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Fraction

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Tout ce qui a été posté par Fraction

  1. L'argument démocratique n'est pas un argument rationnel ni scientifique. Ne me réduisez pas à ce que vous voudriez que je sois. J'ai une grande estime pour les scientifiques. Je reconnais leur méthode et leur protocole. Mais malheureusement, les gens malhonnêtes n'ont pas de perroquet sur l'épaule, ni de jambe de bois.
  2. Nos élites se sont barrées dans le privé. Il fut un temps où les professeurs étaient des notables. Ils étaient respectés par les élèves et les familles. Leur autorité était incontestable. J'ai connu cette époque. Aujourd'hui, nos professeurs sont devenus des nourrices, des prestataires de service. Ce n'est plus l'élève qui doit s'adapter au prof, c'est le prof qui doit s'adapter à l'élève. Les policiers doivent faire des matchs de foot avec les dealers pour gagner leur confiance. On est chez les fous. Tu agresses une femme, je te donne un an de bagne. Et tu me remercie pour ma clémence. On n'est pas chez les flower-power. On est sur la terre des hommes civilisés et aguerris.
  3. Mes gènes sont 50% bretons, 50% méditerranéens. Je ne renie ni l'un ni l'autre. Je m'accepte moi-même et je m'aime. J'accepte la romanisation de l'Europe du sud. L'Italie, l'Espagne, et le Portugal sont mes frères. L'Allemagne n'est que ma cousine. Les latins vont finir par plier la BCE, car ils sont majoritaires. L'Europe du nord est budgétairement plus cohérente que nous. Le football allemand est technique. Mais les footballeurs latins sont des magiciens. La technique contre la magie, c'est kif-kif.
  4. Je ne suis pas le seigneur de la modestie. L'humilité est un précepte chrétien destiné aux moutons. L'univers de l'influence est une jungle qui ne fait aucun cadeau aux faibles. Un leader doit préférer être craint plutôt qu'être aimé. Mon paradigme c'est le retour à l'ordre causal. Quand on est riche, on ne doit pas raser les murs, on doit le revendiquer et en être fier. Quand on est malade, ça signifie que notre nature est faible, on doit en avoir honte. Quand on est né dans une cité, cela signifie que nos parents n'ont pas assuré, on ne la ramène pas. La France crève de son moralisme au parfum de sirop de fraise. Je suis un élu du réalisme. Je ne suis pas un ange Flower-Power niais, et je ne vis pas de récréation. Il n'existe pas d'intelligence sans frustration, c'est la famine qui nous a conduit à développer des techniques de chasse. Et si l'on créait une race de chien affranchie de toute contrainte et de toute sélection, alors cette race finirait par dégénérer.
  5. Rappelons que nos ancêtres n'étaient pas gaulois. Les gaulois, ce sont les perdants. Les gagnants ce sont les romains. Les romains étaient sans doute mieux instruits, plus intelligents, et plus cohérents. Les celtiques ont peut-être quelques avantages génétiques, comme un crâne dolichocéphale, et un rendement musculaire digne du tour de France. Mais leur infériorité culturelle a profité à l'empire romain.
  6. Tu es ma source d'eau pure. Le monde a besoin d'âmes fraiches comme la tienne. La mienne et tarie par l'intoxication microbienne de la schizophrénie. J'ai beau lutter contre moi-même, le destin sera toujours plus fort que moi.
  7. Là, vous allez trop loin. Je pourrais vous répondre dans un autre forum. Disons sommairement que l'intelligence est une plasticité notionnelle adaptable à une contrainte formelle. Mais je ne suis pas sûr que vous me suivrez.
  8. Pour ma part, j'ai été martyrisé par le Diable, et je suis devenu partiellement insensible à l'injustice. Disons que les Caliméro de la mémoire me révulsent. Si ton grand-père s'est fait martyriser, tu n'es pas le rentier de sa souffrance. Tu dois te sortir les doigts du cul comme tout le monde. Les asiatiques sont une race docile, où l'individualité semble proscrite. Un rebelle japonais, c'est un caïd qui s'est fait un piercing dans le nez. Mais ça ne l'empêche pas de répondre au sifflet du contremaître. Tu es libre dans ta tête, et ta tête c'est ton univers. L'intelligence des européens est typiquement conceptuelle. Les philosophes allemands n'ont pas d'équivalents, nulle part dans le monde. Mais l'intelligence conceptuelle ne couvre pas l'ensemble de l'intelligence. Restons modestes.
  9. Dans le droit français, il y a la lettre de la loi, et il y a l'esprit de la loi. Le juge qui applique le droit à la lettre peut se faire censurer par celui qui en applique l'esprit. Vous parlez de la lettre de Darwin, alors que moi, je parle de son esprit. Et en la matière, il est possible, et même acquis, que j'en sache plus que vous.
  10. C'est la ménagère qui censure. Il ne faut pas tomber dans le racisme primaire et nauséabond des années 30. L'humanité est acquise pour tous les peuples. Mais les valeurs sont encore trop différentes. Les talibans sont racialement normés, mais leur âme collective a préféré la nuit et l'obscurantisme. Ca ne se règlera pas à coup de bombes, cette guerre n'était qu'une vile vengeance des occidentaux. On ne doit pas bombarder les obscurantistes, c'est plutôt la lumière qui doit se faire crédible et séduisante. Or, dans un occident partiellement décadent, il devient difficile de donner des leçons.
  11. Nous sommes Darwin. Nous sommes Darwin car le plaisir de la reproduction sait nous posséder. Nous sommes Darwin car la prétention des indignes nous insupporte. Nous sommes Darwin car notre estomac est plus important que les tsunamis asiatiques. Nous sommes Darwin car nous préférons nos frères à nos cousins, et nos cousins à nos voisins. Nous sommes Darwin car notre stress sécuritaire anime nos choix. Nous sommes Dieu. Nous sommes Dieu car le confort de nos invités est supérieur au nôtre. Nous sommes Dieu car notre moralité doit domestiquer notre causalité. Nous sommes Dieu car le faible doit être protégé de l’hostilité naturelle. Nous sommes Dieu car les chiens et les chats nous ont reconnus comme tels. Nous sommes Dieu parce que Dieu est un serviteur du Bien.
