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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Il ne s’agit pas ici d’une démonstration mais d’une vérification. Ce type de vérification était connue bien avant que les Grecs (Euclide) n’arrivent avec leur nouvelle façon de faire des maths. La vérification proposée ci-dessus ne parvenait pas à emporter les esprits dans la certitude que l’énoncé du théorème de Pythagore était vrai. Arrive Euclide et sa révolution mathématique. Pour simplifier disons qu’il part de propositions considérées comme vraies, ressenties comme vraies par n’importe quel humain. Il fonde l’axiomatique. Puis il établit des règles de logique là encore ressenties comme vraies par n’importe quel humain. Et il propose une DÉMONSTRATION du théorème de Pytahgore, que l’on peut trouver sur you tube et qui est assez compliquée. Ainsi les Grecs refondent les maths sur l’axiomatique. Ils ont fait des émules. Aujourd’hui la logique mathématique est étudiée en troisième année universitaire et elle a enfanté bien des fondements de l’informatique et des mathématiques ( théorème de Godel notamment).
  2. Bonjour Ambre, Pour moi vous êtes une femme d’action. Et quoi que vous pensiez de vos essais non aboutis vous êtes déjà bien engagée. Une vie de couple, deux enfants à enseigner, à accompagner dans leur construction, une responsabilité importante dans votre communauté : l’exploitation d’un jardin dont je crois comprendre qu’il nourrit au moins partiellement votre communauté. Cela ne vous suffit pas. Il y a une énergie en vous suffisante pour vous porter vers d’autres actions. C’est à vous bien sûr de trouver ces engagements supplémentaires. Il y a peut être aussi chez vous un malaise (dont il me semble que vous n’êtes pas responsable) : celui de ne pas parvenir à vous insérer dans les discussions philosophiques de votre entourage. Ce malaise a un effet positif : vous faire travailler le langage, apprendre le sens des mots, vous essayer ici dans l’exposition de vos idées. Plus vous travaillerez le langage plus vous vous sentirez légitime à exposer vos idées. Continuez d’exposer ici vos idées, ne vous interdisez pas d’écrire des pavés comme vous dites. Imposez vous. Et passez par dessus les critiques : libérez votre style. Le forum sert aussi de terrain d’entraînement. Cela dit vous êtes plus une femme d’action qu’une femme attirée par la spéculation. Platon ou Kant ne vous intéresseront jamais, ou peu, car ni l’un ni l'autre ne pourra jamais éclairer votre action. Songez aux milliards d’asiatiques qui conquièrent actuellement le monde sans rien connaître de la philosophie grecque ! Ceux qui bâtissent réellement le monde ne s’avachissent pas dans la spéculation fut-elle brillante. Je me demande si vous ne devriez pas chercher à prendre des responsabilités au-delà de votre communauté, par exemple dans le village où vous habitez. Je me dis que vous devez avoir des capacités d’organisation que vous pourriez mettre au service de nouvelles collectivités. Quand à la question que faire ? ( je reviens à moi même) cette question change selon l’environnement, l’évolution des sociétés et des conditions de vie. Et la situation personnelle. Je suis touché par la dernière phrase de votre message. A bientôt.
