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deja-utilise

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  1. Si Dieu est consubstantielle à la conscience selon toi et indissociable, pourquoi vouloir le nommer différemment dans ce cas? Si j'ai un objet qui a la couleur du chocolat, le goût du chocolat, qui répond aux mêmes critères que le chocolat, qui procure les mêmes sensations en bouche, j'en arriverai rapidement à me dire que cette chose est du chocolat! Si j'entends bien ce que tu dis, Dieu est une sorte de conscientisation de notre espèce!? Pour Yop, cela avait la saveur de la sagesse! Pour d'autres, c'est l'essence de toute chose! Sans vouloir blesser personne, mais une hypothèse capricieuse/inconsistante comme celle-là, ne peut pas rentrer en ligne de compte dans un débat philosophique, car beaucoup trop improductive, si l'on ne sait pas d'où l'on part exactement, je doute que l'on sache où l'on arrive même avec toute la rigueur du monde. Faire deux pas à gauche, avancer dix minutes au nord, puis tourner à droite et reculer de vingt pas, où suis je, où es tu, où sommes nous? Comme bien des concepts flous, tels l'intelligence, la normalité ou la beauté, hautement subjectifs et finalistes, non? Comment est-ce possible? ( ne pas avoir d'existence et avoir une influence => par son absence/manque? ) Comment puis je ne pas croire en quelque chose, et que cette chose fasse partie de mon existence? Je ne crois pas ( ne reconnais pas son existence ) à la télépathie, elle ne fait donc pas partie de ma vie, ni de celles des autres. À moins que croire revêt une signification que je ne comprends/connais pas? Merci, mais ce n'était pas véritablement une question mais plutôt une interpellation sous forme interrogatoire, mais je me doute que tu l'avais compris! Oui je peux comprendre ce que tu avances DdM, et c'est aussi cet(ces) argument(s) qui me le fait(font) rejeter! Comme quoi il doit il y avoir d'autres motivations!? Oui vu comme cela, mon esprit "cartésien" y serait bien plus sensible/réceptif. ( Et moi j'ai toujours bien aimé Jung, même si ma mémoire m'empêche de me rappeler distinctement ses pensées, il ne me reste plus que des bribes ). Croire est une spécificité humaine, nous en avons besoin, après cette croyance s'appliquera/se déposera sur certains objets plus ou moins classiques/répandus, dans un processus de causes à effets auto-reproductif, s'auto-alimentant!
  2. Très beau texte Dentelle de mots, et je suis ravi de la tournure de tes dires, qui se rapprochent des miens, mais beaucoup, beaucoup moins lyriques:
  3. Non/oui, d'après la citation, Lacan nous dit que nous croyons que nous allons mourir. Je me méfie de la négation de la négation, qui n'est pas toujours l'élément positif qu'on lui attribue en général, comme dans je ne suis pas malheureux, qui n'implique pas d'être heureux, ou il ne fait pas froid, ne signifie pas qu'il fait chaud. C'est pour cela que je reprends la formule dans le sens lacanien, qui sinon pourrait à partir de ta réponse être retranscrite en: nous sommes sûr d'être mortel par exemple, tu vois?
  4. Tu soutiens donc la croyance inverse de Lacan, cité par Anna Kronisme: Nous n'arrivons pas à nous ôter de la tête que nous ne pouvons pas mourir, que nous voulons y croire, quand bien même partout la réalité nous montre la mort. Ça me plait bien, ce retournement.
