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Finalement on parle du langage, ou d'une langue plus précisément, si celle-ci sert effectivement à échanger, elle sert indéniablement à mieux penser, réfléchir, nous avons tous cette petite voix intérieure qui s'exprime dans notre langue naturelle, elle est donc devenue aussi le support de notre réflexion sans en être l'essence, nous ne pouvons pas l'ignorer compte-tenu de l'importance que revêt son utilisation pour chacun de nous. De plus, aujourd'hui, on sait clairement que la langue est également un carcan pour cette même réflexion, d'une part par le vocabulaire ayant ses propres limites et puis par le filtre culturel véhiculée par ce même langage, sans compter sur les développements cognitifs connexes à la phonétique ( les japonnais ne reconnaissent pas un son français, ils ne l'entendent pas! ) mais surtout à l'importance de la classe grammaticale qui est la plus mis en avant ( les verbes, les adjectifs, les pronoms personnels etc.. ) , dit autrement nous ne réfléchissons pas identiquement selon la langue acquise et naturelle que nous utilisons, elle formate notre manière d'appréhender le monde qui nous entoure, tout autant que la culture présente dans laquelle nous évoluons. Et pourquoi pas, la philosophie elle-même!
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Bonjour Tison, je voulais te faire une réponse détaillée, mais le temps me manque cruellement, l'énergie aussi parfois, et je constate amèrement que je n'y arriverai pas. Néanmoins, je suis content de ta réaction, et je salue ton ouverture d'esprit, j'avoue que j'étais pessimiste sur mes chances d'infléchir ton accueil de mon idée d'origine, finalement je trouve que tu as dépassé mes espérances minimalistes de départ, qui était de t'inoculer le doute. Il y avait tant de choses à dire ou à répondre... Simplement, une analogie entre le langage parlé et l'outil humain, tu constateras comme moi qu'entre les premiers outils préhistoriques et ceux d'aujourd'hui, plus rien ne subsiste comme lien, si ce n'est la fonction elle-même, on pourrait prendre la production du feu ou l'ustensile de découpage, on peut constater que pour nous autres les modernes, ils nous importent peu, même pas du tout, hormis l'archéologue ou l'anthropologue, comment, et d'où, viennent ces élément, seul compte l'usage que l'on en fait actuellement, dans le présent, ou ces alentours immédiats. C'était aussi le fond de ma pensée lorsque j'ai répondu au début sur la création d'un langage sans histoire, au même titre que nous pouvons construire des outils nouveaux sans rapport avec ceux plus primitifs, du moins directement, sans perdre en qualité d'usage. Pour finir et prendre le contre-pied des arguments avancés jusqu'à présent, j'ai pris connaissance de la lexicographie, dont l'un des rôle consiste à mettre en évidence l'occurrence de l'orthographie des mots, il est intéressant de remarquer que le fond d'une telle approche confirme ma vision, que le lien étymologique est facultatif pour l'usage quotidien, puisque par exemple le mot dictionnaire lui-même a pris un "n" supplémentaire en un siècle, ou encore le mot pharmacie qui provient de farm... en latin ( je ne me souviens plus de la fin ), en clair on peut très bien changer l'orthographe des mots sans en changer le sens et l'usage que l'on en fait, bien que la phonétique, elle, reste constante. Par contre, je peux te dire qu'avec ma jeune fille, on joue à se parler dans une "proto-langue" inventée mais sans grammaire ni lexique fixé, on fait rouler la langue sur le palais tout en modulant le rythme, l'intensité, l'enchainement et le timbre de ces bruits, et bien malgré tout ces manques d'une langue construite et rigoureuse, nous arrivons à faire passer des messages sommaires, liés à des émotions simulées principalement ( finalement un peu comme les lapins crétins ). Ce qui me rappele une expérience sur de jeunes enfants, ou du vocabulaire inventé de toute pièce avait été introduit dans un "cour" ( très peu de mots ), les enfants avaient très rapidement assimilés et fait leur celui-ci, l'utilisant en tant que de besoin parmi leur lexique de langue naturelle.
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J'en reviens sur le lien que tu as créé Quasi-Modo, je me demande dans quelle mesure le génie lui-même apparait, et si c'était à cause du manque d'un trait particulier! Je m'explique, certains naissent beaux, d'autres forts, d'autres encore riches, choyés, etc.. comme une sorte d'avantage inné, et ceux qui n'auraient pas cette chance naturelle, développeraient une parade, un moyen de compenser, dit autrement, en augmentant substantiellement leur capacité cognitive afin de combler ce manque, qui nourrira leurs vies, qui sera la source de motivation de leur progression fulgurante, même si je n'exclue pas la part de chance/hasard dans le processus. Et donc, ce que tu rapprocherais de la folie, ne serait que le reflet de ce "traumatisme" psychique né pendant l'enfance, et qui ne ce serait jamais résorbé parfaitement, et ayant pour conséquence de les faire passer pour des gens différents, qu'en penses tu?