  12. La société n’a besoin que de 10% de personnes intelligentes, et 1 % très intelligentes. Le plus grand facteur de croissance c’est la docilité, la résilience, la discipline, et la tolérance à la contrainte. Même en matière d’intelligence, la quête de Vérité est une abnégation, un renoncement à soi, un peu comme le nationalisme ou la religion. Un peuple capable de mourir pour sauver une idée est un peuple capable de se transcender. Les nordiques sont plus dociles qu’intelligents, c’est ce qui rend leur civilisation plus cohérente que la nôtre. Malheureusement, ils importent trop de populations indisciplinées, ce qui désorganise mille ans de civilisation. Mais les plus dociles sont évidemment les asiatiques, notamment les indiens, qui sont promis à une réussite fulgurante. Pour que l’Afrique se développe, elle n’a pas besoin d’intelligence, elle l’a déjà, mais elle a besoin de subordonner l’individu à l’autorité. Les antillais ont des gènes africains, mais quelques siècles de subordination les ont rendus culturellement supérieurs à leurs congénitaux africains. Le principe de réalité ne transige pas. La causalité ne se moralise pas. Nous ne jugeons pas Darwin, nous sommes Darwin, il coule dans nos veines. Nous ne jugeons pas le capitalisme, nous sommes le capitalisme, il irrigue nos comptes en banques.
  13. La démocratie directe raisonne comme une automédication. C’est un peu comme si le diagnostic et le remède ne relevait d’aucune expertise initiée. En cela, la démocratie représentative crée une rupture ontologique entre la doléance et le diagnostic, puis entre le diagnostic et le remède. La démocratie représentative n’est pas qu’un simple ensemble dissocié de demandes et d’offres, ce qui aboutirait au clientélisme. Non, l’offre politique est un tout cohérent, notamment s’agissant du chiffrement budgétaire de son programme. Mais évidemment, le gouvernement n’a pas les mains libres. Sa représentativité n’est qu’une moyenne nationale issue du scrutin majoritaire à deux tours. Chaque loi doit passer devant une Assemblée dont la représentativité est ciblée par circonscription, donc plus fidèle au relief populaire. Chaque loi votée est donc le résultat d’une impulsion exécutive soumise à la validation populaire. Mais c’est encore insuffisant, car on ne confie par les clés du bar à un alcoolique. Il manque encore un principe de réalité. En France, c’est le Sénat qui joue ce rôle. L’Assemblée représente une volonté, alors que le Sénat représente une réalité, les territoires. Le Conseil Constitutionnel, quant à lui, valide le texte s’il correspond à l’essence formelle de la France, c’est un principe de réalité plus ontologique. Ce principe de réalité est variable selon les démocraties. En Europe, les lobbys jouent ce rôle à titre consultatif ou initiatique, avec les possibles perversions que ça implique. En résumé, les démocraties modernes offrent un compromis entre la doléance du peuple, ses appétits, et un principe de réalité plus ou moins émancipé. Donc oui, on mérite moralement ses choix en tant que tels (tabagisme), mais non, on ne mérite pas les externalités de ces choix (cancer) ni l’incompétence de ses élus.
  14. En japonais, il n'existe pas de mot pour désigner la nature. En outre, un oiseau ou un castor qui construirait son nid, ce serait naturel. Mais un homme qui construirait sa maison, ce serait artificiel. Cette discrimination dénote un arbitrage sémantique dont les académiciens, les "verbeux", sont aussi légitimes que les scientifiques, les "besogneux". Ma posture personnelle sur ce forum n'est pas d'origine égotique. Je n'ai rien à prouver, ce sont plutôt les matérialistes qui me font de la peine. Ils sont incarcérés dans une accidentalité de la réalité incapable d'envisager la nécessité anthropique. Pour y pallier, ils sont contraints de faire intervenir une infinité de multivers tous plus inféconds les uns que les autres. Ce dispositif aberrant est pathétique, le premier principe ne peut pas être phallique et dissocié, il ne peut être qu'utérin et intriqué. Il existe une métaphysique sous-jacente au scientisme : l'humain ne serait qu'une nanoparticule accidentelle et insignifiante que l'univers méprise. Cet autodénigrement est effectivement contraire à ma propre conception du créé. La valeur ajoutée du scientisme par rapport au dogmatisme, c'est probablement son naturalisme et l'intelligence de son chaos. Mais moi, je fais précéder le chaos de l'esprit sur celui de la matière. Malheureusement, l'inertie des référentiels implique qu'on ne peut convaincre que des personnes qui sont déjà convaincues, mais qui ne le savent pas encore, faute d'immaturité locale. Parce que nos choix fondamentaux ont été effectués bien avant nos décisions, et que détourner une croyance, c'est détourner un destin.
  15. Avec Répy, notre différend réside dans la définition du vivant. Or, cette définition relève davantage d'un arbitrage sémantique que d'une vérité universelle. Un homme stérile ne serait pas vivant, du fait qu'il ne peut pas se reproduire ? Moi, j'extrapole cette reproduction en pérennité. Une bactérie éternelle, une biologie parfaite, n'aurait pas besoin de se reproduire pour être vivante.
  16. L'arbitrage des scientifiques vaudrait davantage que le mien ? De quel droit, moi, un poète renommé ? Voilà un argument d'autorité digne du procès de Galilée.
  17. C'est vrai, mais je me soigne. Je mange du yaourt au bifidus actif. Le yahourt au caca, moi j'aime ça. Ca me fait du bien à l'intérieur, et ça fait une flèche qui descend vers le bas. Et Dieu que c'est beau.
  18. Fraction

