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deja-utilise

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Tout ce qui a été posté par deja-utilise

  1. Bonjour Zenalpha, je crois qu'il y a eu mal donne, j'ai dû mal m'exprimer car tu ne réponds pas à ce que j'ai soulevé, et pour éviter de trop dériver, j'en reviens au point de départ de mon intervention sur ton commentaire. Je ne suis pas certain de bien comprendre l'analogie. Savoir si la philosophie est affaire de tous, concerne tout un chacun et qu'elle a une incidence sur tous, sont des questions qui s'inscrivent pleinement dans la philosophie ! Comme de savoir si les mathématiques sont cohérentes ou si il est possible de construire une axiomatique qui produirait tous les résultats déjà découverts, c'est-à-dire que la mathématique s'interroge sur elle-même, sur ses fondements. Dans les deux cas, il a comme un retournement, une mise en miroir, où l'on contemple l'objet et on se questionne à son sujet, plutôt que de s'en servir, pour ma part on ne sort pas de l'activité en question, il en serait de même, d'un politicien qui se demanderait en quoi la politique concerne chaque individu, si il est en mesure d'en faire bon usage, de l'appréhender, etc... et non pas simplement appliquer les préceptes de la politique pour diriger un peuple ou conduire une nation, ce personnage politique ferait encore de la politique en se questionnant ainsi. Les mathématiques sont le langage des sciences dures ! Elles ne sont qu'une abstraction/purification de pans de la réalité, à ce qui est commun à des objets différents, comme la gravitation est commune à tout objet massif, le tout débarrasser des considérations ennuyeuses, locales, accidentelles, ce qui fait que, lorsque ces dites considérations particulières s'estompent, les mathématiques recollent à la réalité, tel que cela se produit dans l'infiniment petit, qui constitue un milieu isolé et presque pur d'interactions " nuisibles ". Il n'y a donc rien de bien magique là-dedans, au contraire c'est très logique ! La mathématique est concomitante à la réalité, au même titre que la physique, la dernière est une modélisation quand la première est une abstraction, du même objet qu'est le monde, l'intuition ne peut pas se développer indépendamment de l'expérience, elle-même pleinement issue du monde sensible ( n'importe quel humain maintenu en vie et privé de toute expérience sensible, depuis sa naissance, en étant enfermé dans une pièce indolore, incolore, inodore, insipide et insonore serait incapable de découvrir le moindre concept mathématique, aussi simple soit-il, comme l'addition, ou même la découverte encore plus triviale que 1 et 1 font 2 )
  2. J'ai également lu tes interventions ultérieures en réponse aux autres forumeurs, ce qui m'a permis de mieux saisir ce qui te bouleverse, je pense, et que je ne remets pas en cause sur les effets ou les constats que tu en fais ! Là où je ne te suis plus c'est par les explications causales que tu fournis pour expliciter la genèse de ces travers, alors qu'il m'apparait que ce n'est pas un problème de bonne conscience, de jugement ou d'identité, mais en un seul mot, c'est une question de mentalité ! D'esprit colonialiste hérité s'exprimant moins ouvertement qu'autrefois, mais on peut dire avec la même ferveur en fin de compte, une mentalité donc de colons ou de sentiment de supériorité, oui ! Cette mentalité de sentiment de supériorité asservit le jugement pour s'auto-justifier, pour créer une scission au niveau d'une nation ou d'un continent, entre ceux qui en sont et les autres, comme n'importe quel individu est en mesure de le faire à son niveau, de catégoriser, ce qui s'apparente à une identité certes, mais en droite ligne de cet état d'esprit arrogant, et qui se transmet de génération en génération comme tout autre trait culturel malheureusement, ensuite par " bonne conscience " dans ce royaume de suffisance, on s'invente un devoir de remettre les autres dans le droit chemin, de les transformer en quelque chose de semblable, et si ils refusent ou montrent de la résistance, les premiers estiment qu'il est de leur devoir d'y conduire, forcer ou contraindre les seconds pour leur bien, puisque comme tout esprit dogmatique, seule sa position est digne d'intérêt et à plus de valeur que les autres. Autrement dit les éléments que tu penses être à l'origine des effets observés, ne sont que des outils ou facultés de tout être humain mis à profit par et pour une autre instance, que j'ai appelé la mentalité de colons ou de sentiment de supériorité, qui elle-même dérive de celle qui nous démarque des autres animaux, la pulsion de domination originelle, elle qui nous aura tant éloigné du reste de la faune: de la quiétude, de la paisibilité ( hors conditions de survie/subsistance ). L'humain ayant 3 caractéristiques singulières: une curiosité indéfectible, un désir de domination sans borne et une insatiable insatisfaction, tout ceci le poussant à tout ce qu'on lui connait dans tous les domaines où ils s'aventurent, par exemple notre orgueilleuse technologie ne serait pas ce qu'elle est sans ces 3 ingrédients overdosés, nous en serions sans aucun doute au même niveau qu'un gorille ou qu'un chimpanzé...
  3. Bonjour Chapati, j'attaque par ce petit bout, juste pour te montrer qu'entre nous c'est bien souvent un problème de vocabulaire - j'anticipe toutefois sur la suite en disant que je commence à saisir ce que tu pointes du doigt, simplement en substance, tu n'identifies pas, selon moi, les bons coupables sur les causes pour expliquer les effets ( i.e.: jugement, identité et bonne conscience ) - ce qui m'embrouille à chaque fois, m'obligeant à décrypter ce que tu dis, comme par exemple: motif: " A.− Élément d'ordre (généralement) mental qui incite à agir ou, selon le cas, à réagir (en fournissant, le cas échéant et à posteriori, une justification de l'action ou de la réaction) " Ceci dit, je vais pouvoir revenir ce que tu dénonces...
