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Maroudiji

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Tout ce qui a été posté par Maroudiji

  1. Ah, un petit mot au sujet de ce magazine, Le monde des Religions. Finalement ils ont décidé de parler un peu de l'Inde, ils y ont consacré un article sur la religion :blush: Les divins parias, qu'ils ont appelé ça. C'est tout ce qu'ils ont trouvé pour illustrer la spiritualité indienne, une pauvre caste qui pratique des trucs bizarres... Mais au moins les lecteurs sont renseignés sur ce qu'est la spiritualité hindoue. Cela va conforter les chrétiens, comme l'autre, qui ne supportent pas les polythéistes, peu importe s'ils sont bons ou mauvais, là n'est pas la question, du moment qu'ils adorent des dieux, ils sont haïssables.
  2. « Je suis athée mais je crois en l’âme. » Pas comme certains, précise-t-il*, de ceux qui sont en face de lui, dans la salle, car chacun à ses croyances. Cette grande philosophie qu’est l’athéisme ! (Sourire béat) C’est un de mes fils conducteurs : les athées n’ont jamais su imposer une vérité propre à leur croyance, il leur faut en permanence plagier les croyants et détourner leurs concepts. Comme dernièrement Michel Onfray qui s’est déclaré athée chrétien, ce qui se fait beaucoup. * Les Mardis de l'Espace des sciences avec Philippe Lazar. Le titre de la conférence :
  3. Kunti n’était pas une femme facile à plier, elle lui répondit avec fermeté : « Non, je ne suis pas d’accord avec cette manière de voir les choses ! À bien chercher, on trouve toujours chaussure à son pied mais cet exemple ne sied pas au mari que j’aime et que je respecte pour sa piété et sa force de caractère. Je sais parfaitement que tu possèdes en toi le pouvoir de surmonter n’importe quelle infortune qui nous frapperait. Écoute plutôt cette histoire que je trouve bien mieux adaptée aux circonstances. Le roi Vyushitasva de la dynastie des Puru (qui deviendra les Kuru) organisa un sacrifice prestigieux auquel assistèrent personnellement les dieux et les rishis célestes et pendant lequel ces derniers burent à satiété le nectar divin qui leur fut offert. Rassasiés et heureux, ils décidèrent de s’occuper eux-mêmes de la cérémonie du sacrifice, ce qui fit de Vyushitasva un être extrêmement puissant et supérieur. Grâce à ces avantages et puisqu’il était déterminé à offrir des sacrifices toujours plus somptueux aux dieux, tel l’asvamedha-yajna, il gagna une renommée universelle et son pouvoir devint quasiment sans limite. Mais il avait un grand défaut : il était amoureux fou de sa femme et passait beaucoup de son temps dans ses bras. Son goût pour les plaisirs sexuels était si excessif qu’il attrapa une grave maladie, la tuberculose, et en mourut très peu de temps après. Badra, sa femme, n’avait pas eu d’enfant et face à cette malédiction qui lui tombait dessus sans crier gare, elle ne put l’accepter ce sort ; elle ne permit pas qu’on la sépare de son défunt mari. Jour et nuit elle pleurait encore et encore, accrochée à sa dépouille et l’implorant de lui revenir. Ce qu’il fit ! Un jour que dans son excitation elle agrippait son cadavre et le secouait comme pour le réveiller, elle entendit une voix : c’était celle de son mari qui lui demandait de se calmer et lui promettait de l’aider à passer ce mauvais cap. Sans hésiter elle lui fit remarquer qu’elle était veuve dorénavant et qu’elle n’avait pas d’homme pour la protéger. Elle voulait un garçon. Il lui répondit de ne pas s’inquiéter, la huitième ou quatorzième nuit de la lune, quand elle sera dans son lit, il viendra et lui fera un enfant.
  4. Pandu s’entretint immédiatement avec Kunti et lui demanda de trouver quelqu’un de son rang digne de concevoir un enfant. Mais celle-ci fut choquée par son zèle et lui témoigna son mécontentement : jamais elle ne se laisserait enlacer par un autre homme que lui. Pandu lui assura qu’il n’y avait aucun mal à cela puisqu’il s’agissait d’une situation d’urgence. Les sages ne lui avaient-ils pas conseillé cette conduite ? Et pour la convaincre il raconta une histoire appropriée à son cas. Il y avait une fois un ksatriya du nom de Saradandayana dont la fille avait reçu de son mari l’instruction d’enfanter par l’intermédiaire d’un autre homme. Suivant son ordre elle prit un bain et partit à la recherche d’un géniteur qui voudrait bien assumer cette responsabilité. Arrivée à une intersection de routes elle attendit qu’un tel individu passe par là. Peu de temps après un brahmana aux grands mérites arriva et, l’ayant écoutée, il accepta de satisfaire son désir. Trois enfants sont nés de cette union. Ma chère Kunti, ce n’est pas une requête à la légère que je te fais là mais il en va de notre salut que tu y répondes favorablement. Considère cette situation cruciale et prends les dispositions nécessaires.
