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Tout ce qui a été posté par Annalevine
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Quand nous regardons l’autre, avec bienveillance, quand nous renonçons à nous-mêmes pour le regarder, nous voyons de lui plus que lui ne voit de lui. Nous percevons chaque tressaillement de son visage, chaque modification de sa respiration, chaque modulation de sa voix, tout ce que lui ne voit pas de lui. Nous avons une conscience de lui qui synthétise, unifie en lui, les deux continents usuellement nommés conscient et inconscient. L’être que nous percevons est plus que celui dont il a conscience. Et idem pour vous : il vous perçoit occupant un espace mental bien plus vaste que celui dont vous avez conscience vous concernant. Vous avez raison : celui qui vous regarde avec bienveillance vous engendre comme vous l’engendrez si vous le regardez avec bienveillance. Mais il y a un revers : celui qui vous regarde avec malveillance a le pouvoir de vous « tuer », et ce pouvoir vous l’avez aussi.
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Oui vous posez là une critique dont je prends bien conscience qu’elle est justifiée. Mon point de départ est celui-ci : il n’est pas possible pour moi de prendre conscience de moi. En arrière de moi il y a le je qui m’échappe ( le sujet dit transparent des philosophes). C’est d’ailleurs une simple question de logique. Pour avoir conscience de moi il faut que je sorte de moi, pour m’observer. Et cela c’est impossible. Je ne peux pas sortir de moi. C’est le même probleme avec le monde. Je ne peux pas sortir du monde pour l’observer car je suis toujours dans le monde. Je retrouve là les deux objets métaphysiques sur les trois énoncés par Kant : le monde, l’âme et Dieu. Objets qui ne peuvent que nous échapper. Pour moi Dieu n’est pas un objet métaphysique : il ne m’intéresse pas. Reste le monde et l’âme, qui, dans mon esprit est remplacée par le je. Bien. Mais ce je que je ne peux pas observer est ce que l’autre peut l’observer ? Je pense que oui. Que dit l’autre de moi ( qui en fait, vu de l’autre, est le je ) ? Il dit quelque chose que je ne peux pas voir. Mais vous avez raison, l’autre peut voir de moi tout et n’importe quoi. Prenons notre cas, vous et moi. Je vois de vous ce que vous ne pouvez pas voir puisque vous ne pouvez pas sortir de vous même. Et ce que je vois c’est une femme qui masque son visage. Et je tempête : ôte ce linceul de ton visage suis je en train de crier. Je vois en vous ce que vous ne pouvez pas voir : une femme qui tend à se dévoiler mais qui n’y arrive pas. Vous pouvez me rétorquer : vous voyez mal. Vous pouvez avoir raison. Mais je n’ai pas tort quand je dis que vous ne vous voyez pas. Vous idem : vous voyez de moi ce que je ne vois pas, et vous êtes bienveillante. Et je vous lis du coup. Est il possible que les êtres humains lorsqu’ils sont bienveillants les uns vis à vis des autres s’engendrent l’un l’autre ? Bien sûr, engendrer est un mot excessif.
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Eric Zemmour, candidat à la présidence française : le polémiste s'y préparerait !
Annalevine a répondu à un(e) sujet de azed1967 dans France
Et nous sommes repartis dans les théories raciales du XIX siècle. Comme si la génétique déterminait les caractères. C’est hallucinant la puissance irradiante de la culture colon des Blancs. Comme si la judéité était raciale, ethnique, génétique. -
Eric Zemmour, candidat à la présidence française : le polémiste s'y préparerait !