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Salut, salut, Je suis pourtant le premier à clarifier les mots ou a étendre leur définition parfois, je ne peux donc pas te blâmer, toutefois je ne ressens pas les prémisses de ce que tu mets dans la pudeur, et si je me réfère au Centre national de ressources textuelles et lexicales ou plus simplement au Larousse, je n'y retrouve pas cette idée en latence/potentielle. Ce qui me donne l'impression, que malgré toi, tu utilises ce vocable, dans un sens très personnel, ce qui ne facilite pas la compréhension. Toutefois, si tu considères que cette "pudeur" est une position neutre, le contraire d'un point d'équilibre, ce sont tous les autres états hors équilibre, en prenant en compte ta distinction précédente entre opposé et contraire. Et puisque tu en fais un rapprochement avec de la sensibilité ou de l'empathie, ces états ayant leurs opposés, donc la pudeur ainsi définie aussi.
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Salut à toi très chère Théia... Ah ben, tu sais mieux vaut tard que jamais! Je ne suis pas un rapide, ou disons que je pars un peu dans tous les sens au début, puis fatalement j'en arrive à passer sur la problématique soulevée, c'est comme avec le topic sur " si tout passait par le regard ", j'en ai compris l'essence que tu y avais mis, bien après nos participations, comme à mon habitude je vais trop sur les implications logiques, la cohérence, avant d'en voir la portée au "quotidien", dans la vie, ou plus simplement, tel que l'auteur(e) l'avait en tête. Mais c'est chose faite cette fois, je suis content donc. Je crois que nous nous rejoignons sur ce point. Moins sur celui-là, puisque le viol d'une femme qui devient enceinte ne tombe pas sous le couperet de la raison de santé publique, qui de toute façon est disons le, arbitraire, je ne dis pas que c'est merveilleux d'avoir un enfant malade ou mal-formé, mais c'est bien par une vision utilitariste, et son inverse, que la question est tranchée, c'est parce que c'est lourd pour l'entourage, la société, que ce choix est fait, c'est donc discutable, tout comme, arrivera un temps, où l'on pourra pratiquement choisir à la carte son enfant ( ce qui est déjà le cas en un sens avec le tri sélectif des spermatozoïdes pour déterminer le sexe de l'enfant ou la FIV indirectement ), c'est à dire de pratiquer l'eugénisme, ce que les transhumanistes souhaitent au fond. C'est donc aussi une porte ouverte à autre chose. A contrario, si pour des raisons de santé publique nous abattions sur le champs tous les malades séropositifs ou atteints du virus Ebola, ce serait aussi justifié en fin de compte, c'est pour préserver la vie, non? Ce point est de toute manière épineux, car il y a plusieurs points d'achoppement, qu'il faudrait identifier et traiter au cas par cas: fastidieux, et certainement pas satisfaisant intellectuellement/moralement in fine. Pour le dernier point, nous sommes à nouveau d'accord, sans parler des génocides, qui certes ne sont pas légaux, mais existent quand même, malheureusement.
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Je ne comprends pas où tu veux en venir, est-ce encore en lien avec la distinction entre opposé et contraire, ou en rapport avec la pudeur? Oh mais, je n'ai pas dit une telle chose! J'avais donné un exemple qui montrait que l'on pouvait être extraverti tout en étant pudique, puis j'ai également dit qu'il y avait de tout dans ce monde, en aucun cas j'ai formulé une préférence. Pas certain que "l'autocensure" vienne tant de l'individu lui-même que d'expériences passées et du regard des autres qui jugent, ce serait donc un moyen de protection, pour ne pas avoir à subir les émotions négatives conflictuelles en même temps, pendant que l'extraverti peut être poussé par ses envies/pulsions à bafouer certaines règles extérieures ou qu'il s'était fixé, une émotion prenant le dessus sur un sentiment en quelque sorte. Par contre, je te rejoins, si le regard de l'autre est absent, les personnes en apparence si opposées pourraient être en définitive très similaires. C'est même notre plus grande activité après dormir, c'est de juger les autres, en même temps que l'on se demande ce que les autres pensent de nous, ce qui change c'est ce que l'on fait de tous ces jugements, émis ou crus, et au final tout repose sur un jeu de croyances, oui. C'est tout une contradiction, effectivement, dit autrement, comment laisser l'ego s'éveiller sans qu'il prenne trop d'ampleur, à en devenir indomptable, puisque nous vivons tous dans des sociétés faites d'humains, il sera toujours nécessaire de trouver un équilibre entre soi et autrui, c'est pourquoi, il ne faut pas tuer l'individualité de l'enfant, tout en l'habituant à vivre ensemble, comme dit avant, plus que les règles elles-mêmes, c'est surtout qu'elles soient présentent qui prime, que l'adulte en devenir, apprenne à vivre contraint, car ainsi est le monde, contraignant pour le moi tout puissant, sans pour autant anéantir ce qui fait l'identité de l'individu. Et comme l'enfant ne peut pas commencer par se connaitre en profondeur avant de vivre avec les autres, nous sommes obligés de donner des règles extérieures d'abord, de le formater en quelque sorte, il lui faudra par la suite, beaucoup de volonté pour renouer en partie avec lui-même, mais il faut bien reconnaitre, que peu entreprendront un tel travail sur soi, préférant de loin, succomber à la facilité du tout fait, du prémâché, du loisir, du divertissement, du