Aller au contenu

deja-utilise

Membre
  • Compteur de contenus

    6 047
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par deja-utilise

  1. ( Je reviendrai te répondre sur l'autre partie plus tard ), pour l'heure: Ta deuxième notation conduit aussi à prendre 0 égal à n'importe quel nombre entier, fractionnaire ou réel, puisqu'en multipliant 0 par n'importe lequel, on obtiendra ce nombre dans l'autre partie. Ceci est bien connu en mathématique, c'est pourquoi un intuitionniste comme moi, te dira qu'il n'est pas fervent de l'emploi des infinis, mais que l'usage des limites est tout autre: limite de ( 1-1 ) x n, ( qd n -> ∞) est égal à 0 quelque soit n, et où -> signifie tendre vers mais n'est pas une égalité. limite de 1+ ( -1 + 1 )x n, ( qd n -> ∞ ) est égal à 1 quelque soit n on voit qu'il n'y a aucune forme de convergence, donc les expressions au-dessus ne sont pas des séries qui représentent le résultat d'un calcul! Au même titre qu'une série divergente ne peut fournir le résultat d'un calcul, tel que la somme des 1/n pour n allant de 1 à ∞. Nos écrits ont une signification, notre tort serait de l'oublier, et d'utiliser des règles sans retenu, sans précaution, il ne faut pas oublier que les mathématiques n'échappent pas à ce constat, c'est pourquoi, toujours pour la même raison, je ne suis pas partisan du tiers-exclu.
  2. Pourtant s forcer maintenant, ce peut être pour un bien plus tard, car nous sommes très souvent dans l'expectative, dans l'anticipation. Par exemple se forcer à aller à l'école/au travail pour obtenir quelque chose ultérieurement. Et malheureusement, il y a bien pire que de se forcer, subir peut être bien plus pénible, car lorsque l'action vient de nous même, nous pouvons toujours y renoncer, alors que si elle est contrainte par l'extérieur, nous pourrons pas forcément nous y soustraire. Et cela rejoint le sujet du topic, c'est qu'à regarder en face la mort, on risque aussi d'être tétanisé, prostré par ce que nous voyons, par les peurs que ça engendre, prendre le problème à bras-le-corps est à double tranchants, soit on sort gagnant et plus fort, soit on ressort perdant et affaibli.
  3. D'une part c'est une hypothèse qui se tient autant que celle de croire que les choses puissent-être différentes, contrairement à Pascal, et comme tu reconnais que l'on ne sait pas, ce choix est donc antérieur à tout raisonnement déductif. D'autre part, mon cher Tison, la science est inductive, ce n'est pas nouveau, cela a toujours été, et c'est ce que reproche en substance Frelser, néanmoins, quand tu as fait quelques expériences ici chez toi, ou à l'école, au travail, dans la rue, dans un coin de nature, doutes tu qu'elles ne soient pas reproductibles un autre jour, dans un autre lieu, si tu constates que l'eau est liquide dans certaines conditions, que la caillou tombe puis coule au fond de l'eau, ne crois tu pas certainement qu'il en allait de même hier, et quelque soit le lieu sur cette planète, chez les grecs, les aztèques, les chinois ou les arabes, qu'il en va de même aujourd'hui sur tous les continents, et qu'il en ira de même demain, ou encore plus simplement si je vois un avion décoller du sol d'un aéroport, puis plus tard je vois un autre avion dans le ciel, ne vais je pas faire de rapprochement entre ces deux évènements, ou douter que ce que j'ai vu sur le tarmac soit profondément différent de ce qui se passe si haut dans le ciel? Le monde n'est qu'informations, nous ne traitons que de l'information, si celle-ci se comporte d'une certaine manière ici et maintenant, et qu'elle se comporte identiquement ailleurs et plus tard, j'en déduis que j'ai affaire à la même chose, quand bien même je ne peux pas m'y rendre pour "voir" de plus près, et bien il en va de même avec notre Univers, et il ne faut pas croire que les cosmologistes soient totalement démunis face aux vertigineuses distances qui nous séparent de la "frontière" de l'Univers observable. Les phénomènes que nous constatons, très loin là-bas, par le vecteur des ondes électromagnétiques sont compréhensibles et conformes à nos modèles bâtis ici-bas, c'est à dire que les lois physiques sont identiques ici et ailleurs, elles sont universelles, ce qui ne veut pas dire que nos théories sont infaillibles ou complètes, mais que les explications fonctionnent aussi bien ici que plus loin, et donc les phénomènes physiques sont semblables à tout point de vue, l'échelle n'ayant pas d'importance, et à défaut de manipuler les astres activement, nous les observons, et c'est déjà riche d'enseignements. Personne ne cherche à faire l'autruche, ce sont simplement des approches différentes, je dirai presque l'une est optimiste, le monde est uniforme, et l'autre est pessimiste, le monde nous échappe en dehors de notre giron. :D La raison aussi peut faire l'objet d'une économie, celle du rasoir d'Occam, à savoir que les raisons les plus simples, et les moins dispendieuses en matière grise, sont celles à retenir, nous avons des pistes sérieuses qui nous poussent à croire à l'homogénéité des lois, pourquoi se "torturer" l'esprit en prenant le contre-pied de ce qui se montre à nous, à l'évidence?
