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Tout ce qui a été posté par Annalevine
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Tout le problème résulte de la corrélation évidente entre le cerveau tel que nous pouvons l’observer et la conscience. Je ne suis pas d’accord avec vous quant à votre analyse de cette corrélation. Quand je dis que je ne suis pas d’accord je ne signifie pas que vous avez tort je signifie que j’explore d’autres voies que les votres. Cette corrélation est elle du type « fabrication » le cerveau fabriquerait-il la conscience, comme une usine fabriquerait une marchandise, comme le foie produirait la bile ? Cela n’emporte pas du tout mon acquiescement. Cette corrélation résulterait-elle du seul principe de la causalité ? Beaucoup trop sommaire. Je pencherai plutot vers cette relation entre la matière et les lois qui l’organisent. Sans matière pas de loi. Mais nous voyons bien que les lois ne sont pas la matière. Je ferai un parallèle entre le cerveau et la matière d’un côté et les lois et la conscience d’un autre. Même si les lois surgissent de la matière, ce que d’ailleurs nul ne sait, la loi n’est pas la matière.
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Oui vous résumez bien ce que j’éprouve quand je pense « conscience ». Je ne connaissais pas cette phrase de Nietzsche bien que j’ai dû la lire sans percuter dessus, mais je n’adhère pas avec lui dans l’affirmation que derrière mes pensées et sentiments, siège un « maître plus puissant, un sage inconnu » etc. Ce vocabulaire n’est pas le mien. Nietzsche humanise beaucoup trop ce qui « se tient derrière » en choisissant des mots tels que maitre, puissant, etc. Il imagine une réalité calquée sur ses inclinations humaines. Je préfère l’attitude beaucoup plus prudente d’un Beckett qui écrit « quelque chose » suit son cours. Ce « quelque chose » me va beaucoup mieux que « maitre puissant » ou « sage inconnu ». Si j’essaye de fouiller dans ce que je ressens être cette « chose » je la vois elle même en action, plutôt en train de « bricoler » pour reprendre le mot de Monod ou de son compère Jacob. Une chose qui se construit elle même, qui bâtit une réalité en la bricolant. Cela n’a pas grand chose à voir avec un maitre sûr de lui ou un sage. Ma vision se rapprocherait plus de celle de P.K. Dick le romancier américain qui voyait dans notre monde agir un être lui même en guerre avec d’autres mondes et dont la trajectoire donc restait pour le moins, parfois, chaotique. Ou encore je pourrais rapprocher cette chose du Dieu de Job dont personne ne peut déceler qu’elle pourrait bien être la trajectoire de ce Dieu, ni même si ce Dieu est vraiment doté d’une moralité de type humain lorsqu’il copine avec le diable pour faire chier Job.
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J’allais verser un nouveau commentaire mais tu as raison. Mieux vaut s’en aller d’ici. Les uns et les autres utilisent la question d’Israel et du Moyen Orient en général pour donner libre cours à leurs obsessions obscures. Les uns prennent parti pour Israël parce qu’ils haïssent les Arabes et les autres prennent parti pour les Palestiniens parce qu’ils haïssent les Juifs. Il ne vient à l’esprit d’aucun de ces occidentaux de prendre de la hauteur. De ne pas prendre parti et de réfléchir à des solutions. Ils s’en foutent des morts juifs ou palestiniens, ils s’en foutent complètement. Ils jouent avec les morts pour jouir dans leurs obsessions moisies. Ils sont tous indécents. Mieux vaut quitter ce fil en effet.
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Vous n’êtes pas objectif et je me demande pourquoi. Pourquoi, au nom de la défense d’Israel vous faut il diaboliser les palestiniens, les essentialiser dans leur ensemble. Essentialiser un peuple dans son ensemble relève pour moi de ce que j’appelle l’antisémitisme au sens étymologique du mot : le rejet du sémite, qu’il soit juif ou arabe. Vous c’est le palestinien en tant qu’arabe que vous rejetez, d’autres ce sont les juifs. Nous savons bien que tout a commencé avec l’interdiction faite aux jeunes palestiniens de se réunir porte de Damas, qu’ensuite tout a dégénéré lorsque l’extrême droite du parti sionisme et religion, ouvertement raciste, a voulu défiler en criant mort aux Arabes ( ils sont aussi pour la mort des homo). Nous savons que l’ambiance la bas est lourde à cause des expropriations et à cause de la colonisation. Qu’un sioniste justifie la colonisation je comprends encore, mais qu’un Européen prenne ainsi partie alors qu’il devrait prendre de la hauteur je ne comprends pas. Votre discours ne peut plus être reçu dès lors que vous prenez partie systématiquement pour une cause contre l’autre au point de devenir aveugle à la réalité. Nous savons tous que l’état d’Israël finance le logement des juifs qui reviennent en Israël au détriment du logement des palestiniens. Nous savons tous que des palestiniens sont expropriés au nom de lois pour le moins injustes. Nous savons tous que quantité de juifs de l’intérieur et de la diaspora n’adhèrent pas à tout ça. Notamment mon épouse juive séfarade qui n’a pas pour les palestiniens votre haine, votre mépris systématique. Vous devriez vous interroger sur les raisons de votre incapacité à voir la réalité. Vous êtes à l’identique de dd2b sauf que lui son antisémitisme est tournée contre les juifs alors que le vôtre est tourné contre les arabes. Finalement vous comme lui vous vous servez de la souffrance des hommes du moyen orient pour satisfaire vos pulsions obscures de petits bourgeois oisifs.