plaisir immédiat, calculé, etc... C'est pour cela qu'il est intéressant d'expliquer en permanence, même si ça les saoule, car bon an mal an, je pense que ça fait son chemin, et à retardement cela portera ses fruits, de toute façon, un enfant c'est grosso modo, lorsqu'il devient parent lui-même ( ou dans cette période ), qu'il comprend enfin comment les choses se passent vraiment, dans un tout plus grand que lui! Sur le pourquoi, la première réponse, c'est de créer les moyens d'adaptation à une vie future prévisible, nous faisons des postulats et agissons en conséquence, pour que l'enfant puisse s'intégrer dans les différents groupes auxquels il appartiendra/sera rattaché durant sa vie. D'un autre coté, même si nous ne le faisions pas activement, nous le ferions quand même malgré nous, au moins par mimétisme, mais nous sommes actifs pour maximiser/optimiser le résultat entre autre... Oui les bébés se comportent comme de véritables petits scientifiques, ce qui est dommageable, c'est que cette faculté est atrophiée au point de quasiment disparaitre au profit d'autres activités plus relationnelles, comportementales, sociales, dont les éducateurs quels qu'ils soient sont responsables, car rien n'est inéluctable, il suffit de continuer à alimenter leur curiosité, sans rencontrer de résistance extérieure ou d'incompréhension, de jugements etc..
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************************** ************************* Le langage des mathématiques, à qui donc qu'c'est ça cause?
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Je ne crois pas que le gène égoïste explique ces comportements sociaux!
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Plus généralement, je soulevais des problèmes de contradictions internes, par essence même de la vie, qui doit tuer pour survivre par exemple, mais surtout de comment s'octroyer le droit de vie ou de mort sur tout être, en dehors d'un besoin impérieux immédiat/imminent de survie, ou de "maladresse" pour les insectes que l'on tue par inadvertance en marchant dessus, avec nos voitures etc... Ces règles sont nécessairement arbitraires, et comme dans mon message du 25 juin, ce n'est qu'à posteriori que l'on justifie nos actes, et non en amont, c'est à dire que la fin justifie les moyens, ce qui n'exclue absolument pas la vision plus spécifique/précise que tu soulèves, je le verrai plus volontiers comme un cas particulier ou pratique de ce que j'ai dit, mon approche était simplement plus globale. Oui c'est cela, des contradictions apparaissent, j'avais soulevé en exemple celui du foetus, et j'ai bien peur que nos choix actuels reposent sur une utilité de l'acte de tuer, plus qu'à une position morale, philosophique, comme nous l'avons vu, redoutable dans ses conséquences, comme à nouveau celui du viol suivi d'une grossesse non désirée, ou du suicidaire hors la loi? Comment alors aborder l'euthanasie par exemple? Qui se fera ressentir plus pressement avec l'accroissement galopant de la population. Schématiquement, soit la vie est considérée "sacrée", et cela conduit à des situations invivables, soit elle ne l'est pas, mais où fixer la frontière/limite sans faire d'erreur éthique ( pour rappel il y a un peu plus d'un siècle, le nourison était considéré comme "vierge" et donc pratiquement comme un animal sans autre valeur, ce qui conduisit à des traitements considérés aujourd'hui comme barbares )?
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Oui, j'ai voulu condensé plusieurs idées en peu de phrases, qui chacune aurait mérité un long développement. Mais je crois que mon intervention brève du 25 juin était plus cohérente/précise/nette, bien qu'il y avait aussi beaucoup de choses à dire et que je n'ai pas abordées explicitement.
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Ce que j'essayais de dire, c'est que le contraire d'une émotion négative n'est pas l'émotion positive opposée! Autre exemple, si je dis je ne suis pas malheureux, il ne vient pas ipso facto que je suis heureux, mais plus probablement un état neutre, c'est un raccourci fréquent chez les gens, mais ce n'est ni une réalité, ni logique, puisque toute chose n'est pas bistable ou à deux états, certaines sont à trois parties ou même toute une palette, sur ce dernier point par exemple, si je dis cette fois que je n'aime pas le noir, il reste donc nombre de couleurs en lice. Nos états ou nos choix ne sont pas systématiquement dichotomiques, voilà la substance de mon message précédent. 1) l'extraversion a sa propre énergie psychique, qui n'est pas le contraire de l'introversion, telles la timidité ou la honte, ce qui explique que l'on peut avoir les deux, mais que lorsque l'introversion est vaincue, on ne sombre pas inéluctablement dans l'extraversion. 2) la notion de négatif était liée à celle de logique contraire, d'inverse, et non du sentiment de "mal" 3) arrêter de souffrir est un soulagement, mais en déduire que le soulagement est un plaisir n'est pas juste, faire cesser une souffrance permet de retrouver une quiétude, non de produire une exaltation. D'un point de vue analogue de la fatigue, si je travaille et que je peine, si j'arrête de travailler je ne peine plus, mais cela ne conduit pas à un regain d'énergie, uniquement d'arrêter de dépenser ses forces. Il y a des évènements qui sont dual, comme la vérité et le mensonge, si ce n'est pas l'un, c'est nécessairement l'autre, mais d'autres composantes de nos vies/êtres ne reposent pas sur cette dualité.