  4. Je ne remets pas en cause le lien que tu donnes, ni ce que tu dis sur l'iniquité, mais ce n'est pas ce dont j'ai discuté au-dessus! Car cette notion que tu introduis sous-entend la notion d'égalité, qui est absente de mon propos antérieur, dont le vocabulaire était "injuste". ( http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quit%C3%A9 ) Injuste qui ne peut manifestement pas se comprendre sans les notions de bien et de mal. synonymes - injuste ( http://dictionnaire.sensagent.com/injuste/fr-fr/ )[/url] abusif, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , Et qui me conduit à nouveau à te dire que la notion d'injustice est présente chez le petit d'homme, comme chez l'animal: http://www.psychoweb.fr/news/actualites-de-la-recherche/587-bebe-sait-ce-qui-est-juste.html http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20081209.OBS4640/les-chiens-sensibles-a-l-injustice.html Justifiant par là même, que les prémisses du bien et du mal, sont déjà quelque part présentent en nous, avant que l'environnement social ne vienne les modeler, comme par exemple la colère qui est déjà présente en nous également, et qui se développera au gré des expériences ou sera cultivée de façon particulière selon notre entourage, et qui prendra une assise ou une ampleur autre qu'à l'origine. Toutes ces notions, de bien/mal, d'équité, de justice, de morale, sont relatives, fluctuantes, modelables, lors des horreurs de la seconde guerre mondiale, les gens ont subis ou commis des actes de barbarie allant à l'encontre de ces concepts, tout comme le suicidé sera allé au-delà de son instinct de survie, nous pouvons toujours par la raison ou l'intensité des émotions, voire de la folie, renier un temps ou définitivement notre véritable nature de l'état normal, il n'y a pas d'antinomie là-dedans. Ce sont des faits, qu'au sein d'une population, ou durant une vie, que des fluctuations plus ou moins importantes se produisent, nous ne sommes pas dichotomique, un individu qualifié d'honnête, l'est fréquemment, régulièrement, mais pas parfaitement, parfois il y a un lâcher prise, des ratés, doit-on sous prétextes de ces égarements, "disqualifié" notre individu, et comme personne n'est en mesure d'être exactement et durablement infaillible sur n'importe quel attribut, nous devons accepter quelques entorses mineurs, sans tout remettre en cause, l'être humain n'est pas un computer fonctionnant par valeurs discrètes, soit 0, soit 1, mais plutôt dans un intermédiaire le rapprochant globalement plus d'un coté que de l'autre. Je reconnais bien volontiers ne pas avoir lu l'intégralité, et avec assiduité les interventions précédentes. Indéniablement, dans la mesure où notre survie, encore aujourd'hui et plus qu'hier, est totalement interdépendante de nos semblables, nous n'avons pas d'autres alternatives que de fournir un minimum de coopération, tout en continuant à défendre nos intérêts personnels, un juste équilibre, variable, modulable, influençable. Toutefois, cela ne vient pas en contradiction avec ce que j'ai avancé, et que j'ai repris dans cette réponse du premier paragraphe juste au-dessus, c'est à dire, que nous ne pouvons développer que ce qui existe à la base, même sommairement, sinon il y aurait comme un illogisme, nous ne pouvons être que prédisposer à le faire, comme avec nos muscles, nos sentiments, nos sens, nos émotions, nos facultés intellectuelles, et l'expérience, l'éducation et l'usage ne faisant qu'optimiser/amplifier grandement ces possibilités innées, comme je ne peux pas naturellement ressentir la polarisation de la lumière, sans un artifice transformant ce signal imperceptible en un autre reconnu et donc intelligible, ou l'odorat dans mon premier exemple, et la colère précédemment, ou encore les bases du raisonnement mathématique comme l'analogie, la comparaison, l'addition, la soustraction, les petits nombres etc... Tout ceci que nous pourrions regrouper sous le vocable d'instinctif. Nous ne naissons pas vierge! La vision de la page blanche/vierge fait partie d'un autre temps.