  4. Pourquoi pseudo ? Estimes-tu par exemple que les considérations arithmétiques seraient inférieures à celle topologiques ou sur les graphes, si nous étions en train de nous questionner sur a^n+b^n=c^n, avec a, b et c entiers, et n > 2 ? Le raisonnement n'est-il pas ce qui prime, plus que ce sur quoi porte celui-ci ? De même en philosophie, la recherche de la vérité est-elle affaire de complexité pour avoir une valeur, d'être digne d'intérêt ? Qu'y a t-il à comprendre au travers de ces vidéos ? Hormis des critères propres à la science pour définir ce qu'est une science ( expérimentale ) ? De plus je réitère, une science ( un ensemble de savoirs et donc de compréhension ) n'est pas nécessairement quantitative, elle l'est essentiellement pour des raisons utilitaristes, c'est-à-dire applicatives ou faire des prévisions. http://www.cnrtl.fr/definition/science
  5. Peut-être serait-il bon de se demander pourquoi l'homme juge, et ce quelque soit sa position géographico-culturelle ? Je peux donner un premier élément de réponse qui me semble prépondérant, le jugement est ce qui permet de catégoriser ce qui est ami et donc vers qui/quoi on pourrait se rapprocher, de ce qui est ennemi et donc ce que l'on rejette ou évite, ce n'est donc pas une question de savoir si on est paumé par le nihilisme ou ce qui nous est propre/singulier, i.e. notre identité. Dans la même veine, ce qui est bon gustativement n'est pas pas d'ordre identitaire non plus, dans le sens où on ne mange pas ce qui nous plait pour marquer notre identité, mais à cause d'un fait culturel et donc d'habitudes, néanmoins, notre palais est partie-prenante de savoir si l'effet en bouche est positif ou négatif, dit autrement comestible/plaisant ou toxique/déplaisant, au même titre que le jugement effectue un tri entre amical/attractif et hostile/répulsif. Cela renvoie à une conversation que nous avons déjà eu, personne ne peut penser sans se représenter les choses, tout souvenir est déjà une représentation d'une sensation, et que dire de notre langage, qui n'est donc qu'un simulacre de la réalité mémorisé et encodé sous forme de symboles ou de sons ! Le seule façon de faire, serait de faire totalement abstraction d'états antérieurs, de sentir l'instant présent, ce qui serait contradictoire avec la moindre réflexion ou ébauche de pensées... Dans le même registe, qui pourrait bien agir sans motif, raison ou intention ? Et puisque chaque action ne peut que s'inscrire dans une suite d'évènement causaux, on peut toujours en revenir à une étape précédente pour expliquer, " justifier " l'aboutissement, n'importe qui peut le faire, qu'il soit critiquable ou pas, puisque soumis à l'inévitable causalité temporelle. Si je me lève de la chaise c'est que j'avais une raison, si je vais boire c'est que j'avais soif pour motif, si je suis ici à discuter avec d'autres êtres humains c'est que mon intention est de progresser sur ma compréhension du monde, il y a donc toujours une motivation quelconque au départ de mes actions, c'est incontournable. Une action est bonne ou mauvaise suivant des critères subjectifs, spécistes et arbitraires, ce qui complique sérieusement la tâche lorsque l'on veut trancher pour un camp ou pour un autre, lorsque l'on est loup, on n'est pas nécessairement dans le mauvais chemin, pas plus que si l'on est mouton, le Bien, le Mal, sont des notions intimement sociales, et donc relatives aux moeurs de la communauté, il n'y a pas d'absolu, et donc un individu peut décider de rompre le contrat social, et faire en sorte que son bien ne soit pas celui du groupe, rentrant en conflit d'intérêts, ce qui signifie que du point de vue de l'individu, il s'efforce d'être sa propre nature, et d'un point de vue sociétal, cet individu est hors la loi commune. Tout dépend là-aussi du point où l'on se place. La bonne conscience recherche la paix intérieure, de ne pas être en conflit avec la communauté directement ou de manière anticipée par les règles intériorisées, voire sa propre éthique: Paix du soi social. Le jugement, comme dit au-dessus, c'est la possibilité de faire un tri, " bon " ou " pas bon " grossièrement, pour soi: Trier/Jauger. L'identité est une construction complexe entre des aspirations individuelles et des contraintes sociales, ainsi que des envies suscitées ou des modèles qui inspirent le mimétisme, le tout s'appuyant sur un pedigree: Notre singularité. J'avoue ne pas bien comprendre, comment tu fais pour glisser des uns aux autres d'emblée !? Même si je me doute que toutes les facettes de notre personnalités sont connectées/corrélées, je ne suis pas sûr que l'on puisse faire des implications aussi simplificatrices, personnellement j'y verrais un effet de renforcement lié à des biais ou des expériences futures, lors d'un premier jugement provisoire, lui même stimulé par une foultitude de paramètres directs et indirects y compris mnésiques, du coup, l'articulation que tu opères me semble forcée, non ?