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Éduquer, l'une des questions où il est extrêmement difficile de répondre, pour une raison toute bête, c'est que contrairement à des questions existentielles comme sommes nous seuls dans l'univers, quelle est la raison de notre existence, qui peuvent être mises en suspend si nous trouvons encore des obstacles ou que nous ne sachions pas comment l'aborder, celle de l'éducation a ceci de différent et d'impératif, c'est qu'elle ne peut pas être différée, et que l'on a besoin pourtant de ne pas faire d'erreur conséquente, qui plus est, où les résultats de l'éducation ne se voient que de nombreuses années après, à un moment où il n'est plus possible d'influer sur sa pratique éducationnelle! J'ai personnellement opté pour quelque chose de similaire au droit, c'est à dire qu'au lieu de stipuler ce qui est uniquement autorisé, c'est de mettre des interdits ou des mises en garde, laissant plus de latitude de développement et d'épanouissement, et si les règles de prohibition sont "arbitraires", il n'en demeure pas moins, que dans un contexte de vie en groupe, donc en société, il existe toujours des règles explicites et/ou implicites, et en ce sens elles sont utiles et nécessaires, même si celles que je prône sont imparfaites, insatisfaisantes aux yeux de mes enfants, qui de toute façon, en tant qu'enfants voudraient la totale liberté, la consécration du moi, la primauté sur le reste, etc... Mais surtout, de tout mettre en oeuvre, quitte à lever des résistances, à expliquer chaque chose, chaque choix, de fournir toujours des explications, des justifications, des raisons à ce qui se passe ou c'est passé en matière d'éducation, que l'enfant sache le "pourquoi du comment"! Sans pour autant imposer un modèle précis, une voie particulière d'avenir pour chacun, tenter un compromis entre les contraintes inévitables de la vie à plusieurs et les desiderata de chacun, c'est à dire de leurs fournir des moyens d'adaptation, ou plus succinctement les faire tendre vers une certaine autonomie, toute relative.
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Bonjour Tison, je te remercie pour tes remarques qui ont eu pour effet, de me faire passer d'une abduction à une réalité, bien malgré toi, en me poussant à fouiller davantage mon idée, qui s'est révélée avoir été portée à un niveau que je n'aurais pu obtenir en te répondant. J'avais projeté de créer si il le fallait un début d'explication détaillée de comment créer un langage, mais ce ne sera pas la peine, puisque d'autres s'en sont chargés avant moi ( juste faire part d'une piste que j'avais eu, c'est de proposer de créer des temps futurs plus fournis que celui de notre français par exemple, c'est à dire pouvoir exprimer un moment postérieur dans le futur, comme antérieur, tout en étant encore dans le futur ) Ce qui est remarquable, comme bien d'autres exemples de développements humains, c'est que bien souvent l'exploit est accompli principalement par la volonté d'y arriver, autrement dit schématiquement: " qu'en on veut, souvent on peut, alors que lorsque l'on ne veut pas, systématiquement on n'y parvient pas! " Qui aurait cru qu'un jour, une voiture pourrait-être autonome, telle la Google car, qui aurait pensé qu'une monnaie se serait créée comme le bitcoin quasi instantanément, que nous serions parvenus à mettre des prothèses de toutes sortes ou effectuer des greffes sur le corps humain, ou de voler dans les airs, avant que des passionnés, des convaincus, des acharnés franchissent la frontière de ce qui semblait impossible au moins audacieux, téméraire, au plus académiques, classiques?! Donc la première question fondamentale est quelle est la motivation de créer ex nihilo un langage, alors que chacun a déjà un langage naturel suffisant, sauf exception? Car ça serait un peu comme un droitier de naissance qui voudrait subitement utiliser sa main gauche autant si ce n'est mieux que sa main droite, et sauf à y être poussé par un impératif, il faut bien reconnaitre que rares sont ceux qui se lancent dans une telle aventure, incompréhensible pour ceux qui ne désirent pas partir dans ce projet. Et pourtant... C'est vrai que ma présentation était pour le moins imprécise, voire confuse, effectivement