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Fraction

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Tout ce qui a été posté par Fraction

  1. Bonjour, Vous dites : « l’Europe c’est le libéralisme ». Certes, mais nous avons besoin de libérer l’énergie du travail et de l’investissement, par une part de dérèglementation et de défiscalisation, pour créer une dynamique de l’emploi et de la croissance. Vous dites : « l’Europe c’est le capitalisme ». Certes, mais il faut bien que quelqu’un possède l’entreprise. Et si ce propriétaire c’était vous, seriez-vous moins égoïste, réinvestiriez-vous les bénéfices dans la productivité et dans les salaires, plutôt que dans les dividendes ? C’est à vérifier. Pour l’instant, je vous l’accorde : l’énergie du monde, c’est le pognon. Mais les humains, à commencer par nos élus, sont plus complexes que ça. Ce qui anime la ménagère, ce n’est pas tant le coût de ses futures prothèses mammaires que l’avenir de ses enfants. Ce qui anime nos élus, ce n’est pas tant le taux de croissance, qui irrigue les piscines des privilégiés en eau potable, que le niveau de progrès de la civilisation. L’argent est une bénédiction, c’est un dieu qui souffle dans notre voilure. Mais il ne peut pas tout acheter, et certainement pas le sens des responsabilités et du devoir. Cordialement, Fraction
  2. Bonjour, Pour être franc avec vous, j’ai voté « oui » au projet de Constitution Européenne. Mais paradoxalement, je me suis senti autant trahi que vous lors de son copié /collé du traité de Lisbonne. Mais l’Europe n’est pas une dictature pour autant. Certes son exécutif est élu indirectement, certes ses lobbies n’ont pas uniquement des intentions pédagogiques envers ses députés. Mais le pouvoir législatif européen est le plus grand appareil démocratique du monde, qui plus est représentatif d’une proportionnelle intégrale. Il y a de l’injustice institutionnelle, de l’injustice sociale, mais ça ne signifie pas qu’il faut voir des « fachos » partout. Le fascisme est un régime brutal et rigoureusement antiparlementaire, et peut-être même que sous son autorité, vous n’auriez pas le droit de vous exprimer. Cordialement, Fraction
  3. Bonjour, Puisque nos divergences ne sont pas si fondamentales, je vais en profiter pour vous évoquer une notion que vous connaissez peut-être déjà. La dépense d’Etat n’est pas comparable à la dépense des collectivités. Prenons un exemple simple : lorsque l’Etat dépense cent euros, pendant le mois m, il en récupèrera 50% au mois m+1, par la fiscalité et les charges, et peut-être encore 20% le mois m+2, etc. Mais, à l’échelle régionale, c’est différent. Pourquoi ? C’est dû à un principe mathématique que les physiciens connaissent bien. Un carré de 9 cm^2 a un périmètre de 12 cm. Alors qu’un carré de 1 cm^2 a un périmètre de 4 cm. Vous avez calculé ? La nation de 9 cm^2 a trois fois moins de frontière que la nation de 1cm^2 par rapport à sa taille. Cela implique une plus grande porosité, et un plus grand tribut environnemental de la petite échelle. En thermodynamique, les petits corps se refroidissent plus vite. Certes, cette exponentialité ne justifie pas une discrimination binaire entre le micro et le macro, entre le régional et le national, mais elle invite à une définition intelligente de cette rupture de circonstances. Cordialement, Fraction
  4. Bonjour, Certes, si nous ne trouvons pas de réponse, le réel existera malgré tout. Mais le procès en insuffisance mentale que vous faites aux humains devrait plutôt se fonder sur ses outils mentaux, analytiques et synthétiques. Il est vrai que les outils mentaux formels dont nous disposons pour mesurer la vérité sont encore trop analytiques. Mais nous avons, je pense, atteint leur atomisme, leur élémentarisme, à travers les quatre opérateurs mathématiques (+ - * /) des mathématiciens et les seize connecteurs binaires des logiciens, ou encore le « système international d’unités ». Et, dans l’approche synthétique, nous avons déjà quelques victoires à notre palmarès, de Newton au principe anthropique, en passant par Darwin. Certes il demeure plus de questions que de réponses, mais nous avons déjà un certain cadre dimensionnel prompt à justifier la générosité et la précarité de notre condition. Même si malgré tout, mon offre est en « rupture conventionnelle » avec ceci. Cordialement, Fraction