  6. Bonsoir Tison, il est vrai que Confucius ne s'est pas fait seul, je m'en suis rendu compte juste après avoir posté le message, mais je n'ai pas souhaité modifier celui-ci alors qu'il était encore éditable, tout bonnement en utilisant le même site et en me penchant sur les citations répertoriées de Lao Tseu, dont certaines étaient très similaires, ce qui ne pouvait pas être une coïncidence à 40 ans d'écart. Je sais que tu en sais bien plus que moi sur ce genre de considérations, et te crois sur paroles quand tu me dis qu'il avait bien fouillé la culture environnante, ce que je n'avais pas vu venir puisque assez ignare dans ce domaine. En revanche et presque en toute logique, il doit bien il y avoir un premier penseur qui a initié le processus, dont d'autres se seront inspirées plus ou moins, et par un jeu de cascades irriguer plusieurs générations, non ? Quand certains se seront parallèlement construits seuls, en auto-didactes, terme, cela-dit en passant, que nous devrions réinvestir méliorativement après être tombé à l'abandon je pense, tout comme par exemple il y a eu plusieurs foyers d'émergence de la mathématique, que ce n'est pas affaire exclusive de transmission ou de continuité, mais également de spontanéité, comme ce peut être le cas en art musical aussi, élaborer des mélodies/musiques à partir d'instruments improbables ou inventés, et ce sans parcours initiatique !? Ce que je résume volontiers par " état d'esprit ", celui de la philo, de la science, du sport, des maths, d'un art, etc... C'est quelque chose que l'on découvre en nous, non qu'on introduit ou alors avec la même efficacité que de faire avancer une mule, enfin c'est comme ça que je le perçois, très clairement qui plus est. Et je comprends le danger que tu soulèves, sur la dérive de facilité que l'on pourrait allègrement emprunter lorsque l'on n'a pas cette conviction évidence intérieure, et qui servirait à de mauvaises fins ou pour de mauvaises intentions ! Permets-moi juste d'ajouter, que la philosophie est aussi une pratique vivante, et pas uniquement tournée sur quelque chose de couchée récemment ou lointainement sur du papier, comme nous le faisons en ce moment même, sous forme de discussions ou de dialogues ! C'est-à-dire par la " voix ", si je puis dire. En ce sens, on peut selon ce que l'on recherche, faire l'impasse sur l'écrit, même si dans le contexte actuel, c'est peu probable, car peu favorable pour renouer avec cette pratique antique, presque originelle, puisque le questionnement peut venir seul, mais aussi dans la " confrontation " ou la " dispute ", je pense. En tout cas, merci à toi,
  7. Il n'y a pas une si grande différence entre science et philosophie, la deuxième est tout autant expérimentale que la première, simplement, le mode opératoire n'est pas contrôlé et il n'y a pas de recherche quantitative, la quête de compréhension est donc similaire et s'appuie sur le monde sensible sans toutefois en diriger sciemment l'analyse en jouant sur des variables volontairement, et donc sans calcul d'aucune sorte, puisque le travail est avant tout qualitatif et passivement observationnel, contrairement aux sciences qui veulent absolument quantifier et être acteur des expériences. La philosophie est à l'interface des mathématiques ( procédés ) et des sciences ( le monde réel ), appliquée à l'humain dans son entièreté, dans son rapport à lui même ou ce qui constitue son environnement, ce qui est cohérent puisque c'est elle qui a accouché des deux autres, elle en est donc le point d'embranchement, d'hier et d'aujourd'hui. Quelle science ( au sens large, étymologique ) ne serait pas humaine ? Et donc non soumise aux biais de notre espèce !? La philosophie je le rappelle c'est la culture du doute aussi, et ce depuis l'antiquité avec les sceptiques, scepticisme qui n'aura jamais plus délaissé le philosophe par la suite... Les mots ne sont que des intermédiaires, ce que recherche tout un chacun c'est d'être en harmonie dans le milieu dans lequel il vit, en phase entre ce qu'il est au plus profond de ses entrailles et ce qu'il fait ou peut faire, et donc réduire toutes les ombres au tableau à néant, ce que les anciens appelaient le " souverain bien ", et que nous retraduirions pas être heureux ou le bonheur. Ce ne sont donc pas de simples symboles représentatifs qui sont l'étape ultime, mais bien d'entreprendre un voyage jusqu'à cette destination de béatitude, qui n'a rien de religieux, même si la finalité était la même en fin de compte, raison sans doute de son ( la religion ) succès planétaire et historique, tout le monde en recherche une voie d'une manière ou d'une autre... Le philosophe en passera par la méditation, le spirituel et par voie de conséquence, par l'entremise des mots, qui ne restent que des vecteurs, une étape, un(e) (auto)mobile à la pensée !
  8. @Tison et Confucius ! ( Est-ce que ça ne rappelle pas les maximes/sentences épicuriennes !? ) Est-ce qu'un individu, comme Jourdain qui ignorait faire de la prose, ne pourrait pas être un excellent philosophe non seulement sans s'en rendre compte, mais qui plus est sans être connu/célèbre, et donc dont on n'entendrait jamais parler, faute d'être révélé !? Je rappelle l'anecdote me concernant, si ça peut aider à faire le rapprochement, que tant que je n'avais pas ouvert de livre de philosophie, je ne savais pas que je faisais pourtant ce que n'importe quel philosophe fait, est-ce que cela me rendait moins digne de considérations ou de valeur sur mes compétences philosophiques, quand bien même je l'ignorais moi-même en ces temps-là ? Est-ce qu'un type au Pérou, qui court des jours durant pour je ne sais quelle raison tous les ans, n'est pas autant sportif que celui qui le fait sur un stade ou une piste dédiée lors d'une compétition, alors même qu'il ignore sans doute ce mot spécifique et toutes les déclinaisons de l'acte de courir ? N'est-ce pas juste un problème d'étiquetage, de nomination ( => nominalisme ) !? Ce n'est pas parce qu'un individu ne connait pas le mot " torture ", qu'il n'est pas en mesure de torturer quelqu'un ! N'est-il pas ?
  9. Oui et non, le contexte historique ne me parait pas indispensable, dans la mesure où je m'intéresse à ce qui est atemporel, à ce qui est " universel " ou perpétuel/caractéristique. En effet, si la philosophie d'un philosophe n'engage que lui, ne correspond qu'à cet unique individu, on perd tout l'attrait de la philosophie selon moi, si elle est également réduite à un fait historique, elle égrène aussi de son charme et de sa force, pour ne pas dire qu'elle est tout bonnement dénaturée. L'intérêt réside alors selon moi, dans l'émergence de l'idée ou du concept, c'est à dire dans sa genèse particulière, ou dit autrement dans la réduction de la curiosité historique de son apparition, c'est donc une approche connexe à la philosophie elle-même, à dimension sociale/historique/humaine, non en droite ligne de la connaissance et de sa critique. Ce serait de même le cas, pour la science et la découverte de tel ou tel phénomène, dans la cadre de l'histoire des sciences ou dans une biographie, de connaitre l'historicité et l'évolution des savoirs jusqu'à la naissance de la loi, ce qui n'est absolument pas indispensable pour prendre connaissance de cette loi, directement ou dans un registre expérimental différent avec d'autres