  5. Vous ne concluez pas cela à la lecture de la Bible, si ? Quel père de l'Église a émis cette opinion ? (C'est moi qui mets en gras) Je n'ai pas visité ces liens que tu me donnes, mais je lis qu'ils sont en rapport avec Darwin et l'évolution... (je me gratte la tête.) Ce que dit là Origène est très sensé. (Sourire). Mais je ne lis rien à propos d'Adam ou d'Ève. Connais-tu un père de l'Église ou une autorité qui ont déclaré ou écrit explicitement une telle chose ? Évidemment, cela ne vient pas de toi, tu dois l'avoir entendu ou lu quelque part, mais où ? Oui, j'ai compris, mais je te demande d'être plus clair. Si un maître dit une chose, les disciples vont reprendre cet enseignement, il va de soi. (C'est logique.) Qui d'autre a repris cette idée qu'Adam et Ève sont une allégorie dans la tradition chrétienne ? (Ce que je n'ai pas lu dans le passage que tu m'as donné.) Pourquoi la Bible ne mentionne pas que c'est une allégorie ? Il présume que les gens de cette époque avait une intelligence guère plus évoluée que celle des enfants ?! Mais les auteurs de la Bible auraient pu expliquer tout cela. Pourquoi ne l'ont-ils pas écrit, évitant ainsi toute confusion d'autant plus que le sujet est crucial et déterminant ? Franchement, tu crois que les enfants comprennent mieux la Création par des métaphores dont même les pères de l'Église et les intellectuels de l'époque avaient du mal à assimiler ? Tu ne trouves pas étrange qu'il n'y ai pas eu de véritables tentatives pour expliquer toutes ces allégories mystérieuses et ainsi les éclaircir pour éliminer les malentendus et les spéculations ? Si ces récits ont été écrits de telle manière que même des enfants puissent les ndre, comment se fait-il que personne, à part Origène n'ont en soupçonné le style ? Les enfants ont grandi, non ? Ils ont donc compris. Où sont leurs réalisations ? Et que dirent les juifs de l'époque à ce propos ?
  6. Mais les auteurs de la Bible auraient pu expliquer tout cela. Pourquoi ne l'ont-ils pas écrit, évitant ainsi toute confusion d'autant plus que le sujet est crucial et déterminant ? Franchement, tu crois que les enfants comprennent mieux la Création par des métaphores dont même les pères de l'Église et les intellectuels de l'époque avaient du mal à assimiler ? Tu ne trouves pas étrange qu'il n'y ai pas eu de véritables tentatives pour expliquer toutes ces allégories mystérieuses et ainsi les éclaircir pour éliminer les malentendus et les spéculations ? Si ces récits ont été écrits de telle manière que même des enfants puissent les comprendre, comment se fait-il que personne, à part Origène n'ont en soupçonné le style ? Les enfants ont grandi, non ? Ils ont donc compris. Où sont leurs réalisations ? Et que dirent les juifs de l'époque à ce propos ?
  7. Il présume que les gens de cette époque avait une intelligence guère plus évoluée que celle des enfants ?!
  8. Oui, j'ai compris, mais je te demande d'être plus clair. Si un maître dit une chose, les disciples vont reprendre cet enseignement, il va de soi. (C'est logique.) Qui d'autre a repris cette idée qu'Adam et Ève sont une allégorie dans la tradition chrétienne ? (Ce que je n'ai pas lu dans le passage que tu m'as donné.) Pourquoi la Bible ne mentionne pas que c'est une allégorie ?
  9. Je n'ai pas visité ces liens que tu me donnes, mais je lis qu'ils sont en rapport avec Darwin et l'évolution... (je me gratte la tête.) Ce que dit là Origène est très sensé. (Sourire). Mais je ne lis rien à propos d'Adam ou d'Ève. Connais-tu un père de l'Église ou une autorité qui ont déclaré ou écrit explicitement une telle chose ? Évidemment, cela ne vient pas de toi, tu dois l'avoir entendu ou lu quelque part, mais où ?
