitté la terre d’Israel, jamais, même s’ils ont dû longtemps se réfugier en Galilée parce que vos ascendants romains n’ont eu de cesse de les déporter. Je vous laisse à la haine des Judéens que non seulement vos ascendants romains ont déportés, mais que vos ascendants occidentaux ( dont Français) n’ont jamais cessé d’exterminer depuis que Charlemagne les a appelés pour développer économiquement un pays que votre grossièreté intellectuelle était bien incapable d’assumer.
  15. Je me rends compte que nous sommes immergés dans ce que je ne peux qu’appeler l’inconscient. Même la pensée consciente est logée dans un espace plus vaste, inconscient. C’est impressionnant.
  16. Il est aussi possible de caractériser ces deux pensées ainsi : la pensée volontariste et la pensée inspirée. La pensée volontariste est la pensée rationnelle, celle qui tend à affirmer : l’Univers est rationnel. Mais, en affirmant cela cette pensée tend à réduire l’Univers à ses seuls composantes rationnelles. C’est cette pensée dans laquelle nous nous reconnaissons jusqu’à créer le concept de moi. Pourtant ce moi n’est qu’une partie de notre esprit. Notre civilisation actuelle tend à rejeter la pensée inspirée, car dans sa manifestation dans le champ conscient elle ne paraît pas mue par notre volonté. Pour que cette pensée apparaisse il nous faut renoncer à nous même, faire silence en soi ou, au moins, créer une disponibilité en soi. L’impression que nous éprouvons est celle de l’irruption dans le champ conscient de manifestations engendrées par un autre vouloir que le nôtre.
  17. La pensée rationnelle confère à celui qui la pratique exclusivement le sentiment qu’il domine, qu’il gère, qu’il actualise sa volonté. C’est lui qui veut, et ce sentiment que seul lui, veut, il le vit en posant lui-même des concepts, en posant lui-même des vérités, en construisant, en utilisant la logique et la puissance de cette dernière dans son utilisation de la causalité. Celui-là où celle-là part du principe qu’ une pensée rationnelle pilote l’univers, que l’univers est rationnel. Ainsi il élabore une pensée construite par articulation de concepts censés représenter les briques constitutives du monde. Il jouit de cette pensée qu’il assimile à la pensée universelle. Il acquiert lui-même la puissance de cette pensée universelle. Tout cela n’est que fantasme, course après un ressenti tel que le penseur se sente tout puissant. C’est surtout un truc de mec, de mâle, mais les femmes commencent à s’y mettre. À la base d’un tel effort il y a une émotion : l’angoisse.
  18. Vous en devenez ridicule avec votre petit amour propre de mâle « Bafoué » . Sortez dans le monde, vivez, allez dans les banlieues, visitez les prisons, les hôpitaux, et vous verrez ce que c’est, la vraie violence des conditions de vie. Là vous montez sur la scène de votre théâtre, décidé à jouer la pleureuse, alors que vous vivez bien planqué dans votre confort de retraité. Ayez un peu de tenue avant de lâcher vos insanités sur les femmes.
  19. Ces deux pensées correspondent assez bien à la distinction faite par Pascal entre l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse. L’esprit de géométrie c’est la raison, l’esprit de finesse c’est l’inspiration. La pensée logique, séquentielle, causale face à la pensée inspirée, qui vient « d’ailleurs ». La philosophie occidentale continentale utilise presqu’exclusivement la pensée rationnelle, dédaignant la pensée inspirée. Il y a quelques exceptions, Nietzsche ou encore Schopenhauer, deux allemands au demeurant, l’Allemagne sachant lier entre elles ces deux pensées. La pensée inspirée en France est méprisée par les philosophes, lesquels donc ne fonctionnent qu’avec la pensée rationnelle, par surcroît épurée de toute émotion et de tout sentiment. Cela donne une philosophie bizarre, conceptuelle, rationnelle, logique qui parfois même ne s’appuie même plus sur la perception. À ce compte là la philosophie française ne fait plus le poids devant la pensée scientifique, qui elle aussi écarte toute émotion, tout sentiment, toute inspiration, mais qui au moins s’appuie sur la perception. Si bien qu’aujourd’hui les Français non philosophes qui veulent comprendre le monde s’appuient plutôt sur les physiciens, les chimistes, les biologistes, les neuro psy et abandonnent les philosophes à leurs vaticinations.
  20. Si je fais la synthèse de mes études menées sur les découvertes de Sperry, prix Nobel 1981, dont l’un des points les plus étonnants est bien expliqué par Linda V. Williams, enseignante à Berkeley, il existe bien deux sources de connaissance, l’une étant la pensée verbale, qu’il est possible de qualifier, pour la distinguer, de pensée temporelle, l’autre étant la pensée spatiale, ne disposant pas du langage ( les mots) donc restant inconsciente. Le penseur formé par l’enseignement traditionnel n’imagine pas que l’inconscient puisse être une source de connaissance. Seule la pensée exprimée en mots, reste pour lui la seule source de connaissance. Il faut y voir l’influence cartésienne mais aussi l’influence catholique qui a infériorisé à mort l’inconscient, lieu démoniaque selon cette religion. La fuite dans l’athéisme ne permet pas à ce penseur de rétablir l’inconscient dans sa puissance. Il est en effet piégé par Freud, gourou des bourgeoises catho de Vienne, qui fit de l’inconscient un pandémonium sexuel. Vienne, les Habsbourg, encore le catholicisme. Bref, qu’il soit croyant ou athée le sympathique penseur français se fait baiser. Nous disposons donc de deux sources de connaissance mentales, étant dit bien sûr que l’autre branche de la connaissance, la « sensibilité » au sens kantien reste bien sûr la base. Sans perception externe et interne pas de connaissance. Savoir qu’il existe deux sources mentales de connaissance, qui, dans la réalité, fusionnent sans arrêt ( l’expérience de Sperry est particulière) conduit à penser autrement. Et à supposer que, s’appuyer sur la seule pensée rationnelle, logique, spéculative, ne permet pas d’accéder à la connaissance la plus étendue possible des réalités que nous cherchons à « voir ».
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