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Naluue

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Tout ce qui a été posté par Naluue

  1. C'est pas méchant une embrouille, c'est humain. C'est aussi dans ces moments là qu'il faut pouvoir se montrer tendre, pour soi comme pour l'autre J'imagine Mais c'est que c'est pas vilain en plus
  2. Pour d'autres raison que des brouillades ? Ca doit se trouver facilement une petite plante grasse comme ça
  3. amoureuse Rien de dramatique mais bon, ça fait mal au coeur
  4. Quelle fleur offrir après une embrouillade, pour montrer qu'on aime et apaiser les tensions, les noeuds.. Faire plaisir. Pas quelque chose de grandiose. Une couleur spécifique de rose ? Qu'en pensez-vous ?
  5. Bonjour, Merci d'avoir pris le temps de me lire et d'écrire cette réponse. Vous avez tout à fait raison je pense que je sous estime l'impact de mon manque de confiance en soi, à tel point que je ne l'identifie plus dans les difficultés que je rencontre... Ça m'a fait du bien de vous lire, ça me permet de prendre du recul l'espace d'un instant ! Je vous relierai sûrement plusieurs fois histoire de relativiser pendant ces deux semaines. Bonne journée PS : pourquoi ne faut-il jamais parler de ses faiblesses au travail ? Je me dis que ça peut mettre sur le tapis certaines problématiques, non ?
  6. Bonjour, J'ai envie de partager une angoisse particulière d'une situation particulière. Peut-être qu'en parler et vous lire pourra m'apaiser. Je termine une alternance d'un an dans le cadre de ma deuxième année de master en sciences de l'information et de la documention (métiers du livre), que je vais redoubler. A vrai dire j'ai voulu tout abandonner mais si proche d'une diplôme, mes proches m'ont convaincu de continuer. Il ne me reste que mon mémoire et quelques matières. Bac L mention très bien, bac+3 de Philosophie, des jobs étudiants en médiathèques, un master GIMD... un concours catégorie A, bibliothécaire territorial et hop, c'est un beau parcours à énoncer. La vérité, c'est que j'ai traversé tout ça dans le brouillard, je me suis raccrochée à ses études parce que je survivais surtout pour ma santé. Mes premières années, majeures, ont été si intenses et rudes que je ne comprends désormais rien à ce que je fais là, que mes diplômes n'ont pas de sens et sont superficiels. J'ai continué parce que mes études étaient ma seule assurance de revenu (bourse) avec mes jobs étudiants précaires. Je referais tout différement, jusqu'à mon choix de bac. J'ai continué, parce que je n'avais pas le choix. J'ai réussi, parce que j'ai eu des coups de chance inespérés. Avec les années, j'ai surtout réalisé que j'avais des problèmes avec l'orthographe, que ma mémoire, mon attention et mon sens logique s'étaient abîmés, avaient ralentis. J'en meurs de honte, je ne suis pas compétente. Je déteste ce que je fais, ça ne me ressemble pas du tout. Oui, j'aime lire, voilà tout. Comme beaucoup de gens. Ma problématique ici, c'est que j'ai passé un an en alternance à tout donner, puis ma santé a mis un coup de sabot et ça a déraillé. C'était déjà pas fou du tout. Finalement, je me suis confiée à ma tutrice sur ma situation, elle s'est montrée compréhensive, d'autant plus que son mari a la même pathologie que moi. Ca ne change pas le fait que je ne suis pas compétente. Pas besoin qu'elle me le dise, je le sais ça se sait, ça se voit. Je fais des fautes, j'ai du mal à faire des liens entre ce que je fais et le contexte dans lequel je le fais. Avec le