  5. Tu as raison, c'est pour cela que j'ai du mal avec certains philosophes d'ailleurs, mais je ne pensais pas à ce point là. ( http://www.cosmovisions.com/Dieu.htm ) Quoique Dieu a un visage protéiforme, mal défini. Disons alors que, puisque je peux faire de la philosophie sans avoir recours ou besoin de faire intervenir ce concept de Dieu, que je progresse sans en définir la portée ou la véracité, je rejoindrai donc Laplace ( http://www.normandieweb.org/culture/sciences/laplace/index.html ), en disant que c'est une hypothèse non nécessaire, et le principe de parcimonie m'encourage à continuer dans cette voie, au même titre que l'on s'en passe en science et en mathématiques, et ce qui n'a jamais empêcher le progrès de ces disciplines. Encore une fois, le Dieu des philosophes me fait penser au hasard des scientifiques ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Dieu_bouche-trou )
  6. Je dirai que cela dépend du tempérament et de la personnalité de l'individu, effectivement pour quelqu'un comme moi, les principes épicuriens me conviennent, mais je vois bien que ce n'est pas le cas de tout le monde, certains ont besoin pour se sentir vivre, d'être dans l'excès, le mouvement permanent ou que sais je, c'est un effet euphorisant, qui permet de ne pas penser en fin de compte. Chacun voyant midi à sa porte, moi cigale préférant le préparer pour ne pas être pris au dépourvu le moment venu, quand d'autres fourmis se verront, et ce n'est pas un souhait de ma part, fort dépourvus face à leur heure venue!
  7. Je reprends en ayant lu plus activement ta réponse, je ne sais pas si j'ai raison, mais c'est comme cela que le perçois, l'angoisse est liée à une peur à venir, comme pour un examen de type scolaire, c'est une sorte de prémisse de la peur, les soubresauts annonciateurs du séisme potentiel à venir. La peur n'est pas toujours aussi "localisée", les enfants qui ont presque tous peurs du noir, de l'obscurité, ce n'est qu'un intermédiaire, qui ne représente rien en lui-même, mais plutôt un effet conditionnant, comme le son d'un chien qui aboie me rappelle une expérience douloureuse avec un canidé, cela nous met dans une certaine disposition. On peut manifestement vaincre ses peurs les plus terrifiantes, car nous avons des exemples de personnes qui restent impassibles de leur propre mort, comme ceux qui s'immolent ( la jaquette de " rage against the machine " ) La dépression est un phénomène pernicieux, comme les pensées funèbres de notre sujet, les évènements de la vie nous ramènent sans arrêt face à notre incapacité à les gérer sereinement, il faut un processus qui s'enclenche à l'inverse de l'autre, où l'effet boule de neige de sentiments négatifs seraient balancés par celui d'émotions positives, et une fois le seuil de l'équilibre atteint, le risque de chavirer/de déstabilisation par une pichenette sera suffisamment écarté, mais je pense que c'est comme une entorse ou une addiction, on peut malheureusement faire une rechute, d'où l'intérêt de conserver le mouvement qui aura réussi, en action. Ce mouvement, c'est de faire des choses qui nous tiennent particulièrement à coeur, qui donnera le goût/l'envie de recommencer/de poursuivre le chemin, petit à petit, pierre après pierre, se reconstruire, jusqu'à ce que le résultat tienne debout assurément.
  8. Il y a aussi RTL2 ou RFM qui repassent des moment d'anthologie musicale, Nostalgie n'en ayant pas l'exclusivité! Ça t'a bien plus apparemment, heureusement que la fonction première de la philosophie n'est pas de nous apprendre à mourir, ni dignement, ni autrement, mais plutôt de prendre ce qui peut l'être avant notre retour dans le cycle de la vie. Je rajouterai que ceux qui ne sont pas encore nés, ne craignent pas non plus de mourir. Ça dépend si t'es une nénette ou pas, la belle jambe peut avoir son utilité mon cher! Ça me fait penser à ce qu'un type avait écrit sur un site anglophone de photographie amateur, " le pire appareil photo qui soit, est celui que l'on n'a pas! "
  9. Nous faisons déjà quelques choses communément, celles de prospérer, de nous reproduire, de conquérir, de dépasser, de dominer, de toujours aller plus loin, toujours plus, une soif insatiable de pouvoir, de puissance, l'avarice de l'ascendance. Nous sommes la génération de tous les essais, les échecs, les fausses routes, de l'excès, voilà ce que l'histoire retiendra de nous, une totale immaturité incohérente avec la place que nous assignons sur cette planète qui n'est pas la nôtre, mais celle de tous les organismes vivants, y compris nous. Donc dans quelques siècles on appellera cette période non contemporaine, mais celle de la désillusion ou rétro-moderne! ? Je suis navré que ma réponse à ton questionnement principal ne te sied pas. Je n'ai manifestement pas sustenté ton besoin, mea culpa, il n'y a aucun vice ou fourberie là-dedans, puisque c'est un espace d'échanges, il n'est jamais trop tard pour bien faire, on ne réussi pas toujours du premier coup. Et moi aussi, ici même je n'ai pas reçu de réponses à toutes mes questions, et comme il n'y a pas d'obligation à le faire, uniquement de la bonne volonté, personne n'est condamnable, mais je comprends que cela puisse être frustrant, encore une fois ce n'était pas mes intentions. Merci quand même pour ta participation...