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Je ne mettrai pas tous les palestiniens dans le même sac. Je suis même persuadé qu’une majorité de palestiniens de la bande de Gaza aspirent à vivre en paix avec Israël. Il faut également distinguer les palestiniens de Gaza d’avec ceux des territoires occupés. Ce sont ceux là que le gouvernement actuel d’Israël maltraite en les tenant pour des citoyens de seconde zone. Enfin il y a les palestiniens de l’intérieur même d’Israel. La situation est plus complexe qu’elle n’y parait. Le problème d’Israel comme d’ailleurs de toute la bande de territoires qui jouxtent la côte est de la Méditerranée c’est sa position géostratégique. Tous les Empires lorgnent sur ces territoires clés d’accès et de contrôle entre l’Afrique, l’Asie et même l’Europe ( via la mer).
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Je rebondis sur votre post mais en partant dans une tout autre direction que la vôtre. Il n’empêche, votre réflexion stimule la mienne. L’image, le son, l'odeur, le goût, la sensation (le toucher) tous ces événements mentaux sont des immatériels dont j'ai la connaissance car je les "ressens", j'en fais l’expérience. J'ai la certitude de l'existence d'une matérialité face à ces immatériels. Ces immatériels m'informent de l'existence de quelque chose à laquelle je n'ai pas un accès direct mais qui est telle qu'elle est à l'origine de la constitution de ces immatériels. J'ai conscience de l'existence d'une matérialité par l'intermédiaire de l'immatériel. Cette façon de penser permet de redéfinir ce que j'entends par "matière". Cette existence d'immatériels est ainsi reconnue par un neuro tel que Chris Frith. Mais il précise aussitôt que ces immatériels (qu'il appelle les contenus de l’esprit) ne sont pas réels. Il oppose la réalité objective aux événements mentaux. Mais la réalité objective, ce que nous observons, est encore un immatériel. Ce que nous observons prend l'allure d'une image par exemple, image de l'arbre devant moi, mais cette image est encore un immatériel. Cette image m 'informe à propos d'une réalité à laquelle je n'ai pas un accès direct . D'ailleurs Frith ajoute ailleurs : le cerveau n'a pas un accès direct au réel, ce qui signifie que même dans l'observation scientifique je n'ai pas un accès direct au réel. J' en confluerai que l'immatériel est réel, et non pas irréel. Mais c'est un réel auquel j'ai un accès direct, alors qu'il existe un réel auquel je n'ai pas un accès direct. C'est ce réel-là que j'appelle matière, en cela qu'il ne dépend pas de moi, et même il s'impose à moi. Il est possible de se demander si ce réel inaccessible n'est pas la chose en soi de Kant. En tous cas pour moi le réel est non seulement composé de la "matière" cette réalité à laquelle je n'ai pas un accès direct mais qui s’impose à moi, et de l'immatériel, c'est-à-dire tous ces évènements mentaux auxquels j'ai un accès direct. Cet accès direct étant un chemin ouvert par la conscience. La conscience : faculté mentale qui ouvre un chemin vers un certain type de réalité : l'immatériel. Ce chemin va d'un point à un autre. Il débouche sur l'immatériel. D’où vient il ? Le lieu d’où part ce chemin nous l’appelons : le moi. C'est donc la conscience, en tant que faculté qui ouvre un chemin qui révèle le moi, ou qui suppose l'existence du moi. Ce n'est pas le moi qui est à l'origine de la conscience, c'est la conscience elle-même, en tant qu’activité mentale ouvrant un chemin, qui postule l'existence du moi.
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Ce que vous écrivez là réfère à la Critique de la raison pure. "Le sentiment qui est celui de la perception" est l'intuition kantienne et les retours et les mises en œuvre dont vous parlez font référence aux formes a priori de la sensibilité et les catégories de l’entendement (les concepts purs ou a priori) qui mettent en forme le flux d'un "data". Je suis d'accord avec tout cela même si j'ai changé ma propre présentation des choses à partir de l’étude des recherches des neuroscientifiques (qui finissent par dire la même chose que Kant). "Parler culturellement à une inconscience" c'est une locution passerelle pour aller vers quelque chose de "moral". Je ne vous suis plus trop, là. C'est obscur pour moi le "parler culturellement à une inconscience". D'autant que je n'ai pas la même image que vous de cet "inconscient". L’inconscient n'est pas pour moi forcément doté de la qualité propre d'inconscience, il est inconscient en ce que nous n'en avons pas conscience. Mais ce dont nous n’avons pas conscience est-il lui même inconscient ? Nous n'en savons rien.
