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Tout ce qui a été posté par épixès
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Une telle souplesse logique force l'admiration. Un zest de créationnisme jeune-terre, un soupçon de concordisme, une pointe de négationnisme scientifique pour un résultat à la saveur hautement polémique et discutable. Le contorsionnisme argumentatif nécessaire à la défense d'une telle position me semble excéder l'entendement mais je suis assez informé sur le sujet pour savoir qu'hors de nos frontières c'est en fait assez commun.
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Absolument pas. Comme je l'ai précisé, les textes fondateurs des religions contiennent de tout, du beau et du laid, du vrai et du faux, du bien et du mal, en tout cas à mon sens. Je nie sans aucun doute le caractère révélé de ce qu'on peut y trouver de vrai mais je ne suis pas homme à brûler un livre, quel qu'il soit et je sais apprécier la beauté formelle d'un texte ou celle, métaphorique, d'une parabole.
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En tant qu'athée, dresser la liste de mes griefs envers le concept de dieu serait aussi fastidieux qu'interminable mais je peux au moins offrir un florilège des principaux. Le monothéisme d'abord, l'un, le dieu unique qui ne tolère rien ni personne à côté de lui et qui est le père de l'intolérance. La "distinction mosaïque" évoquée par Jan Assmann: "L'évènement de cette distinction mosaïque serait en puissance dans les 3 religions du livre: Toutes ces choses ont en commun une conception emphatique de la vérité. Elles reposent toutes sur une distinction entre vraie et fausse religion, proclamant une vérité qui n'entretient aucune relation de complémentarité avec d'autres vérités, mais consignes toutes les vérités traditionnelles ou rivales dans le domaine du faux." La schizophrénie inhérente aux textes sacrés prêchant tantôt l'amour tantôt la haine, la tolérance et le massacre des infidèles, la vie et la mort. Boussoles morales pour des milliards d'individus aux sensibilités différentes, l'évidence manifeste d'un manque de cohérence axiologique fonde les croyants à toutes sortes d'interprétations et donc d'attitudes, légitimant aussi bien la dévotion charitable, discrète et tolérante que l'extrémisme le plus obtus. L'obscurantisme marchant de concert avec les religions, la lutte séculaire contre la science et la pensée critique osant interroger le dogme. La négation du savoir acquis de haute lutte d'un revers méprisant de la main d'hommes médiocres enferrés dans leurs convictions aveugles, la persécution systématique de toutes les valeurs humanistes quand la proximité du pouvoir le leur permet. Le créationnisme rampant tentant insidieusement d'investir l'espace public et de brouiller la démarcation entre croire et savoir. La diffusion d'injonctions aux fidèles favorisant la propagation du sida, l'institutionnalisation de l'infériorité de la femme, l'endoctrinement des enfants…. Je ne tomberai pas dans le piège de la facilité consistant à attribuer à dieu ou aux religions ce qui n'est que le fait des hommes et de leurs excès mais je tiens pour responsables les dieux (en tant que concepts), textes et institutions qui, par le caractère vague et pluriel de leurs messages, génèrent, favorisent et entretiennent lesdits excès.
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Esaïe 46: "9 Rappelez-vous les événements du passé,survenus il y a bien longtemps, car c’est moi qui suis Dieu, il n’y en a pas d’autre. Oui, moi seul, je suis Dieu, et il n’existe rien qui me soit comparable. 10 Dès le commencement, j’annonce l’avenir, et longtemps à l’avance ce qui n’est pas encore. C’est moi qui dis, et mon dessein s’accomplira, oui, j’exécuterai tout ce que je désire." Psaumes 139.4: "Bien avant qu'un mot vienne sur mes lèvres, Eternel, tu sais déjà tout ce que je vais dire"
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Personnellement j'expérimente l'absurde camusien chaque jour qui passe et la logique est précisément ce qui me maintient à flot dans ce monde désespérément silencieux. Pour autant je ne dédaigne pas compulser de temps à autres les dialogues en forme de tringle de notre regretté Pierre Dac.
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Etienne Klein est un physicien qui émaille souvent ses interventions de croustillantes anagrammes. Jacques Perry Salkow est un pianiste compositeur et également co-auteur avec Etienne d'"anagrammes renversantes" Quant à Bruce Benamram, il anime la chaine de vulgarisation scientifique e-penser sur YouTube . Il connaît Etienne Klein et Alexandre Astier pour lequel il a assuré la première partie de son spectacle "l'exoconférence"
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Etienne, Bruce, Jacques….nous sommes entre gens de bonne compagnie.