le Braille n'est pas une langue, que tous les langages informatiques ne sont pas appropriés à un discours entre humain, néanmoins, ce qu'il faillait remarquer, à l'instar d'un puzzle non encore assemblé, ce n'était pas de regarder chaque pièce éparse et conclure que ça n'avait aucun sens, mais tenter de les rassembler pour en voir la signification sous-jacente. Le Braille vu comme un autre alphabet, les langages informatiques comme des langages artificiels très réduits/spécifiques pour une tâche donnée, mais pourtant opérationnels, l'Espéranto non comme une panacée, puisqu'il n'est pas rigoureusement créé de toutes pièces, mais comme un premier pas réussi vers un tel objectif, a t-on réussi les greffes du premier coup, ou qu'un automate puisse conduire seul dès le premier essai?! Tu as raison d'être rigoureux, car je suis fautif, sur la distinction à opérer entre langue, langage ou parole, ce que les linguistes ont largement fait, mais doit-on arrêter toute tentative de créer une voiture électrique sous prétexte qu'elle n'est pas, de suite, l'égale d'une voiture thermique? Je n'ignore pas la coté "partisan" du texte que j'avais donné, et rien que son nom laissait entendre son affiliation à l'espagnol, j'entends très bien tes remarques, où j'ai précisé au-dessus les faiblesses ( de l'espéranto ), mais qu'il ne fallait pas s'y attarder. Je rappelle que mon intention n'était pas de créer une langue universelle, celle-ci a été prise en exemple, montrant la démarche que l'on pouvait créer une langue nouvelle, même si elle s'appuyait encore sur un vocabulaire emprunté à des langues naturelles. ********************* Comme dit en préambule, j'étais parti pour faire un très long développement, construit de zéro par mes soins, pour montrer les grandes lignes d'une telle entreprise, mais finalement, je vais fair beaucoup plus court, car je suis tombé sur des prédécesseurs, avec des constructions certainement bien plus abouties à laquelle je serais arrivé: Dont cette liste impressionnante, avec des tentatives plus ou moins réussies: http://www2.cmp.uea....rk/conlang.html Et celles-ci plus particulièrement: http://fr.wikipedia....ki_%28langue%29 " David Peterson, président de la Conférence sur la création du langage et inventeur du dothraki, la langue que parle une race de guerriers nomades pseudo mongols dans la série « Game of Thrones ». (Le dothraki a désormais une audience hebdomadaire supérieure à celles des langues yiddish, navajo, inuit, basque et écossaise réunies). " ou mieux d'un point de vue indépendance de ses origines http://fr.wikipedia.org/wiki/Loglan ou encore mieux sur le plan richesse http://rue89.nouvelo...e-langue-250127 Et j'oserai dire, peu importe son extension, ce qui compte c'est l'idée que je défendais, qu'il serait possible de créer une langue artificielle dépourvue d'une longue histoire, mais qui n'empêcherait pas les personnes qui l'utilisent de transmettre des idées d'une tête dans celle d'un autre, sans perdre en substance par rapport à une langue naturelle ( même si d'un point de vue phonétique/prononciation il y aurait certainement encore du travail ). Bonne lecture... ( même si j'ignore encore beaucoup de choses sur la linguistique, je suis loin d'y être indifférent, pour preuve comme tu le soulignais, indirectement la longueur de mes réponses, et ce sujet en particulier, une approche différente/originale de la tienne sans doute, moins orthodoxe puisque non initié et donc plus "libre" )
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D'une part, je répondais à ta propre intervention sur le foetus, et d'autre part un embryon est-il pour tout le monde un individu ( ce que j'ai essayé de montré ), vivant (oui) et autonome à part entière ( oui et non, il est dépendant d'un placenta greffé dans un utérus, mais sa mère pour l'instant, ne contrôle rien du tout, ça se fait tout seul ). Si on ne sait pas reconnaitre un être humain même à l'état "larvaire", je ne vois pas bien comment on va pouvoir aborder la question dans son ensemble, dans sa généralité. Et comme je le laissais aussi transparaitre sur la vie en général, au-delà du cas spécifique humain, comme avec les animaux de laboratoire ou ceux d'élevage intensif, le respect de la vie!