  10. Vous ne concluez pas cela à la lecture de la Bible, si ? Quel père de l'Église a émis cette opinion ?
  11. À la suite de ce malheur, Pandu décida d’abandonner son royaume et tous ses biens pour se retirer dans la forêt et y vivre en reclus comme un sâdhu. Mais Kunti et Madri ne virent pas les choses ainsi ; elles lui rappelèrent péremptoirement qu’il n’est pas interdit, ni impossible ou incompatible pour un renonçant de mener une vie d’absorption spirituelle tout en vivant avec ses épouses, du moment que celles-ci sont sérieuses et déterminées à suivre cette voie. Il est parfaitement possible que le mari et la femme mettent fin ensemble au cycle des morts et des renaissances et atteignent le Paradis. Elles le mirent cependant en garde : s’il ne les écoutait pas, s’il ne les prenait pas au sérieux, elles mettraient fin à leurs jours. Pandu accepta et tous les trois partirent dans la forêt rejoindre les ermites. Il pratiqua des austérités et le yoga au point de devenir aussi puissant qu’un brahmarshi*, c’est-à-dire un « voyant » du même ordre que les grands sages tels les Sapta-rishis, et cela malgré qu’il fut kshatriya de naissance. Comme eux il était capable de comprendre les principes subtils et spirituels qui tissent la trame du monde matériel. Les sages qui vivaient dans cette forêt en avaient fait leur protégé tant ils l’aimaient. * En d’autres mots, le sannyasse n’est pas nécessaire, le stage du vanaprastha (le renoncement d’un homme à la vie sociale mais en compagnie de sa femme) pouvant aussi conduire aux plus hautes perfections. * Tout comme le roi Vishvamitra qui est devenu un puissant brahmana. Un jour, alors que ces sages exceptionnels qui vivaient dans les Himalayas se préparaient à se rendre dans le royaume céleste de Brahma, Pandu manifesta son désir de se joindre à eux. Mais les sages le retinrent, ils l’avertirent que le voyage dans ces montagnes serait fatal pour ses deux femmes sans peur et sans reproche : « Il y a là-haut des régions désertiques et couvertes de neige abondante accessibles aux seuls rishis et au siddhas*. Elles ne survivraient pas à l’expérience. » À ces mots, Pandu perdit toute son assurance et sa joie. Ayant abandonné son royaume, ses richesses et le confort du palais, il avait néanmoins trouvé un asile dans la forêt auprès de ces sages dont il partageait le mode de vie et avec lesquels il était au diapason. Amoureuses et dévotes, ses femmes s’accordaient à son caractère et le suivaient avec un enthousiasme toujours renouvelé. Comment pourrait-il les délaisser ? Sa vie n’était donc qu’une suite de malédictions dont l’enfer serait le but ? Il ne pouvait accompagner les sages jusqu’au royaume céleste ce qui lui assurerait la délivrance et il lui était impossible d’avoir des enfants sans lesquels sa vie future deviendrait un cauchemar. À quoi donc rimait ce destin cruel ? « J’ai fait tout ce que je devais accomplir pour plaire aux dieux par l’offrande de sacrifices ; j’ai contenté les sages par ma conduite en les servant ; j’ai pratiqué des austérités, la méditation et l’étude des Védas, mais voilà que je suis dans une impasse. Ô grands sages, la destinée ne peut se réaliser qu’en vertu des règles appropriées au temps.¹ Parce que je n’ai pas rempli mes obligations envers mes ancêtres en procréant un fils qui continuera la lignée, je ne peux à présent me rendre avec vous dans le monde des dieux. Je vous en prie, ô sages, ne me laissez pas sans secours, vous avez le pouvoir de transformer mon malheureux destin en me gratifiant de votre miséricorde. Considérez ma demande : comme le roi Vichitravirya, le fils de ma grand-mère Satyavati, ne pouvait pas obtenir de progéniture, elle pria Sri Vyasa d’enfanter ses femmes. C’est ainsi, comme vous le savez, que moi et mes frères sommes venus au monde. » C’est ainsi que lui aussi devait s’y prendre, lui répondirent les sages. Ce faisant, il aura des fils merveilleux. Il ne devrait pas s’inquiéter outre mesure et se préparer dans le dessein de les concevoir. * Yogis aux facultés développées.