  5. Bonjour, Même si c’est un peu facile, je répondrai à votre question par une autre : c’est à partir de quand qu’on passe de l’échelle territoriale à l’échelle nationale ? Quelle identité, mais aussi quelles compétences, quelles responsabilités, quels objets mentaux ? La réponse ne peut pas être simple, elle met en scène des dimensions complexes. J’ai envie de vous répondre que cette discrimination peut se justifier par la discrimination entre l’approche empirique et l’approche globale. Entre, par exemple, le micro-économique et le macro-économique, dont les lois et les principes sont différents, voire antagonistes. L’éveil progressif du peuple nous invite certainement à repenser la genèse de la décision, une démocratie plus horizontale. Le recours au référendum est une piste intéressante, mais historiquement, en France, j’ai plutôt le souvenir d’un spectacle démagogique aboutissant à un vote sanction envers l’exécutif. Cordialement, Fraction
  6. Bonjour, Vous avez, comme beaucoup d’esprits critiques, détecté des postures et des arguments subliminaux dans les rédactions audiovisuelles. Mais c’est davantage leur secret et leur tabou qui nous font fantasmer, plutôt que la transgression réelle de tels comportements. Financièrement et capitalistiquement, personne n’est libre, pas même les laboratoires expérimentaux, pourtant conçus par l’esprit du protocole expérimental et du vœu d’objectivité. Les médias ont parfaitement le droit d’avoir une subjectivité, comme toute personne morale, et de séduire leur hiérarchie, comme dans toute entreprise. Les journalistes n’ont pas qu’un salaire, une mission, un objectif, ils ont aussi une déontologie, des droits et des devoirs. La plus grande des censures n’est pas conspirationniste, la plus grande des censures c’est l’auto-censure. C’est de motoriser et d’inhiber son discours pour séduire sa hiérarchie (mais aussi son client), et ce même sans concertation. En outre, il existe aussi une explication technique à la partialité audiovisuelle. Il est plus pédagogique et plus pertinent d’inviter un prof qu’un élève, un flic qu’un voyou, un élu qu’un administré, un médecin qu’un malade, etc. Si bien que, souvent, l’audiovisuel peut sembler institutionnaliste, alors que c’est imputable à son format et non à son choix. Ensuite, l’information puise son inspiration dans l’évènementiel. Or, l’évènementiel est lui-même partial. Il foisonne d’accidents, de violence, d’information spectacle, etc. Encore une fois, c’est imputable au format d’expression et non au choix. Cordialement, Fraction
  7. Bonjour, Oui, les kibboutz fonctionnent très bien en Israël. Mais à grande échelle, cette cohésion communautaire se dissout dans l’impersonnalité de l’ensemble. Le sens des responsabilités est proportionnel au tantième de la part de sa participation dans cet ensemble. Les démocraties directe et participative peuvent se justifier à l’échelon territorial. C’est le fait d’une implication tant physique que morale de l’administré. C’est le fait d’une plus grande simplicité gestionnaire, d’une approche plus empirique des enjeux. Pensez-vous vraiment que le modèle démocratique suisse soit transposable en France ? Par le court-circuitage entre l’administrateur et l’administré, la facilité triomphera toujours contre la discipline : levez la main ceux qui votent pour vendre la Tour Eiffel pour obtenir 15 ans de Pastis à l’œil ! Cordialement, Fraction
  8. Bonjour, 1_ Sur la forme, vous avez raison de m’interpeller sur une équation si illégitime. Mais mon souhait était justement de vous sensibiliser à l’impossibilité intellectuelle d’un rapport tel que « réel / infini ». Même si l’équation est un apriori grossier, elle offre un ordre de grandeur, et même une relation d’ordre. 2_ C’est une image, un sophisme qui prêche le faux pour indiquer le vrai (ou ce que je crois être vrai). Il faut imaginer un espace-temps dans lequel il puisse exister des courbures cognitives, neuro-médiatiques, pour espérer interpréter ce qui nous entoure, s’affranchir de l’obscurité de la caverne. Physique et médiatique coexisteraient laborieusement dans une conception dualiste initiale. Mais dans le modèle final, le médiatique finirait par phagocyter le physique (et une fois la schizophrénie stabilisée, vous observeriez des « têtes de Mickey Mouse » dans le collisionneur de particules ). Cordialement, Fraction