stress permanent et la fatigue qui s'en suit elle me dit des choses et j'ai l'impression qu'on me parle chinois, parfois je sais que je dis une ânerie et je vois qu'elle a pris l'habitude de ne rien dire, c'est "normal'. En réunion je ne dis rien, de peur de dire n'importe quoi, et quand je parle parce qu'il le faut... je dis en effet n'importe quoi. Pas forcément parce que ce que je dis est stupide, mais littéraliment, je n'arrive pas à aligner deux mots, sujet, verbe, complétement. Ma tête fait page blanche et je récite un truc que je me suis répétée quarante fois et quand même, c'est nul, bafouillé et mal dit. Je n'ai rien d'une professionnelle, tout juste une stagière. Je ne comprends pas ce que je fais, je manque de technique, je fais des erreurs d'inattention... Je n'en peux plus et je n'attends qu'une chose, la fin du mois pour ne plus jamais remettre les pieds là-bas. Ca ne m'anime pas, ça ne me plais pas. Je voudrais plus d'humain, plus de naturel, je voudrais faire quelque chose qui compte, qui a du sens, qui aide. Mais avant ça... Je vais devoir former la prochaine alternante. Cauchemar. Un CAUCHEMAR. Je vais devoir lui montrer ma méthode de travail (ça risque d'être drôle...), le fonctionnement du backoffice, des outils, etc. Sauf que je vais bégayer, dire des bêtises, ma technique est bancale et très système D, notamment parce qu'il y a beaucoup de choses qu'on ne m'a pas montré et que je n'ai jamais osé demander. J'ai DEUX semaines avec elle, et ça commence lundi. Je suis terrifiée. Si encore j'étais tranquille seule avec elle, mais non, les bureaux sont étroits, proches, ma tutrice est littéralement à un mètre en face. Je ne vais faire que de m'humilier. Je le sens déjà : "Tu peux lui montrer comment cataloguer le fonds professionnels et potentiellement faire du désherbage dedans" "Euh... Bah c'est à dire que je sais pas le faire vu que j'ai jamais catalogué des documents professionnels, qu'on m'a jamais expliqué, et que quand j'ai essayé de comprendre seule j'ai pas réussi, du coup, j'ai jamais fait..." La honte intergalactique. La mort, j'en ai déjà des frissons de peur. Bref, Cette expérience a été riche, mais elle a pas aidé ma confiance en moi, et je me suis humiliée à de nombreuses reprises. Là-bas je n'ai plus aucun ego. Je ne sais pas quoi faire pour surpasser ça franchement. En attendant je dépose des CV et m'active administrativement parlant pour mon redoublement... J'en assez de ce cursus. Aaaah dîtes moi que ça va bien se passer Par ailleurs, je vais mieux dans ma vie, et les morceaux se recolent... J'ai des envies, des ambitions, personnelles, professionnelles, parfois les deux se mêlent et ça me rend plus épanouie. Je suis attirée par un métier bien difficile mais de grande valeur. J'aimerais faire une école de formation de soins infirmiers. Malheureusement, l'accès ne se fait plus sur concours mais sur dossier, et moi... Je sors d'un bac Littéraire, alors, ils n'en auront rien à faire que je sois bonne en mathématique au-delà de ça. D'ailleurs, cette voie est très prisée. Ce n'est pas grave, le champ social a toujours besoin de monde, bac S ou non. M'enfin, s'agirait déjà que j'arrive à surmonter cette formation qui peut vite finir en cauchemar, ma foi, j'ai déjà fait le pire. J'ai bien conscience que tout ça peut sonner bien ridicule !!! A me relire, bon, on ne va pas me couper la tête. Merci, belle journée Désolée pour les fautes