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"Superbe spectacle de l'amour", il suffisait d'e penser.
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Chacun est assurément libre de me parler de subtile casuistique, de libre interprétation de l'orthodoxie, de recontextualisation de la problématique ou de savante herméneutique mais enfin je ne crois pas inventer les concepts que j'évoque, qu'il s'agisse de l'omniscience (absolue et intemporelle) ou du libre arbitre (compris comme la libre décision de nos actes et donc la responsabilité qui en découle). Ils existent tels que je les ai définis dans les textes fondateurs des 3 monothéismes et ils ont été largement commentés et interprétés par les savants docteurs de l'église et autres apologètes hétérodoxes, j'en viens donc à penser naturellement que certains ici pourraient en partager la conception. Qu'il existe d'autres interprétations possibles, c'est un fait que je ne nie pas. Que l'on revendique sa propre conception de dieu et de son message, je l'accepte tout autant. Je circonscris donc ma question à ceux qui comprennent les concepts évoqués tels que définis et si bien entendu chacun est libre d'intervenir, j'aimerais que ce soit dans le sens de favoriser ma compréhension de la résolution de ce qui apparaît comme un paradoxe à mon intellect peut être trop limité ou borné par un rationalisme têtu. Encore une fois je réaffirme l'ingénuité de ma question, exempte de provocation ou de volonté polémique.
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Pour ceux qui souhaiteraient approfondir le sujet, je conseille la lecture de ces ouvrages: -L'empire des croyances (Gérald Bronner) -La démocratie des crédules (Gérald Bronner) -Petit cours d'autodéfense intellectuelle (Normand Baillargeon)
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En restreignant le concept d'omniscience au présent, moi non plus. Mais ma question concerne ceux qui en ont une définition non restrictive.
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Si la majorité des juifs ne se soumet à aucune autorité c'est qu'il y a donc une minorité qui le fait et si chaque juif a sa conception de dieu c'est donc que, peut être, certains en ont une idée qui correspond à ce que j'ai décris. Ma question reste donc valable pour eux et pour tous les croyants qui partagent cette conception, quelle que soit leur religion.
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Je ne défini pas le contenu, j'y met seulement ce qu'on y trouve dans les livres saints des différents monothéismes et ce qui est réaffirmé par de nombreux théologiens dont il me semble que la vocation aurait tendance à les classer dans les femmes et les hommes ayant la foi.
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Dieu est censément omniscient et pourtant on nous affirme que l'homme est pourvu du libre arbitre, j'éprouve personnellement beaucoup de difficulté à faire cohabiter ces deux notions. Si dieu est en effet omniscient c'est donc que nous vivons dans un univers déterministe puisqu'il connait le destin de chacun et l'intégralité des évènements à venir. Si tel est le cas comment l'homme peut il exercer son libre arbitre attendu que tout est déjà écrit ? Comment résolvez vous ce paradoxe ? Ma question est sérieuse, bien qu'athée il ne s'agit nullement de provocation mais d'une tentative sincère de compréhension. Si tous sont les bienvenus sur ce post j'apprécierais néanmoins qu'il reste exempt de sarcasmes et de mauvais esprit. Un peu d'humour voire même quelques piques teintées d'ironie peuvent éventuellement s'avérer de bon aloi tant que la courtoisie reste de mise (Paracelse ne disait-il pas "tout est poison, rien n'est poison: seule la dose fait le poison).
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Les croyants croient-ils vraiment ?
épixès a répondu à un(e) sujet de Blaquière dans Religion et Culte
C'est un excellent ouvrage qui sait susciter et retenir l'intérêt par la clarté de son propos et l'intelligence de l'auteur. Je ne saurais que trop conseiller la lecture de "l'empire des croyances" de Gérald Bronner, qui traite le sujet d'un point de vue sociologique et psychologique et s'intéresse à toutes les formes de croyances. Ce livre et cet auteur de façon plus générale furent une véritable révélation (si j'ose dire) pour moi et je pense qu'il est appelé à faire date. -
Les croyants croient-ils vraiment ?