Annalevine a répondu à un(e) sujet de azed1967 dans France
Vous mobilisez en moi le désir de vous secourir. Tous les Judéens ne communient pas dans la volonté de détruire l’autre, qui n’est pas eux. Vous vous êtes égarée et les pervers qui vous poursuivent jouissent : la curée les excitent. Ils en sont à vous nier l’existence comme ils nient l’existence d’un foromeur (qui m’agace au plus haut point mais que jamais je nierai en tant qu’être humain) en disant de lui que c’est un sénile sans cerveau. Vous tombez contre des négateurs du vivant. Rompez le combat, vous allez en sortir humiliée ou blessée, vous ne pouvez rien contre les humains lorsqu’ils s’organisent en harde, qu’ils soient juifs ou pas. Je comprends votre agacement devant la prière des juifs. Car dans cette prière ils se constituent en peuple à l’intérieur d’un autre peuple, ils s’organisent en communauté à l’intérieur d’une communauté, ce que la culture laïque française actuelle réprouve. C’est là dessus qu’il fallait attaquer tortue. Faites attention aux pervers qui vous pourchassent, ils espèrent vous tuer en vous faisant bannir. Un judéen russe qui vous tend la main. Bonne chance, tortue, j’aime les solitaires qui font face à la masse. -
Votre discours est incantatoire. C’est votre marque déposée. Mais un enfant qui n’est pas élevé par un être humain ne parvient pas à devenir humain. Il reste dans un état sauvage, animal. Et vous le savez. Ayla, si aucun humain ne l’avait élevée, quand elle venait de naître, n’aurait même pas pu parler, elle n’aurait eu aucun mot dans lequel s’exprimer. Votre affirmation est une affirmation de votre volonté de puissance. Vous ne supportez pas que votre puissance puisse être limitée par l’autre. Mais vous savez que vous avez tort. Le seul fait d’écrire ici exprime votre recherche de l’autre : être lue, même dans votre affirmation de toute puissance dans laquelle l’autre vous désirez le tuer. Votre défi : « nul autre que moi n’existe » est ce vertigineux péché d’orgueil dans lequel nous sommes si nombreux à désirer choir, moi y compris.
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Qui j’observe en train d’écrire, quand j’écris ? Il me faut là introduire le concept « moi » nous verrons par la suite si je dois le conserver ou pas, ce concept. Apparaît toujours le « je » qui observe et donc maintenant « moi » qui est observé. Nous avons maintenant trois plans distincts : le fait mental observé, le moi qui observe le fait mental (donc est introduit ici un tiers entre le je et le fait mental), et le je qui m’observe, moi. Je viens d’introduire subrepticement un nouveau plan, celui qui est occupé par « nous ». Qui est nous ? Nous c’est la communauté dont je fais partie, l’espèce humaine. Le nous synthétise l’autre et moi. Séparons l’autre de moi. Qu’est-ce que l’autre observe quand il me voit écrire ? « Moi » ou « je »? Si je me réfère à mes fils, si j’écoute ce qu’ils rapportent à mon épouse quand ils me voient écrire, alors je suis toujours étonné : leur récit a toujours quelque chose pour moi de fantastique, leur récit de ce qu’ils voient. C’est bien« je » qu’ils voient écrire, pas moi. Ils ont conscience de « je », pas de moi. Il y a un décalage entre la conscience qu’ils ont de « je », leur père, et la conscience que j‘ai de moi. De même qu’il y a un décalage entre la conscience que j’ai d’eux, en tant que « je » et la conscience qu’ils ont d’eux-mêmes. Ce décalage produit un mouvement relationnel permanent, de même probablement qu’il produit un mouvement relationnel permanent dans la société des hommes. Je note au passage cette complexité: parfois je désigne je, parfois moi. Quand j’observe l’autre je ne suis pas conscient du « je » qui observe mais je suis conscient de l’autre, qui est un « je » en action. Est-ce que je peux observer le « je » tel qu’il se manifeste en l’autre lors même que je ne peux pas observer le « je » qui m’anime ? Oui. Je peux observer ce « je » qui en moi m’échappe, mais qui ne m’échappe pas en ce qu’il anime l’autre, du moins si je lui porte attention. « Je » ne peux pas exister sans l’autre. Ou plus exactement sans un(e) autre. Je n’existe que dans le regard d’un(e) autre. Le « je » n’apparaît que dans le regard d’un(e) autre. Et l’autre, en ce qu’il est « je » n’apparaît que dans mon regard, ou le regard d’un(e) autre, pas dans le sien, puisqu’il est impossible pour « moi » d’observer le « je ». Exister c’est exister dans le regard d’un(e) autre. Même si cet autre est « mythique » comme il arrive chez l’anachorète ou chez l’ermite. Il n’est pas nécessaire d’exister dans le regard de tous les autres. Il suffit d’exister dans le regard d’un seul ou d’une seule autre. Ainsi commence, continue et s’affirme l’existence.
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Je ne sais pas. Mais vous comme moi nous utilisons le forum comme un outil, parmi d’autres, pour ouvrir à coups de serpe, un chemin. Si ce que vous dites est vrai, alors le dilemme est qu’il m’est impossible de tourner la violence contre cet autre, parce que je l’aimais. Encore un qui est conscient de l’inconscient des autres. Encore un prêtre.