  9. Bonjour, En probabilités, le possible (a priori) est un échantillon de référence. En ce qui nous concerne, le volume de cet échantillon est plus qu’immense, il est infini, je vous en donne ma définition : Notre échantillon de référence, c’est l’ensemble des univers possibles stériles (qui ne créent pas l’intelligence) ou fertiles (qui créent l’intelligence). Notre probabilité d’existence est donc : nombre d’univers fertiles / (nombre d’univers stériles + nombre d’univers fertiles) Convenez que l’infinitésimalité de cette probabilité est insupportable pour les théoriciens que nous sommes, sachant que l’infini n’est même pas un réel : ce n’est qu’une notion. Convenez qu’une rétroaction de l’effet vers la cause est indispensable, existentielle. Mon offre intellectuelle magnifie cette rétroaction, et en fonde un déterminisme à part entière, un déterminisme avaliste qui, pour imager, courbe les espace-temps non seulement physiquement, mais surtout médiatiquement (et donc cognitivement). Cordialement, Fraction
  10. Bonjour, 1 Dans le cas d’une formule transcendantale, un référentiel divin serait nécessaire : il faudrait une rétroaction entre visualisation (du réel) et moteurs (de la formule). Je regrette que vous ayez éluder la visualisation anthropocentrique que je vous proposais, car dans une telle conception, on pourrait envisager que la formule transcendantale c’est le neurone du bien (ou plutôt « l’ensemble des neurones (informels) du bien (propre) de chaque esprit »). Je peux développer si vous le souhaitez. 2 Entre Big Bang exclusif, principe anthropique exclusif, et formule transcendantale exclusive, il existe des outils intellectuels permettant une combinaison « totipotente », une grammaire cohérente, entre les trois. 3 Quand j’emploi l’expression « tomber sur le bon (univers) », il n’y a aucune connotation morale, mais si vous voulez je reformule : Pensez-vous que l’ensemble des cosmologies possibles aurait tenté l’expérience d’une infinité d’univers avant de tomber sur celui, très improbable, qui nous concerne ? 4 L’aléatoire est un vide sémantique, il est indéfinissable, ce n’est pas de cela dont je parlais. Je parlais d’une nature triple du déterminisme, dont celle que nous connaissons (le mécanisme positiviste) n’est qu’une objectivation. Cordialement, Fraction
  11. Bonjour, Je vois, vous seriez partisan d’une formule transcendantale de l’univers (ou d’un ensemble parent). Cette formule, dont l’autorité reste à légitimer, aurait évolué empiriquement, c’est-à-dire de cause en effet, de proche en proche, de façon plus ou moins linéaire. Au fond, nous ne sommes pas si différent l’un de l’autre. A la différence, que dans votre formule, je ne détecte pas l’annonce d’une quelconque justification de l’émergence humaine. Pensez-vous que l’ensemble des cosmologies possibles aurait tenté l’expérience d’une infinité d’univers avant de tomber sur le bon, sur celui qui justifie la vie et l’intelligence ? Ma formule à moi est moins autoritaire que la vôtre, et dans sa représentation la plus intelligible, l’univers est légitimement contenu par l’intelligence, et non l’inverse. La causalité arborescente, que tout le monde connait, n’a pas le monopole du déterminisme. Il existe deux autres formes de déterminisme, (donc d’implication) : le déterminisme référentiel (largement avaliste) et le déterminisme analogique (récursivité, homothétie, …). Or, la visualisation du déterminisme référentiel est capable, par une représentation en nid de bulles, de rendre à la créature son ontologie de contenant et au règne astronomique sa forme de contenu. Cordialement, Fraction
  12. Bonjour, Qu’entendez-vous par « l’univers est mathématique » ? En soi les mathématiques ont, entre autres, vocation à réduire une régularité. Mais cette régularité est induite par le comportement des choses. C’est n’est pas la régularité qui instruit les choses et leur comportement, auquel cas ces mathématiques seraient transcendantales et non induites. Même si je vous avoue, que dans mon modèle cosmologique, c’est la transcendance qui se travestit en induction. Cordialement, Fraction
  13. Bonjour, Ce que vous énoncez là est un éloge à la démocratie directe. Je n’ai pas les moyens de discréditer politiquement cette idée, c’est la vôtre et elle est respectable. Mais qu’est-ce que la démocratie directe, ontologiquement et conceptuellement ? La démocratie directe, c’est la compétence donnée au peuple de s’auto-médiquer. Certes, la doléance du peuple est indéniable. Certes la douleur du peuple est sacrée. Mais ce n’est pas au peuple de s’auto-médiquer, de s’administrer ses propres remèdes. Cette compétence est celle des représentants, inspirés par des élites. La démocratie représentative est une délégation faites aux élus et à leurs élites satellites de diagnostiquer le mal et d’en trouver un remède. Pour la petite phrase : si vous vous administrez une colonie de sangsues pour soigner votre rhume, ce remède ne sera pas remboursé par la Sécurité Sociale. Cordialement, Fraction.