épixès a répondu à un(e) sujet de Blaquière dans Religion et Culte
Ce serait obscurcir le débat que de réduire l'athéisme et la croyance à la certitude et d'ignorer la polysémie qui s'attache à ces termes. Si l'athéisme peut en effet être la position de celui qui nie l'existence de dieu, elle peut aussi l'être de celui qui doute de son existence ou encore de celui qui déclare ne pas avoir suffisamment de preuves pour accorder du crédit à cette hypothèse. On pourrait également évoquer l'athéisme méthodologique de la science qui ne réfute pas dieu mais qui l'ignore puisque censément transcendant et donc échappant à son champ d'investigation qui est la nature, opposée en ce sens à la surnature. Il en va de même de la croyance qui offre un spectre d'attitudes allant de la foi bonhomme du charbonnier à la position théologique la plus ferme (celle par exemple d'un Ken Ham déclarant que rien, même les preuves les plus flagrantes ne sauraient le faire douter de dieu). Je me défini moi même comme athée et agnostique. Agnostique car je pense que l'existence de dieu échappe définitivement à nos possibilités d'investigation et qu'en toute rigueur nous ne pouvons pas trancher la question. Athée car j'estime qu'un faisceau conséquent d'indices plaident en faveur d'un monisme matérialiste, suffisant en tout cas pour emporter mon adhésion. -
Les croyants croient-ils vraiment ?
épixès a répondu à un(e) sujet de Blaquière dans Religion et Culte
tu as parfaitement raison et je te remercie de signaler mon erreur. L'esprit tout occupé à tenter de faire de jolies phrases et j'en arrive à écrire le contraire de ce que je souhaitais exprimer. Pour ce qui est de la dureté de ce que j'ai énoncé, j'étais tout jeune homme et assister impuissant au déclin d'un être cher est une épreuve qui m'a profondément marqué et il m'est pénible de l'évoquer sans qu'un peu d'amertume ne teinte un discours résumant une réalité bien plus brutale. -
Les croyants croient-ils vraiment ?
épixès a répondu à un(e) sujet de Blaquière dans Religion et Culte
Il ne me semble pas avoir exprimé cela, bien au contraire. Ma phrase dit "non parce qu'il avait abjuré son athéisme" De plus je ne dis pas que je considérais qu'il n'était plus mon père mais que j'avais le triste sentiment d'avoir perdu ce qui le caractérisait, à savoir son esprit critique, sa capacité à argumenter rationnellement et une ouverture d'esprit qui permettait d'aborder tous les sujets dans un dialogue sans forme aucune de dogmatisme. L'amour que je lui portais ne s'est jamais démenti, ni mon respect d'ailleurs: j'ai continué à m'occuper de lui jusqu'à l'heure de son trépas mais la belle époque de nos conversations endiablées (si j'ose dire) était révolue. Si jamais j'ai laissé entendre autre chose, j'en suis navré. -
Les croyants croient-ils vraiment ?
épixès a répondu à un(e) sujet de Blaquière dans Religion et Culte
Comme je l'indiquais dans mon post de la page précédente, des expériences ont démontré que les croyants attribuent à dieu leurs propres opinions, ce qui tendrait à nous faire conclure que non, il n'y a pas de différence entre servir dieu et se servir de dieu. Il y a juste des croyants s'étalant sur tout le spectre allant de la modération à l'extrémisme, comme il en va des non croyants à propos d'autres types d'idéologies. Pour le reste je présume que l'un de nous à tort, si c'est vous nous le saurons une fois mort, si c'est moi personne n'en saura jamais rien. -
Les croyants croient-ils vraiment ?