  7. (désolée il y a des fautes d'orthographes, j'ai fini à un peu tard d'écrire ce petit quelque chose et je m'en vais dormir, avec de petits yeux) Les années passent, je suis las. La tourmente a toujours été, entre sonneries et portails, les chevilles maladroites, les pensées, les coups d'épaule et un coeur tiraillé par rien, partout. J'y été. Dans le chemin commun aux cailloux spécifiques, éclairé par les lampes torches. Dans l'autre, brousailleux, pallalèle, sans lumière, dont on ne parle pas, que la bouche a avalé et qui repose désormais dans le creux douloureux d'un estomac. J'ai été lycéen. Ce dont on ne parle pas. J'ai été un cailloux spécifique, le visage ovale, la bouche fine, un large sourire, des cheveux bruns, les sourcils droits sur un nez un tout petit peu moins droit. J'ai été parallèle, la sombre découverte des mains, la brûlure d'un oesaphage déraciné, les yeux qui hûrlent et les narines qui se ferment. Je voulais être comme toi. Je voulais être comme eux. Je voulais être comme tous ceux qui parlent. J'ai oublié comment me parler, te parler, parler. Les mots s'accrochent au ballon qui surplombent ma tête et je ne les atteins plus. Je veux être comme vous. Je dois parler, je sautille, j'emmêle mes mains et fais des noeuds avec mes doigts pour atteindre le ballon remplis de verbes, de COD, de conjugaisons, de pronoms. Il est tard, et j'ai finis de parler. Je lirai toutes les pages de ces auteurs que j'aime, et je trouverai peut-être l'aiguille que j'ai perdu. L'aiguille que j'ai perdu dans le creux de mon estomac. Je lirai pour récupérer des mots, parce que je veux être comme eux. Il y a longtemps j'ai été lycéen. Il y avait un lycéen. J'ai vu un lycéen. Mais dis-moi, n'est-ce pas vrai que je serai un jour comme eux ? Je vois chez eux des ballons vides, des estomacs pleins, des formes et des couleurs, un corps, un coeur, une bille, une chaussette, un ballon et des dents toutes entières. J'ai essayé de parler leur langage. J'attends croisé dans les mots doux, tendres et longs des bouches autour de la nappe qui rigolent et me bercent, quelques instants avant que le goût cuivré du sang dans ma bouche se fasse plus chaud que leurs mots. Un liquide qui s'écoule dans ma trachée comme le lait d'une maman qui voudrait se couper le sein de dégoût. Je pleure sagement, j'ai fermé les yeux. Le rêve est fini. Dès maintenant je le sais, l'ai senti, le clac d'une porte qui n'est pas la mort, qui n'est pas le début. Pourtant je le savais, peu importe comme j'en rêve, je ne serai jamais l'un d'eux. Je suis condamné à être moi. Qu'importe comme je regarde, j'ai appris à être mon plus beau bourreau. Un apprentissage bien long quand il y avait encore douze semaines pour condamner l'entrée. Je suis bête. Je n'ai pas de culture, je bégaye, je suis désordonnée et in-attentive, je panique et parle trop vite, je parle trop ou pas assez, je me sens loin de tous les sujets, je fuis la table des collègues parce que j'ai honte de ne rien saisir de leurs mots-croisés. J'étais une enfant drôle, rayonnante, pétillante, sage, qui faisait plaisir à voir, animée, sans caprice, tout ça vous voyez. Aujourd'hui le pire est passé, et avec tout ce qui me poursuivra, je me sens triste. Je ne sais pas où je vais, ni pourquoi. Ce que je veux ? Ce que je peux ? Juste, certainement, je ne veux pas finir à la rue. Je veux voir un carré de ciel bleu, et pleurer dans un bout d'herbe, avec un livre et ma Nintendo. Quelques biscuits, les Princes. Quand je rencontre de merveilleuses personnes qui m'accueillent dans leur groupe je me sens heureuse, chanceuse, reconnaissante, c'est