chercheurs par exemple. Connaitre, utiliser et faire quelque chose de la loi est indépendant de son apparition singulière, le processus intellectuel scientifique avec la loi en poche ne souffre pas de l'impasse sur son origine et le contexte socio-culturel de sa mise en évidence. Il y a une énorme différence entre des philosophes du passé et ceux contemporains, c'est le temps ! Puisque le temps permet un recul, de faire le tri, de ne retenir que ce qui est pérenne ou pertinent, et donc de retenir les textes philosophiques ayant une portée significative, non ceux anecdotiques, aléatoires, chimériques, étriqués, biaisés, intéressés, éphémères, mauvais, localisés, personnalisés, hors-sujet, etc... Imaginons un instant que nous soyons perdus, ce qui est somme toute un peu le cas en tant que penseur, nous cherchons donc à savoir, en l'occurrence où nous sommes et accessoirement où nous devons aller, et bien si notre regard se fige sur le sol à nos pieds, ce ne sera que peu d'utilité, si nous regardons autour de nous ce qu'il y a de plus immédiat, il n'est pas évident que nous parvenions à nous rendre compte où l'on est, en revanche si nous avions la possibilité de nous éloigner, de prendre de la hauteur ou de contempler une plus grand étendue y compris l'endroit où nous étions avec en ligne de mire des point connus, alors nous n'aurions que peu de mal à savoir où nous sommes, ceci a réclamé de nous extraire du lieu présent pour mieux cerner notre position par rapport à ce qui est connu, de même dans la réflexion ou la méditation philosophique, être au coeur même de l'action quotidienne nous empêche d'avoir une vision suffisamment globale, il faut d'une manière ou d'une autre s'extirper du centre pour pouvoir voir en tant qu'observateur et faire des liens plus sûrs entre le passé, le présent et l'avenir, comme il était plus certain d'en faire géographiquement avec l'éloignement spatial, quand nous ne savions pas où nous étions et où nous diriger. On (je) peut avantageusement laisser Spinoza où il est, justement ! Avec la somme de savoirs amassés par différents leviers, je peux facilement dire que certains penseurs ne sont plus aussi intéressants qu'ils ont pu être en leur temps, et encore je suis gentil, voir même totalement " has been ", et celui-là en fait parti, comme la grande majorité de ceux du moyen-âge et de l'âge classique, prisonniers de la scolastique ou de considérations théologiques étrangères à la quête de savoir et bien savoir de la philosophie, depuis que Pythagore a inventé ce mot. En philosophie comme en science il faut savoir trier le bon grain de l'ivraie ! Je n'ai pas dit que je ne n'y viendrai jamais, mais d'une part ce sera après avoir revécu la chronologie de la pensée philosophique et d'autre part, sous le joug de la science à qui il faut aujourd'hui rendre compte, sans raconter des âneries ou être victime d'élucubrations, ou plus simplement faire des spéculations gratuites. Je ne doute pas qu'ils réactualisent les mêmes problématiques avec les contraintes actuelles, mais tout d'abord, il n'y a rien de bien nouveau si ce n'est mettre au goût du jour de vielles craintes ou griefs, et de plus, puisque nous sommes tous des contemporains, et donc j'en suis un aussi, je peux tout bonnement faire usage de mon cerveau sur les sujets d'actualité qui me stimulent, et y apporter mon propre éclairage, qui ne sera sans doute pas pire que celui d'un autre, car n'oublions pas tout ce petit monde de chercheurs qui pourtant très sérieusement racontent n'importe quoi, que ce soit en médecine, en économie ou en sciences humaines par exemples, alternant d'un extrême à l'autre ou en défendant des théories foireuses; comme qui dirait, on est jamais mieux servi que par soi-même... ( Et ça n'a rien de prétentieux, car la confiance ça ne va pas de soi pour ma part, vérifier/jauger par soi-même est un minimum syndical ! ) Bonne soirée, D-U
  10. Bonjour Claire, Tu fais une analogie entre l'intellectuel et le " manuel ", je n'en vois pas d'inconvénient, toutefois il faudrait sans doute ne pas... s'emmêler les pinceaux ! En effet tu pars du " manuel " pour dire qu'il a le devoir de garantir la solidité de l'édifice, ce que je t'accorde, et bien en toute similitude l'intellectuel a aussi le devoir d'assurer la solidité de sa construction spirituelle, et on voit bien qu'il n'y a pas là de nécessité à ce qu'un observateur comprenne ou puisse imiter ce qui a été édifié, puisque tu laisses bien entendre que la primauté est donnée, par un tiers individu, à la solidité, non de transmettre une compétence, ni de rendre intelligible les rouages internes de la construction, uniquement de jouir/user du résultat si je puis dire. Or la philosophie n'est certainement pas un savoir-faire qu'il faudrait s'approprier, ce serait un peu comme de vouloir se saisir des émotions d'un film ou d'une musique pour les mettre dans des fioles, on pourrait certes trouver des artifices qui les provoquent, mais ceux-ci finiraient par ne plus produire l'effet escompté si ils devaient être rejoués stricto sensu ! Non, il faut être acteur de l'émotion, acteur de la philosophie, trouver en soi ce qui déclenche ces états, et non pas rechercher simplement à mimer les effets, autrement dit vivre les causes, et ceci, ça ne s'enseigne pas, ça se découvre, pour soi-même et par soi-même, comme personne ne pourra nous communiquer/donner l'amour ( d'amoureux ) qu'il détient envers telle personne, c'est à nous d'en trouver la clef, l'étincelle pour une autre, en revanche ce qu'autrui peut nous dire, c'est nous faire part de son existence, mais pas nous l'inoculer, même si on est désireux d'en être. Pas plus que l'art artistique ou la dextérité footbalistique ne peuvent se transmettre directement entre personnes, il faudra expérimenter soi-même plus ou moins longtemps, assidument, intensément pour obtenir plus ou moins de réussites. Il est loin d'être interdit de trouver sa propre voie vers la connaissance, c'est même fortement recommandé, en effet il sera fréquemment plus profitable au jeune mathématicien de trouver par ses propres moyens la preuve de tel théorème/résultat que de se contenter de suivre les pas d'un autre, peu importe comment il ( le prédécesseur ) s'y est pris dans l'absolu, la question qui demeure en fin de compte, c'est de savoir s'il l'on aboutit au même endroit, à la même chose, si l'on est donc d'accord avec la conclusion, de même en philosophie, on peut effectivement suivre les traces d'un prédécesseur, mais il me semble bien plus prégnant de savoir si au fond nous sommes d'accord sur ses dires/écrits, si de notre côté nous en arrivons au même point, voire même, soyons ambitieux, de dépasser ce premier jet, les limitations inévitables à toute ébauches, etc... Nous ne sommes pas des conducteurs qui suivons une route pour arriver à " bon " port, mais plutôt des aventuriers qui entendent parler parfois de merveilles que nous voulons découvrir, et si elles sont bien si exceptionnelles que ça, ou si toutes ont été mises à jour le cas échéant ! Voilà comment je considère les pérégrinations philosophiques... Autrement, j'appelle cela de la moutonnerie intellectuelle ! Dans l'espoir d'avoir été suffisamment sage/paisible dans ma réponse, car mon intention n'était certainement pas de te chagriner ou pire, bien au contraire...