  14. Bonjour, C'est pour éviter ce genre de quiproquos que j'ai énoncé ma propre définition de l'intelligence de la Nature. Je l'ai définie par son caractère inconscient, inanimé et non-animal. Vous prêchez un converti : j'ai observé chez les animaux des formes d'intelligence dont je ne dispose pas moi-même. J'ai observé chez mon chien des valeurs d'abnégation et de dévotion qui font honte à mon espèce. Mais la Nature se définit souvent par ce qu'elle n'est pas, par sa dissociation, son caractère impersonnel. Il est difficile de définir la Nature, compte tenu que nous en faisons partie, mais que notre intelligence ne lui est pas imputable, puisque cette intelligence a vocation à se rentabiliser: s'autodéterminer, et s'auto-justifier. Finalement, ce que nous appelons la Nature n'est que le pôle objectif, le complément d'objet, immanent ou transcendant, impliqué ou impliquant, de notre évolution subjective (qu'elle soit animale ou humaine). Si vous parvenez à concevoir que la loi du marché, la loi de l'offre et de la demande, sont d'ordre naturaliste, c'est-à-dire, en soi, inconscientes et non-administrées, alors je pense que vous aurez fait un pas vers ma définition abstraite et impersonnelle, que soit dit en passant je n'impose à personne. Cordialement, Fraction.
  15. Bonjour, Effectivement, mon discours pris au sens strict, vous pouvez en déduire que la Nature n’est pas intelligente, faute de coordination des moteurs et faute d’association des informations. Ou plutôt que son intelligence n’est pas en amont du repère, mais en aval du référentiel. Concernant mon emploi du terme « néguentropie », j’ai bien précisé qu’il s’agissait de néguentropie « locale », c’est-à-dire qu’elle ne considère qu’une partie du système isolé. L’homme ne sait pas produire du froid, un réfrigérateur produit globalement plus de chaud que de froid, mais il sait isoler ce froid. Ensuite, mon emploi du terme « néguentropie » implique une certaine équivalence entre l’ordre et l’énergie : l’infrarouge (ou le CO2) est pour moi une énergie vulgaire, alors que le Bien est l’énergie la plus noble. Or, si le Bien génère beaucoup d’infrarouge, l’inverse n’est qu’exceptionnellement vrai. Comme je vous l’ai dit, le format d’un forum est trop limité pour envisager la nécessité humaine plutôt que son accidentalité. Mais si vous parvenez à comprendre ma réforme du principe anthropique faible, alors vous pourrez envisager cette nécessité. Le sens que je donne au terme « rentabilité de la pensée » est à comparer avec l’ignition d’une allumette ou d’un moteur thermique. C’est lorsque la combustion génère davantage de chaleur qu’elle n’en a besoin qu’elle se pérennise. Pour la pensée, c’est analogue: lorsqu’elle produit davantage de sens, de représentations, qu'elle n'en consomme, elle se rentabilise. Vous associez la croyance en Dieu à un choix affectif, et je vous invite à lire mon intervention dans le fil « Dieu et Métaphysique » de Gribouilla. Cordialement, Fraction
  16. Bonjour, Difficile de répondre à une question qui en implique mille autres. Mais je vais tâcher d’être synthétique et de faire court. Il y a d’abord un vice de forme dans votre question. Que pourrait signifier « avant le temps » puisque la notion d’avant et d’après dépend de la notion de temps, elle lui est immanente ? Ensuite, le créationnisme, disons exogène, ou d’origine extérieure, ne fait que déplacer le problème existentiel. En effet, si Dieu a créé l’univers, on pourrait légitimement, et sans mauvais esprit, se demander qui a créé Dieu. L’intuition pourrait suggérer une circularité spirituelle (Dieu s’est créé lui-même) ou une circularité causale (l’univers s’est créé lui-même). Mais alors, deux choses m’interpellent : 1_ L’absence de nécessité divine : si un être peut se créer lui-même, il devient plus simple et économique de se dispenser de l’intermédiaire divin : les hommes se seraient créés eux-mêmes, pour, pourquoi pas, induire un dieu de circonstance, immanent à l’humanité. 2_ La précarité du causal (qui provient étymologiquement de « chose ») : comment accepter l’idée que des simples poussières puissent faire émerger spontanément et sans coordination de telles édifices si fonctionnels et magnifiques. L’excessive improbabilité, l’explosion combinatoire, font force d’impossibilité. Mais outre la causalité, en matière divine, on ne peut pas éluder la question morale : quel genre de dieu aurait bien pu laisser faire tant de mal ? 1_ Peut-être parce que, dans son champ d’exécution, dans son interface de contrôle, c’est comme en médecine ou en politique : nous ne sommes pas des machines réparables à souhait, mais des embryogénèses, des ontogénèses autogérées et difficilement sondables ou administrables. 