épixès a répondu à un(e) sujet de Blaquière dans Religion et Culte
"Savoir", outre que cela puisse apparaître comme légèrement présomptueux j'estime que c'est une attitude dangereuse à plusieurs égards. Au regard de la connaissance tout d'abord. En effet avant même que l'épistémologie n'existe en tant que discipline, nombre de penseurs (croyants ou non) ont formulés l'idée du danger de la certitude. Il fut une époque où lorsque l'on ne savait pas expliquer un phénomène il convenait de dire que la réponse était dieu et gare à celui qui remettait cela en cause. Il faut ajouter que lorsqu'on est certain on ne cherche plus, raison pour laquelle le doute est philosophiquement considéré comme préférable. En second lieu je suis d'avis que la certitude est le ferment de tous les fanatismes, religieux ou autres. Celui qui se croit dépositaire de la vérité se sent fondé à utiliser tous les moyens pour parvenir à ses fins "pour le bien même de sa victime". Les inquisiteurs qui torturaient les hérétiques souhaitaient sauver leurs âmes, la plupart des dictateurs et leurs armées commettent nombre d'atrocités au nom d'une société meilleure. Nul n'agit en pensant faire le mal, au contraire c'est lorsque l'on est certain qu'il existe une morale "objective" et donc supérieure que l'extrémisme prend naissance. Mon père fut athée plus de 50 ans et je repense avec tendresse aux nombreuses discussions passionnées que nous eûmes naguère. Nous spéculions sur l'hypothétique existence d'une transcendance, les vertus de telle ou telle idéologie, l'origine de l'univers….puis un jour il a "ressenti" dieu. Lui, le bouffeur de curé ! Interloqué je tentai de comprendre et lui demandai de me relater son expérience mais elle était semble-t-il de l'ordre de l'ineffable. A ce stade je dois préciser qu'il était malade et que ses facultés étaient amoindries, je lui ai donc demandé s'il lui semblait possible que les 40 cachets quotidiens qu'il ingurgitait ou ses précédents AVC pouvaient éventuellement expliquer cette manifestation qu'il disait avoir expérimenté. La réponse tomba, définitive: non ! Ce jour là je sus que j'avais perdu mon père. Non pas l'homme ou le géniteur mais la belle intelligence qui m'avait éduqué, l'esprit critique et aiguisé qui avait affuté mon scepticisme . Non parce qu'il avait abjuré son athéisme mais parce que la discussion était close. Parce qu'il savait. -
Tout dépend de ce qu'on veut faire dire au mot spiritualité. Personnellement je m'attache à l'acception qui évoque la vie de l'esprit ou une certaine quête de sens et non pas la relation avec une quelconque transcendance ou la recherche du salut. Et donc suivant cette définition j'estime avoir une spiritualité riche et plurielle malgré ma qualité d'athée et agnostique. La philosophie, les arts, les sciences sont autant de territoires à explorer si grands qu'une vie humaine suffit à peine à en effleurer la surface. Je suis matérialiste (philosophiquement parlant) et j'aurais tendance à me qualifier d'humaniste pour ce qui concerne mes valeurs. Je me défie des traditions en règle générale et n'ai guère d'ouvrages "principaux" tant mes lectures sont multiples et tant je ne veux pas être "l'homme d'un seul livre" (ou de peu de livres) mais je peux néanmoins préciser que je suis fasciné par la nature de la réalité, l'origine de l'univers, l'histoire des idées et la pensée humaine ce qui oriente mes lecture principalement (mais pas exclusivement) vers la philosophie, la physique, l'histoire des sciences, la psychologie, la sociologie et l'anthropologie.
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Les croyants croient-ils vraiment ?
épixès a répondu à un(e) sujet de Blaquière dans Religion et Culte
Bonjour à tous, Tout d'abord je pense qu'il convient de rappeler qu'aucune explication mono causale ne saurait rendre compte de l'effroyable complexité du réel. La vérité, si une telle chose existe, nous est définitivement inaccessible et nous ne pouvons que tenter de s'en approcher de façon asymptotique grâce à la nature cumulative du savoir. Il y a néanmoins un fait intéressant concernant non pas la croyance en dieu mais plutôt les convictions que les croyants entretiennent concernant dieu: en 2008 grâce à l'imagerie cérébrale, Nicholas Epley (professeur en science du comportement) a mené des expériences qui tendent à démontrer que les croyants attribuent à dieu leurs propres opinions sur des sujets de société tels que mariage homosexuel, avortement ou peine de mort. En effet, penser à dieu active une zone précise du cerveau connue comme siège de la pensée auto-référentielle. Cette zone s'active quand on parle de soi, qu'on exprime son opinion ou qu'on développe ses analyses, mais reste silencieuse lorsqu'on évoque les autres. Dans le cerveau des croyants, ce sont les mêmes zones qui s'activent quand ils pensent à Dieu ou à eux-mêmes. Il semblerait donc que les croyants créent dieu à leur image ou divinisent leur sens moral. Conclusion qui me semble concorder avec la première cause de l'apostasie: le doute qui le plus souvent survient suite à un conflit axiologique résultant des incompatibilités entre le sens moral du croyant et la doctrine enseignée par sa religion. Concernant la croyance en dieu elle même, des travaux en neurosciences, anthropologie, sociologie, psychologie cognitive et évolutionniste proposent des explications très convaincantes. Il serait malheureusement trop long d'entrer dans les détails mais pour ceux qui souhaiteraient approfondir la question je conseille avec enthousiasme de consulter 2 ouvrages: -Et l'homme créa les dieux, de Pascal Boyer -L'empire des croyances, de Gérald Bronner
