Scénon
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En effet, c'est encore saint Paul qui parle du sacrifice d'Isaac à quelques reprises. Quant à l'Évangile canonique, ce n'est pas pour rien que peu après la résurrection, il met dans la bouche de Jésus cette parole: «Ne me touche pas!» qui fait écho à: «N'étends pas la main sur le garçon!»
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C'est en effet assez étonnant comme oracle. Sa statue a été vandalisée récemment, et devinez ce que les malfaiteurs ont laissé intact...
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De quel sacrifice parlez-vous pour l'Ancien Testament? Je pensais que vous cherchiez des versets sur le sacrifice accompli par le Christ. Je n'ignore pas que le Christ (Messie) est mentionné dans l'Ancien, mais y est-il question d'un sacrifice du Messie? je n'en ai pas de souvenir. Pour le sacrifice christique dans les textes de Nag Hammadi (ou autres), si quelqu'un a le courage de parcourir l'index à la fin du tome de la Pléiade...
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Je n'en ai pas découvert de traces explicites dans les Évangiles canoniques. Peut-être en trouverons-nous, qui sait ? dans un Évangile purement gnostique bien de chez nous... Sinon, ce qui me frappe dans les Évangiles, c'est le très grand nombre de versets parlant des «sacrificateurs» qui s'acharnent sur Jésus et qui, finalement, obtiennent qu'il meure. Tout dépend de la traduction dont on dispose: le terme hiereus est souvent rendu par «prêtre», mais étymologiquement, le sens du mot est bien «sacrificateur».
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Est-ce des citations comme celles-ci que vous cherchez (il doit y en avoir quelques autres) ? I Corinthiens 5, 7 : « Notre Pâque, Christ, a été sacrifié ». Éphésiens 5, 2 : « Le Christ vous a aimés et il s'est livré pour vous comme offrande et sacrifice à Dieu ». (Et cessez de vous traiter de “Fils de Dieu” entre vous, de grâce ! Un peu de tenue !)
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Je l'avais compris, et je n'ai rien contre des réflexions personnelles. Mais on voit l'utilité d'attirer constamment et aimablement l'attention de ses interlocuteurs sur le fait qu'on ne comprend une tradition qu'à travers ceux qui la représentent. Hélas! souvent, si je m'y risque, je passe pour vanter “l'imaginaire”, hanter “les hautes sphères” (j'en deviens poète d'alexandrins, comme vous le voyez!)...
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Il va de soi que si on ne réunit pas le Nom, comme l'a fait Jésus, on ne l'imite pas.
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Oui, je pourrais, mais ce serait trop long pour tout citer en une fois. Pour être très bref, il faut savoir qu'un principe d'exégèse traditionnelle est que le texte biblique ne dit pas tout. Ainsi, tout ce qui se passe entre les versets Genèse 22, 10 et 11 n'est pas relaté dans le texte écrit, mais bien dans la tradition orale; et selon cette tradition, c'est à ce moment précis qu'a eu lieu le sacrifice. C'est cela qui explique, par exemple, qu'un peu plus loin (verset 16) Dieu dit: «Puisque tu as fait cette chose, et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique». Dans les Pirqué de Rabbi Éliézer, chapitre 31, par exemple, on lit: «Lorsque la lame atteignit le cou d'Isaac, son âme s'envola et sortit. Lorsqu'Il [Dieu] fit entendre sa voix entre les deux chérubins et qu'Il dit: “N'étends pas la main sur le garçon”, l'âme réintégra le corps. Abraham le délia et Isaac se mit debout sur ses pieds. Isaac connut alors la résurrection des morts.» Il y aurait bien d'autres choses à citer, chez les rabbins comme chez les chrétiens, et jusque dans le texte biblique lui-même, mais avec ce qui précède, on voit suffisamment pourquoi les chrétiens ont tellement insisté sur le rapport entre les deux sacrifices, celui d'Isaac et celui de Jésus.
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Oui, le chrétien qui l'est vraiment, c'est-à-dire qui a imité Jésus-Christ en Tout.
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Je rappelle que selon l'exégèse rabbinique, Isaac a été sacrifié par Abraham. En perdant cela de vue, on ne comprendra pas le parallélisme constant établi, dans l'exégèse chrétienne, entre le sacrifice d'Isaac et celui de Jésus.
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Peut-être, je l'ignore... Tout ce que j'ai compris d'après les rabbins (dont Rabbi Jésus), c'est qu'il faut réunir les deux moitiés du Nom, et que seul celui qui les a réunies est un authentique témoin de Jéhovah. Inutile de dire qu'ils ne courent pas les rues, ceux-là.