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Je ressens fréquemment un sentiment d’avilissement quand je viens sur le forum. Si je tiens tout sentiment pour une information et non pour un état d’âme, alors cet avilissement est une information. Si je tiens tout sentiment pour une information sur la nature des relations affectives avec l’autre, avec les autres, alors je me sens avili ici par certain(e)s autres. La question qui se pose est alors celle-ci : pourquoi venir dans un lieu social où je suis affronté à l’avilissement possible? Il est possible que je sois habité par un désir, une intention qui me conduit à revivre certaine défaite pour la transformer en victoire. Mais je ne parviens pas à faire de cette défaite une victoire, sauf à prendre partie contre moi-même, pour l‘agresseur. Le sujet vit dans ce dilemme : lutter contre l’avilissement et pourtant le désirer aussi. Prendre partie pour soi puis prendre partie pour l’agresseur. La puissance de l’agresseur, quand il a autorité, est que sa proie tend à vivre en s’opposant à lui, mais elle tend aussi à mourir pour épouser sa puissance.
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Si je regarde l’intention qui meut ma recherche sur le « je » et la conscience, alors je distingue le lieu où je veux arriver. Je veux rendre compte de ce sentiment si particulier, ce sentiment parfois éprouvé d’une présence. Je suis dans une pièce, seul, et soudain je sens une présence. Je me tourne, il n’ y a rien. Ou encore je suis seul dans une pièce, je sens soudain en moi une souffrance, je souffre d’une absence. Dans un cas comme dans l’autre un être est présent ou un être est absent. J’ai pensé un moment, puisque le « je » n’est jamais qu’un concept, qu’il est impossible de prendre conscience du « je » qui toujours tiendra la position finale de l’observateur, jamais la position finale d’observé (donc il est impossible de prendre conscience de ce "je" observateur) que parfois le « je » se manifestait à moi par sa présence. Mais non ce n’est pas le « je » qui manifeste sa présence. Le « je » reste un concept, engendré de manière automatique, sans que je n’y puisse rien, par le principe de causalité. Ce que le principe de causalité engendre existe-t-il ou pas ? C’est une autre question (question au demeurant importante, base de la métaphysique, question traitée par Descartes ; mais ce n’est pas le sujet). Ce sentiment de présence est étrange. Il ouvre sur un fantastique. Hier je reçois Ashour, à qui je demande de me poser un carrelage sur une dalle de béton qu’il a lui-même avec son frère, récemment venu d’Algérie, couler en septembre le long du mur Nord, pour le stabiliser. Je parle avec lui, je le connais depuis longtemps et toujours avec lui né ce sentiment étrange : quand il me parle, quand il me regarde je perçois une présence dans laquelle il se meut. Il y a ainsi des êtres qui font le pont entre une présence et moi. Ces êtres me paraissent toujours doucement lumineux. Une lueur discrète les éclaire, venue derrière eux.
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Il est nécessaire de corriger mes réflexions du texte précédent. La conscience est bien la faculté qui enfante l’apparition de la chose observée. Mais l’observateur, dans ce premier moment d’enfantement, n’est pas créé par cette faculté. Il n’existe pas encore. Il agit en revanche, il est en action : il observe la chose observée. Un second mouvement de la conscience va faire apparaître un nouvel observé : celui qui observe la chose observée. Prenons le premier mouvement et signifions-le par écrit : « j’observe l’arbre » (ou : j’observe une image et j’appelle cette image : arbre ; pour le moment je n’ai pas encore fait l’expérience de l’arbre en allant me cogner dessus). Dans ce premier mouvement de la conscience ce qui apparaît c’est l’arbre. L’arbre existe parce qu’il est observé, il accède même ainsi à l’existence, alors qu’avant d’être observé il n’existait pas, mais la scène s’arrête là. Dans le second mouvement apparaît le « je ». Cette apparition est inscrite dans la phrase « j’observe l’arbre » car pour écrire une telle phrase il a fallu que je sache que j’observais l’arbre, que je me vois en train de regarder l’arbre. Le « je » du « j »’observe l’arbre, devient observé. Il accède alors à l’existence quand le second mouvement de la conscience oriente l’attention sur le « je » et non sur l’arbre. C’est à ce moment-là que le « je » devient le « moi » quand le « je » passe du statut d’observateur à celui d’observé. Je peux alors écrire : je me (me = moi observé) regarde en train de regarder l’arbre. Les philosophes et les psychologues appellent ce second mouvement de la conscience : la conscience de soi.