rare... très rare. Pourtant, oui, bêtement vous me direz, je suis prise d'une immense et égocentique solitude qui fusille mon coeur, c'est très silencieux, béant. Pourquoi ont-ils été aimé, et pas moi ? C'est immature. Je peux m'amuser pendant des heures, tromper l'image des milliers de fois jusqu'à saigner des orteilles, il y a aura toujours une triste distance entre moi et le moment, moi et le souvenir, moi et eux. Je n'arrive pas à m'accorder cette danse. Mais quelle danse. J'en connais des macabres et j'en connais des trop belles pour ne pas pleurer. Je ne connais que la danse et je voudrais une chaise. Si je rencontre de sombres personnes, je serais ramenée dans l'immonde machine à cigarettes, à alcool, des nuits au côté de malicieuses et méchantes personnes, parce que je crois qu'elles me ressemble. Mais pire que tout, des nuits avec moi. Un cirque à horreur. Alors je me fais seule. Pourquoi moi ? Une pensée immature, une pensée stupide, incohérente, mais une pensée que je veux écrire, que je vais crier. Pourquoi moi je n'ai pas de parents ? Pourqui j'ai été mal-traîtée ? Pourquoi eux ont-ils été aimés ? Pourquoi on attend de moi la même chose qu'eux ? Pourquoi moi. Pourquoi moi. Pourquoi moi je ne peux pas être comme eux. Pourquoi moi je ne peux pas être leur amie.
  8. Qu'est ce que c'est le surréalisme ?
  9. Salut, Je ne connais rien de toi ou de ta situation mais je ne peux que te dire que tu n'es pas le seul. Je ne peux pas te donner de solution, mais je te souhaite le meilleur, ça viendra, je te le promets. Je te demande de tout mon coeur et pour ceux des personnes qui t'aiment ou t'aimeront de ne pas te faire de mal, de ne pas te tuer. Tu peux appeler le 3114 -> Ils sont là pour tout ce qui est lié au suicide. Tu peux les appeler n'importe quand, ils sont bienveillants et tu pourras leur parler, c'est simple. (d'ailleurs je vous invite tous à faire connaître ce numéro, parce qu'on est jamais à l'abris... et il sert aussi à ceux qui sont inquiets)
  10. Voilà, un petit texte crépusculaire et nocturne. Ouverte à la critique ! (il y a sûrement des fautes d'orthographes, il est tard et j'en laisse échapper malheureusement) " Si tu fais mon cœur, mes yeux, mon sourire mon amour, tu prendras ma chaleur, nos rires et nos pleures. Mamie et sœur, les derniers soldats d’une guerre sinueuse et visqueuse. Préférons fermer les livres d’histoires, les yeux gardés fermés des enfants, regarderont un ciel, le verront bleu. Je vois l’amour partout ou nulle part, dans tes yeux dans mes cauchemars, comme derrière un miroir. Aimer ou fuir, le film transparent se fait invisible, telle est la malédiction. Il était le début... Toutes les peaux rencontrées dans une unique présence, une vaste existence, des mots et des courbes rassurantes, de doucereuses étincelles que les premiers cris font émerger. D’innocentes perles aux yeux, la pureté d’une joue rose, comme une cible déjà sous l’œil d’une flèche à l’affût, frémissante d’impatience, de l’amour de la pointe jusqu’au dernier poil de la dernière plume... pour toute une vie, pour deux, ou trois encore. Il était l’huile et la toile... Le papier se tend, les luminaires sont muets. Comme le renard, la brebis et le loup fuient la tempête, les infirmières laissent l’enfant. Les lumières restent éteintes dans les rayons austères d’un Soleil éreinté. Les poussières demeurent impuissantes dans la création d’une sinistre peinture. De ce tableau se font des milliers de séquences dont les battements mêlent