  10. Pas tout à fait, l'angoisse peut venir aussi d'un évènement connu/identifié, qui va se produire, dans mon cas aller chez le dentiste, plus le moment de la visite approche et plus l'angoisse se fait sentir, nous savons quoi, mais pas comment. L'anxiété pour ma part, appartiendrait plus à ce que tu viens de décrire, quelque chose nous perturbe, mais nous ne savons, ni quoi, ni comment. Et je crois que ça rejoint ce qu'a écrit Ocytocine que je viens de survoler.
  11. NJ ou Angie, est la contraction/traduction de Nietzsche-Junior qui a "abandonné" le forum, un sacré bout de femme, snif.. et très présente dans la section Asile en son temps ( ça ne fait que quelques mois, avant l'été, qu'elle s'est désinscrite, à mon très grand regret ).
  12. Pourquoi appeler ce mouvement Dieu?, alors que le terme Sagesse irait à merveille, pour décrire ce processus en cours, de tendre vers un accroissement toujours plus poussé des connaissances, du savoir, qui irait parallèlement avec une conduite plus harmonieuse. Simplement pour mon humble moi, je trouve que Dieu est un sujet qui fait partie de la théologie ou de la métaphysique, mais n'a pas sa place dans la philosophie elle-même. Ce qui n'enlève en rien le respect que je porte à ceux qui prenne Dieu pour ce qu'il est conventionnellement. J'ai quand même parfois le sentiment, que lorsque quelque chose nous échappe, que l'on ne comprend pas, que nous ne pouvons le clarifier, le nommer, on y colle l'étiquette de Dieu, comme les scientifiques abusent du hasard, de l'aléatoire pour les mêmes raisons.
  13. Donc c'était plus la forme que le fond dont tu usais! Tu sais je ne suis pas très doué pour lire entre les lignes, j'dois être légèrement dyslexique. Ah mais non, les deux premières que j'ai rajouté, n'ont rien de malsain, je t'assure, ou pire de pathologique. Regarder droit dans les yeux un enfant avec quelques mimiques accompagnatrices, est un outil puissant, et non traumatique. De gronder et/ou de pestiférer n'est pas une attitude répréhensible moralement non plus à mon sens, cela permet à l'enfant de se rendre compte par notre réaction qu'il y a quelque chose qui l'a motivée par sa faute. C'est aussi la remarque que Jedino avait sensiblement donnée dès le début. Néanmoins, hormis si il y a un effet vacances d'été, on a un changement certain pour le moment depuis le déplacement. Et puisque le respect ne fait sens que pour celui qui y met de la bonne volonté, nécessairement/corrélativement, pour celui qui ne veut pas se plier aux CGU, le problème reste donc entier, on ne peut donc tout miser sur ces conditions générales non plus. Je ne crois pas que ce soit une question de doléance, mais de cohérence, de bien à propos, je répète, qui accepterait que dans un club de foot, un joueur fasse autre chose que jouer au ballon dans les règles, et qui répondrait que sous prétexte de liberté, ou que le club n'est pas pro, il peut faire comme bon lui semble? Peu importe qu'il respect par ailleurs le règlement de l'établissement, la bienséance ou/et le code civil/pénal, puisqu'il ne fait pas ce pourquoi il est présent! Car à l'inverse pour un joueur brillant/concentré/attentif, on aura tendance à tolérer quelques écarts de conduites, parfois trop, enfin c'est une autre histoire, c'est l'idée qui compte pour l'heure. On ne peut retourner l'argument de généraliste contre une position qui conduit à une incohérence, si nous nommons une chose, il faut que cette chose corresponde à la définition/acceptation du terme employé, comme je ne peux pas appeler tarte aux pommes un gâteau avec une pâte, de la crème pâtissière et des poires! Si j'ai été un peu froid en apparence au-dessus, il n'y a aucune animosité de ma part, je réponds simplement sérieusement, apparemment il existe un défouloir en Asile, je te remercie de ta touchante intention, j'y suis allé, et j'ai posté pour la première fois, je ne sais pas si cela va me convenir à court terme...