  5. Si ce sur quoi porte les notions de Bien et de Mal, subissent l'influence arbitraire de la morale, en un lieu, époque ou culture donnés, cela ne remet pas en cause, l'idée que ces notions sont universellement valables de tout temps et société, ce que NJ voulait aussi te signaler. Mais pas uniquement, il faut aussi savoir, que des études sociologiques sur de très jeunes enfants, avant même leur complète éducation culturelle/morale, montrent naturellement des aversions pour des actions injustes. De même, un enfant maltraité, sentira de lui même que cette situation n'est pas acceptable, "normale" sans référence extérieure. Il y a donc bien des prémisses en nous dès le plus jeunes âges, de ces notions de bien et de mal, ensuite l'environnement et le conditionnement façonneront plus avant ce qui préexiste. D'ailleurs en y réfléchissant bien, si nous n'étions pas sensibles naturellement à ces idées, comment pourrions nous les développer? Comme si je n'ai pas d'odorat, je ne peux pas me perfectionner à détecter telle ou telle odeur particulière! ( comme finalement les notions de nombre qui sont déjà en place intuitivement/instinctivement, jusqu'à 4/5, aussi précocement que chez les bébés! Comme les animaux telles les corneilles/corbeaux ) Et je ne te parle pas des études éthologiques sur ce thème, qui nous montrent que chez les animaux aussi il existe des actions dépendantes du bien ou du mal!
  6. E. Mach expliquait que l'inertie était dû aux grandes masses de l'Univers, que la "résistance" au déplacement de la matière était du fait de la gravité cumulée des masses éloignées de nous. Ce qui viendrait en contradiction avec ta proposition, car si quelque chose était en périphérie ( ou à l'extérieur ) de l'Univers observable, et qui contrariait la gravité, il devrait aussi avoir un effet sur l'inertie, mais opposé à la gravité, dit autrement l'inertie ne devrait pas/peu se faire sentir, et d'autant moins que nous sommes "centrés" sur cet Univers observable, ce qui n'est pas le cas. Par contre, je peux te proposer autre chose, c'est que la gravité et l'énergie sombre soient les deux facettes d'un même phénomène, bon il ne faut pas le prendre au pied de la lettre, mais c'est l'idée, si la gravité était dû à une émission de quelque chose ( à définir ) de la part de la matière, il y aurait donc une pression de "radiation" toujours positive, et comme les masses "extérieures" sont bien plus importantes que proche de nous, il y aurait une résultante de pression importante cumulatif, obligeant les masses à se rapprocher ( rappelant que l'Univers est sans doute plus grand que ce que l'on voit, en un autre point l'Univers serait tout autant centré sur lui! ), en même temps qu'un effet répulsif produit par chaque corps. De plus, on aurait une "explication" au principe d'équivalence, qui veut que la masse gravitationnelle et la masse inertielle soit identique, ce serait la même cause, "le flux de ce quelque chose" qui crée à la fois la gravité, l'énergie sombre, et le phénomène inertiel, car un corps se mouvant dans ce flot subirait les variations de "pression de radiation", entravant sa mobilité/mise en mouvement.
  7. Bonsoir Dentelle de mots, ( je me doute que l'effet "bourrage de crâne" était volontaire, mais quand même... ) Ne penses tu pas que tu te situes dans un cadre restreint lorsque tu t'exprimes ainsi, celui des affaires des hommes d'un point de vue relationnel, car toute vérité n'a pas vocation à avoir une fonction morale, par contre la confiance est certainement plus utile dans cette finalité que la vérité elle-même! Nous n'avons jamais accès à la Réalité, nous n'avons que des informations sur elle, et ce sont ces informations, et leur manipulation, qui feront l'objet de l'attribut vrai ou faux, en fonction de leur adéquation avec ce que nous percevons de la Réalité. Oui À titre d'accord ponctuel, en suspension d'une information qui pourrait venir contester, remettre en cause, cette convention, partagée volontairement, mais s'appuyant d'une manière ou d'une autre sur la confiance à autrui, qui peut être l'individu en question ou un ou plusieurs autres absents, ou plus simplement sur son expérience personnelle qui peut converger, être analogue, à notre(nos) interlocuteur(s). Sauf que la morale n'a pas à être vraie, elle est ce qu'elle est, et l'individu du groupe doit composer avec, pour ne pas subir l'exclusion, ou son malheur.