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Ce qui est faux. Comme est faux ce que vous laissez entendre sur les sémites : ils s'entretuent depuis 1400 ans en Palestine, ce que d’ailleurs vous semblez apprécier. En 1099, nous sommes 1000 ans en arrière, donc dans vos 1400 ans, le 7 juin, l’armée franque ( les Francs, votre communauté) arrivent devant Jérusalem, défendus par les Arabes musulmans, à l’intérieur de laquelle vivaient aussi des Juifs puisque ce sont les Arabes qui ont permis aux Juifs de revenir à Jérusalem, jusque là interdite aux Juifs par les chrétiens, vos ascendants. La ville resiste mais finit par céder. Ce fut alors l’horreur : la garnison arabe musulmane fut exterminée, des centaines de Juifs furent brûlés vifs dans les synagogues. Vos ascendants ont alors créé un royaume latin de Jérusalem qui dura jusqu’en 1187. Vos ascendants, chrétiens, ont de nouveau interdit aux Juifs l’accès à Jérusalem. En 1187 un nouveau conquérant vint vous mettre dehors : Saladin. Les occidentaux ont très largement contribuer à foutre la merde en Palestine et il ne s’agissait pas d’annexer des territoires ils s’agissait d’interdire l’accès à Jérusalem aux « infidèles » version chrétienne : les juifs et les musulmans.
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A Paris, une manifestation propalestinienne sous les canons à eau et les lacrymogènes de la police
Annalevine a répondu à un(e) sujet de PASCOU dans France
Ici, dans ce post, nous voyons que l'antisémitisme occidental est tantôt dirigé contre les arabes tantôt contre les juifs. La droite française, actuellement, adopte un antisémitisme tourné contre les arabes. La gauche c'est plutôt un antisémitisme tourné contre les juifs. Je dis actuellement, car les gens de droite comme Morfou, dans les années trente, tournaient leur antisémitisme contre les juifs. L'antisémitisme est donc à géométrie variable selon les époques, mais il s’agit toujours de dénigrer un sémite. Qu'est-ce donc qui est commun dans cet antisémitisme tourné soit contre les juifs soit contre les arabes ? Ou encore qu'est-ce qui est commun aux juifs et aux arabes qui soit ainsi attaqué ? Remarque : il est impossible de discuter avec un antisémite. Il parle à partir de ses émotions, de ses sentiments, de ses impulsions. Puis il construit le monde rationnellement à partir de ses impulsions. Il est totalement hermétique à la raison. Mais nous voyons aussi que ce qui se passe en Palestine n’intéresse pas l’antisémite. Ce dernier utilise les événements de là-bas pour laisser libre cours à ses pulsions intimes, la haine du juif pour certains, la haine de l'arabe pour d’autres. Il y a une chose qui transparait de manière évidente chez le droite française : ce n'est pas le musulman qui est haï c'est l'arabe musulman, c'est l'arabe en définitive. -
Comme je mène depuis quelque temps une étude solitaire sur la conscience dans le fil « regards sur le monde » je dois dire que rencontrer une personne qui mène ce même genre d’étude est intéressant et permet de prendre de la distance avec soi-même. Cela me permet aussi de repartir à l’assaut de cette étude que j’ai laissé tomber faute de parvenir à progresser. Je dirai au préalable qu’il est difficile de mener cette étude en France dès lors que l’on ne se trouve pas dans un office de recherche spécialisé, dès lors que l’on fait partie du grand public, comme moi, parce que toutes les recherches concernant la question de la conscience sont avant tout anglo saxonnes. Pourquoi les recherches anglo saxonnes ne sont pas traduites ? Que l’on songe que même les travaux de Sperry, prix Nobel de 1981 ( étude des fonctions des cerveaux droit et gauche) ne sont pas traduites. Le grand public a en revanche accès aux ouvrages ironiques des chercheurs français sur les chercheurs anglo saxons. Mais les chercheurs français se gardent bien de communiquer in extenso les textes originels de leurs collègues anglo saxons sur lesquels ils ironisent. Cette ironie consiste à nier les recherches anglo saxonnes tant elles bousculent les certitudes françaises. Du coup en France nous en restons à Descartes et à Pascal comme s’il ne s’était rien passé depuis 400 ans dans le domaine de l’étude de la conscience. Certain ici parle de l’élite française ( @hell-spawn)comme si elle en était restée à Descartes. Manifestement celui là ne fréquente pas l’élite . Car cette élite, qui parle et lit l’anglais, est tout à fait au courant des recherches anglo saxonnes. Elle modifie en conséquence la manière dont elle éduque et enseigne ses enfants. Ou elle les envoie poursuivre leurs études aux USA. Car les conséquences de l’intégration des découvertes des anglo saxons dans l’enseignement sont énormes. Alors que la France privilégie la fonction analytique, rationnelle du cerveau en infériorisant tout ce qui relève de l’imaginaire, relégué au rang du divertissement les autres pays du monde développent sur un pied d’égalité les fonctions dites analytiques et les fonctions propres à l’imagination de leurs enfants. Bon fin de l’aparte je vais rebondir plus tard sur votre texte.