  3. Je comprends votre enthousiasme, votre foi dans l’humain, et je pense que, comme moi, vous tablez sur les forces de l’esprit. Ce qui d’ailleurs suppose une autonomie de l’esprit et non pas une stricte subordination de l’esprit à la chimie, à l’anthropologie, à la neurologie, etc. comme l’affirme @Voyageuret derrière lui les légions guerrières des déterministes dont il est l’un des soldats. Le problème, ou la question, est : comment cette foi se traduit-elle dans l’action ? Vous savez que pour ma part « agir » a consisté à m’occuper, ces dernières années, d’enfants et d’ado en échec scolaire. Bénévolement afin de donner à mon action un sens qui dépasse l’idéologie économique dominante. Et c’est là qu’on commence à voir le gap qu’il y a entre une foi qui apparaît planétaire et si puissante, et l’action dans le réel. Il faut dépenser une énergie énorme pour tirer les enfants de l’abîme dans lequel ils sont tombés. Moi je me suis épuisé. J’ai réussi à mener à bonne fin tous les combats que j’ai mené pour émanciper ces enfants mais je me suis épuisé. Et quand je vois mon œuvre, une infinitésimale œuvre finalement au regard des besoins actuels je me dis : ça va être dur de changer le monde. J’ai arrêté depuis un peu plus d’un an de me donner à cette œuvre parce que je n’en puis plus. Ça m’a vidé de m’occuper de ces ados, parfois le samedi, le dimanche, répondre à leur attente, à leur angoisse, etc. Ce qui m’impressionne c’est la quantité d’énergie qu’il faut dépenser pour permettre à un enfant de se construire. Et surtout, la mise en œuvre d’une foi à l’origine planétaire ( dans le ressenti) dans l’action aboutit à peu de résultats. Bien sûr vous êtes jeune et je suis vieux, et vous allez vous dire, moi je suis jeune, pleine d’énergie, et lui est usé, fatigué. Ce qui n’est pas faux. Mais ce qui n’est pas faux non plus c’est que, si vous mettez en œuvre votre foi vous allez aussi fatiguer. Il me semble que plus notre civilisation avance plus il faut dépenser de l’énergie pour changer un iota du monde. Sans compter qu’en plus vous voyez débouler tous les déterministes qui vous disent : à quoi sert votre foi, ah ah ah, la chimie va tout résoudre ( ainsi que l’anthropologie, la neuro lié, la psychiatrie, etc. Ça c’est @Voyageur) Dans la réalité quotidienne vous voyez que de plus en plus d’enfants et de parents sont abandonnés, mais tous ces déterministes s’en foutent. Ils changent le monde dans leurs représentations pas dans les faits. Bon faisons le point. Vous m’opposez votre énergie, votre foi, votre enthousiasme. Je vous oppose ma fatigue. Et j’ai tort bien sûr ! Ma fatigue ne peut pas être un argument. Mais mon expérience vécue peut tout de même être un enseignement ( peut être pas pour vous ! Mais au moins pour mes enfants). Quel enseignement tirer de mon expérience ? J’y travaille. Le problème est que l’environnement change vite. Que la probabilité que le monde sombre dans des problèmes de plus en plus dramatiques s’accroît. Et ce changement est si rapide qu’il faut désormais prendre au sérieux la possibilité que l’humanité disparaisse ( ce que je ne crois pas ) ou qu’elle s’engage dans des turbulences désastreuses ( ce que je crois ). Quelle foi bâtir dans un monde devenu si incertain ? Et même allons plus loin : puis je continuer d’avoir la foi dans l’hypothèse d’une disparition de l’humanité ? Puis je même continuer d’agir dans un monde qui va disparaître ? Je dis : oui. Mais ça demande une sacrée reconstruction du monde ( dans ma représentation). J’y travaille aussi.
  4. Vous avez écrit précédemment que vous étiez surprise de constater que ce qui, parfois, compte pour vous ne semble pas compter pour les autres. Ici vous écrivez un long texte et je me rends compte qu’il n’enclenche pas chez moi de réponse. Est-ce pour autant que votre texte ne m’intéresse pas ? Que l’on ne vous réponde pas ne signifie pas que vous n’intéressez pas. Je vous ai lue attentivement. Plusieurs fois. Votre texte décrit une recherche qui vous est propre. Vous lire c’est comme vous regarder pratiquer un sentier de montagne. Je ne me vois pas vous dire : attention au gros caillou là à gauche, attention à droite il y a un ravin...ça vous agacerait. Vous pratiquez votre chemin, et, en vous exprimant ici, vous signifiez : je pratique ce sentier que j’ai choisi, et basta, ne m’emmerdez pas.