  14. Tout à fait, c'est indéniable. Il est vrai que mon sujet était tourné sur un plan cognitif des pensées, mais on peut aller chercher la source de nos peurs, de nos angoisses ou de notre peine plus profondément encore. La peur serait donc ce que je ressens quand mon corps se défend de périr, le signal perçu, qui permettrait de produire une action réactionnelle contre l'issue prévisible/comprise/perçue comme dangereuse. Là c'est moi qui vais intégrer la notion de temps dans notre histoire, autant l'instinct se fait sentir dans une situation où il faut réagir promptement, autant je pense que sur un évènement retardé, moins prégnant sur l'instant, notre instinct ne joue pratiquement aucun rôle, si ce n'est lors du passage à l'acte, comme dans ton exemple de suicide, mais face à une mort future inéluctable, les réactions instinctives ne s'enclenchent pas, seules subsistent nos pensées, notre comportement passif, à ce qui n'est pas une action menaçante directe à notre encontre. Et c'est sans doute aussi pour cela, que c'est angoissant, nous ne savons ni où, ni quand, ni quelles condition ou circonstance, comment se préparer à l'inconnu, si le dénouement est connu, c'est le chemin qui va nous y conduire qui ne l'est pas, mais je ne crois pas que cela enlèverait concrètement la peur de mourir malgré tout, juste l'angoisse qui lui est associée.
  15. J'avais surligné pour t'aider, mais ce n'est pas grave, je te disais que j'avais mis du temps à dégager l'idée que les intentions sont plus importantes que les faits/les résultats qui se sont produits. Par exemple quelqu'un me fait du mal par maladresse ou exprès, ne me conduira pas à penser la même chose d'elle, même si le mal est le même, à l'inverse quelqu'un qui ne m'a rien fait en apparence, mais qui aura tenté de la faire, et qui aura donc échoué, se verra rangé dans la même catégorie que celle qui y sera parvenue, bon ce sont des exemples simplissimes, mais qui illustrent parfaitement cette notion d'intentionnalité ( qui n'a rien à voir avec celle d'Husserl ) Prends ton temps je t'attends au tournant Je ne sais pas faire mieux que d'en aligner deux finalement il en a quatre ah non cinq, six, tant pis! ( c'est la première fois que je fais de la (pseudo-)poésie, comme quoi y a un début à tout :D )
  16. Je suis ici pour discuter, dialoguer, débattre, exposer, comprendre ( en profondeur ), pas pour me "prendre la tête" avec qui que ce soit! Je fais donc ce qu'il faut pour qu'il en soit ainsi, la patience, le respect, la tolérance, l'empathie, l'effort de saisir l'autre, l'adaptabilité à son interlocuteur, sont donc des aides précieuses dans mon entreprise, bien que je ne sois pas aussi exigent en retour... Tant qu'il y a quelque chose à dire d'utile et partagé, je suis partant, Anna
  17. Je comprends, et ne suis pas vexé que tu cherches à approfondir tes pensées, au contraire. Vu comme une perte lorsqu'on avait acquis quelque chose, oui, mais pas quand l'état d'avant était "neutre", la souffrance peut venir d'un manque et non d'une perte, comme ceux qui vivent seuls, et pourtant voudraient connaitre la vie à deux/en couple/des amis, ou celui qui vit très chichement/pauvrement, et qui désirait pouvoir vivre "normalement", celui qui n'a jamais connu l'amour, voulant ardemment connaitre cet état, éprouvant un vide incommensurable qui le ronge. Mais il y aussi le plus, la gain, qui provoque une souffrance, plus d'argent ( provocant des excès et des dérives ), plus de temps libre ( donc plus de temps pour se questionner sur des choses graves ), plus d'années ( apparitions de rides, de cheveux blancs, de kilo, de cholestérol ), plus de problèmes ( pannes, factures, mauvaise rencontre ), comparativement au passé. Pour la souffrance physique, il y a ceux qui souffrent de leur apparence, ou de ce qu'ils perçoivent comme un défaut, et qui les perturbe au quotidien. Les rhumatismes ou certaines maladies, tant somatiques que psychiques engendrent des douleurs permanentes, au point que la souffrance, la détresse s'installent à terme J'attends tes objections Marioons! :D