  12. Il fallait donc préciser que pour vous femmes et déesses sont deux choses absolument différentes et que vous désiriez simplement parler de personnes matérielles et prosaïques. De toute façon j'en parle à foison ailleurs, des femmes en chair et en os qui ont joué un rôle primordial dans l'histoire des hommes et des religions. Mettons les choses au claire avant tout : croyez-vous en Dieu ou êtes-vous athée ? Pour ce qui est de Thérèse l'Église a reconnu ses miracles, comme la lévitation. Il y a des biographies sérieuses à son sujet.
  13. C’est ainsi que le Mahabharata raconte la vie de Vidura, le dieu de la mort devenu homme. Adulte, il fut dans sa nouvelle vie un grand conseillé dans les affaires de l’État et du dharma. Doté d’une sagesse appréciée de tous -ce que nous aurons l’occasion de vérifier souvent-, il était le joyau des Kuru. Mais, à la différence de Bhisma par exemple, il restera toujours impartial et indépendant du pouvoir ; il adorait ses neveux, les cinq Pandava, d’autant plus qu’ils étaient orphelins et par conséquent il cherchera toujours à assurer leur bien-être et leur protection. Nous avons donc tenté d’éclaircir les liens qui unissaient ces personnages de la dynastie des Kuru dans le contexte ad hoc et métaphysique qui donna naissance aux cinq Pandava, les fils de Pandu. Ce dernier était un être aux qualités remarquables. C’est lui qui sera le roi puisque son frère aîné était aveugle et Vidura de basse extraction. Bhisma s’occupa de leur éducation à tous les trois, comme s’ils étaient ses propres enfants et sans faire de différence entre eux. Dhritarastra était un homme de la force de mille éléphants (comme le sera son fils, Duryodhane, et Bhima); Pandu n’avait pas son pareil pour tirer à l’arc et il était un combattant formidable. Il amassa de nombreuses richesses en faisant la guerre à ses ennemis et conquit d’immenses territoires. Un jour, alors qu’il était à la chasse, il tua un cerf qui était en fait un sage. Lui et sa femme avaient pris ces corps d’animaux pour mieux s’adonner au jeu de l’amour. Avant de mourir le sage lui lança une malédiction : Il perdra aussi sa vie lorsqu’il fera l’amour à une femme. (Je raconte cette histoire ici : Pandu et la mort du cerf )
  14. mais personne n'en a jamais parlé... (depuis plus d'un an que je suis là, et je reconnais que c'était une dame exceptionnelle, tout comme l'était son maître). Il y en a des centaines comme elle, sinon des milliers, dans l'histoire de l'Inde.
  15. On se conduit comme si on s'intéressait aux femmes dans l'histoire des religions mais on en revient invariablement à son pré carré, c.à.d la religion que l'on connaît et à faire de l'esbroufe. Scénon a mentionné Saraswati, la déesse du savoir, ce qui en soi est déjà un acte pittoresque et surprenant pour ce forum, mais personne n'a cherché à creuser le sujet. Cela prouve bien l'intérêt des membres pour la recherche du savoir, qui plus est cela fait un an que j'ai un sujet, Le Mahabharata, dans lequel je parle de femmes extraordinaires et exceptionnelles... Fascinant et déprimant que l'esprit humain, particulièrement en ces temps oû la connaissance est accessible à tous pour peu que l'on désire s'informer.
  16. Libéré et soigné Mandavya retourna à ses méditations et pendant de nombreuses années il s’adonna à un ascétisme sévère. Ses pénitences et ses mérites furent si grands qu’il réussit à pénétrer des domaines de l’esprit inatteignables même pour de nombreux yogis. Un jour que son temps arriva, il quitta son corps et se rendit au royaume des morts. Là, il aperçut Dharmaraja (Yama) sur un trône en or et en profita pour lui demander la raison de ce terrible châtiment. Quelle faute avait-il commise ? Il avait beau cherché il n’a jamais trouvé. Le dieu lui répondit qu’enfant il avait transpercé un insecte avec une brindille. Le brahmana n’en revenait pas... Comment pouvait-il le punir pour une faute qu’il avait commise quand il était encore enfant ?! Pis, pourquoi cette faute n’a-t-elle pas été purifiée par des années d’abnégation de soi et de pénitence !? Qui plus est, en tant que juge en chef de la justice, il a permis qu’on transperce un brahmana d’une lance !? En tant que dieu de la mort, il est parfaitement au courant que le meurtre d’un brahmana est le pire des crimes. Pour ce manque de discrimination, il condamna Yamaraj à prendre naissance sur Terre dans le sein d’une shudrani. Il ajouta qu’à partir de ce jour aucun enfant de moins de douze ans ne pourra subir une condamnation pour un crime quelconque.