huile et couleurs. Un résistant et doux mélange gagnant le revers des ongles, les plis et rivages, jusque dans les pores respirant d’un ignorant dessinateur. Les coups de crayon s’étouffent. Dans les coins de la toile, glissent en gris les restes de gestes apeurés. Sans attente, la substance organique embrasse le corps craintif, suce, brûle, arrache la peau de son propriétaire. Les hurlements et gargouillis de désespoir se jettent dans le néant. Ils seront les originels manquants à l’appel. Les yeux espèrent sauver les nerfs qu’ils baladent. Des globules écarquillés, laids, répugnants, baignés dans une explosion de sang. Une douleur furieuse irrigue le colon, l’utérus, les intestins, le foi, les poumons, le cœur. C’est l’arrêt respiratoire, et la bouche endormie implore l’arrêt cardiaque, alors que des centaines de couteaux à steak poignardent les millions de fibres tétanisées. Loin déjà est partie la conscience. Ne règne que la confusion et la douleur. Rien de cette image n'est litérale, ici la lente et cruelle description d'une vie sans amour. Ce fut une présence sans unité qui tourna la ruelle ce matin là. Sa stature se faisait silence, parfaitement postée, sans intention aucune, sous la timide fenêtre aux volets verts pastels ; un peu branlants, six mètres et cinquante centimètres plus haut. Coiffant les tuiles de terre cuite, le ciel calînait les habitions. Le Soleil n’était pas fatigué. La flèche en acte, prête à embraser la cible. Les luminaires été allumés, les infirmières vives et apaisées. Ne se faisaient attendre, ni renard, ni brebis, ni loup. Ses yeux sous des lunettes de soleil, la mine sans nom, il était gris et un peu vide comme la poche de son manteau. Il rigolait mal et fort, avec son nez. Le soir il soignait ses migraines sans manière. Depuis la bataille, son cœur avait fait sien les accueillants volets verts. De là haut, il regardait la ville. "
  11. Bonjour, Des fois je suis un peu triste parce que j'ai très peu d'amis, très peu c'est-à-dire vraiment très peu. J'ai ma mamie et mon papy dans le Sud, ma grande-soeur à Paris, ma meilleure amie (depuis 20 ans, c'est dire, on s'est rencontrées à trois ans) en Allemagne pour ses études, une amie et sa fille à dans ma ville aussi. Je suis reconnaissante parce que de la masse de personnes dont je me suis éloignées, parfois qui se sont éloignées, j'ai toujours auprès de moi des personnes en or que j'aime. Je donnerais un bras pour chacune d'elles (pas un bras chacune hein, oh.) et je sais qu'elles le feraient aussi. Bon voilà, je suis reconnaissante et heureuse, mais des fois je suis un peu triste de ne pas avoir autant d'amis que mes compaires, qui ont aussi de vrais amis hein, 'tention. bon aprem
  12. Oui... Malheureusement c'est le lot de beaucoup de personnes avant d'être diagnostiquées.
  13. Je me renseignerai à son sujet, merci. J'avoue me sentir bien seule face à cette maladie, alors qu'on est nombreux.
  14. Il est possible qu'il n'ai pas le bon traitement. Il ne s'agit pas d'une pilule magique, il y a le lithium et/ou pleins d'autres régulateurs de l'humeur, des combinaisons, des posologies, etc. Ca prend du temps, et ça ne fait pas tout. Bon courage à votre ami...
