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Mite_Railleuse

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Tout ce qui a été posté par Mite_Railleuse

  1. Très claire. Moi aussi j’ai eu, j’ai encore (?) ce vieux réflexe de me sentir coupable, merdeuse de " balancer". Mais maintenant je crois que je me sentirais bien pire si je passais sans rien dire, faire...
  2. Alors moi, je vois ce refus de dire et d’accuser les autres de le faire, comme une déclaration de pseudo « rebelle » bombant le torse en s’extrayant de la masse et revendiquant un « droit dans mes bottes » et « fuck tout le reste ».
  3. C’est ce que pense aussi @cinephile. Je n’avais jamais envisagé sous cet angle…
  4. Je suis bien d’accord. Mais combien ne le font pas par peur d’avoir cette étiquette de délateurs ?
  5. C’est effectivement une hypothèse. Mais là il s’agit de personnes qui ne le font pas sous prétexte de « délation ». C’est un peu différent.
  6. Le titre peut effectivement prêter à confusion, je l’admets. D’où l’intérêt de lire ce qu’il y a à l’intérieur du sujet…
  7. Je sais pas ! Ça me semblait clair pourtant. Tous les sujets dévient un peu. Mais là je peux pas faire plus. Pas grave, c’est l’jeu…
  8. Je viens de lire le témoignage d’un maire de mon coin. Il était en voiture derrière un autre véhicule, et il a vu la conductrice jeter un mégot par la fenêtre, alors qu’ici c’est sec comme une savane. Il a relevé la plaque d’immatriculation, a essayé de la faire s’arrêter, sans succès et a déclaré la verbaliser, porter plainte à la gendarmerie, et ne pas la lâcher. Et inévitablement, dans les commentaires, il y a eu cette accusation de « délation », de « gestapo ». Les personnes qui pensent et écrivent ça ne font-elles pas la différence entre dénoncer son voisin parce qu’il n’a pas ramassé la crotte de son chien et un acte qui peut avoir de dramatiques conséquences, une maltraitance, une mise en danger d’autrui ? Quel est ce mécanisme qui fait que certains ne signaleront jamais ? J’ai du mal à comprendre…
  9. Les conseils sont induis par des avis ! Comme faire autrement ?
  10. Tu vois de la haine où il n’y en a pas. C’est un sujet clivant que le tien. Tu as demandé des avis, tu en as eu. Qu’est-ce que tu voulais entendre ?
  11. Il n’y a pas de "donc". Je supporte parfaitement la contradiction, je la trouve bien souvent enrichissante. Mais il n’est pas question du quidam qui photographie tout et n’importe quoi et poste tout azimuts. Il est question de professionnels et de leur déontologie.
  12. J’y avais pas pensé, peut-être ! Merci papy
  13. Mon grand-père, un bricoleur fou, nous bidouillait des trucs d’un autre monde ! Je me souviens d’une balançoire qu’il avait faite avec un avion qu’il avait récupéré d’un manège. On y rentrait à 3 avec mes cousins, mais c’était tellement lourd qu’il fallait que des adultes s’y mettent à deux pour nous faire décoller. Et ça tremblait tellement avec le poids, qu’on hurlait de trouille et de plaisir mélangés. On avait aussi chacun une voiture à pédale maison. Il était soudeur mon grand-père et ça l’éclatait de nous construire des machines infernales Sinon, jeux de société, mimes improvisés, nous sommes des joueurs dans la famille et ça m’est resté.
  14. C’est toute la complexité du sujet. Mais je crois que je bute sur l’image que j’ai de quelqu’un qui prend ce genre de photo, qui tourne les talons et s’en va. L’émotionnel prend le pas sur la "raison"...
  15. Mais je crois que nous le sommes tous, lâche, à un moment ou à un autre. Mais quand tu es confronté aux guerres, aux misères, aux cataclysmes en tant que professionnels pour en rendre compte, comment vivre sans regrets, sans remords, sans cauchemars avec cette "inaction" qui semble faire partie intégrante du job !?
  16. Oui, il y a sûrement de ça aussi. Mais comment le concilier avec son "humanité" ?
  17. J’ai répondu à ça... "Il n'est pas question de le nier, est ce que tu vas essayer de libérer tous les gens en prison près de chez toi parce qu'ils souffrent ?". Ce n’est pas le sujet. Quant au contexte, j’entends. N’empêche que quel qu’il soit, laisser quelqu’un enfermé dans une boîte en plein soleil puisque c’est l’exemple que j’ai mis, c’est quand même tourner les talons et le laisser crever. Je sais, le sujet n’est pas si simple, mais moi ça me défrise.
  18. Je recommence... Le sujet c’est la déontologie des professionnels de l’info.
  19. Le sujet c’est la déontologie des professionnels de l’info...
  20. Un humain qui souffre est un humain qui souffre. Quel que soit le contexte. Comment le nier ?
  21. J’ai bien lu toutes vos interventions, et je comprends parfaitement vos arguments. Mais je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on peut comme cela a été dit, effectivement rentrer dans son hôtel bien confortable après avoir photographié des gens crevant de faim. Ou tourner les talons sans un regard en arrière et laisser quelqu'un souffrir et/ou mourir. Je sais, c’est facile d’écrire ça bien coconning chez moi. Et peut-être que je ferais pareil, je sais pas. Mais alors comment ne pas être hanté par cette lâcheté, cette impuissance ? Ce qui m’a fait réagir dans cette histoire c’est "l'excuse" invoquée de ne pas interférer dans une coutume locale. Ce photographe aurait dit sa peur, son impuissance à faire quelque chose, je crois que j’aurais compris. Mais ça ?? Et manifestement certains le vivent moins bien que d’autres, puisque ce journaliste dont il est question plus haut, s’est suicidé...
  22. Ce n’est toujours pas le sujet...
  23. Un reporter, un photographe ne doivent-ils qu’informer ? Passent-ils outre leur « humanité » pour n’être que des observateurs ? La déontologie journalistique prend-elle le pas sur des valeurs personnelles ?
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