  8. Je savais dès le départ que l'on en arriverait à cette étape! ( sans rapport avec l'objet du topic ) Car je ne t'ai pas ménagé! En effet, je t'ai poussé le plus loin, que tu as voulu/pu, dans tes retranchements, où je constate une tendance à prendre des positions un peu trop catégoriques, pas assez nuancées et/ou précises, sans vouloir t'offenser bien sûr. Toutefois, et contrairement aux apparences, je suis globalement d'accord avec toi sur tes réponses des différents topics, mais ne rebondis que sur ce qui me heurte, elles manquent justes de flexibilité, de recul, ou d'angle de vue différents, rien de bien méchant donc, et je rappelle que nous sommes ici pour "confronter" nos idées, parfois jusqu'au bout de nos possibilités ou de notre envie/humeur, mais je ne force personne, chacun est libre d'interrompre au stade qui lui semble infranchissable, chose faite ici. Au plaisir, P.S.: je considère avoir eu le "dernier mot" sur notre affaire, puisque ( toi ) ayant abandonné toute critique ( objective ), argumentation ou réfutation, :smile2:.
  9. Sauf à considérer que les lois sont les mêmes ici et partout ailleurs dans l'Univers, ni plus, ni moins. Et que donc, que celui-ci soit fini ou infini, ne changerait pas grand chose à notre maitrise et compréhension. Si je prends l'addition et bien que les nombres entiers soit en nombre infini, les règles de composition étant connues, peu importe que ces nombres soient en quantité infinie ou finie, elles seront valables tout le temps, et même si je n'embrasserai jamais la totalité des possibilités d'additionner deux ou plusieurs nombres! C'est plus un état d'esprit initial qui a déjà tracé la route du doute ou pas, que la conclusion d'un raisonnement!
  10. Pareil pour moi, une des rares fois où j'étais en complet désaccord avec Titsta. :D
  11. Monopôle magnétique: https://www.ulg.ac.b...pole-magnetique http://www.larecherc...9-10-2009-67680 http://www.utinam.cn...ques-instantons Champs magnétiques terrestres multiples ( http://www.imcce.fr/...pages5/524.html ): " La Terre garde une trace des variations de l'intensité et de la direction de son champ magnétique dans le passé : pour les derniers 160 millions d'années, on estime que l'intensité a tantôt augmenté, tantôt diminué, et que les pôles magnétiques nord et sud s'inversent en moyenne tous les quelques 100000 ans environ, mais la dernière inversion a eu lieu il y a 780000 ans ; une inversion durerait quelques 1000 ans et fait passer le champ magnétique terrestre par une intensité plus faible qu'actuellement avec des pôles magnétiques multiples. Actuellement, l'intensité du champ magnétique terrestre décroît. " ************ Bon courage pour tes idées, je reviendrai parler de l'énergie sombre ( ou la matière noire? )
  12. Je suis d'accord avec toi, je ne fais que reporter ce qu'est l'état actuel de la science, pas nécessairement ce qui me sied! Je ne trouve pas non plus satisfaisant la dualité onde-corpuscule posée comme postulat de la physique.
  13. Je ne crois pas que son intervention était à ton égard... Alors, concernant ton scepticisme de la visualisation d'atomes et les principes quantiques. D'une part, les phénomènes sont soit ondulatoires, soit corpusculaires, pour un même objet mais sous des conditions différentes, il n'y a pas de Et, mais un Ou. D'autre part, il n'y a pas d'antinomie à connaitre la position d'un atome avec précision, car les incertitudes "marchent" par paires, en l'occurrence position/vitesse, mais comme les atomes sont liés les uns aux autres, ils ne sont que dans des modes vibratoires ( oscillateurs quantiques ), c'est à dire que ce sont d'autres variables quantiques qui sont pertinentes dans ce cas de figure. Et j'anticipe ton autre commentaire sur les particules les plus élémentaires. pourquoi ne pourrions nous pas les "voir"? Quand j'étais étudiant on m'avait dit la même chose sur les atomes, qui plus est, nous ne voyons que par l'intermédiaire qu'est le vecteur: la lumière, ne pourrions nous pas "voir" les quarks par un intermédiaire également, même si ce sera par le truchement d'un appareil, mais sans doute pas avec toute la rigueur que l'on voudrait, comme actuellement encore avec la taille d'un simple proton! Parfois, si ce n'est souvent on trouve d'abord, on tente les explications après.
