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sirielle

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Billets posté(e)s par sirielle

  1. sirielle
    Chacun, surtout à l'âge adulte, est censé avoir la responsabilité de ce qu'il fait de son propre corps (mais aussi de l'impact qu'il peut avoir sur le corps d'autrui). Les conséquences de ses propres choix sur sa propre apparence corporelle, perceptible aussi par autrui, peuvent mener à des impressions positives, négatives ou mitigées, plus ou moins indépendamment de la volonté de celui qui perçoit, simple question de ressenti spontané du moment. L'effet de cette apparence que l'on dirige, entre autres potentiellement visuel et sonore, est associable au bonheur ou malheur que l'on provoque, y compris chez autrui, par son propre comportement, car une impression positive (par le biais de la beauté donc par exemple) alimente le bonheur et inversement. Cependant l'attitude consécutive à l'impression reçue engendre elle aussi potentiellement une apparence, et peut dépendre d'un choix d'ordre moral. Car la réaction relative à la beauté ou la laideur peut aussi être jugée plus ou moins belle ou laide en fonction du degré de son (in)adaptabilité apparente. Et si les choix que l'on fait peuvent avoir une influence sur l'apparence corporelle, la sienne voire celle d'autres individus également, on peut considérer que ces apparences dépendent en partie de la moralité des choix respectifs. Dans l'ensemble la moralité favorise la beauté, et l'immoralité la laideur, car la moralité est censée servir le bien-être collectif et individuel au mieux. Mais l'effet mitigé est occulté parfois plus ou moins, par simplisme, en déniant la part opposée moindre. Ainsi, si l'effet d'ensemble est plutôt agréable, l'effet désagréable est parfois idéalisé, ou inversement, si l'effet d'ensemble est désagréable, l'effet agréable est parfois diabolisé. Et cette impression peut varier en fonction des critères que l'on privilégie. On pourrait supposer qu'il est naïf de juger de la beauté en fonction de l'esprit, de la mentalité, du comportement observés, si c'est une façon insuffisamment fondée d'excuser, de compenser, un défaut corporel, mais la mentalité et le comportement peuvent réellement impacter plus ou moins l'apparence corporelle, non seulement par la suite au travers par exemple du soin ou de la négligence que l'on porte à soi-même (et/ou à autrui) au fil du temps, mais aussi dans l'immédiat, dans la manière de s'exprimer et de se tenir. Seulement, donc, l'attitude d'autrui peut également favoriser une plus ou moins belle ou laide apparence, voire désembellir ou désenlaidir. En conséquence, on peut être parfois en partie responsable du bon ou mauvais état de l'apparence d'autrui, avoir à se reprocher ou se féliciter soi-même en partie de l'apparence d'autrui par l'influence, positive ou négative, qu'on a eue sur lui. Et l'on porte sur soi, sur sa propre image, les souvenirs qu'on laisse de soi. Or être une cause d'embellissement ou d'enlaidissement d'autrui, de désembellissement ou de désenlaidissement d'autrui, peut se percevoir aussi plus ou moins sur sa propre image. Mais tout individu possède une part de beauté par nature du fait de la valeur esthétique inhérente à sa raison d'être, qu'il doit tenter d'harmoniser avec le reste du monde.
  2. sirielle

    général
    On pourrait penser qu'idéaliser le corps féminin est un hommage aux femmes, en affichant par exemple à tout-va une quête de perfection physique féminine, mais en réalité c'est bien souvent rappeler intempestivement aux femmes qu'elles ne correspondent pas à cet idéal attendu socialement, et qu'elles ne peuvent pas y correspondre, car il ne s'agit en grande part pas d'un idéal raisonnable (pouvant exister aussi en parallèle, d'une manière plus épanouissante), mais d'un idéal vaniteux. Utiliser par exemple le corps féminin comme argument de vente, couramment invasif, pour plus ou moins n'importe quels produit, service, ou attitude recommandée, y compris n'ayant rien ou pas grand chose à voir avec l'aspect physique de l'utilisateur, ou d'un utilisateur en particulier (voire d'un faux utilisateur), comme si être une jolie femme en apparence, souvent absolument à peine sortie de l'adolescence, impliquait d'être un exemple pour tout un chacun dans tous les domaines ou presque, même les plus douteux (produits, services voire attitudes prônées néfastes ou médiocres), a un effet contre-productif sur l'image des jeunes femmes et plus vastement des femmes. Cela revient à les affubler d'une prétention que personne n'aurait les épaules de porter. Et c'est oublier qu'une jeune femme a une personnalité propre et que son corps, même embelli par divers artifices et depuis encore peu longtemps confronté à l'adversité, n'est pas, et n'a pas à être, un gage de science infuse, ni de correspondance sexuelle universelle. C'est pourquoi même les femmes dont les conditions physiques sont les meilleures, ne peuvent pas vraiment se reconnaître dans cette idéalisation sociale vaniteuse, qui sert justement souvent d'outil de dénigrement occasionnel, car pour certains "n'être pas la plus belle", du milieu relationnel, du quartier, de la ville, du monde, (considérations facilement grotesques hors places réservées à la subjectivité, ou de compétition correctement cadrée)... ou avoir un défaut corporel, réel ou imaginaire, même léger, voire dont elles peuvent être victimes indépendamment de leur volonté ou de leur comportement, est une tare que l'on peut reprocher aux femmes en toute circonstance, dès qu'on a une dent contre elles, voire même, dès qu'on sent qu'elles pourraient avoir le dessus ou un peu de pouvoir... (Reproches abusifs également instrumentalisés par des femmes, et pas uniquement par des hommes.) Et d'autre part, faire de la beauté physique féminine un symbole de désirabilité sexuelle universelle, c'est oublier que la sexualité fonctionne, d'un point de vue naturel, surtout par affinités mutuelles spécifiques. Et occulter ainsi l'aspect relationnel de la sexualité, au profit d'un symbolisme corporel simpliste, en fonction du seul état corporel féminin, peut engendrer des dérives graves.  
  3. sirielle