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Reprenons la réflexion sur la conscience. J’en suis resté à l’idée que l’image qui advient là, l’image de l’arbre par exemple, est une création d’une activité que j’appelle conscience. Cette création ne résulte pas d’une réflexion. Elle est posée au point de jonction de l’activé inconsciente et de l’activé consciente. Au moment même où l’image apparaît, apparaît aussi un observateur de l’image, que nous appelons en général le moi. L’observateur surgit avec l’apparition de l’image. Ou encore l’apparition d’un son, d’un ressenti, d’une pensée. Tous ces événements mentaux ne préexistent pas ainsi qu’ils apparaissent à l’observateur, ou, s’ils préexistent, ce ne sont pas en tant qu’ image, son, ressenti, pensée, c’est en tant que « quelque chose » dont nous n’avons pas conscience, « quelque chose » que nous ne pouvons pas observer. L’opération de cette faculté, la conscience, c’est donc de faire apparaître dans un même mouvement un observateur et un observé. Cette faculté engendre le « moi » et la « chose »observée. Il n’ y a pas de « moi » sans rien qui lui soit corrélé. [Nous avons toujours conscience de quelque chose]. Ce n’est pas le « moi » qui engendre la conscience (le moi n’existe pas comme objet indépendant de l’activité consciente) c’est la conscience, en tant que faculté de l’esprit (ou du cerveau), qui engendre le moi simultanément à la chose observée, la chose qui apparaît, le phénomène ou le ressenti.
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La fille aînée de Richard Berry porte plainte contre son père pour viol
Annalevine a répondu à un(e) sujet de January dans Société
Les gens de gauche ont voulu justifier leurs pratiques comme étant normales. Ils se sont appuyés sur les dérives des freudiens. Sur la prétendue perversité de l’enfant. Il suffit de lire Freud et sa théorie sur la sexualité de l'enfant pour rester pantois. Donc les gens de gauche ont justifié leurs actes de manière démonstrative. Il en reste des traces ( les pétitions). Les gens de droite, surtout les catholiques, ont toujours eu honte de la sexualité, y voyant une pratique animale. Pour un catholique le summum de sa spiritualité c’est le renoncement au sexe ( la sainteté ). Aussi ont ils toujours caché leurs pratiques. Du coup il n’y a pas de trace. -
La fille aînée de Richard Berry porte plainte contre son père pour viol
Annalevine a répondu à un(e) sujet de January dans Société
Cette liberté sexuelle concernait les adultes. Il fut à un moment, sous couvert des théories freudiennes concernant la sexualité des enfants, permis de pratiquer sur des enfants et ado des actes à caractère sexuel. L’enfant était alors présenté comme ayant une sexualité équivalente à celle d’un adulte, je ne reviens pas sur ces théories. Le problème c’est que l’effet de ces actes sur les enfants et ado n’était pas alors considéré. L’enfant forcément jouissait. Je parle ici des pratiques sexuelles introduites dans une ambiance de séduction de l’enfant ou de l’ado, je ne parle pas ici de sexualité violente. Je ne suis pas sûr qu’il faille en effet dénoncer socialement ces adultes surtout quand il s’agit de pratiques incestueuses. Dans le cadre de la famille ces pratiques ouvrent sur des phénomènes psychiques complexes chez l’enfant ou l’ado. En revanche il est bon que la société actuelle parle de ces questions car cela permet aux enfants et ados devenus adultes de mieux cerner les effets psychiques que de telles pratiques du passé ont eu sur eux. Vous posez bien le problème social actuel. En portant le débat sur les questions de culpabilité, en socialisant ces questions dans le champ de la justice, alors nous attirons sur nous ( je parle sous le « nous » des enfants abusés ou séduits) une cohorte de gens, qui brandissent la justice et la punition, et ces gens qui paraissent bons et empathiques sont manifestement parfois animés par des passions troubles, tellement troubles que beaucoup d’enfants et d’ado préfèrent aujourd’hui se taire. -
La musique classique,c'est pas si mal.....