  14. Je crois que c'est toi qui n'as pas bien lu! Ce n'est pas ce que j'ai écrit, je ne le prends pas comme un postulat. De plus, théorèmes d'incomplétude de Gödel ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8mes_d%27incompl%C3%A9tude_de_G%C3%B6del ) : Les conditions d'application des théorèmes Pour fixer les idées, on considère dorénavant que les théories en question sont, comme celles que l'on vient de mentionner (arithmétique de Peano, théorie des ensembles), des théories du premier ordre de la logique classique, même si les théorèmes d'incomplétude restent valides, sous les mêmes conditions, par exemple en logique intuitionniste2 ou en passant à l'ordre supérieur. Par théorie récursivement axiomatisable, on entend que la théorie peut être axiomatisée de façon à ce qu'il soit possible de reconnaître purement mécaniquement les axiomes parmi les énoncés du langage de la théorie. C'est le cas évidemment des théories utilisées pour formaliser tout ou partie des mathématiques usuelles. Une théorie est cohérente si aucune contradiction ne peut être prouvée à partir de ses axiomes. On dit aussi qu'elle est consistante ou non-contradictoire. Dans une théorie qui n'est pas cohérente on peut tout démontrer, et donc la théorie est vide de sens. Pour le premier théorème d'incomplétude, Gödel faisait une hypothèse de cohérence un peu plus forte. L'hypothèse de cohérence la plus simple suffit de toute façon pour le second théorème, qui n'énonce que la non-démontrabilité de l'énoncé de cohérence. De plus, J. B. Rosser a donné en 1936 une démonstration du premier théorème d'incomplétude sous cette simple hypothèse de cohérence. À proprement parler, l'énoncé du premier théorème d'incomplétude donné au début de cet article n'est donc pas exactement celui de Gödel. On le nomme aussi théorème de Gödel-Rosser. Une théorie permet de formaliser l'arithmétique si, d'une part il est possible de définir (en un sens qu'il faudrait préciser) les entiers (donnés par zéro et la fonction successeur), avec les opérations usuelles, au moins l'addition et la multiplication, et si d'autre part un certain nombre d'énoncés sur les entiers sont prouvables dans la théorie. L'arithmétique de Peano est une telle théorie, et satisfait les hypothèses des deux théorèmes d'incomplétude. En fait une théorie arithmétique beaucoup plus faible suffit pour le premier (la récurrence n'est essentiellement pas utile). Pour le second, il faut un minimum de récurrence. Il est remarquable que pour formaliser l'arithmétique, l'addition et la multiplication suffisent (en plus de zéro et du successeur). C'est le tout premier pas vers la solution du dixième problème de Hilbert (voir théorème de Matiyasevich). L'addition seule ne suffit pas : l'arithmétique de Presburger, qui est la théorie obtenue en restreignant l'arithmétique de Peano au langage de l'addition (en plus de zéro et du successeur), est complète. Moi je t'ai donné un simple exemple calculatoire basé sur une addition, je ne parle pas d'arithmétique
  15. Sauf que contrairement à la mathématique qui répond à un impératif de cohérence interne, la physique elle se voit aussi affliger de correspondre à des contraintes externes, elle ne se laisse pas enfermer dans un cadre auto-suffisant, mais se doit de "coller" à la réalité, ou du moins à ce que nous en percevons.