  11. deja-utilise

    La psychanalyse

    http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-les-origines-de-l-autisme-27748.php http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-les-miroirs-brises-de-l-autisme-19244.php http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-autisme-la-piste-de-la-flore-intestinale-37783.php http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-une-piste-pour-soigner-l-hypersensibilite-des-autistes-33616.php http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/18174-Autisme-les-soins-precoces-des-parents-reduisent-les-symptomes
  12. Il faudrait sans doute que tu précises dans quelles conditions, ça devient un devoir !? Par analogie ( une seule pour Tison, avant l'écoeurement ), un excellent joueur de football n'a pas le devoir de rendre compréhensibles ses actions, autrement dit de faire en sorte que n'importe qui puisse l'imiter, les reproduire, c'est une possibilité non une obligation, puisque ça tâche première est de savoir jouer collectivement et faire gagner son équipe, voire produire un " beau " spectacle au public. Le fait d'être doué quelque part, n'implique pas le partage, ni même d'en faciliter le transfert, il en va de même pour l'intellectuel, sauf si il est effectivement dans une situation d'échange, d'entraide ou pédagogique ! Qui sont justement les conditions évoquées au départ. Ce que j'appelle l'expérience, et que j'ai également abordée par métaphores interposées, sur ce point nous sommes d'accord.
  13. Bonjour Dompteur, J'ai aussi l'impression que les individus ont ou sont globalement ce qu'ils souhaitent être, puisque dans le cas contraire, la tension serait d'autant plus importante qu'ils s'en écarteraient, les conduisant à débourser les efforts nécessaires pour arriver à leurs souhaits. Il y aurait comme une force de rappel, un effet ressort interne, qui les poussent de toute manière dans une direction privilégiée, celle du minimum de stress ou d'anxiété, refusant ce qui n'est pas eux ou ce qu'ils ne veulent pas faire, et au contraire accentuant sans cesse ce qui les motive, en fin de compte les gens sont d'une manière ou d'une autre ce qu'ils aspirent à être: celui qui aime " faire la fête " trouvera le moyen d'être de la partie, celui qui ne pense qu'à l'apéro ne peinera pas à trouver d'autres aficionados, l'homme ou la femme qui veut profiter du système en fournissant le moins possible de sa personne trouvera la combine pour y parvenir ou s'en rapprocher suffisamment, celui qui veut se faire connaitre en tant que figure politique ou artiste, arrivera à mettre les doigts dans l'engrenage de toute façon, le voleur ou le prédateur financier mettrons tôt ou tard la main sur la voie qui les préoccupe depuis toujours, nous ne faisons que répondre à notre nature par tous les moyens possibles et imaginables, je ne suis pas persuadé qu'ils haïssent ce qu'ils tendent à devenir ou à faire, en revanche ce qu'ils fuient/réprouvent ne sont autres que les entraves à leur jouissance, à ce que tout leur être les pousse à avoir ou à accomplir. Et pourtant, vu l'engouement pour le high-tech, la médecine au-delà du nécessaire, les voyages planétaires par la multiplication des transports à moindre coût, et tout autre produit industriel, etc..., on ne peut pas dire que les individus aient réellement tourné le dos à la science ou à sa petite soeur, la recherche appliquée ! Ils sont devenus méfiants et exigeants, parce qu'il y a du choix, un choix sans précédent, et abordable ou accessible, de surcroit un accès à l'information, bonne comme mauvaise, bref une nature artificielle de consommateur aguerri, puisque de nos jours tout se consomme et suit le mouvement du client roi, instaurant un état d'esprit nauséabond ! Bibi ! Oui, j'ai des gènes d'idéaliste, je crois, de perfectionnisme: de croire en des valeurs, des idées alors que tout, autour de soi, ramène inexorablement dans la mélasse, dans l'à-peu-près, dans la muflerie, dans l'hypocrisie, dans le mensonge ou le déni, dans l'utilitarisme, dans le profit, etc... Faire d'une certaine manière uniquement parce que l'on pense que c'est ce qu'il faut faire, de plus juste, de plus adapté, de plus authentique ou sincère, que c'est ce que la situation réclame, que c'est ce qu'il y a de mieux compte tenu des informations disponibles, et ce, au mépris parfois de ses propres intérêts immédiats ou futurs ! Ce n'est pas un simple combat d'idées, mais bien une quête d'étique esthétique, c'est-à-dire bien au-delà du pragmatisme/matérialisme...