    général
    Un nombre important de gens se repaissent du malheur d'autrui, quitte à le provoquer insidieusement pour pouvoir briller en comparaison. Ils ont une forme de phobie de la concurrence potentielle. Ils sont rodés à l'exercice de la relative inattaquabilité, ils utilisent couramment des moyens par rapport auxquels il peut être compliqué de prouver leur tort. Ils oeuvrent par petites attaques psychologiques quotidiennes par exemple, des réflexions mesquines, trompeuses ou déplacées discrètes, déguisées en victimisation d'un soi franc, ou d'un autre qui jouerait le rôle de la parfaite victime... Ils sont dans la démarche du dénigrement acharné, médire abusivement sous couvert d'une bonne cause, populaire par exemple. Mais leur véritable objectif n'est pas vraiment moral, il est dans la domination de l'autre. Ils cherchent à alimenter leur charisme par le biais de la dévalorisation de ceux qui pourraient leur faire de l'ombre, même un tout petit peu. Ce sont des gens qui se soucient peu de salir autrui, de le briser injustement, seul leur propre profit ou celui de ceux qu'ils soutiennent comptent pour eux, voire s'accaparer le plus de privilèges possible aux dépens des autres... 
    Leur attitude va couramment à l'opposé de la cause qu'ils donnent l'illusion de défendre, comme par exemple, en critiquant sans retenue un travailleur, le dénigrer pour un oui ou pour un non, tout prétexte saisi, pour soi-disant qu'il travaille mieux, va user ce travailleur, le rendre moins performant, voire le faire craquer. Si réellement l'intention avait été d'améliorer le travail rendu, les remarques auraient été très différentes, bien plus constructives et mesurées, mais le but pour certains est réellement de casser la personne pour lui voler certaines responsabilités ou reconnaissances. Et selon le principe du "plus c'est gros plus ça passe", on peut chercher à vouloir trouver une raison plus noble à cette attitude, si l'on n'arrive pas à se résoudre à admettre que oui, certains comportements sont tout simplement abjects, sans être forcément le reflet d'une grande souffrance qui s'exprime ou d'un malentendu semant la confusion dans les esprits, une maladresse, non, ce n'est qu'un égoïsme bête et malsain, voire pervers, auquel beaucoup n'hésitent pas à s'abaisser parfois pour trois fois rien, parce que dans leur esprit la solidarité n'est pas une valeur morale mais un moyen de profit personnel parmi d'autres, leur philosophie va plutôt à l'inverse de la solidarité, elle est dans une forme d'élitisme aveugle, privilégier les siens à tout prix, coups bas compris, sans envisager de réussite commune, qu'ils estiment en quelque sorte utopiste, et qui ferait obstacle à des privilèges injustes et partiaux qu'ils visent... Et puis comme cette attitude est courante, elle est normalisée. Une attitude qui gâche jour après jour la vie des uns et des autres volontairement sans pour autant valoriser réellement celui qui l'adopte, il est juste dans l'illusion de moins pouvoir être dépassé quand il enfonce les autres, alors qu'en réalité il est lui aussi ainsi que ses proches sur le navire qu'il fait couler (et il n'est pas le seul à le saborder pour contrer la réussite, même inoffensive, d'autrui), plutôt que de contribuer à ce qu'il avance au mieux, et c'est l'image qu'il doit assumer face à lui-même.
  4. sirielle

    général
    Blâmer n'est pas toujours signe de moralité. C'est couramment signe de jalousie. 
    Mais ceux qui se disent sans envisager le moindre doute jalousés alors qu'ils ne le sont pas, sont des gens qui aiment la jalousie, qui projettent leur propre jalousie sur les autres.
    Et être jaloux n'est pas être amoureux, mais être nombriliste. Quand on est nombriliste, on ne voit pas plus loin que le bout de son nez, ce qu'on y gagne personnellement à première vue quitte à être partial, rien d'autre.
     
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