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Nous ne connaissons la réalité que par les effets qu’elle produit sur nous. Et encore ce ne sont pas les effets premiers que nous connaissons ce sont les effets tels qu’ils sont traités par le cerveau ( l’inactivité cérébrale) non conscient(e). Le rouge par exemple est le produit final construit par le cerveau inconscient à partir des effets sur nos sens d’une certaine onde électromagnétique. Laquelle est encore une construction mentale. Bref nous n’avons pas accès à la réalité. Mais cela il y a déjà assez longtemps que les neurosciences nous l’ont appris. L’image, le son n’existent pas dans la réalité. Ce sont des produits, des événements mentaux. Je pense que cela est déjà acquis depuis longtemps chez les chercheurs et même déjà chez les philosophes de l’antiquité. L’énigme n’est pas là . L’énigme est la suivante : où l’image apparaît, où se produit le son ? J’ai beau observer le cerveau je ne vois pas d’image ou de son s’y manifester. Nous pouvons en conclure l’existence d’un immatériel. L’immatériel existe, ce qui, en soi n’est pas banal. La matière n’épuise pas la réalité du monde, le monde est aussi fait d’immatériel, c’est à dire de réalités non observables. L’immatériel n’est pas pur concept, l’immatériel est, existe. Le son est un immatériel, un réel immatériel, pas un concept. Certain pourrait objecter que l’âme est un immatériel. Oui mais c’est un immatériel conceptuel, donc c’est assez banal. Je peux créer conceptuellement une infinité d’immatériels de ce type. Mais le son par exemple je ne le crée pas. Je peux donc observer l’existence d’un immatériel qui ne doit rien à mon activité conceptuelle. Un immatériel réel. Dont je peux observer l’existence par le ressenti. Il y a là quelque chose de fantastique quand nous en prenons conscience. Et hop voici qu’apparaît la conscience. Un autre immatériel, mais un immatériel conceptuel. Ce qui n’est pas en soi extraordaire. C’est l’immatériel non conceptuel, l’immatériel réel, observable par le ressenti, qui est fantastique.
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Il me semble que vous parlez de la conscience morale (mais je peux me tromper). Ce sur quoi je m'interroge c'est sur le phénomène de la conscience en soi. J'essaye d'adopter l'attitude scientifique de l’observateur...qui observe un phénomène. Je ne peux pas bien sûr observer la conscience, comme je ne peux pas observer l'espace, ni le temps. Ces mots ne renvoient pas à un objet. Or la science s'occupe des objets, des étants dirait Heidegger. Si la conscience, l'espace, le temps et tant d'autres concepts ne sont pas des objets observables que désignent alors ces concepts ? Ce qui n'est pas de l'ordre de l'observable est en général du domaine du sentiment. J'ai le sentiment que je sais de quoi je parle quand je parle de la conscience. Mais un sentiment n'est pas définissable comme peut l'être un objet. Le sentiment procède d'une aire cérébrale qui ne possède pas le langage. Il est donc assez difficile de parler d'un phénomène qui ne se déroule pas dans une zone cérébrale munie du langage. Je peux essayer tout de même de "saisir" la conscience, non plus en employant le mot mais un dérivé du mot, je peux passer du concept à l’épithète : conscient. Puis-je accéder au langage quand je veux parler d'un état conscient ? Il semble que oui.
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Bien sûr que la question n'est plus à se demander si Israël doit exister ou pas. Ceux qui se posent la question, en France, se servent du conflit pour macérer dans leur antisémitisme moisi. Un vrai antisémitisme d'ailleurs, car ce sont bien tous les sémites qu'ils n'aiment pas, juifs et arabes réunis. Leur mauvaiseté les rend obscurantistes en plus : car les judéens n'ont jamais quitté la Palestine, jamais. Ils ne sont pas revenus 2000 ans après le saccage de Jérusalem par les Romains, ils ne sont jamais partis. Pas besoin d'aller chercher Moise pour justifier leur présence, ils sont toujours restés présents. Ils se sont d'abord réfugiés en Galilée puis ils sont revenus à Jérusalem quand ce fut possible, en général quand les musulmans tenaient Jérusalem puisque le chrétiens ont toujours tenté d'expulser les juifs de Jérusalem. Est-ce que la communauté internationale est injuste ? Oui. Mais dès qu'il s'agit de politique internationale ce sont les rapports de force qui priment, pas la justice. Les palestiniens font aujourd'hui les frais des tensions internationales provoquées par la tentative de renaissance des vieux empires, ottomans et persans. Actuellement Israël est un atout pour les empires installés (USA, Europe, Russie, Chine) dans le front anti iranien, les empires en place détestant les possibles ruptures d'équilibre. C'est pourquoi je ne suis pas d'accord avec toi sur la stratégie du Hamas. Seuls les Israéliens peuvent faire quelque chose pour les palestiniens. En les attaquant de manière frontale le Hamas ne pourra pas les vaincre, ni mobiliser durablement les pays arabes contre Israël. Les pays arabes installés redoutent eux aussi l'Iran. Ils ne prendront pas le risque d'affaiblir Israël seul pays capable de contrer l’éventuelle puissance nucléaire de l’Iran.