2_ Mais peut-être aussi parce que la transcendance est relative, que les nazis avaient leur propre transcendance, leur propre magie, leur propre osmose. Et Dieu étant immanent à l’humanité, il ne pourrait transcender que ceux qui le reconnaissent et ainsi le conçoivent. La perspective que je vous propose n’est pas mécaniste, elle est finaliste, mais pas exactement dans le sens historique. Quand je dis que « Dieu est un promoteur et non un constructeur », cela signifie que la matière lui est docile, que le superplastique coule dans le moule des dimensions de l’esprit, que la réalité emprunte les sillons de son absolu, de son identité. Comment différencier un système naturaliste d’un système divin ? Il y a un moyen très simple : dans un système naturaliste, 99,9999% de l’énergie et de l’ordre ne servent à rien, sinon à rendre des comptes au darwinisme et au principe anthropique. Or il semble que c’est bien notre cas. Cordialement, Fraction
  17. Vous cherchez un coordinateur en amont, mais moi je vous affirme qu'il est en aval. Dieu n'est pas un ouvrier du bâtiment en amont, c'est un promoteur en aval. Pour vous inviter à cette croyance, voici un nouvel extrait de mon blog. "A l'aune de l'observation de la foudre qui tombe, on peut avoir une lecture strictement perceptive, visuelle, en déclarant innocemment que l'éclair est intrinsèquement motorisé et que sa trajectoire est déterminée dès l'amont. Mais, évidemment, vous le savez sans doute, c'est la courbure du champ, de l'espace-temps, qui fait évoluer ce flux électrique, un peu comme l'eau du ruisseau qui s'écoule est aussi déterminée par la dénivellation, la gravitation, donc par l'aval. Je vais vous montrer [dans mon blog "Moteur paradoxal"], d'une façon exotique, que ce déterminisme avaliste est infiniment transposable, et que l'aval ultime c'est vous. Mais j'ai besoin de votre participation, de votre plasticité mentale. Commencez par retourner votre expérience sur Terre comme une chaussette. On vous a dit : votre éveil évolue dans une vie, qui évolue dans un monde. Vous allez inverser cette hiérarchie : il y a un monde dans votre vie, et il y a une vie dans votre éveil. Vous voyez qu'il n'y a pas de contradiction, à compter que votre expérience du monde est réductible à un faisceau de représentations."
  18. Bonjour, Je vois qu’on se fait plaisir, en modélisant l’univers. Quel orgasme cosmique! Mais personnellement, je suis un incorrigible anthropocentriste. Voici un extrait de mon blog « Moteur paradoxal ». « Savez-vous ce qu'est l'anamorphose ? C'est la représentation graphique d'une qualité par sa surface : dans un graphique anamorphique représentant le PIB par habitant, la Suisse serait plus grande que la Russie. Eh bien, dans un graphique anamorphique représentant, cette fois, la complexité fonctionnelle, votre esprit serait immensément plus volumineux que l'univers. Vous visualisez maintenant où se situe l'enjeu théorique, et le leurre impressionniste, qui nous la joue à l'envers, justifiant l'inversion mentale des volumes perçus. Dans une représentation analogique et anamorphique, l'Univers ne serait que le placenta minéral du vivant. Et personne ne connait le parent existentiel de ce parent nourricier minéral. » Cordialement, Fraction
  19. Bonjour, Je vous propose de vous extraire du temps pour envisager le théorique comme un matériau. Le principe anthropique faible est tautologique, bien que peu éloquent. Il dit à peu près : « Je pense, donc les conditions nécessaires à cette pensée existent », et « je pense » devient le préalable de l'étude : notre cosmos a subi la sélection de ce préalable, car il lui est tautologiquement impossible de ne pas héberger notre pensée. Et la probabilité structurelle de ce cosmos subit l'érosion théorique de son minimalisme suffisant, moins coûteux en « si », en hypothèses et donc en improbabilités. Un principe de simplicité très intuitif : si on découvre un tournevis sur Mars, l'explication la plus plausible a priori est aussi la moins coûteuse en conditions (on s'est fait doubler par les chinois ). Mais la mutation du principe anthropique en moteur paradoxal débouche sur une conception plus dynamique : « plus ma pensée est rentable, plus la condition de cette pensée est probable, et plus cette condition se plastifie et se médiatise. ». Ce n’est plus l’éveil précaire, ponctuel, mais la rentabilisation cognitive qui fait partie du préalable de l’étude. L'indéniable, c'est-à-dire la stricte sensation, organisée en perception et impression, est susceptible, de proche en proche, de nécessité en nécessité, d'évidence en évidence, de phagocyter l’en-soi, « déniable », en le soumettant à son modèle et à sa propre digestion. Cordialement, Fraction.