  18. J'ai eu du mal à comprendre où se situait l'incompréhension, je crois l'avoir détecté, quand j'ai parlé d'immortalité de l'organisme vivant, c'est sous l'angle de la préservation du fonctionnement "normal" de l'être, ce qui exclut les accidents extérieurs "volontaires"/involontaires vitaux, par exemple si un individu tranche la tête d'un autre, il meurt, nous resteront donc mortels! De plus, cette immortalité potentielle, aura un prix, qui, pourquoi, pour quoi et comment, seront des questions pratiquement insolubles à répondre, ce sera donc possible mais je n'en connais pas d'avance les modalités d'application, toutefois, je pense avoir répondu à l'interrogation première, ce n'est pas une question de temps, mais de cause, dans le cadre d'une lutte contre un mauvais fonctionnement, nous pourrions être immortels, mais mortels pour des raisons traumatiques ( où le temps peut avoir un effet important, si il y a hémorragie, il faudra agir vite, comme actuellement ). C'était un organisme racinaire de mémoire, et c'est par ses racines que le "miracle" opère. Comme tu veux, it's your choice, je n'oblige personne... ( je reste juste sur ma faim, à moi de le gérer ).
  19. De quel point de vue? Du plaignant ou du récepteur! Car du point de vue de l'émetteur, ce sera son "soi" qui s'exprime dans tous les cas, mais quand tu as dit c'est le mal absolu, ce jugement tu le sous-entendais pour celui qui le subit, donc il y a une différence entre entendre une personne gémir ( sonore ), être trompé ( conséquence sur soi autre que bruyante ), violenté ( souffrances physique et psychologique ) ou d'être torturé par sa conscience ( maux intérieurs dont on ne peut pas s'isoler facilement ). N'oublies tu pas d'autres possibilités? Comme, -Regarder fixement dans les yeux l'enfant, et faire une mine patibulaire -Gronder l'enfant -Punir -Fesser l'enfant -Frapper/violenter l'enfant ( excès "modéré" ) -Se déchainer/défouler et martyriser cet être faible ( excès incontrôlable ) La façon/astuce Lacan dont tu parles, chacun la pratique lorsque nous cherchons à traverser en tant que piéton une rue, on ignore l'automobiliste en ne le regardant pas, et on ne ressent donc pas son mécontentement, de même dans un giratoire en tant qu'automobiliste, de s'engager sans céder la priorité sans regarder celui sur qui l'incorrection est commise, l'ignorance est une arme redoutable, mais en général irrespectueuse de l'être humain, car paradoxalement c'est en créant le contact conflictuel que l'on se rapproche le plus de notre sociabilité d'animaux sociaux, d'ailleurs si des enfants en mal d'amour préfèrent le courroux des parents plutôt que l'ignorance, c'est bien la preuve que ne pas compter est la pire chose que l'on puisse subir ( en dehors de châtiments violents, choquants ou humiliants ). ( difficile de faire la distinction entre le mépris et la non prise en compte pour l'ignoré, ce qui peut conduire, pour celui-ci, à prendre des positions/orientations radicalement opposées, dans tous les cas il ne faut surtout pas en abuser ) Pour ma part, de jongler entre cajoler ( rassurer ), la "pétrification" ( avertissement/sommation ) ou de fâcher/punir ( répression ) aura toujours suffit jusqu'à présent à remettre bon ordre, ce qui envoie aussi des messages clairs, connus et reconnus, et codifiés, néanmoins une fois l'orage passé, une discussion pour expliquer ce qui s'est passé n'est jamais de trop/inutile. Et c'est là, que tu me donnes l'impression que tu n'as pas senti, le fond même du débat, bien sûr que l'on peut aborder toutes les autres rubriques de la même façon que celle philosophique, mais l'inverse n'est pas vrai, par exemple, pour faire un parallèle, si il y avait une section mathématiques, tu te rends bien compte que chacun ne pourrait pas poster n'importe quoi, comme il le veut, il faudrait une base commune puis des relations logiques, pareillement en science, il faut que cela puisse se rapporter à la réalité, ou aux connaissances acquises à partir de la réalité, personne ne peut pondre ce qui lui passe par la tête, il faudra étayer les commentaires, les justifiés, et bien en philosophie, il y a une démarche similaire, comme je l'ai reformulé à Mariions il y a un état d'esprit intrinsèque dont on ne peut pas faire l'impasse si l'on veut encore appeler l'activité philosophie, sinon cela deviendrait par exemple " la foire aux questions "! À moins que je n'ai pas saisi ton commentaire qui a provoqué ma réaction!? Soyons prudent.
  20. Très bonne remarque/précision, effectivement! Je vais à mon tour préciser ton propos, si tu veux bien, lorsque un peu avant j'ai parlé de la peur de souffrir par exemple, cela ne peut pas s'apparenter à une peur de perte, au contraire c'est un "gain", mais ceci n'enlève pas de l'intérêt de ta vision, car cette exception est sans doute la seule. De plus, j'avais dit aussi, que la peur de passer l'arme à gauche, pouvait venir d'un vide non complété, de regrets, d'accomplissements non réalisés, donc pas de perdre ce que l'on n'a pas encore, mais de ne pas avoir acquis/fait/délié ces choses. Enfin si c'est clair ce que je dis.
  21. Je comprends Anna, tu as raison de faire cette remarque et t'en remercie, tu soulèves un quiproquo de mon fait, bien sûr. Expérimenter la mort, ne serait pas quelque chose de transcendantal pour moi, d'une part, et puis lorsque j'en parle, il faut effectivement découpler l'action qui conduit à la mort, c'est à dire de mourir, et l'état de mort, qui s'en suit immédiatement, la perte irréversible de la vie, le non maintien de ce qui luttait contre justement l'anéantissement/la dégénérescence/le désordre interne. C'est donc bien l'agonie inéluctable de notre être qui est l'objet de mes propos, l'expérience renvoie à ce stade dans mes commentaires, bien que l'on peut aussi suivre l'après décès ( frontière ) et en avoir aussi une expérience ( le dessèchement, le pourrissement, la décomposition ) de l'être mort, pas du mort par lui même! Le paragraphe en question auquel je te renvoyais était directement en prise avec celui de ta réponse, mais ce n'était pas si clair que ça à la réflexion, je te l'accorde, voici donc:
  22. Aucun souci. L'immortalité potentielle, viendra du fait de pouvoir réparer chaque organe, d'inverser la dégénérescence cellulaire, de remplacer n'importe quelle cellule, ou de la reprogrammer, tout cela grâce aux progrès de la science et de la médecine. Il existe déjà des organismes répondant en partie à ces processus, comme une sorte de plante qui se clone elle-même depuis presque 10 000ans, dont je ne me souviens plus du nom, et l'hydre qui se régénère à tout point de vue, sans oublier les cellules totipotentes tapies partout dans notre corps.