  17. Autrefois, en d’autres temps et autres lieux, des criminels en fuite pénétrèrent dans l’ermitage du sage Mandavya alors qu’il se trouvait en pleine méditation. Profitant de ce moment ils se cachèrent chez lui à son insu : personne n’oserait soupçonner un paisible rishi de complicité. Mais cela ne se passa pas comme ils l’espéraient. Quand les soldats arrivèrent sur les lieux, ils s’adressèrent au sage pour savoir s’il avait vu récemment des individus dans les parages, mais il ne répondit pas. Bien qu’il fut conscient, et des voleurs qui s’étaient introduits chez lui et des questions que lui posait le capitaine, il ne pouvait pas interrompre sa pratique de yoga pour ces contingences. Devant ce silence, les hommes armés descendirent de cheval et fouillèrent les lieux. Ils trouvèrent les coupables et emportèrent le brahmana avec eux. Tous furent jugés à mort par le roi, et le brahmana empalé comme les autres. Mais comme il ne mourait pas, malgré le fer bien enfoncé dans le corps et l’atroce souffrance, après plusieurs jours les gardiens allèrent rapporter les faits au roi. Celui-ci consulta immédiatement ses ministres et prit conscience de l’horreur dont il était responsable en tant que roi. Il se rendit sans tarder sur les lieux et implora le pardon du sage. Comment une telle aberration avait-t-elle pu se produire, comment avait-il pu autoriser un tel crime ? Mandavya était un sage et un yogi exceptionnel. Compatissant à la confusion qui submergeait le roi, il le pardonna et le rassura. Car en son for intérieur, ce malheur le concernant ne pouvait provenir que de lui-même, lui seul en était responsable. Le roi et ses serviteurs n’agissaient qu’en tant qu’instruments du destin.
  18. Vous l’aurez compris maintenant, ces humains ne sont pas des hommes et des femmes ordinaires, ils s’apparentent davantage à des demi-dieux, mais ils n’en sont pas à proprement parlé puisqu’ils sont nés de père et de mère en chair et en os ; par contre les Pandava, comme nous le verrons, sont bel et bien des demi-dieux. Mais avant de continuer ce récit, il n’est pas inutile de rappeler plus spécifiquement l’identité des uns et des autres en les replaçant dans un contexte plus vaste. Pour ce faire, raconter la raison pour laquelle Vidura, « l’homme le plus intelligent », a pris naissance sur terre est tout à fait indiqué.
  19. par curiosité, il vient ici par curiosité, pour savoir ce qui se passe dans la tête des croyants. Après ils pourront peut faire de la science et créer des robots. Car créer un robot athée, c’est encore artificiel, on veut créer un vrai robot, avec une âme, un robot qui a des croyances humaines, qui sera capable de transmettre aux générations futures autre chose que du néant. Et parce que l’athée ne sait pas vivre autrement qu’en plagiant les croyants. Tout ce qu'il fait c'est reprendre ce que les croyants ont dit et on fait et le mettre à son crédit. Alors il parle d’âme. Comme il dira l’âme c’est du sang où l’âme de la ville est éveillée. Darwin :smile2: , votre pauvre histoire de l'homme qui vient de l'eau... :smile2: Même cette piètre théorie est vielle comme le monde. N'importe quelle personne qui désire se faire un scénario linéaire et matérialiste peut se raconter que l'homme vient du singe. Les anciennes cultures avec peu de science ont toutes imaginé des histoires pareilles. Mais regarde autour de toi, vois donc la réalité, secoues-toi un peu les espèces disparaissent depuis toujours c'est catastrophique Et pendant ce temps-là dubandelaroche vient nous dire : de nouvelles espèces apparaissent du fait de l'évolution !?! Vous en voyez tous les jours, hein, de nouvelles espèces qui apparaissent?!? Les médias sonnent l’alarme à grands cris que les espèces sont en train de disparaitre mais lui vient trompéter qu’il faut "Se pencher sur le fait de l'évolution". :smile2: Te laver le cerveau, oui ! T'as pas compris encore ? Un enfant ça ne marche pas tout seul. Ça ne grandit pas tout seul. Si tu ne donnes pas d'affection humaine à un enfant, ça dépérit, ça n'évolue pas. Il n'y a que les primitifs qui pensent comme ça, et encore! Les hommes des bois et des cavernes qui vivaient comme des bêtes sauvages, comme des grands singes, ne connaissaient rien d'autre que leur propre histoire. Ils n’étaient pas civilisés. Ils avaient peur des histoires des autres et pratiquent la pensée unique : tout le monde doit penser et vivre comme eux. Genre, nous sommes tous des Gaulois. tout le monde doit penser comme toi. Alors tu viens ici, par curiosité comme tu dis, pour vendre ta salade empoisonnée : la pensée unique : il n'y a rien de surnaturelle, tout est hasard. Comme dirait Darwin, l’autorité suprême pour ton genre, nous venons d'une mare à canard, c'est ainsi que l'humanité a débuté :smile2: La grande philosophie !