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L’irruption du Hamas dans le conflit intra-israélien qui concerne la cohabitation sur un même territoire de deux communautés distinctes, la communauté juive et la communauté arabe, est une aubaine pour Nétanyahou. Cela va lui permettre de déplacer les projecteurs d’un problème interne vers un problème externe dont la communauté internationale ne veut plus entendre parler : la légitimité de l’existence d’Israël. Il est désormais acquis pour l'international qu’Israël existe et continuera d’exister. Mais discuter à l’infini de la réalité de l’existence d’Israël, qui, de toutes façons existe, permet de faire diversion. Mieux vaut aiguiller l’opinion mondiale vers des impasses idéologiques que de voir cette même opinion s’intéresser de près aux problèmes réels que connaît la société israélienne. Nétanyahou a gagné, aidé par le Hamas. La communauté internationale prendra partie pour Israël des lors que le problème est déplacé sur la question de la légitimité de son existence. Et je comprends cette prise de position internationale si la seule question traitée est celle de l’existence d’Israël. Du coup la discrimination dont souffre les Arabes d’Israël va pouvoir être consolidée. Il sera possible de continuer de coloniser la Judée et la Samarie, il sera possible d’exproprier les Arabes, il sera possible de lentement procéder à l’épuration ethnique du territoire. Le palestinien qui vit par exemple à Lod sait aujourd’hui qu’il n’a plus d’avenir alors même que ses parents pourtant avaient choisi en 1948, lors de la guerre, de rester en Israël (je fais ici référence à un article du monde 15 mai 2021). Il y a quelque chose de triste et de poignant dans cette tragédie palestinienne. Ce qui est poignant c’est la solitude des Arabes vivant en Israël. Il y a une parenté entre ces Arabes et la communauté juive d’Europe des années 30 : tout le monde s’en fout (sauf @hanss qui pour le coup se retrouve bien seule ici). La solitude de cette communauté arabe me bouleverse. Et je suis heureux de constater que nombre de juifs, de la diaspora il est vrai, parmi les esprits les plus fins il est vrai, sont aussi bouleversés par le sort fait à cette minorité. Mais être bouleversé ne sert à rien. Il y a quelle chose de terrible d’assister à cette souffrance sans pouvoir rien n’y faire.
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Quand je tente de discerner les origines de mes intentions mobilisatrices, celles qui sont à même de me décider à agir, je ne trouve rien qui soit lié à la philosophie. Si bien que je me demande quelle est la nature de mon intérêt pour cette discipline. Il y a un point commun entre religion et philosophie c’est l’attitude de leurs disciples. La majorité cite les « écritures », passages des Livres, des œuvres profanes, sans qu’il leur vienne à l’idée qu’ils pourraient conformer leur action à l’esprit des écritures. Je suis étonné de constater à quel point il est possible de connaître une ivresse quasiment physique dans le seul fait de déclamer la Parole des prophètes ou des sages. Je fus souvent atteint par cette ivresse, pour constater ensuite, dans mes décisions cruciales, que je ne tenais compte d’aucune écriture qu’elle fût d’ordre philosophique ou religieuse. Il me semble que j’ai pris de la Parole des sachants un mouvement, une énergie. Une invitation à m’appuyer sur ma propre Parole. L’élaboration de la Parole est une œuvre d’art. Le signe que la Parole ouvragée est « vraie », c’est lorsqu’elle initie l’action. La philosophie reste finalement pour moi une technique du langage et la religion une technique de l’imaginaire. Dans l’action je ne m’appuie pas sur le savoir des autres, même si ce savoir est une arme, je m’appuie sur l’ inspiration.
