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Fraction

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Tout ce qui a été posté par Fraction

  1. Tu vois, j'ai des amis. Si si. Je ne suis pas encore devenu un sociopathe agri et revanchard. Ma vieillesse s'annonce dans la bienveillance et la gratitude.
  2. Le salaire des employés ne se décrète pas. C’est le marché qui décide, il faut rendre à César ce qui lui appartient. On ne peut pas augmenter la masse salariale sans augmenter tantôt la productivité, tantôt la production de valeur. La France souffre d’un manque d’offre, à commencer par les PME. Le CAC40 fait son business à l’étranger. Et il crée très peu d’emplois par rapport à son chiffre d’affaires. Son mérite est de réduire les coûts pour créer une désinflation, c’est-à-dire une baisse des prix. Mais ce n’est pas sur lui qu’il faut compter pour augmenter le salaire du français médian. Lorsque la classe moyenne disparaît, cela génère une instabilité politique. Le génie bourgeois a consisté à rallier la classe moyenne à son projet de société. En face, il y a l’égalitarisme et sa redistribution, toujours représentés par la classe bourgeoise. C’est une équation différentielle : moins on redistribue, plus on encourage l’offre, mais plus on compromet l’équilibre démocratique, donc plus on finit par redistribuer ... Le marché récompense la valeur et sa rareté. Mais la classe moyenne a encore l’impression de gagner ce qu’elle mérite, par un effet d’optique. La compromission de la classe moyenne équivaudrait à la compromission de l’illusion méritocratique. Or, le sentiment de gagner ce que l’on mérite est essentiel pour l’équilibre démocratique.
  3. On choisit son environnement, donc ses voisins. Or, le prix du mètre carré est corrélé à la carte de l'insécurité. Il y a une boucle de rétroaction : plus l'environnement urbain se dégrade, plus le mètre carré baisse, et plus l'environnement urbain se dégrade,... Si bien que les métropoles en deviennent polarisées. En Ile-de France, la polarité se fait entre le 93 et le 92. Moi non plus, je n'ai pas choisi mon pays. Mais j'ai quand même eu de la chance de naître dans un état de droit. L'écrasante majorité des humains vivent en dictature, même si je manque de nuance.
  4. Je suis un homme anecdotique. Ma vie et ma mort n'auront que peu de conséquences. Mais je cherche un combat plus grand que moi. Et ce combat aura peut-être des conséquences significatives.
  5. Ce n'est pas toi qui choisis le marché, c'est le marché qui te choisit. Ce n'est pas toi qui choisis la France, c'est la France qui te choisit. C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme. Moi, la mer elle m'a pris, et je ne sais plus vraiment si mes idées m'appartiennent.
  6. J'ai des amis immigrés, ou d'origine immigrée. Mais il faut faire la part des choses entre l'affection et la politique. L'Etat a le devoir d'aimer ses administrés, mais il a aussi le devoir de les choisir. On devient français par mérite, par engagement, on ne le devient pas par un fait administratif impersonnel.
  7. Nous ne sommes pas nés pour être heureux. Le bonheur est un vol envers le temps. La vie est un éveil. Cet éveil est majoritairement douloureux.
  8. L'essentiel de l'immigration provient d'une Afrique sous-qualifiée. C'est le regroupement familial. Il ne s'agit absolument pas d'une immigration de travail, et encore moins d'une immigration choisie.
  9. Vous vous trompez. Il faut 6 générations pour qu'un enfant de prolo devienne cadre. Il existe un déterminisme social. Or, l'Etat n'est pas responsable du déterminisme social. Si tu es fils de prolo, l'Etat n'est pas responsable. Si tu es né dans une cité, comme moi-même, ce n'est pas de la faute de l'Etat. C'est de la faute de tes parents. Ils n'ont pas assuré. Il y a un temps pour se plaindre, et un temps pour se responsabiliser.
  10. On n'importe pas des médecins BAC + 5. On importe des prolos BAC - 5. Les immigrés sont majoritairement sous-qualifiés, et ils tirent les salaires vers le bas. Georges Marchais, communiste charismatique, dénonçait l'immigration comme une concurrence directe envers le prolétariat français. Mais les bienpensants politico-médiatiques ont su nous conditionner dans une bienveillance humaniste. S'opposer à la concurrence immigrée, c'est s'opposer à la fraternité entre les peuples.
  11. Je suis ouvrier. Je ne suis pas né pour chômer. L'humanité est en guerre depuis 5 000 ans. Et ça ne fait que 80 ans qu'on parle de congés payés.
  12. Non. L'immigration crée du PIB. C'est bon pour les patrons. Mais elle décélère le PIB par habitant. C'est là qu'est l'arnaque.