  16. Non, un raisonnement par l'absurde ne conduit qu'à une seule possibilité, qu'elle est vraie tout le temps! Non plus, tu déformes l'énoncé pour le rendre caduque, mais des nombres entiers restent entiers, c'est à dire non fractionnaires, ni décimaux, sinon cela n'aurait aucun sens de parler de parité d'ailleurs, c'était donc implicite et incontestable, ce qui permet de faire le lien avec la réponse suivante. Alors, ici tu confonds ce que les mots signifient et les propriétés dégagées par l'assemblage des termes, si je ne m'abuse pas, tu mélanges signifiant et signifié en quelque sorte. Si je veux m'exprimer je dois utiliser un langage, certes faillible, mais dans l'échange sincère nous pouvons, pourrons, toujours préciser davantage le propos pour le rendre limpide pour les différentes parties, sinon je serai contraint de laisser une page blanche et te laisser imaginer ce que je voulais dire ainsi que les démonstrations associées. Donc le vocabulaire est indispensable pour notre discussion, et chacun de nous ayant reçu une éducation commune, nous pouvons donc savoir à quoi renvoie les chiffres 2 et 3, comme les 8 autres, ensuite la notion de parité est définie comme étant divisible par deux, c'est une définition, comme n'importe qu'elle autre, en cela ce n'est pas discutable/contestable. Maintenant que les éléments sont en place et compris des deux parties, on peut avancer des propositions, que nous chercherons à démontrer ou à "démonter", à partir, là aussi de méthodes acceptées et reconnues de tous, ce qui permettra donc à chacun de s'approprier et de se convaincre de l'issue inéluctable du résultat. Certes on peut dire que nous ne sommes pas d'accord, et ne pas vouloir reconnaitre la véracité d'une démonstration, on ne peut pas forcer quelqu'un à reconnaitre la vérité, si il ne veut pas l'entendre, mais d'autres s'en chargeront à sa place, et il sera considéré comme malhonnête et non digne de confiance, et que donc sa parole n'a aucune valeur, aucun pouvoir de persuasion. Donc la phrase que j'avais utilisée à partir de mots ayant chacun une signification, exprime une propriété qui n'est pas réfutable à partir des définitions des mots usités eux-mêmes, par exemple écrire orange bleue, n'a en soi rien de choquant, le mot orange renvoyant à un fruit, le bleu à une couleur, dont de nombreux objets partagent la propriété, maintenant c'est de savoir si orange bleue signifie quelque chose et si c'est le cas, est-ce que cela a une réalité, une propriété observable, démontrable/réfutable? Hormis peindre une orange en bleu, nous n'en avons jamais rencontré, donc cette expression n'a pas de réalité, néanmoins la construction de l'expression est juste, d'un point de vue grammatical. D'où l'importance de bien distinguer chaque strate d'une proposition, les définitions des termes employés et donc leur signification individuelle, l'interprétation de la phrase, la combinaison des mots ensembles, si cela veut dire quelque chose, enfin, si cette signification/expression a une réalité/véracité dans son ensemble/par construction de sens, ce que nous pourrons chercher à vérifier en dernier recours par différents artifices.
  17. Non, il y a des cas qui n'ont pas à souffrir du doute, là où le doute s'instaure c'est principalement dans un but prédictif, ou rétroactif si on ignore une partie des informations, mais pas sur un constat, par exemple: Hier il a fait beau où j'étais, et tous ceux qui étaient présents pouvaient le constater également et se rendre à l'évidence, hormis de la mauvaise foi, chacun aurait été d'accord, ce n'était pas contestable, une vidéo aurait permis d'enregistrer une preuve. Aujourd'hui je me suis coupé les cheveux, pareillement, celle ou celui qui était avec moi avant pendant et après la coupe, pourront également attester de cette réalité, il n'y a aucun doute là-dessus!
  18. La réalité présente, puisque nous en étions là, n'a pas à se soucier de la reproductibilité, c'est nous pour établir ces fameuses vérités en lien avec la réalité, qui avons besoin de procéder par une démarche scientifique, réclamant ce critère de reproduction ad vitam eternam, ce qui dans la cadre de l'exemple de la porte n'a pas lieu d'être, une seule fois sera suffisante, oui ou non as tu franchi cette porte sans l'ouvrir ou la casser, je te laissais uniquement la possibilité de renouveler celle-ci au cas où tu douterais encore de l'existence de la porte! Car je rebondissais au départ sur le fait que tu niais de voir les atomes, et le microscope à effet tunnel est grossièrement la démarche de toucher la porte du bout du doigt par balayage, d'où mon exemple provocateur! Sinon je suis d'accord avec ta vision scientifique des phénomènes physiques, si on recherche des lois "universelles", par induction. Ce n'est donc pas transposable sans précaution, directement aux phénomènes physiques, la nature n'a pas à se plier aux contradictions/paradoxes des mathématiques. C'est ce que tu voulais suggérer également!?