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Conclusion : que faire dans un tel embrouillamini de souvenirs historiques contradictoires ? Le Israéliens sont mus par le désir de reconquérir la Judée. Y compris Jérusalem, tout Jérusalem. Problème : la Judée historique, de même que Jérusalem-Est, sont surtout peuplés d'Arabes. Qui sont en expansion démographique. De plus les Arabes possèdent à Jérusalem-est des sites religieux phare de toute la culture musulmane (d'où l'implication de tous les musulmans du monde dans ce conflit) : le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa. Actuellement les Israéliens procèdent à l'expropriation des Arabes et à l'établissement de colonies. D'où ce conflit permanent entre une volonté israélienne de reconquête en contradiction avec les conditions d’occupation actuelles des terres revendiquées. Les Israéliens peuvent poursuivre la réalisation de leur imaginaire mythique grâce à la solidarité occidentale, la solidarité chrétienne. Il existe un accord tacite entre Judéens et chrétiens actuellement pour faire front à l'avancée musulmane. Avocat phare en France de cette solidarité juifs-chértiens : Zemmour. Pour Zemmour, il s'agit depuis toujours de faire face à l'expansionnisme musulman (menée par les Arabes, puis par les Persans puis par les Turcs). Les croisades avaient selon lui moins la reconquête des lieux saints que la lutte contre l'avancée musulmane. Bref il se joue au Moyen-Orient une lutte d’influence multiséculaire entre un occident chrétien et un moyen orient musulman. Qui n'est pas sans rappeler la lutte précédente entre les Grecs et les Perses. Comme s'il y avait des lignes de fracture abyssales entre occident et orient (à ne pas confondre avec l’Extrême-Orient). La position israélienne est périlleuse. Les Juifs bénéficient actuellement de la solidarité du monde chrétien en raison de la lutte cotre l'islam. Mais le monde chrétien ou de culture chrétienne reste viscéralement hostile au judaïsme. Et revendique en filigrane soit des droits sur Jérusalem (quand il est chrétien en tant que croyant) soit l"éradication du peuple juif en tant que peuple (quand il est devenu athée, issue de culture chrétienne). Si bien que nous voyons en occident cette oscillation permanente entre un antijudaïsme radical (l’extrême gauche) et une solidarité sans faille avec les juifs (la droite antimusulmane). Tout est complexe dans cette histoire. Et la guerre n'est pas près de s'achever là-bas. Les Israéliens continueront d'avancer, aidés en cela par la reconnaissance de Jérusalem par de plus en plus de pays et par la tolérance occidentale à leurs menées territoriales conquérantes. Les palestiniens continueront de se battre maladroitement armés par une idéologie (l'islam) pas très fute fute quand il s'agit de se battre intelligemment. De plus pour ne pas simplifier les choses les pays arabes installés finissent par s'entendre avec Israël qui est prêt à les aider dans bien des domaines demandant une valeur ajoutée intellectuelle. Paradoxalement ce ne sont pas tant les pays arabes qui sont les plus dangereux pour Israël ce sont plutôt les Ottomans et les Persans. La question moyen orientale est on ne peut plus compliquée. Quant aux occidentaux de France ils continueront d’occuper leurs loisirs en projetant sur ce conflit leur fantasme séculaire. Les anti-religion juive soutiendront les palestiniens et les anti-musulmans soutiendront les juifs.
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Donc l’extrême droite pousse ses pions avec la bénédiction de Nétanyahou qui essaye de sauver sa peau à tout prix. C'est elle qui voulait manifester sur l’esplanade en criant "mort aux arabes" non seulement pour commémorer la guerre des six jours mais pour commémorer la lutte du fils de l’Étoile. L’extrême droite veut reprendre le pouvoir sur toute la ville de Jérusalem après l'avoir perdue contre les légions romaines. Les Arabes, eux, n'en ont rien à faire de cette histoire romaine. Ils sont arrivés bien après à Jérusalem avec leurs armées mues par une nouvelle représentation du monde : le Coran. Le paradoxe de cette histoire c'est qu'en arrivant à Jérusalem les Arabes ont libéré les Judéens du joug des chrétiens, qui, sur la lancée des Romains, armés maintenant du christianisme, continuaient à refuser aux Judéens le droit de revenir à Jérusalem. Comme quoi l'histoire n'est pas simple !
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(suite) Le soulèvement de Shimon bar Kokhba, dit "fils de l’Étoile", en 132 après l'E.C. signe la fin des Judéens en tant que nation sise sur un territoire. Hadrien mena une répression féroce : massacres, déportations, esclavage, destruction des villages, exécution des rabbins, interdiction d'habiter Jérusalem, interdiction de l’exercice de la religion juive. Jérusalem fut désormais appelée Aelia Capiuolina et définitivement romanisée. La Judée fut désormais appelée Syrie-Palestine, le mot Palestine visant à humilier les Judéens par référence aux Philistins (le mot Palestine est construit sur le nom des anciens ennemis des Hébreux). Il s'agissait d'effacer jusqu'à la mémoire de l'existence des Judéens. Rappelons qu'il ne s'agissait pas là d'une répression religieuse mais d'une répression politique, les Judéens n'ayant jamais cessé de se battre pour leur indépendance après les occupations notamment des Grecs puis des Romains. C'est en cela que les Hébreux exaspéraient les puissants, toujours, toujours, ils se battent pour leur indépendance, sur le pays de Canaan, malgré un rapport de force parfois totalement déséquilibré. C'est en s'appuyant sur cette histoire que l’extrême droite avance ses pions. Bien sûr aujourd'hui il n' y a plus de Romains. Il y a les Arabes qui font les frais de cette vieille histoire dans laquelle ils ne sont jamais intervenus (encore qu'il existait à l’époque les Nabatéens, des Arabes (non musulmans donc) contre lesquels se battaient déjà les Judéens toujours pour la possession du pays de Canaan, pas pour des questions religieuses. Mais les Nabatéens ne sont jamais allés aussi loin que les Occidentaux dans cette volonté de le destruction des Judéens).