  15. Il y a quelques temps, j'ai vu une vidéo sur la maladie d'Azheimer, "Visite banale du musée de l'oubli." du créateur Ego. C'est un terrifiant phénomène. L'artiste William Utermohlen, a continué de dessiner son portrait à mesure du développement de la maladie. A nouveau, une terrifiante série de portraits. J'ai entendu que "la santé est une couronne que seuls les malades voient" ou encore "vous pouvez avoir cent problèmes, si vous tombez malade vous n'en aurez plus qu'un". Devenir fou, un terme qui ne veut rien dire dans le domaine médical, est le somome de l'horreur. Perdre la boule, c'est comme n'avoir plus que ses yeux dans un corps inerte, sans aucun autre sens. Je suis atteinte de bipolarité. Une encre noire, épaise, gluante. Sans bruit, sans odeur, sans chaleur elle coule dans la mécanique de mon corps, de ma vie. Je sais que dans mon cerveau, il n'y a qu'un pas vers la démence. Alors, je lutte face à ce robinet d'encre au débit imprévisible, duquel je ne dois jamais détourner le regard, jamais cessé de passer le chiffon, au risque que la prochaine goutte et les suivantes noient mon système, et moi avec. Parfois le robinet change de place dans cette vaste mécanique. Parfois je manque de chiffon. Si un jour je ne le vois plu, je serai déjà morte. Mon cerveau est malade d'une maladie qui se soigne, pas sans sacrifice, et qui ne guérit jamais. En attendent, je surveille le robinet, et je coure entre les rouages pour tout frotter, tout nettoyer. J'y laisse une jambe de concentration, d'énergie, de calme et surtout d'insouciance. Une fois que la tête est perdue, on ne le sent plus, on était pas là, presque. Mais l'entre-deux, quand l'oeil se regarde, écarquillé, tétanicé, sautant de droite à gauche pour se sauver du crâne qui brûle derrière lui, je l'échangerais contre la mort sans nulle hésitation. Je pense à ça parce que j'ai eu très peur récemment. Après avoir était apatique pendant deux semaines, ni bien ni mal, juste une chaise, une cigarette et des minutes qui tournent, j'ai eu un petit regain. Un jour, c'était un samedi, j'étais très heureuse d'être à la maison, des idées à tout va dans une pourtant bien petite pièce. J'ai même peint, après... 5 ans à ne plus peintre. Je rigolais toute seule, je dansais. Rien de bien méchant, ni de désagréable. Le soir tombe, j'ai peu dormi les nuits précédentes alors je prends un de ces somnifères qui ne manquent jamais de m'achever. Sauf... sauf dans mes vieux souvenirs d'épisodes maniaques. 40 minutes, et je ne m'endors pas. 40 minutes et je comprends. 40 minutes et je comprends que la chimie de mon cerveau dérive. Je le sais, je le vois, je le sens, tout se matérialise, je suis dans une mer d'encre, dans un bâteau troué. Donc, je suis prise de panique, je suffoque, si je ne dors pas mon humeur va davantage se déréguler, ce ne sera pas juste de la peinture et des rires. Je suis coincée dans mon corps et je vais devenir folle ! Mon bonheur n'était pas réel, c'était une extasie malade et j'ai peur. Je prends un deuxième somnifère, qui est un régulateur de l'humeur également. Je suis tétanisée, agitée, terrifiée et je me mets en boule. Le matin se lève, j'ai la boule au ventre. Je sais que je vais devoir tout ralentir. J'ai très peur. Pas de café, pas de musique, aucune agitation ni rire, je dois me calmer. Je coupe toutes les vannes, je prie pour que ce soir je m'endorme. Et je me suis endormie. La guerre, la crise écologique, je ne suis qu'à un pas de perdre mes traitements, certains font déjà face à des vagues de pénurie. Mon corps ne peut pas se suffir, et j'ai dû l'accepter. Accepter de pouvoir perdre la tête. Ca me rend triste de devoir regarder tous mes rouages à la loupe, d'y retrouver toujours un peu d'encre, mais par dessus tout, j'ai peur de la bipolarité. Bien à vous, bonne soirée.
  16. Naluue