  14. Au vu de ce que tu m'écris, j'ai peur que tu aies mal interprété le contenu du résumé, en effet, celui-ci est découpé en trois parties " historiques ", la première qui fait justement référence à une évolution comme tu l'entends, la plus ancienne, la seconde partie qui traite des équilibres ponctuées, à une époque intermédiaire, et enfin, la dernière, tout récemment, qui nous enseigne que l'évolution peut être disruptive, celle dont je me réclame plus volontiers, sans rejeter complètement les deux autres plus anciennes. J'ajoute également, que les biologistes, essentiellement ceux de la génétique, ont montré également que tout le règne du vivant est soumis au transfert de gène horizontal et non plus exclusivement vertical, comme on le pensait encore très récemment pour les eucaryotes, dont nous faisons partie. Ce qui veut dire que l'on peut acquérir brutalement des gènes, sans accumulation progressive ( même si selon moi plus l'organisme est complexe, multi-pluricellulaires si j'ose dire, moins l'impact a des chances de révolutionner l'être en question, faisant sans doute preuve d'une certaine inertie globale ). ( Pour la science novembre 2016 dossier spécial microbes ) De plus je rajoute aussi, que la notion même d'espèce prête à confusion, dans la mesure où nous même serions fort dépourvus sans notre microbiote intestinal, qui pourtant possède plus de microbes que de nos propres cellules ! Eux justement qui sont les champions des transferts de gènes horizontaux, ce qui ne peut pas être sans conséquences sur l'hôte. Mais aussi, je peux rajouter que l'épigénétique n'est pas en reste, pour nous montrer qu'en une seule génération, il peut il y avoir transmission de caractères acquis, entre autre la résistance au stress ou l'asociabilité chez les rongeurs en premier lieu. Tout ceci renvoie à l'endosymbiose passée ou symbiose présente. Je comprends tes réticences, même si au début je parlais plus facilement de brisure, de bifurcation, de changement, ou même de rupture, par synonymie langagière j'ai employé le terme " discontinuité " qui laisse effectivement quant à elle mathématiquement entendre un saut, comme illustré sur la figure, plus à même de reproduire l'évolution elle-même par endroits, si à un moment j'ai parlé de "marche ", dans le libre-arbitre, c'est avant tout sur les conséquences qualitatives, par sur le processus lui-même à l'oeuvre dans l'individu, qui semble-t-il, ne peut lui ( l'individu ), qu'exhiber au mieux une variation brutale de direction ( la bifuraction dont je parlais au-début ), c'est-à-dire, puisque l'on est dans les maths, que c'est la dérivée ( de la courbe représentative ) qui est réellement discontinue, avec saut donc. Je me suis sans doute maladroitement exprimé, engendrant cette confusion, entre le déclic intérieur et les effets extérieurs, le premier exprimant un changement de voie, de direction, et le second un saut, une marche entre l'avant et l'après cet évènement intérieur: Par exemples, dans d'autres registres, il y a un saut bien net également, lorsque l'on apprend/découvre la supercherie du père-noël ( que les âmes sensibles s'abstiennent de sombrer dans le désespoir ), que l'on devient parent ou encore que l'on subit un accident ou attrape une maladie invalidants, en effet les évènements se sont bien succédés continument, mais les effets eux ont produit une rupture entre l'avant et l'après de la situation singulière. Pour la continuité de l'évolution, j'en ai retouché deux mots dans le premier paragraphe, c'est une vision dépassée, de plus dans le même dossier de la revue, si ça t'intéresse, il est fait allusion justement à cette approche, où l'arbre du vivant darwinien fait place à un réseau, à cause justement des transferts horizontaux, mais également à la fusion de tout ou partie de cellules en une seule, les endosymbioses, ainsi que les symbioses. Comme je l'ai déjà mentionné dans cette rubrique philo, le monde est toujours plus compliqué que ce que l'on veut bien imaginer à son encontre, et une fois de plus, cette maxime se vérifie ! Mon approche n'exclue pas la tienne, selon ce que tu en résumes au-dessus, je dirais plus volontiers que c'est un minima, et lorsque cette liberté en vient à créer quelque chose, qui n'existe pas à l'état de nature, ou sans inspiration directe de celle-ci, c'est-à-dire par mimétisme, alors on entre dans une nouvelle " ère " celle du libre-arbitre, qui semble rejoindre ce que tu entends finalement de ton coté par liberté tout court. On pourrait dire et abréger que " ma liberté " est analytique ( découpée en sous-unités ) alors que la " tienne " est synthétique ( elle forme un tout ).
  15. Chapati, premier point, nous avons été amené très récemment à nous prononcer sur l'acceptation des CGU lors du passage à la version 5 de forumfr, dont je rapporterai ci-dessous l'extrait qui te concerne, pour pouvoir profiter des services du site. Deuxième point, que tu aies pris sur le topic de la psychanalyse certaines liberté envers cette forumeuse, me laisse dubitatif et circonspect, mais que tu prennes cela pour une habitude, je ne te cache pas que ça me choque, toi qui viens de redire sur ce topic-ci que les gens ne cherchent pas à se comprendre, tu illustres parfaitement ce que tu maudis... Je t'invite à faire preuve de plus de retenue dans tes commentaires, car derrière nos avatars, il y a de véritables personnes, si je dois le rappeler. Donc ( http://www.forumfr.com/conditions.html ): L'utilisation des forums ForumFr, en tant que membre ou simple utilisateur, implique l'adhésion entière et inconditionnelle aux conditions ci-dessous. ... contenir aucun caractère diffamant, ... Le flood (Exemple: les messages objectivement inutiles, tel le hors-sujet et les messages personnels) et le troll (Exemple: un avis non construit ne dépassant pas une phrase dans un sujet de débat ou autre message destiné à faire dériver une discussion) sont strictement interdits en dehors de la rubrique appelée Asile et ses sous-rubriques. Tu es quelqu'un d'intelligent, tu comprendras aisément, merci à toi.