  5. Allez-y, déterrez les anciens écrits. Je vous lis, parfois avec retard, un sacré retard !
  6. Il est vraiment nécessaire de parvenir à définir le sentiment tel que ce mot est employé en philosophie. Dans le langage courant le sentiment fait référence aux affects, aux états d’âme. Avoir un sentiment pour quelqu’un c’est avoir de la sympathie pour lui dans le langage usuel. Or ce n’est pas du tout le sens employé en philosophie. Je m’en suis rendu compte à mes dépens en étudiant : qu’est ce que la métaphysique ? Du coup je me rabats sur la définition du sentiment donné dans les manuels de base de philosophie. Le sentiment est une perception intérieure. Le sentiment est : une perception. Ainsi en philosophie le sentiment n’est pas un état d’âme mais bel et bien une perception, au même type que le phénomène. Mais il se distingue du phénomène en ce que ce dernier est le résultat des cinq sens, d’où son caractère « extérieur ». Le sentiment est une perception, tout comme le phénomène, mais une perception « intérieure ». C’est en s’appuyant sur ce mot qu’il est à mon avis possible de comprendre ce que peut être le sentiment en philosophie.
  7. Annalevine

    Mes choix

    Tu es toujours là, présente, et je pense que je suis toujours là, présent. C’est au delà de ce que nous sommes dans la réalité réelle. Nous sommes présents l’un à l’autre dans un imaginaire réel. Je pense à toi.
  8. L'anti racisme. Ils sont tous antiracistes. Ce sont des gens bien. Ils forment une communauté respectueuse des normes et des conventions de langage. Ils savent ce que bien parler veut dire. « C’est d’ailleurs, disent-ils, ce qui manque à certains de ces descendants d’esclaves, quand ils viennent sur le forum, ils ne savent pas tenir en laisse leurs sentiments. Quel manque de savoir-vivre. Et pourtant nous les invitons à notre table, nous leur donnons la parole et ils ne sont même pas reconnaissants. Voyons @Bluehawk, vos ascendants ont été réduits en esclavage ? Oh oui ce n’est pas bien, d’ailleurs nous reconnaissons que ce n’est pas bien, vous rendez-vous compte de l’effort que nous faisons ? Pour vous ? Pour un descendant d’esclave ? Appréciez notre grandeur d’âme tout de même. Quoi vous êtes révolté ? Allons, allons, ne pratiquez pas le culte des ancêtres, ne restez pas dans la culture du bon sauvage. Émancipez-vous nous sommes là pour vous montrer le chemin de la liberté. Quoi vous restez dans le ressentiment ? Allons allons écoutez donc Spinoza et rejetez vos passions tristes. Rejoignez notre confrérie des gens bien et intelligents dont le langage est si châtié. Quoi vous ne voulez pas intégrer notre confrérie des gens bien ? Mais alors que venez-vous faire ici ? Quoi ? Vous voulez nous contester, nous attaquer même, au motif que nous parlons des Noirs, comme nous, nous décidons d’en parler ? Mais pour qui vous vous prenez ? Vous l’aurez voulu » Et tout ce petit monde de gens bien appellent le nettoyeur qui les débarrassent de l’intrus. "D'ailleurs disent-ils, ces anti racistes, ce descendant d'esclave était raciste. Il méritait donc de disparaitre" Il faudrait presque leur dire : merci. Ainsi va la comédie humaine.
  9. Vous pensez vraiment que le monde évolue à coup d’idées ? Il évolue essentiellement sous le moteur de quantité d’affects, de sentiments, d’émotions, de désirs , etc. Il y a une limite au débat d’idées qui fait que les idées, en tant qu’idées sont des instruments inefficaces. Cette limite c’est l’expérience. Quand quelqu’un parle d’enfants alors qu’il n’en a pas il reste dans l’idée. Quand quelqu’un parle des cas sociaux alors qu’il n’a jamais pris la peine d’entrer chez les dits cas sociaux, qu’il n’a jamais pris la peine de partager au moins quelques heures de leur vie il reste dans l’idée. Celui qui ne prend pas la peine d’expérimenter dans sa chair, ses sentiments, le partage, n’aura que des représentations qui n’ont aucun rapport avec la réalité. Autrement dit : votre débat d’idées, sans lien avec aucune expérience vécue ( et le vécu c’est au moins de partager quelques heures la vie de ceux dont on parle) n’est rien d’autre qu’un divertissement. Un divertissement mené aux dépens de tellement de malheurs. Je vous laisse vous amuser.
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