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Si son Nom est unifié, oui, alors il réunit tout en lui: le ciel et la terre unis en un.
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Tout dépend de quel Dieu on parle. Il y a le Dieu de colère, il y a le Dieu du jugement, le Tout-Puissant, le Très-Haut, et ainsi de suite. En fait, le Dieu dont parle Jésus dans le verset cité de Luc, et en traduisant le grec exactement, c'est le Dieu «Un», c'est-à-dire unifié. Jésus fait allusion à l'enseignement judaïque bien connu du Nom de Dieu séparé en deux parties par l'effet du péché originel. La plupart des hommes ne connaissent qu'un Dieu “éparpillé”, soit une idole terrestre, insensible et impuissante, soit un Dieu céleste, idéal, désincarné, lointain, insensé, inaccessible. Le Dieu «bon», c'est le Dieu réunifié, le Dieu Un.
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On peut évidemment se référer ici à la théologie “classique”, et au verset de Luc 18, 19 où Jésus dit : «Que m'appelles-tu “bon”? Aucun n'est bon si ce n'est un seul: Dieu», parfois complété par les mots: «mon Père qui est dans les cieux, qui fait lever son soleil sur les justes et les injustes et fait pleuvoir sur les saints et les pécheurs» (Marc 5, 45, avec quelques variantes). Ce qui est intéressant, c'est l'application, par les chrétiens gnostiques, de cette définition évangélique – nous sommes bien en Égypte – à Osiris, le Père dans la Triade égyptienne, surnommé traditionnellement Oun-nefer (ou: Ounen-nefrou), «l'Être bon», et aussi «Producteur des biens».
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Pendant au moins deux mille ans (je dis “au moins”, car on pourrait remonter aussi au chair et au sang du Dionysos grec, dieu et homme dont le modèle est l'Osiris égyptien), aucun chrétien (ou Grec ou Égyptien) n'a eu les capacités intellectuelles pour faire cette admirable réflexion; voilà qui est proprement stupéfiant. Tout aussi stupéfiant est le fait que vous ne paraissez pas avoir envisagé une seule seconde comment eux voyaient ou voient les choses; et cela aussi, c'est le signe d'une intelligence très avancée.
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Les créateurs de ces peintures ont bien évidemment imaginé, c'est-à-dire rendu en image, la conception doctrinale traditionnelle du Sacrifice. Il ne faut pas confondre imagination créatrice et fantasmes délirants. Même un Bosch, avec ses représentations souvent si étranges et “fantastiques”, ne fait que transposer en images des conceptions purement traditionnelles: rien n'y est gratuit ou laissé au hasard. Nous parlions du Saint Sacrifice: j'en propose deux illustrations qui, peut-être, valent simplement mieux que de longs discours. Bref, pour mes moqueries, avec ou sans “raison”, il vous faudra encore patienter. Ou en d'autres termes :
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Voici deux peintures de maîtres flamands, qui illustrent le Saint Sacrifice de la Messe :
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J'en trouve le texte plus intéressant que celui de la Marseillaise, même si celle-ci a plus de puissance poétique et d'entrain.
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Merci à vous également de cette réponse. En effet, je pensais au Minuit, chrétiens !
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J'ai attentivement lu votre contribution. Merci de toutes ces précisions, auxquelles je n'ai rien à répondre pour le moment. Nous aurons peut-être l'occasion d'y revenir bientôt, ou un peu plus tard.
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Intéressant ! Y trouve-t-on aussi une explication un peu plus détaillée concernant le sang ?
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Essayez chez l'apothicaire. Avez-vous des nouvelles ? Je n'en ai pas.
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Oui, j'avais compris que vous vous l'imaginiez... Quand la veuve d'Obadia, tombée dans une misère extrême, et se voyant dans l'obligation de vendre ses deux enfants comme esclaves, implorait le secours du prophète Élisée, celui-ci lui demanda ce qu'elle possédait encore. Il ne lui restait qu'un vase d'huile presque vide: il contenait tout juste de quoi oindre le petit doigt. C'était peu, mais c'était indispensable! Selon les rabbins, Élisée lui dit: «Tu m'as mis à l'aise, car je ne savais pas comment faire reposer les bénédictions d'en haut, là où il n'y a rien; mais à présent que tu possèdes de l'huile, voilà leur lieu!» Et il fit descendre les bénédictions sur cette huile, qui se multiplia au point qu'avec la recette de la vente, la veuve put rembourser ses nombreux créanciers.
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Je ne pense pas, car dans ce cas-là, on ne verrait rien du tout: ni saintes espèces, ni espèces transsubstantiées (pardon, ouest) !
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Sans vouloir trop jouer sur les mots: le miracle, c'est précisément la transsubstantiation.