    Paradoxe banlieusard

    Mon cynisme n'est pas un engagement personnel. C'est plutôt un détachement, une fuite. Je ne mange pas d'enfants, je préfère le poulet. On ne peut pas génocider les cons, sinon qui va mettre des PV aux délinquants de la route ?
  19. Depuis le début de mon topic, il y a un malentendu : mon « déterminisme dimensionnel » n’est pas nécessairement un finalisme. La thèse mécaniste et la thèse finaliste sont toutes les deux des déterminismes. Le déterminisme n'a pas d'autre antonyme que l'aléatoire. C’est pour cela que vous m’imputer un créationnisme féérique que je n’ai jamais postulé. J’ai seulement postulé que l’invisible et l’incréé, c’est-à-dire les dimensions, participent au déterminisme. Le vivant est un concept relativement arbitraire. Les systèmes vivants sont rétroactifs, j’en exclus la capacité de reproduction au profit de la pérennité, et je n’en reconnais que l’homéostasie et la néguentropie. Je considère donc le Soleil comme vivant, ainsi que l’économie et la culture, parce qu’homéostasiques, localement néguentropiques, et pérennes. Mais la rétroactivité n’est pas une circularité : Ce n’est pas A qui crée B puis B qui crée A, il s’agirait alors d’un paradoxe. Non, c’est A1 qui crée B1, puis B1 qui crée A2, puis A2 qui crée B2, ainsi de suite. Le peintre croit ce qu’il peint et peint ce qu’il croit simultanément. Et le dernier coup de pinceau (l'a posteriori) a l'autorité sur ses précédents (les a priori). Cette rétroaction est un moteur extrapolatif, invariant à toute création. La patte du primate induit la dimension « prendre », puis cette dimension finit par transcender son comportement et donc sa sélection. La charge de la preuve revient à celui qui affirme une existence soit non nécessaire soit insuffisante. Mais la preuve n’est que la dimension objective de l’évidence. L’évidence est tridimensionnelle : _ L’évidence rationnelle est idéalement démonstrative. _ L’évidence intuitive est un parallélisme des mémoires. _ L’évidence objective s’acquière par la preuve. La raison n’appartient pas à la science : Les mathématiques, la logique, l’algorithmique, la sémantique, la philosophie, répondent d’une mise en évidence étrangère à la méthode scientifique (sauf exception : l’irréductibilité computationnelle). PS : Lorsque je développais le concept de locomotion, je faisais varier la dimension « vitesse », et non pas la dimension « temps ».
  20. Fraction