  13. Non, les immigrés représentent un coût social et sociétal, mais ils ne sont pas responsables de la faillite nationale. Le gouvernement des juges n'est pas à sa place, et sa jurisprudence ne doit pas se substituer au législateur, tout comme l'autorité du Conseil Constitutionnel n'est pas légitime à faire de la politique. Vladimir Poutine a su séduire une frange de la droite nationale, mais il l'a cocufiée en agressant l'Ukraine. Si ta femme te trahit, alors ton divorce se jouera en ta faveur.
  14. L'abstention est le vote blanc sont traités à équivalence. Parce que la légitimité du scrutin majoritaire exige 51% des voix. Entre le péril rouge et la peste brune, tu dois choisir. Tu es co-acteur de la civilisation, et co-responsable de la veuve et de l'orphelin. Personne n'est innocent, l'innocence ne nous est pas permise. Toi et moi sommes dans la force de l'âge, nos aînés et nos enfants comptent sur nous.
  15. Oui, être élu avec 95% des voix, c'est l'apanage des républiques bananières. Mais puisque les dictatures se revendiquent de la république, n'est-ce pas le concept de "république" lui-même qui est galvaudé ? Que signifie vraiment ce concept ? Je lui préfère encore le concept de "démocratie libérale", plus objectif.
  16. Les LR ont une grande intelligence de la situation, mais ils manquent de courage politique. Le RN a connu une évolution chaotique, mais il est devenu un parti fréquentable. Beaucoup d'adolescents, comme moi-même, ont connu une période excessive. Ca fait partie de la nature humaine. La lâcheté des LR ne leur a pas rendu service. On préfèrera toujours celui qui s'assume, comme on a préféré Sarkozy en son temps. Les LR ont un logiciel chiraquien, et même gaullien, anti-Lepen. Mais on ne parle plus du même "Lepen".
  17. L'état de la France est tellement critique qu'il faut convaincre ses proches d'aller voter. Nous sommes à la croisée des chemins, et un mauvais choix pourrait devenir fatal. Le coût de la dette est abyssal, et nous avons perdu le contrôle en matière de sécurité et d'immigration. Lorsque l'exécutif perd le contrôle, il n'y a guère que Hollywood pour nous prévenir de la menace.
  18. Un choix électoral n'est pas critiquable. Sinon, cela voudrait dire qu'il existe, en soi, un bon et un mauvais vote. Si le RN était antirépublicain, alors il suffirait de l'interdire, comme on interdit les partis ouvertement factieux et révolutionnaires. L'offre politique est soumise à une sélection républicaine préalable. Ne pas voter, ou voter blanc, signifie pour le scrutin "je n'ai pas de doléance". Mais pour l'électeur, il signifie seulement "je ne veux pas choisir". Il existe donc un décalage de signifié entre la demande et l'offre politiques. Pour ma part, j'habite dans le 16ème à Paris. J'ai voté LR au premier tour, mon candidat a été qualifié, mais il s'est désisté. Je n'ai plus le choix qu'entre le RN et les macronistes qui souhaitent faire entrer des Black Bloc à l'Assemblée, voire gouverner avec eux. Au premier tour on choisit, au second tour on élimine.
  19. Notre monde est fondé sur une imposture ontologique. Si l'équation est mensongère, alors la vérité est une dissidence, voire une maladie. J'ai regardé par le trou de la serrure, sans même me méfier que c'était le média préféré du Diable.
  20. La vérité, c'est ce que tu parviens à lui faire croire.
  21. J'ai entendu des rumeurs compromettantes sur les pom-pom girl.
  22. Et toi, est-ce que tu voterais pour moi dans un concours de trolls ?
  23. Vous présumez des choses incertaines. Moi, je ne suis pas dans la tête des gens, et je ne juge pas les abstentionnistes par a priori.
  24. "Je vote donc je sais pour qui voter", est une implication assez évidente. Mais "je ne vote pas donc je ne sais pas pour qui voter" n'en est pas une. A implique B n'équivaut pas à non A implique non B.
  25. Certains disent que voter est un devoir citoyen. Je trouve cela un peu romancé. Un homme qui ne vote pas serait-il un moindre citoyen, ou un citoyen carencé ? On peut avoir mille raisons d'être en rupture avec le système démocratique. Toujours est-il que ne pas voter profite arithmétiquement à tous ceux pour qui on n'aurait pas voté. Ne pas voter revient donc à voter pour ses propres adversaires, ce qui dénote une incohérence. Même si un homme ne se définit pas par appartenance, il partage un pathos commun avec son camp politique. Et puis, quelle légitimité aurait-on à se plaindre du résultat et de la politique menée ?
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