  20. Bonjour, Pour ne pas que nous nous égarions dans une guerre de signifiants stérile, je vous propose ma définition rigoureuse de l’intelligence de la Nature. L’intelligence de la Nature est un anthropomorphisme volontairement fictif qui imagine, dans un intérêt cognitif, une coordination de la néguentropie non animale et non conscientisée. Ainsi, la gravitation qui génère une centrale à fusion est une néguentropie (locale) inconsciente. La contrainte environnementale qui génère un organe pour l’espèce est une néguentropie inconsciente. Etc… Mais en vérité, le coordinateur global est en aval, c’est le référentiel du principe anthropique, dont la formulation faible est tautologique : « Je pense donc les conditions nécessaires à cette pensée existent. » Cette tautologie fonde l’a priori de toute étude, jusqu’à même s’en exempter, je peux développer si vous souhaitez. Si vous êtes un fervent supporteur de la stricte thèse mécaniste, alors vous concevez de facto l’humanité comme un accident. Je ne saurais vous convaincre du contraire dans un format d’expression aussi limité qu’un forum. Cordialement, Fraction
  21. >Même sans mesure, l'intelligence de la Nature (ou de l'univers) a le pouvoir d'exister. Nos mesures ne peuvent que l'infirmer ou la confirmer jusqu'à un certain point. >Quant à l'intelligence humaine, elle peut être reconnue, maîtrisée ou non sur différents paradigmes et à différents niveaux selon les individus. Oui, la Nature est intelligente. Mais elle ne l’a pas fait exprès. Si vous cherchez un pater sapiens, cherchez-le en vous plutôt qu’ailleurs. Cordialement, Fraction
  22. >L'Intelligence peut se déployer de multiples façons, et si l'on reste attentif à ses manifestations, on peut la déceler à différents niveaux et sous maintes formes. Oui. L’intelligence de la Nature se mesure a posteriori, alors que l’intelligence humaine se mesure a priori. L’intelligence de l’IA est signifiante, alors que l’intelligence humaine est signifiée. L’intelligence animale est plutôt spontanée, alors que l’intelligence humaine est plutôt maîtrisée. Cordialement, Fraction
  23. >Des exemples ou explications seraient les bienvenus concernant les différences entre un environnement unifié ou dissocié. Bonjour, Pour moi, la notion d’unification est la matrice de l’association et de la coordination. Sans elle, on est malgré tout en droit de parler d’intelligence, mais d’intelligence inerte, ni animale ni animée. Pour prendre un exemple, pour les férus d’algorithmique, le symbole de l’intelligence inerte, c’est le tableau des possibles (cf. Deep Blue) : une cohérence sans coordination ni association. Mais je ne saurais vous spéculer la monstruosité d’un environnement, d’un univers unifié pour la bonne raison que je n’y crois pas. Cordialement, Fraction
  24. Bonjour, L’univers est-il stupide ou intelligent ? M’est d’avis qu’on brûle une étape cruciale, à savoir « l’environnement est-il unifié ou dissocié ? Dans le cas où il serait dissocié, comme c’est intuitivement admis, c’est le référentiel (l’éveil humain) qui le rendrait intelligent par nécessité. Ainsi l’univers serait intelligent parce qu’il n’a pas le choix, parce que les univers non-intelligents ne peuvent tautologiquement pas héberger des créatures éveillées qui s'en posent la question (cf. principe anthropique). Cordialement, Fraction
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