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Il y a aussi, dans ces événements, des causes conjoncturelles. Le gouvernement Netanyahou est en difficulté et n'hésite pas dans le cadre d’élections sans cesse renouvelées de soutenir les partis d’extrême droite israélienne en vue d'obtenir leurs suffrages. Aux dernières élections législatives le parti "sionisme religieux" a obtenu 6 sièges. Ce parti ouvertement messianique et raciste profite de la situation pour avancer ses pions. Lors de la fête Lag Ba'Omer récente, présentée comme une fête sympathique au demeurant, ces suprémacistes en ont profité pour commémorer un événement spécifique : le soulèvement des Judéens, au deuxième siècle après l'E.C. mené par Shimon bar Kokhba contre les Romains qui occupaient la Judée. Ce soulèvement enfanta une ultime catastrophe politique, à la suite de la destruction du Temple en 70. Exaspérés par la énième révolte des Judéens, en quête de leur indépendance, les Romains rasèrent Jérusalem et massacrèrent les judéens. Cette commémoration est ambiguë car elle vise à célébrer un chef de guerre suicidaire au vu des rapports de force de l'époque. Cette bravoure suicidaire est magnifiée par le parti d’extrême droite "sionisme religieux". On cannait la suite : 40 morts lors de cette fête.
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Quand je lis les positions ou les réactions des uns ou des autres sur différentes questions dites cruciales je me rends compte que les intervenants sont souvent dominés par leurs sentiments, même lorsqu’ils assoient leur discours sur la raison. Tout est d’abord positionnement émotionnel ou sentimental. Ensuite le discours rationnel fait son apparition. Ainsi quand je lis les réactions sur les évènements de Jérusalem je constate ce positionnement émotionnel. Qu’il soit légitime de critiquer l’action des Israéliens sur l’esplanade j’en conviens, bien sûr, mais quand je vois, que, à partir, d’une réprobation à laquelle je participe, la discussion finit par tourner à la négation de l’existence même du peuple d’Israël, je me dis que ça dérape complètement. Dès qu’il s’agit des Juifs l’émotion apparaît dans un déferlement incroyable de haine sur l’essence même du Juif qui ne devrait pas exister en tant que tel. Et ce déferlement émotionnel que je pourrais de prime abord dédier à l’antisémitisme en fait relève d’une vieux ressentiment contre la religion juive, c’est de l’antijudaïsme. Toujours cette rage contre le monothéisme dont les Juifs sont tenus pour responsables. Mais j’aurais tort de mettre à l’honneur les Juifs en les défendant ainsi. Ils ne sont pas les seuls à être niés. Il fut ici question dans un fil des Noirs incapables de construire des églises romanes ou gothiques : incroyable délire de lire des trucs comme ça. Et je ne parle pas de la haine contre l’islam. Je pourrais aussi citer celui-là, qui se dit athée, pourquoi pas, et qui ne cesse d’intervenir lorsque quelqu’un se dit croyant pour le salir et l’avilir en l’affublant de toutes les névroses possibles. Et je ne parle pas de ce débat sur la pédophilie où, à ma plus grande stupéfaction, des personnes viennent me dirent que l’enfant est un pervers sexuel. Incroyable. Comme si le mot pervers était neutre. Et je ne parle pas de l’hystérie anti-russe qui dépasse parfois ici les limites. Il y a un point commun chez tous ces gens, que l’objet de leur violence émotionnelle soit le juif, le musulman, l’arabe, l’enfant, le russe, etc. et je ne parle pas de ceux qui avilissent systématiquement les personnes âgées parce qu’elles sont âgées, ou les femmes parce qu’elles sont femmes, ou les hommes parce qu’ils sont hommes. Mais ce point commun me reste obscur. Je suis bien incapable de l'identifier. Je pense tout de même qu’il y a chez ces gens-là une profonde insatisfaction, chez les plus virulents il y a une profonde histoire d’humiliation. Humiliation et insatisfaction sont des contraires que nous devons souvent affronter. Certains surmontent ces agressions, d’autres non.