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Decade 63 dans Musiques
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Mon analyse précédente n’est pas exacte. Il n’ y a pas duplication d’une image brute. Il y a rassemblement de moments infinitésimaux de temps tous porteurs de diversités dans une opération de construction du présent. Ce travail de rassemblement est un travail inconscient. Prenons l’exemple d’une image mentale, par exemple un arbre, celui que je vois face à moi. Le flux ininterrompu de photons (en reprenant ce modèle comme étant vrai) est traité par des mécanismes inconscients de manière à construire une structure stable dans le temps malgré la variation continue des impulsions photoniques : c’est la construction du présent. Ce qui est dupliqué (Kant, par l'intermédiaire de l'imagination reproductrice) ou retenu (Husserl) ce sont ces moments infinitésimaux porteurs de diversités en vue de construire une structure stabilisée, laquelle, ensuite, selon Dehaene, est « autorisée » à passer par un chenal contrôlé par des mécanismes inconscients avant d’être saisie par l’activité consciente. C’est dans le cadre de cette activité-là que la structure stabilisée par l’inconscient prend forme, prend l’image d’un arbre. Cette activité consciente ne stoppe pas l’activité inconsciente, laquelle tient toujours stable la structure concernée (par le mécanisme de l’attention). Elle surajoute à la structure stabilisée inconsciente une image, celle de l’arbre. C’est au moment où l’image de l’arbre est surajoutée qu’il est possible de dire : j’ai conscience de l’arbre. Il en est de même pour le son. Ce sont d’abord des ondes mécaniques (à supposer que ce modèle soit vrai) qui sont stabilisées par l’activité inconsciente avant d’être livrées sous forme stabilisée, à l’activité consciente qui lui surajoute le son. Le son est une construction consciente, tout comme l’image. Le son comme l’image n’existent pas dans la réalité. Ce qui existe, dans la réalité, encore qu’il s’agit là plutôt de modèles de la réalité, ce sont des ondes mécaniques ou électromagnétiques (ou photons). Nous n’observerons jamais une image de l’arbre se balader dans le cerveau, nous n’enregistrerons jamais, en collant un micro sur les neurones, une chanson. Nous appelons en l’occurrence « conscience » la faculté de construire l’image ou celle de construire le son dans un champ que nous appellerons : le mental (certains disent l'esprit). (Tout qui est écrit là est bien sûr hypothèse de travail)
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Réflexions sur la première question (conscience). La conscience est le nom donné à une certaine activité, une certaine faculté de…Il est au préalable nécessaire de sortir de cet idéalisme qui consiste à donner l’existence réelle à des concepts abstraits. La marche par exemple est un concept abstrait qui ne désigne pas une réalité observable. Je peux observer une personne en train de marcher, je ne peux pas observer la marche en soi. Cela ne paraît pas mais à force de donner l’existence réelle à des concepts nous nous égarons dans des considérations stériles car nous cherchons en vain un objet identifiable là où il n’ y pas même d’objet (confer les concepts de conscient et d’inconscient). La conscience est donc un acte » psychique. Quel acte précisément ? « Pour devenir conscient un concept devra être temporalisé » commentaire de Jacques Rivelaygue sur Kant (Leçons de métaphysique allemande). En prenant ce commentaire pour piste de recherche, en remontant du concept à la perception originelle, il est possible d’estimer qu’une perception devient consciente lorsqu’elle est fixée temporellement. En essayant d’être plus concret, c’est l’acte de retenir une image en soi qui est qualifié d’acte conscient et c’est cet acte qui provoque le sentiment particulier de se sentir conscient. A une perception brute donnée est associée une image répliquée de cette perception qui est retenue en soi. Il y a duplication selon Kant par l’intermédiaire d’une autre faculté en action : l’imagination (réplique de la perception par l’imagination reproductrice). Husserl adopte un autre vocabulaire pour signifier le même chose : il y a « rétention » dans l’esprit d’une perception originelle.
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Il y trois questions majeures à élucider : Qu'entend-on par conscience ? Que penser des deux versants mental-cérébral ? Le sentiment est-il une information sur des réalités qui nous sont extérieures, indépendantes de nous ? A la première question je dirai que la conscience est une faculté de...faire quelque chose, à préciser. A la deuxième question je dirai qu’il est possible d’associer matériel et immatériel comme deux modalités d’être d’une même réalité. A la troisième question je réponds : oui, le sentiment informe de quelque chose... à préciser.