    Paradoxe banlieusard

    Fraction & associés, crevards de père en fils, depuis 1863. Ce mois-ci, j'ai dépassé mon budget convivialité. La philanthropie est un passif hémorragique. Je t'invite à optimiser ton bilan. Un autre monde est possible.
  21. Fraction

    Paradoxe banlieusard

    La guerre n'a pas de morale. D'autant moins la guerre civile. La revanche de la lose est impitoyable. Marie-Antoinette était d'une innocence niaise, et pourtant, elle a été jugée comme la reine des putains. Le sage doit user de son charisme pour éviter la guerre à tout prix. "Car la poudre et la foudre, c'est fait pour que les rats envahissent le monde", Claude Nougaro. Alors oui, nous devons muscler notre diplomatie, mais pas au détriment de la paix. "Quand l'amour s'enfuit, il n'y a jamais de vainqueur", Hélène Ségara.
  22. Fraction

    Paradoxe banlieusard

    Moi, je propose d'annexer la Belgique. Il paraît qu'il y persiste quelques femmes innocentes.
  23. Fraction

    Paradoxe banlieusard

    Je suis moi-même un ancien banlieusard. J'ai vécu les 25 premières années de ma vie à Sarcelles. J'étais alors un fervent pratiquant du "c'est de la faute des autres". Mais voyant que les autres s'en foutaient complétement de mon pleurnichage, j'ai dû changé de stratégie. Ma philosophie s'est libéralisée : si on aide un clochard à se relever, on incite les autres à tomber. C'est nouveau, c'est la génération émancipée, la fraîcheur incarnée.
  24. Fraction

    Paradoxe banlieusard

    Pas forcément. Ce qui se vole le plus, ce sont les flash d'alcool à 5 euros, et les bonbons. C'est pour cela que ces rayons sont à portée de vue des vendeurs. Je ne dénie pas la valeur nutritive des bonbons, mais ce n'est pas leur qualité essentielle. Je ne suis pas là pour plaire, j'ai un message. Compte tenu de la crise démographique en cours, je déconseille à la nation de sacrifier ses jeunes au front.
  25. Effectivement, mon usage du terme « dimension » est ambigu. Imaginez le concept « locomotion », sa dimension essentielle étant la vitesse. Cette dimension renvoie une paire de jambes. Mais si vous augmentez la valeur « vitesse », alors cette paire de jambes se change en bicyclette, puis en automobile, puis en train, …. Ici, comme dans la boucle darwiniste, c’est la fonction qui fait l’organe. Dire que c’est la matière qui fait l’évolution est une approche empirique excessivement exclusive. C’est par cette approche exclusive qu’on peut conclure maladroitement que les atomes du chat sont attirés par les atomes de la souris. Il s’agit d’un déni de finalisme, d’intentionnalité, de fonctionnalisme. Ici, c’est la fonction qui fait l’attraction. Nature et culture entretiennent une relation symbiotique, Au point qu’il est difficile d’en distribuer les antériorités. Par exemple, le dégoût pour la chaire humaine pourrait parfaitement être le résultat d’une suggestion culturelle. Un psychanalyste connait le pouvoir de la suggestion, et sait qu’elle n’est pas nécessairement formelle. La génétique serait alors hors du champ de ce tabou, et ce sont les cultures qui subiraient des sélections collectives. Pour ce qui est de ma petite personne, je ne revendique pas le titre de scientifique. Et c’est justement lorsque la science devient dimensionnelle que la philosophie devient légitime. Mais bien entendu, chacun doit rester à sa place, c’est pour cela que j’utilise rarement l’argument factuel, d’où la surenchère de « isme » dans mon discours. Déclarer « grâce à la reproduction sexuée, les espèces deviennent ce qu’elles croient et ce qu’elles aiment », ce n’est pas de la science, et pourtant c’est du déterminisme. La mise en scène de la séduction et de la crédibilité nous invite à respecter la scientificité de certaines dimensions conceptuelles et notionnelles.
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