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J’étais parti à vous répondre en argumentant quand je suis tombé sur ce passage où vous me rappelez ces circonstances à partir desquelles je vous avais écrit m’être senti « pute ». Du coup je prends conscience que je réagis à vos écrits à partir de ma propre expérience. En effet il est arrivé ce qui est arrivé alors que la femme en question ne m’avait absolument pas tenu au courant de sa démarche ( pas de protection autre que la connaissance du fonctionnement de son corps). Quand elle tomba enceinte j’en fus étonné mais elle me signifia que sa grossesse ne regardait qu’elle. Puis elle avorta en me signifiant que cet acte ne regardait qu’elle. En effet ma relation intime avec elle changea alors. J’eus alors le sentiment quand je lui faisais l’amour qu’au fond je n’étais pour elle qu’une pute. Elle pensait manifestement, elle, que je prenais mon plaisir et cela la satisfaisait. Pour elle un homme ca baise point final. C’est responsable de rien, ça bande et ça jouit, c’est tout. Je me suis coulé dans ce qu’elle pensait que j’étais et c’est pour le coup que je passais mon temps à la faire jouir. Après tout autant être une pute performante. Ce qui est étonnant c’est que je finis par prendre du plaisir à ne plus être qu’une chienne. Dans cette dégradation de moi-même je déployais des trésors d’imagination pour la faire jouir. En effet je fus donc un prostitué. Vous avez raison d’avoir pensé retirer le e. Je pense même avoir été un bon prostitué. Tout cela finit par se terminer mal. Que ce serait il passé si elle m’avait informé de sa disposition d’esprit ? Je pense que j’aurai alors voulu participer à la responsabilité commune plutôt que d’être déclaré responsable de rien. J’aurais alors pris moi même des précautions ou j’aurais fait l’amour de manière telle qu’elle ne serait pas tombée enceinte. Je me serai senti respecté si elle avait accepté de partager avec moi la responsabilité de ses actes. N’être responsable de rien ne me convient pas.
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Ça va s'arranger. (il va falloir aller sur you tube)
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Vous décidez de vivre à l’état naturel, vous référencez au demeurant au monde animal, sans recourir à la médecine ni à aucune méthode contraceptive. Cela étant faire l’amour c’est prendre le risque de tomber enceinte ce que vous ne voulez pas. Vous informez votre partenaire et vous attendez qu’il choisisse son positionnement maintenant qu’il est au fait de l’engagement qu’il prend. Face à une telle situation votre partenaire, qui ne s’attend pas du tout à être confronté à un quelconque engagement, surtout si c’est une première fois, vous répond : je ne cherche que le plaisir, façon de dire qu’il ne veut rien savoir quant à un quelconque engagement. Vous en tirez toute une philosophie sur le rôle de la femelle dans l’espèce, la procréation, et celui du mâle, féconder la femelle, en prenant son plaisir, pour conclure : le mâle ne comprend rien à la femelle. Soyons plus réaliste. Pour vous votre partenaire doit rentrer dans votre monde et prendre sur lui, avec vous, la responsabilité d’une éventuelle grossesse. Il s’y refuse. À sa place je m’y refuserai aussi. Vous reconnaissez pourtant que l’acte sexuel ne peut pas avoir pour seul but la procréation. Face à l’autre but, le plaisir ou l’aboutissement, vous opposez la prostituée. Comme si seul l’homme, le mâle, avait pour seul but le plaisir ( l’aboutissement comme vous dites) et qu’il fallait bien qu’il y ait des prostituées pour le satisfaire. Au fond pour vous faire l’amour avec un homme qui se fout du problème de la procréation pour ne penser qu’à l’aboutissement, c’est être une prostituée. Il y a là un problème qui vous est propre. Un problème face au désir parfois sauvage de l’homme. Soit vous voulez tout contrôler jusqu’à embarquer l’homme dans un engagement qu’il ne sollicite pas, soit il y a une question plus intime, liée soit à votre histoire personnelle soit à une vision religieuse ( catholique ?) de l’amour.
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J’aime vous lire pour la densité et l’authenticité de vos témoignages. Le vécu est la matière nécessaire à l'exercice d’une certaine philosophie. Comme la pierre ou le bois est la matière première à partir de laquelle le sculpteur travaille son œuvre. La philosophie avec laquelle vous n’avez pas trop d’affinités c’est la philosophie officielle, convenue, conventionnelle. Celle où prime la technique du discours sans que personne ne se soucie de savoir si ce discours a prise avec le réel social ou personnel. Une philosophie d’apparat. La philosophie que vous pratiquez, car vous pratiquez une certaine philosophie, part du vécu pour tenter d’extraire de ce vécu quelques enseignements qui vous permettent de repartir dans l’action. Vous êtes une femme d’action. Il existe une philosophie qui parle de sexualité, de plaisir et de pornographie. Onfray a édité deux livres sur cette contre- philosophie. Qui existe depuis qu’existe la philosophie des sophistes ( la philosophie convenue). Pendant le siècle des Lumières il exista quantité d’ouvrages philosophiques sur la sexualité et le plaisir. Mais vous avez raison : la philosophie coincée d’aujourd’hui laisse les arts ou la science s’occuper de la question. Cela en dit long sur la dévaluation dans laquelle les penseurs confinent la question sexuelle. Pourtant quand j’étais ado l’ouvrage français philosophique qui me fascinait c’était les liaisons dangereuses, un monument, comme d’ailleurs me fascinait les malheurs de Sophie. Bref vous avez bien raison de décider de publier vos réflexions dans le rayon philosophie. Et le fait de partir de votre vécu est pour moi passionnant. Je répondrai plus tard à certains de vos développements. Je vous dirai comment je les perçois en tant qu’homme. A plus tard.