  23. Je t'ai invité....invité à le faire, et quel courage de t'enfiler cette vingtaine de pages! Très bien pour cette précision limpide, je suis entièrement d'accord. Quand même, il y a bien pire que de la plainte, comme la malhonnêteté/tromperie, la violence gratuite/injustifiée/excessive ou avoir bonne/mauvaise conscience, l'irrespect, etc... Il y aussi des parents qui "l'ignorent", laissent l'enfant continuer jusqu'à ce qu'il passe à autre chose ou qu'il se fatigue, sinon comment t'y prends tu pour le faire cesser?
  24. Tant mieux Anna! Un jour, pas si lointain, si ce n'est déjà fait il me semble bien, des hommes pourront porter un enfant et enfanter par césarienne! ( Pourquoi l'homosexuel vivrait autrement que moi, hormis d'être victime d'une forme d'exclusion, que je peux comprendre si je l'ai vécu dans un autre registre, pour la zoophilie, ce n'est pas mon trip, mais je peux tenter de comprendre, comme d'autres moeurs sexuelles non ordinaires/classiques/dans l'imaginaire collectif. ) J'entends bien que je peux pas vivre à la place de la personne, comme la douleur que la personne ressent au moment où elle se manifeste, ce qui n'empêche nullement de comprendre sa détresse, son désarroi, sa position, etc... Mais que font les scientifiques justement? Là je vois que tu( je) rejoins Schopenhauer sur les représentations, notre monde y compris nous même, ne sommes que représentations, donc quelle différence entre celles que je fais miennes et les miennes? Ce qui compte ce sont les effets intérieurs qu'elles produisent. Une douleur est douleur, seule l'intensité permet de les classifier objectivement, leur modulation n'étant qu'un paramètre très secondaire. Encore une fois, je ne peux parler pas d'un accouchement quelconque, et finalement comme toi, si tu as en tête le tien, tu ne peux pas plus que moi comprendre celui de ma femme, qui est somme toute, très différent du tien, par son déroulement, ses références, sa sensibilité psychique et somatique, son passé, ses douleurs localisés, ses peurs spécifiques, etc... Comme je le dis souvent, ce qu'il faut ce n'est pas d'appréhender l'autre par rapport à soi, mais par rapport à ce qui a de la valeur aux yeux de l'autre, ses préoccupations, et non pas celles que je projette, c'est un art difficile, même si on le fait tous plus ou bien naturellement. La mort, l'état de non vie, ne peut être une expérience, même dans le sens que tu l'entends, et pour personne, la mort cérébrale étant par définition l'absence d'activité cognitive, donc on ne peut pas être conscient, ou sentir quoi que ce soit, notre seul espoir se tourne vers le moment précédent d'expirer, ce qui peut être non seulement observé, mais aussi vécu pleinement par des rescapés d'attaque cardiaque ou d'AVC. Ce qui constituera des expériences subjectives ou scientifiques du phénomène. Le monde n'est qu'information, ce qui importe c'est d'en prendre possession, le moyen étant secondaire, à mon sens. Tu n'as pas vraiment répondu à toutes mes objections, en l'occurrence le premier paragraphe? ( je ne peux te proposer que des bouquins, je suis laid, pauvre, mal habillé, maladroit, inconnu, sale, exigent, froid et je vis chez les autres! :-) )
  25. Oui l'angoisse de la mort est pernicieuse, elle s'immisce par n'importe quelle faille, et tant que la "jeunesse" se fait sentir, le vie est prépondérante sur le pendant mortuaire, mais lorsque avec l'âge, les informations extérieures comme intérieures en reviennent toujours autour du même sujet, il devient difficile d'échapper aux tentacules de l'infâme, apprend t-on à manquer d'amour, j'en doute, apprend t-on à supporter ses peurs morbides, j'en doute également, accepter de souffrir dans son "âme" sans imploser, est un challenge de presque chaque instant, qui se rapproche d'autant plus que la fin se fait sentir/pressante.
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