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Je me doutais bien que cela piquerait ta curiosité pour ne pas dire ta patience, tes centres d'intérêts. Dans ton empressement à démonter ce que j'ai avancé, tu as oublié, qu'il existe déjà des langues construites de toutes pièces: le langage des signes ou le Braille, de plus, la plupart des langages informatiques ne reposent pas sur une longue histoire, doit-on en conclure que c'est une injure aussi à l'intelligence humaine? Tu avais bien noté, que ce n'était qu'un amuse-bouche, pour montrer "sommairement" que l'on peut construire artificiellement des "mots", sans rapport à un passé, et qui font sens pour le lecteur, une sorte de prémisse, qui donnait une piste sérieuse à l'idée que j'avançais, et non pas à prendre au pied de la lettre, comme une construction aboutie et suffisante pour discourir, dialoguer ou réfléchir/construire un raisonnement, ce qui, dit en passant, n'a pas été remis en cause par moi, mais uniquement l'attachement culturel du langage! Je ne le conteste pas, ma "thèse" ne se trouve pas là, mais sur l'histoire des mots, qui est superflue dans un cadre de signification/compréhension mutuelle, c'est à dire de communication, ce qui n'enlève en rien son coté passionnant, enrichissant, comme ce peut être le cas pour l'Histoire en général ( on refait les même c*nneries même en la connaissant ) ou l'archéologie, inutile dans la vie quotidienne des hommes et femmes du monde, à l'instar des questions mathématiques ou physiques, qui "soporifient" le commun des mortels, que connues et/ou comprises ou pas, ne changent pas leur vie, tu vois "je" m'inclus dedans d'une certaine manière... Ce n'est pas inintéressant effectivement, toutefois, voici quelques éléments de réponse, d'approfondissement, d'interrogation: http://esperanto-france.org/essence-et-avenir-de-l-idee-d-une-langue ( Outre sa neutralité complète au point de vue national, une langue artificielle se distingue par les qualités suivantes : 1° Son étude est d’une facilité incroyable et stupéfiante. On a le droit de dire sans exagération que cette langue est au moins cinquante fois plus facile à apprendre que toute langue naturelle. Celui qui ne connaît pas la langue artificielle ne peut pas se douter à quel point elle est facile. Personne assurément ne soupçonnera le grand écrivain Tolstoï de vouloir faire, par son témoignage, de la réclame à la langue internationale, en disant au sujet de l’Espéranto : « Sa facilité est si grande que, ayant reçu, il y a six ans, une grammaire, un dictionnaire et des articles en Espéranto, j’ai pu arriver, au bout de deux petites heures, sinon à écrire, du moins à lire couramment la langue. Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à l’étude de l’Espéranto ; sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler sont tellement immenses, qu’on ne peut pas se refuser à faire cet essai. » Vous l’avez entendu, Messieurs : au bout de deux petites heures d’étude ! Or c’est en termes analogues que se sont exprimés sur la langue Espéranto tous les hommes sans préjugés, qui, au lieu d’en raisonner en aveugle, ont bien voulu se donner la peine légère de l’examiner réellement. Sans doute, les gens instruits peuvent apprendre l’Espéranto plus rapidement que les hommes d’instruction peu soignée ; mais ces derniers eux-mêmes l’apprennent avec une facilité extrême et surprenante, car l’étude de cette langue n’exige de l’adepte aucune connaissance ou préparation antérieure. Vous trouverez parmi les Espérantistes beaucoup d’hommes si peu instruits qu’ils savent fort mal leur langue maternelle et font quantité de fautes en l’écrivant, et ces mêmes hommes écrivent l’Espéranto d’une manière absolument correcte. Ils l’ont appris en quelques semaines, tandis qu’il leur aurait fallu au moins 4 à 5 ans pour apprendre n’importe quelle langue naturelle. Quand, en 1895, vinrent à Odessa deux étudiants suédois, qui ne savaient que leur langue et l’Espéranto, un journaliste de cette ville voulut les interviewer. Aucune langue commune ne leur permettant de s’entendre, il prit le matin, pour la première fois de sa vie, le manuel de la langue Espéranto et, le soir du même jour, il pouvait déjà parler la langue assez bien avec ces Suédois. D’où peut provenir une facilité si incroyable dans une langue artificielle ? Toutes les langues naturelles se sont formés à l’aveugle, sous l’influence des circonstances les plus diverses et de pur hasard ; aucune logique, aucun plan arrêté n’y ont exercé leur action ; le seul guide qu’on y trouve est le principe arbitraire : ceci est reçu ; cela ne l’est pas. Voilà pourquoi on peut dire au préalable qu’un système de sons créé, pour l’expression de la pensée, par une intelligence humaine consciente du but et d’après des principes logiques sévèrement arrêtés devra être infiniment plus facile qu’un système de sons fabriqués au hasard et d’une manière inconsciente. Nous ne pouvons montrer en détail toutes les facilités ou simplifications d’une langue artificielle comparée à une langue naturelle ; il faudrait pour cela un long traité spécial ; nous nous bornerons donc à donner quelques exemples... ): Titre V du document. http://fr.wikipedia.org/wiki/Langue_construite ( dans le vif du sujet ) http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuscrit_de_Voynich ( pour info ) http://asterion.revues.org/2044 ( "nouvelles" interjections, mais graphiques ) Moins ceux de l'éthylologue! Hip! À la tienne...