  16. Je t'avoue ne pas m'intéresser aux philosophes contemporains, car comme déjà dit, je suis presque sûr qu'ils sont empêtrés dans des considérations locales, temporelles et géographiques, biffant selon moi en grande partie ce qu'ils peuvent bien avoir à dire, hormis peut-être des approches sociéto-historiques futures, c'est un peu comme si un joueur de foot voulait, en même temps qu'il s'adonne à son activité, s'exercer à commenter le match, auquel il participe, objectivement ! Cette objectivation a un prix, celle de vivre en grande partie en marge de la société - comme le commentateur de foot est en dehors du match, sans pour autant en être indépendant, connexion pourtant nécessaire pour avoir le moindre intérêt ou la moindre possibilité de s'y pencher - de même on ne peut pas s'extirper complètement de la société que l'on étudie, sinon on la perd de vue en même temps, on se retrouve déconnecté de sa réalité, il faut donc être à la fois en lien avec elle, si on veut pouvoir y porter un regard, en même temps que de ne pas y être au coeur, pour s'affranchir/soustraire le mieux possiblement du fort courant en son sein. ( 1er critère de validité de la sociologie mais appliqué à la philosophie ) Je ne peux donc pas répondre à ton interrogation, si ce n'est en mon seul nom ! C'est une lutte de l'intérieur que tu proposes si j'ose dire, avec les mêmes armes de la société que l'on cherche à combattre, c'est à mon sens périlleux, comme ça l'est également, ou plutôt utopique, de penser que le corps politique se guérira de lui-même, de l'intérieur, pour ma part, je pense plutôt que le salut viendra d'une action extérieure, d'une minorité, qui aura su se faire entendre quand les facteurs seront réunis, c'est pourquoi des penseurs indépendants, désintéressés ( sans conflit d'intérêts ) ont un rôle significatif à jouer, mais pour cela, il faut qu'ils puissent se faire entendre par des âmes pas encore trop ruinées ou perverties par le système global, il n'est pas exclu et il est même fort probable que ce ne seront que les générations à venir, qui auront pris connaissance de ces nouvelles visions, qui permettront ce basculement, nous ne pouvons au mieux qu'avoir un rôle de précepteur pour les futurs habitants ou dirigeants, ceux déjà engagés ne peuvent pas révolutionner leur habitudes si une force extérieur ne les y conduit pas, et donc de manière plus ou moins violente/agressive. Je me garde bien de souhaiter ce qui n'est a priori pas réaliste LouiseAragon, vouloir la paix, n'est pas dans la nature de l'Homme ou de tous les hommes, l'Histoire n'est qu'une suite de conquêtes, de soumissions, de destructions, de massacres, de guerres ou de conflits , il m'apparait fort peu probable que l'on puisse contourner directement ce problème, sans en produire de nouveaux, comme l'addiction au jeu et autres substances euphorisantes, voire de recherche de sensations fortes, bien que le sport soit une piste fort intéressante à ce sujet, mais peut-être pas généralisable à l'ensemble des populations actuellement. L'humanité est une éternelle adolescente, il me parait trop précoce de vouloir l'assagir, mais de préparer le terrain me semble un bon début, à défaut de résultat immédiat... À une période où la personne est reine ou la collection des moi toute puissante, je ne vois pas, et ne cherche pas à savoir, comme dit au-dessus. Comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, il faut tout d'abord que les mentalités évoluent en ce sens, ensuite les choses iront d'elles-mêmes, c'est donc avant tout un problème éducationnel, et il se pose la délicate question de qui formera ses futurs esprits, et les modalités pratiques de mise en oeuvre: c'est loin d'être trivial, c'est un phénomène complexe et compliqué soumis à d'innombrables paramètres dont il parait illusoire de tous les maitriser, il y a donc malheureusement un facteur chance incompressible, autrement dit cela peut aller dans le bon sens, comme dans le mauvais, c'est le résultat collectif de toutes ses volontés individuelles pondérées qui déplacera le centre de gravité de l'ensemble, le mouvement brownien social en quelque sorte, et donc erratique par nature ! Dans ce jeu, le mieux à faire, il me semble, est encore d'oeuvrer soi-même pour un monde moins artificiel, et par mimétisme ou contagion, sporadiquement par prise de conscience, espérer que l'épidémie se mondialise et fasse pousser enfin à l'humanité ses premières dents de sagesse, enfin c'est une idée parmi tant d'autres, qui participe elle-même à ces mouvements dispersés et stochastiques incriminés... pas facile ! Le monde ( des humains ) peut bien marcher sans l'once d'une philosophie, ce n'est pas indispensable, c'est une possibilité pour sortir de notre incapacité à nous prendre convenablement en charge, et ( philosophie ) qui n'a pas besoin de l'aval de toute la population ou de tous les membres de la société non plus. On peut s'émanciper sans être philosophe ou lucide, juste de prendre de bonnes décisions dans l'intérêt optimisé de tous les habitants de la Terre et pas seulement celui clanique des hommes les plus riches ou les plus influents de la planète. La philosophie est une activité personnelle, sa vocation n'est pas d'être pour tous, comme la science peut l'être actuellement, de manière arbitraire cela dit en passant, elle peut être affaire de tous, si c'est le désir véritable et sincère de chacun, elle n'est pas un privilège ou un luxe, elle est potentiellement accessible à celui qui s'en donne les moyens, tous simplement, mais je crois plus volontiers que même si nous avions la faculté de la donner, de l'octroyer à n'importe qui, peu de personnes se bousculeraient au portillon pour s'en prévaloir, les individus sont obnubilés par bien d'autres considérations, que d'élever leur esprit, dans la seule perspective de comprendre pour comprendre !!! Les intérêts des gens ne peuvent pas souffrir d'intermédiaire, ils les veulent les plus immédiats, la philosophie ne se positionnant pas forcément comme cet intermédiaire profitable, cela explique le peu d'engouement pour cette activité, il n'y a pas d'autres raisons, comme un prétendu élitisme, c'est une fausse excuse, un faux prétexte, un faux procès: personne ne peut empêcher une autre de penser, et si cette dernière ne le fait pas, c'est qu'elle n'en a tout simplement pas décidé ainsi ! Pas plus que quelqu'un a la faculté d'empêcher une autre d'aimer, ce n'est tout bonnement pas en son pouvoir. La philosophie n'est pas ce qui se passe dans les bouquins éponymes, mais dans les ciboulots des penseurs !
  17. La science n'est plus qu'au service du progrès, d'où l'aphorisme Que science sans conscience n'est que ruine de l'âme ! Il est donc plus que jamais nécessaire que des philosophes se penchent sur l'orientation que prend l'humanité poussée par ses propres prouesses technologiques et autres savoir-faires, eux-mêmes soutirés de l'avancée des sciences. Par exemple, on peut se demander pourquoi vouloir tendre vers le transhumanisme, pourquoi ne pas avoir résister à la tentation d'utiliser l'énergie atomique comme une arme, qu'est-ce qu'il y a de bon en fin de compte à user à outrance de tous les gadgets high-tech, ou encore de communiquer toujours davantage à travers le déplacement de charges électriques plutôt que par vibration du son, ou pourquoi pas jusqu'à quel point lutter contre la vie et plus particulièrement le microcosme microbien ou encore d'accroitre sans cesse les rendements de temps, de production, les gains financiers, etc, pour quel but au final, enrichir une poignée d'humains au-delà de la déraison !? Chacun se réfugie derrière le technicisme, mais en faisant cela, nous nous oublions, nous nous perdons, en tant qu'être vivant, soumis aux lois de la nature, et plus particulièrement nous nous coupons de notre lignée de grands singes, nous empoisonnons donc autant notre environnement que ce que nous sommes, nous nous dénaturons, jusqu'à l'overdose prochaine... léthargique. Je refuse ce monde malade, malade de l'intérieur, gangréneux, je préfère vivre ermite avec la conscience en paix, qu'en harmonie avec mes semblables, moutonnier et responsable de cette hérésie, de cette folie, de cette course en avant effrénée sans perspective, sans but, si ce n'est l'amélioration pour l'amélioration, c'est-à-dire que le moyen est devenu la finalité, quelle abomination, aberration... Vivre ce n'est pas une course au progrès, faut-il le rappeler !? De même on ne vit pas pour travailler, mais on travaille pour vivre, ici et maintenant, on vit dorénavant pour le progrès et non plus le progrès au service de la vie...