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Aujourd’hui nous ne découpons plus l’esprit en conscient et inconscient. C’est terminé. Nous n’entendons que rarement un jeune de moins de trente ans assoir un raisonnement sur une telle dualité. Sauf quand il doit plancher sur Freud dans le cadre de ses études. Je n’ai jamais regardé mes fils en les découpant aussi vulgairement. Ni mon épouse. Cette division est une horreur. Nous regardons l’autre comme une unité au sein de laquelle nous percevons des mouvements cérébraux divers. Dans le regard que nous portons sur l’autre nous réalisons dans notre regard l’unité de l’autre. Du moins si nous avons un minimum d’empathie. Et nous mêmes nous construisons notre unité dans le regard de l’autre, regard qui synthétise, qui ne divise pas ( sauf quand on a affaire avec un psy incompétent ou un pervers). La division de l’autre en parties distinctes et séparées est l’œuvre de la pensée conceptuelle. Mais dans le rapport avec l’autre il y a toujours une dimension affective, sentiment, sauf si cet autre refuse tout engagement humain. C’est dans la conjonction de la pensée et du sentiment que nous consolidons notre unité et celle de l’autre. C’est parce que la génération des intello de l’époque de Sartre jusqu’à celle de Cohn Bendit séparait le sentiment de la pensée qu’ils ont pu signer des pétitions justifiant la pedophilie. Aujourd’hui notre approche est synthétique et le sentiment que nous déployons pour l’autre concurremment à la pensée nous empêche de sombrer dans le sordide. Bon sang j’en ai vu des gens cultivés de cette génération pratiquer des gestes obscènes sur les enfants ! Et ils trouvaient ca bien. Ils disaient : l’enfant est un pervers sexuel, c’est Freud qui l’a dit. Cohn Bendit lui même raconte combien c’est agréable de se laisser toucher par une petite. Alors quand je lis ici des gens de cette génération continuer de proférer des discours freudiens çà me donne envie de gerber. La dénonciation de ces pourris a commencé. Tout a une fin.
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Nous voyons ici à quel point la pensée conceptuelle peut nous égarer lorsqu’elle n’est pas épaulée par le souci permanent du contact avec le réel. C’est ainsi que nous créons les concepts de conscient et d’inconscient et que, sans nous en rendre compte, nous donnons l’existence à quelque chose qui s’appellerait l’inconscient et à autre chose qui s’appellerait le conscient. C’est de l’idéalisme pur. C’est de la même façon que, pensant l’idée de Dieu, nous lui donnons l’existence. La déroute de la psychanalyse freudienne c’est que pensant l’existence réelle d’un inconscient et d’un conscient, elle a créé une opposition fictive entre des zones cérébrales elles-mêmes fictives. Ce que nous apprend par exemple Dehaene c’est que toute notre activité consciente est mue par une activité inconsciente ( sauf auto excitation mais c’est un cas marginal). Il n’y a pas d’inconscient ni de conscient il y a une activité inconsciente et une activité consciente. Il s’agit de qualificatifs. Toute activité cérébrale est d’abord inconsciente et ce sont des mécanismes eux mêmes inconscients qui enclenchent une activité consciente. Confer les expériences de Libet confirmées par des expériences plus récentes. La psychanalyse freudienne s’est vautrée dans une fondrière boueuse. Elle fit parler un soi disant inconscient dont elle pretendait connaitre le discours !!! pour justifier d’un désir inconscient chez les enfants ce qui a autorisé toutes les dérives sexuelles qui éclatent au grand jour maintenant. Il était de bon ton à une certaine epoque de laisser les enfants explorer les parties sexuelles des adultes. Il était de bon ton d’en jouir. C’était branché, c’était papa Freud qui officiait. Et Lacan. Tous ces maîtres qui savaient ce que revendiquait l’inconscient des enfants : baiser. Quelles pourritures. Quand j’entends quelqu’un défendre Freud je ne peux m’empêcher de me dire : celui là a « touché » combien d’enfants ? La psychanalyse freudienne a encore un temple : la France. Le pays qui pratique sans vergogne l’inceste et la pédophilie. Heureusement, ça change. Comme par hasard c’est aussi un pays catholique, religion qui pratique aussi sans vergogne la pedophilie. Là aussi heureusement ça change. Enfin le mystère de l’émotion vue comme processus chimique et vue comme ressenti reste entier. L’émotion ressentie n’est en effet pas identique à l’émotion processus chimique. Mais il n’y a pas causalité. Car s’il y avait causalité ce serait détecté par des mesures physiques. Le fait qu’il n’y ait pas de rapport causal ouvre la voie vers un rapport non encore élucidé. Certains disent que l’émotion chimique et l’émotion ressentie sont deux versants d’un même socle. Façon de dire : il y a mystère. Pour le moment.