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Je ne suis pas sûr que le mot ici soit approprié à ce que je laissais entendre. Dans d'autres contextes, cela ne me gêne pas de l'utiliser comme synonyme de conscience. Dans la mesure où je considère que nous sommes plus que des automates, constitués de pièces extrêmement sophistiquées, comme la vie est plus que l'assemblage de matière minérale et organique ( du point de vue chimique sinon ce serait tautologique, c'est à dire basée sur le carbone ), alors oui, notre psyché est un phénomène émergent, qui s'appuie autant sur des processus biochimiques qu'électriques, mais ne s'y réduit pas, tout en y étant entièrement conditionnée/dépendante! Pour le premier sens, je dirai que l'amour lié à la famille, que ce soit transversal ou vertical, ne peut pas être amalgamé avec celui de reproduction, nos parents qui nous ont fait, pourrait encore rentrer dans ce cadre, mais dans l'autre direction, lorsque nous regardons avec amour nos parents, il ne peut il y avoir cette connotation d'instinct de reproduction, de même avec les frères et soeurs. Pour l'autre sens, aujourd'hui nous sommes tous interdépendants, la conservation de l'espèce passe par le respect de ce pacte tacite, il n'y a pas besoin de ce sentiment d'amour pour perdurer, juste un intérêt mutuel, au moins pour la survie de chaque individu à l'instant T, ensuite l'attirance sexuelle n'est pas toujours couplée avec un véritable sentiment amoureux, car celle-ci peut fort bien imiter celui-là, au moins dans un premier temps, celui de la reproduction ( les mariages actuels se défont 1 fois sur deux en France ), enfin l'amitié, le plus noble sentiment, se fiche royalement de ce que cela lui rapporte comme bénéfice reproductif, c'est un plaisir égoïste qui se pratique en communion avec un/une autre, je dirai même que c'est par excellence un amour platonique, c'est à dire, justement sans rapport au sexe, donc à la reproduction.
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Ce que tu décris me fait plutôt penser à de la timidité, couplée à un soupçon d'introversion, de manque d'assurance en soi. N'es pas peur du jugement de ma part, puisque je me sens comme ça aussi! Les enfants ne sont pas naturellement pudique, on leur apprend à l'être, en même temps qu'à jouer la comédie "sociale", alors que c'est si bon que de ne pas voiler ses réactions naturelles de plaisir ou de dégoût. Ce qui manque ce n'est pas le coté face de la pudeur à nous autres adultes, mais de renouer avec la sincérité, tout en apprenant à contrôler ses réactions conséquentes, ou présenter avec diplomatie sa franchise, cela pourrait être un trait culturel comme un autre, non choquant si pratiqué collectivement/majoritairement. Tout excès est mauvais, suivons les conseils d'Épicure qui nous invitait à fuir les extrêmes, dans la mesure où c'est contrôlable, cela va sans dire. Il me semble que l'on peut être pudique et extraverti, comme quelques femmes vues sur le web posant nues, mais avec les marques de bronzage du maillot de bains ( haut et bas )! Ce que je vois dans l'extraversion, c'est surtout une pulsion positive, et non la négation d'une position de retenue comme la honte, c'est quelque chose qui pousse vers l'avant, vers le franchissement de limites, et non l'annihilation d'un blocage ce qui conduirait à un état neutre ( comme d'arrêter de souffrir, ne donne pas du plaisir ). Ce qui est gênant, c'est ce besoin de tout juger en permanence, il faut de tout pour faire un monde... ( de non clones ) Je pense que tout le monde en est capable, mais qui le veut? C'est comme la vérité, il parait que toute vérité n'est pas bonne à dire, et encore moins à entendre, une fois, sur une émission, une femme trompée débattait et avoua qu'elle aurait préféré ne pas savoir, cela l'aurait moins fait souffrir! Je peux également te dire, ayant deux ados à la maison, qu'ils sont très friands de l'apparence, tant vestimentaire que comportementale, et qu'ils sont demandeurs comme leurs camarades, d'être une image agréable aux yeux des autres, plutôt que d'être eux même tout simplement, et qu'il est extrêmement difficile de discuter ouvertement de ceci, sans une levée de boucliers. Il semble donc, que les gens ne soient pas prêt à la culture en "pleine terre, vive". Les mots peuvent tuer, c'est une arme redoutable, comme une idée, elle se fraye un chemin inexorablement, conduisant au pire comme au meilleur. Les lunettes ne doivent pas être indispensable, puisque je t'ai lu et ça faisait sens, maintenant, est-ce que tu t'es dévoilée ici, seule toi en as le sentiment!
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Ah oui, je m'en doutais un peu, rétrospectivement.
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Il y a un lien effectivement avec la linguistique, et pourquoi pas à un niveau inconscient, les choses sont toujours plus compliquées qu'il n'y parait! Comme je te comprends mon petit Blaquière, bienvenue au club! Ni philanthrope, ni misanthrope, mais quelque part entre ces deux eaux ( ou CO2 si ça indispose )...