  20. Mais comment peut-on espérer discuter sérieusement avec un loustic pareil qui passe son temps simplement à se moquer des autres ?!
  21. le problème, c'est que cela ne les intéresse pas. Le sujet a été mal défini, il s'agit plutôt de discuter des religions de chez nous, c'est-à-dire monothéistes*. Mais comme l'habitude veut que les Trois Grandes religions soient celles que nous connaissons bien, tout le reste est oublié, parce que (comme dirait un scientifique ici, Curieux ) "tout le monde s'en fout !". Mais ça fait bien de laisser l'impression que la discussion porte sur toutes les religions... (Le monde, il n'y a pas longtemps encore, signifiait l'Occident.) * Il semblerait que nous ne connaissons pas assez le rôle que les femmes y ont joué, alors ils veulent approfondir...
  22. La première, Ambika, ferma les yeux à la vue effrayante du renonçant (Vyasa) entrant dans la chambre. Elle les garda ainsi tout le long de l’acte. Lorsque Vyasa quitta la pièce la déception se lisait sur son visage et il déclara à sa mère que le nouveau-né sera aveugle. Quel coup dur pour elle ! Et l’enfant naquit aveugle. Satyavati était plus que déçue, car un roi ne peut être aveugle quand tout un pays dépend de lui. Elle se concentra et pensa de nouveau à son fils, selon la règle établie entre eux. Vyasa apparut immédiatement et demanda la raison de cette convocation. Elle désirait un fils capable de gouverner dignement un royaume et qui ne soit pas frappé d’infirmité. Pour ce faire elle avait réussi à convaincre son autre bru d’enfanter en s’accouplant avec Vyasa. Mais au moment voulu, quand il se présenta, elle eut si peur qu’elle en devint livide et rigide. À cause de cela, il prédit que l’enfant aurait le teint pâle (Pandu veut dire pâle). Satyavati, la belle-mère, n’était évidemment pas heureuse de la nouvelle. Plus tard, elle retourna voir Ambalika pour qu’elle se prête de nouveau à l’exercice, avec plus de d’entrain, insista-t-elle, après tout ce sera son enfant. La destinée du royaume reposait sur ses épaules. Elle dit oui finalement mais elle eut recours à un stratagème. Elle réussit à persuader une de ses belles servantes de se faire passer pour elle. Maquillée, décorée, parfumée et habillée pour l’occasion, quand Vyasa entra dans la pièce, elle alla à sa rencontre et le mis à son aise par sa gentillesse et ses bonnes manières. Elle se donna au sage avec sensualité et respect, dans les règles de l’art. Vyasa avait bien compris le jeu pour lui cacher la vérité, mais cette fois il ne prit pas la mouche. Au contraire, il aima tant l’attitude de la servante qu’il lui promit que sa condition sociale serait désormais autre et que le fils qu’elle mettrait au monde serait le meilleur des hommes. De cette union naquit Vidura, mais il ne pourra pas prétendre à la succession royale, à cause de sa mère shudra. *Les gandarvas sont des êtres célestes et les maris des apsaras. Experts dans le chant et la danse, ils sont également des combattants redoutables. Note. On voit à partir de cette exemple du Mahabharata, qu’un shudra, un individu de la classe inférieure de la société, en la personne de Vidura, peut devenir le meilleur des hommes.
  23. C'est (effectivement).... très ....significatif que l'on fasse mine de s'intéresser aux déesses mais que l'on occulte absolument les religions où elles sont les plus abondantes et réputées pour leur puissance, comme chez les Hindous. C'est plus un trait culturel chez les Français ou de l'ignorance structurelle due aux gènes des pures laines ?
  24. Tu as trouvé cette classification en lisant Darwin
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