  19. deja-utilise

    La virilité

    Et bien c'est un paradigme qui " vient " de tomber, car nous sommes bien plus sous le joug de nos différences de comportements au niveau cellulaires dû à la présence soit du chromosome X ou Y, et ce quelque soit le type de cellules somatiques ou sexuelles, que finalement des hormones! ( Science et Vie n°1163 p56-62 ) En l'occurrence: " Certes nos différences proviennent en grande partie de notre éducation, ainsi que de nos hormones. Mais se pourrait-il qu'une troisième explication se cache dans le génome de nos neurones? Si cela n'a pu être démontré chez l'humain, à cause de la difficulté à distinguer l'influence des hormones de celle des chromosomes, des études chez l'animal le suggèrent fortement. Notamment une étude sur des souris modifiées génétiquement, de manière à posséder des chromosomes d'un sexe, et des hormones et une anatomie typique de l'autre; ces souris XY, qui sont morphologiquement et hormonalement femelles, développent la même agressivité que les mâles, et ont moins tendance que les femelles à s'occuper des petits. Ces résultats, ajoutés au fait que les neurones humains présentent de nombreux caractères sexuels, suggèrent donc que le sexe des neurones pourrait avoir une influence sur notre mental " ( http://www.science-et-vie.com/2014/07/au-sommaire-science-vie-n1163/ )
  20. Si le monde avait été complètement chaotique, la vie n'aurait pas pu se développer, et donc la conscience pour contempler cela! C'était des conditions préalables pour qu'il y ait un minimum de stabilité des phénomènes.
  21. Tu as raison Titsta, si " la volonté est une condition nécessaire, mais pas toujours suffisante! " n'implique pas non plus que celui qui n'y arrive pas est une question de mauvaise volonté systématiquement, puisqu'il y aussi les mêmes, ou d'autres, facteurs extérieurs ( ou ses propres limitations ) contrariant les meilleurs volontés du monde, en amont ou pendant son application.
  22. Je ne vois pas bien le rapport avec mon commentaire? Néanmoins, il n'y a pas d'antinomie dans ce que tu écris, contrairement aux apparences, il suffit de relire un texte écrit il y a bien longtemps, ou dans des conditions particulières, par nos soins, pour se rendre à l'évidence, nous n'arrivons pas toujours à déchiffrer complètement ce que nous voulions dire, d'autant plus que l'écrit était court et/ou que le contexte/environnement n'est plus. Par exemple une lettre en période d'adolescence ne se lira pas pareillement à 50ans, elle va subir les affres du temps, en même temps qu'un filtre différent s'applique sur son interprétation, quand bien même le lecteur et l'auteur soient la même personne, ou un message en période de trouble important, conduira à s'exprimer d'un façon que l'on aura du mal à reconnaitre une fois l'orage passé! Et pourtant parfaitement compréhensible par certains étant encore dans le même créneau.
  23. Nous sommes globalement d'accord, sauf dans les causes de ce constat, ce n'est pas tant la paresse, que de dériver une partie de ses ressources vers la quête de réponses profondes qui ne produit pas, sans oublier l'aversion pour le changement/remise en cause. Pourquoi penses tu que la paresse puisse avoir un lien avec le progrès technologique, si tu penses à la pénibilité ce n'est pas la même chose, que de vouloir moins peiner que de n'avoir pas le goût de l'effort, comme ne pas vouloir se doucher à l'eau froide et chercher à avoir une eau moins chaude car brulante, les motivations ne sont pas les mêmes. Le temps et l'énergie épargnés peuvent être tout simplement investis ailleurs, ce qui constitue l'amplificateur du progrès justement.
  24. Mais croire, c'est déjà douter! Sinon, on ne croit plus, on est sûr, avec ce que cela implique.
  25. Dans ce cas, la prochaine fois que tu voudras franchir une porte, disons fermée, puisque tu doutes manifestement de tout, je t'invite à tenter ta chance en courant à travers elle, si de temps en temps tu arrives à la franchir, de façon qu'elle soit toujours en place, ne serait-ce qu'une fois ce sera amplement suffisant, je changerai de point de vue pour toi! :smile2:
×