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Je ne suis pas certain que l'on puisse ramener ce mouvement à un de nos instinct de survie et/ou de reproduction, même très indirectement. Par exemple, l'amour n'est pas essentiel dans ces instincts ( qui se démarque de la séduction ), seul le résultat aveugle compte, d'un point de vue évolutionniste, mais pourtant c'est un sentiment primordial dans la vie de chaque individu, je crois que nous ne pouvons pas toujours nous appuyer sur une vision mécaniste pour expliquer ce que nous sommes. Les animaux supérieurs sont bien plus que la réunions d'instincts grégaires améliorés, il s'y adjoint une finesse, une conscience qui module de façon importante nos comportements, il n'est pas rare qu'une personne agisse par principe alors que cela contrarie sa nature, voire ses intérêts immédiats ou futurs, nous sommes capables d'aller au-delà du simple biologique, de transcender des réactions biochimiques, et notre psyché est la clef de la compréhension, il ne reste plus qu'à trouver le moyen de la décrypter, de la rendre intelligible, tant soit peu que le cerveau puisse se comprendre lui-même!?
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je défendrais même la thèse que peu importe la continuité étymologique, ou même d'un pedigree de l'origine des mots dans l'absolu, cela ressemble à un élan de curiosité pour les histoires en général, mais même si cela apporte quelque éclairage sur nos héritages culturels, pour ce qui est du langage comme vecteur d'informations, il n'est pas nécessaire d'avoir cet historique de fluctuation de sens ou de morphologie symbolique/sonore/syllabique/phonétique. Non, ce que je vois, c'est que les mots sont comme nos connexions neuronales, un immense réseau de liens et de noeuds, et que seul compte au quotidien, le sens qu'on lui prête pour et par le plus grand nombre d'utilisateurs, toujours dans l'idée de faire passer des idées, des expériences, des ressentis, d'une tête dans une autre, on pourrait même se permettre de créer ex nihilo un langage dépourvu de racine, et qui ferait sens pour les utilisateurs, et qui remplirait sa fonction première de communiquer, d'ailleurs dans un sens, c'est ce que font sommairement les interjections qui accompagnent les bandes dessinées. ***** Il semblerait qu'un linguiste ( Gareth Owens ) et un professeur de phonétique ( John Coleman ) auraient réussi à déchiffrer le nom d'une déesse sur ce disque de 3700 ans ( les deux faces sont inscrites ) qui résistait depuis 106 ans au déchiffrage, par contre je ne connais pas la méthode utilisée pour parvenir à ce résultat préliminaire, qui peut être remis en cause puisque ce n'est pas la première fois qu'il y a un coup d'annonce sur sa résolution... J'y vois une écriture imagée, et si la langue était avant tout sonore, l'écriture était surtout visuelle dans un premier temps, et il devait il y avoir des correspondances entre les images et des choses réelles, qui suffisaient à évoquer au lecteur la signification de ces écritures, du moins pour les initiés ( comme avec les interjections )!
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Je me permet de compléter ma réponse précédente, qui pourrait encore donner une vision erronée de mes attentes, en effet, si je défends la recherche du vrai, puisque le mot vérité n'avait pas le même sens pour nous deux, je n'en fais pas un objectif en soi, une sorte d'auto-suffisance, mais uniquement un moyen d'aller à un but, celui de la compréhension, et je pense que la vérité est un moyen efficace d'y parvenir, tout comme le langage est un moyen efficace de communiquer pour échanger des idées, sans que ce moyen soit une finalité en soi non plus, puisqu'il a d'autres façons de communiquer, comme il y a d'autres manières de tendre vers la compréhension, telles l'intuition, les hypothèses, les conjectures, les analogies, etc... Le "tout un chacun" est à propos, puisque nous sommes tous constitués sur le même schéma, et avec un peu de la bonne volonté, de l'honnêteté, tout le monde, indépendamment de son érudition, de sa condition sociale, de sa culture, de ses capacités cognitives, etc..., peut reconnaitre une vérité, à condition qu'elle ne soit pas masquée ou pervertie par quelques subterfuges, et pour reprendre mon exemple, est-ce qu'un homme a trompé sa femme alors qu'ils s'étaient jurés fidélité? Si nous pouvons accéder à l'historique des comportements de cet individu, il ne fera de doute pour personne qu'il lui a été infidèle si il a eu effectivement une relation sexuelle avec une autre femme que la sienne. Ce qui me laissait dire, que DdM ne peut pas soutenir sincèrement se fiche de la vérité, tout en étant sensible aux notions d'étique et de morale humaines, c'est antinomique, puisque pour savoir ce qui est bien ou moins bien, il faut pouvoir comparer objectivement les choses, un mensonge ou une falsification ne peuvent pas rendre service dans ce but des bonnes moeurs, sinon tout serait bâti sur du sable mouvant, et rien ne pourrait être dégagé comme principe.
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Doit-on en conclure, que puisque nous pouvons mesurer l'activité du cerveau à quelques centimètres lors d'un encéphalogramme, ou quelques dizaines de centimètres lors d'un IRMf, que notre conscience est délocalisée aussi?