    Je suis amoureuse

    Cet amour neuf peut-être. Mais l'amour ça veut tout est rien dire. Je suis de nature soucieuse mais cette fois je préfère me dire que cette excitation est un beau tremplin vers un amour pérenne, qui s'encrent profondément et ne s'estompe pas. Même si on s'éloigne, même si on se laisse. Belle journée
  17. Naluue

    Je suis amoureuse

    Oui tu as raison. Bah c'est marrant tiens, lui il me dirait " arrête de dézoomer" comme si je m'eloignais de mes phrases pour y rajouter des mots en trop.
  18. Naluue

    Je suis amoureuse

    Oh oui, c'est mignon même.. parce qu'il est timide mais volontaire ! Haha Même sans se parler je savais depuis longtemps qu'il m'aimait bien. Je pensais pas autant. Je pense qu'on doit être tous les deux bien niais ! C'était inattendu
  19. Naluue

    Je suis amoureuse

    Merci à tous pour vos messages ! Ils réchauffent mon coeur
  20. C'est aussi bête que ça, je suis amoureuse. Je trouve ça puéril, j'ai le réflexe de me contenir et de trouver ça ridicule, voire... dégoûtant de stupidité. En tout cas je suis pas du genre à exagérer c'est bien... Mais récemment, j'ai foutu tout mon passé en arrière, trop de souvenirs, trop de personnes qui partent et d'autres qui ne valaient pas la peine d'être gardées. Photos supprimées, coupées, jetées en masse. Petits mots en boulette. Supression des réseaux sociaux, des numéros... Ca me donnait des nausées d'angoisse. D'un coup j'ai réalisé. Dans un sursaut, je me suis demandée ce que je foutais là. J'aime ma soeur plus que tout, papy mamie d'amour, ma très très chère amie d'enfance, et une femme et sa fille qui m'ont beaucoup soutenu. Mon cercle est minuscule, mais c'est bien. Pour moi, pour maintenant, c'est mieux. Il y avait ce garçon, qui m'avait déjà proposé d'aller au cinéma. Je l'avais vu joué au bar, je lui disais bonjour, mais on ne se connaissait pratiquement pas. Quand j'ai coupé court avec... tout, je me suis recroquevillée, un peu trop peut-être. Je me suis dit que voir quelqu'un, aller au cinéma, ce serait bien. Alors, on a vu un film, on s'est revu à la piscine, on a mangé ensemble, on s'est rendu à une exposition, on a bu un verre en terrasse, il m'a offert des figues parce que j'adore ça, j'ai chanté sur sa guitare, qu'il maîtrise très bien ! C'était rigolo, on avait un peu trop bu. J'ai juste envie d'admettre que je suis amoureuse. Je suis amoureuuuuuse, et il est juste beaucoup trop charmant. Ahlala C'est bon tant pis, tout naît du vide et de l'inconnu. Je suis en vie faut bien que ça serve, puis tout va bien, tout ira bien... même si j'ai fait une insomnie cette nuit. Bonne journée! PS : ça me fait flipper à mort
  21. Je voudrais me décharger de tous ces souvenirs. Tout est intense, tout est flou mais net. Vingt-trois ans, le temps file, je n’ai pas mon mot à dire. Je réalise qu’à espérer le mieux je ne fais que corrompre ce qu’il y a à prendre, maintenant. Mon futur ne sera pas plus joli que mon présent, puisque mon futur est constamment déjà et a toujours été là. Il n’y a pas d’image fichée qui me préserve d’être tirée vers l’avant. Si je veux aimer c’est maintenant, si je veux dormir c’est maintenant, si je veux regarder le ciel c’est maintenant, si j’ai mal c’est maintenant et si je ris c’est maintenant. Les mauvais moments ne sont que des moments qui passent. C’est une condamnation, rien n’est beau dans la mort. Je ne veux pas que ma grand-mère me laisse, je ne veux jamais voir ma sœur mourir, des amis, des animaux, mes plantes, rien de tout ça ne doit me quitter. Pour autant, que je vive ou meurs, chacune de ces perles s’envoleront avec moi. Nous serons ces petites poussières qui semblent flotter dans les rayons de lumière, celles que les petites mains ne parviennent jamais à attraper. Y aura-t-il un petit être pour essayer de refermer son poing sur ce qu’il restera de moi, de tout ceux que j’aime ? Mes angoisses m’achèvent tous les jours, même si j’entends au fond de mon cœur « tout ça n’a pas d’importance ». Ce qui me touche ce sont ces fois où je recule d’un pas au-dessus de ma tête et pense « que je suis bien ici, avec la chaleur des rires qui m’entourent », je vous aime.
  22. Naluue

    Tout noyer dans le vin

    Je souffre de bipolarité couplée de trouble anxieux généralisés. Ca fait du bien de le dire mais c'est tellement stigmatisé que j'en ai toujours peur. L'hypersensibilité n'en est peut-être pas exclue mais je n'en sais trop rien. Je suis toujours heureuse avec les gens que j'aime, quand je pars en vadrouille haha. Encore merci pour vos gentils messages. Ce sont de petites gouttes de courage.
  23. Naluue

    Tout noyer dans le vin

    Ce que je veux dire c'est que je suis diagnotisquée, que j'ai essayé moulte traitement avant de trouver ce qu'il y a de mieux pour moi. La psychiatrie est un échange long et délicat avec le médecin. Aujourd'hui encore, nous envisageons des choses nouvelles, toujours dans le dialogue. Bien entendu, l'alcool et les comportements compensatoires y sont évoqués. J'apprécie votre bienveillance.
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