  18. Oui, j'avais bien noté cette rationalité exacerbée, alors laisse moi te faire remarquer, que nous ( ces êtres biologiques ) sommes aussi des centres de traitement de l'information ! Et en ce sens, la philosophie est donc une fonction un peu plus élaborée/travaillée pour traiter les informations, et d'essayer d'en faire quelque chose, en tirer un sens, une utilité aussi; tous les philosophes ne sont pas des personnes enfermées dans leur tête au plus profond de l'abime de leur psyché, ce sont aussi des hommes et des femmes qui ont à prendre des décisions quotidiennes, je ne peux que souhaiter qu'ils se servent de leurs mûres réflexions pour agir en leur âme et conscience, en accord avec leurs méditations et leur éthique, c'est-à-dire le plus sagement possible... Chacun dépense son temps comme bon lui semble, à défaut de connaitre le mode d'emploi de la Vie, certains courent après la gloire, le pouvoir, la reconnaissance, d'autres après la jouissance somatique sous quelque forme que ce soit, d'autres encore après l'effervescence/jubilation de leur être à travers le sport, le dépassement, l'aventure, beaucoup auprès d'autres êtres biologiques pour vibrer ensemble, et puis une poignée d'individus cherchent intérieurement à faire la paix avec eux-même et le monde dans lequel ils s'insèrent, par la méditation, l'acte de foi, ou par la réflexion... Si tu viens par moments dépenser ton temps ici, c'est que tu as quelque chose à y gagner malgré tout !? Comme dirait sans doute Dompteur de mots, chacun cherche à remplir sa vie des futilités qui le siéent. P.S.: Tu te rendras également compte, que pour interagir avec ton environnement, comme tu dis, tu as à ta disposition une volonté, et des fois, des intentions, puis tu fais preuve d'anticipation, de préméditation, tu ne fais pas que réagir par action-réaction, ou stimuli-réponse, tu es bien plus qu'une simple machine programmable, qui elle n'est pas affublée non plus d'émotions, de sentiments ou de ressentis, ni de pulsions, ni d'instincts. Bref, il y a au moins autant de différences qualitatives entre un grain de sable et l'ordinateur sur lequel je frappe ce message et entre ce dernier et nous-même !
  19. Une première piste de réflexion: http://www.larousse....9volutif/182029 Je peux même arguer que puisque nous ne nous comportons pas tout à fait comme le reste de la faune, que nous avons ce quelque chose qui nous pousse toujours plus loin, dans l'insatisfaction permanente, on peut aussi y voir une rupture d'avec les autres mammifères ou grands singes, plus paisibles, depuis la naissance de l'humanité. C'est une des voies que j'ai données pour montrer que l'on ne peut pas en rester au seul déterminisme, j'avais aussi fourni la créativité ou l'innovation comme moyen de démarcation. Ce que tu dis n'est pas incompatible avec mon argumentation, puisque je soutiens que notre libre-arbitre est d'un usage extrêmement parcimonieux, voire non consommé sans doute pour nombre d'entre nous, qui n'occupe qu'une infime fraction d'une vie entière dans le meilleur des cas, ce qui signifie que l'on peut aisément nous manipuler ou nous décoder sur des choses ordinaires ! Il n'est pas impossible que plus de 99% de notre comportement ne soit que sur un mode automatique, réflexe, conditionné ou soumis à notre biologie, mais que ponctuellement au sein de l'humanité, il existe des discontinuités, produites par une poignée d'individus et qui profitent en revanche au plus grand nombre. Le monde inanimé s'explique toujours par des causes et des lois, dont nous sommes également tributaires indéniablement, puisque nous sommes des êtres matériels, à cela se rajoute des raisons ou des buts qui n'ont rien de nécessaire ou d'absolu, c'est à dire que dans le premier cas on répond à pourquoi, quand dans le second on répond aussi à pour quoi ! Cette nuance est de taille. Comme il y a une nuance aussi entre pourquoi et comment, et il est extrêmement fréquent que des parents répondent l'une en place de l'autre. Il ne viendrait à peu de gens de partir à l'aventure sans carte ou boussole, ou l'équivalent actuel, i.e.: avec des outils incertains ou imprécis, il en va de même vis à vis de notre compréhension du monde, avec des approches imprécises, des concepts intervertis, on n'arrive pas au but, on se perd en chemin. Tu veux ramener la liberté à un absolu, alors qu'elle n'est que relative, je l'avais illustré avec un corps complètement enchainé, dont on pouvait déjà libérer un membre, nous avions dans ce cas, gagner en liberté ! Similairement avec notre psyché, le fait de faire reculer notre ignorance et de se servir de ce gain, nous accroissons notre liberté. À chaque fois que nous ôtons des entraves, des freins, des retenues, nous augmentons notre potentiel libératoire en même temps, faut-il être en mesure d'en jouir ensuite, comme celui à qui on ouvre la cage, mais y demeure par peur de l'inconnu ! Accepter une contrainte pour au final se soustraire de plusieurs n'est pas une perte, mais un gain, Jedino, vivre en société n'est certes pas sans gênes, mais cela permet de profiter davantage de la vie: Si à l'état de nature, nous serions parfaitement libres, les autres seraient aussi maitres d'eux-mêmes, c'est à dire que chacun pourrait craindre pour sa vie ou simplement pour sa liberté, elle est donc potentiellement forte, mais dans les faits inapplicable, à l'inverse dans la vie en société, moyennant une perte réelle de ce pouvoir en puissance, on gagne concrètement en usage de celle-ci ( la liberté ) ! Nous n'avons pas besoin de rechercher de finalité à nos existences, on peut s'arrêter au constat que nous sommes, ni même comment les choses se sont agencées, on peut se contenter de chercher à comprendre ce qui est, les uns en rapport avec les autres, le vivant comparativement au non vivant, la conscience vis à vis de l'anima, l'intelligence avec ce qui est machinal, ou le libre-arbitre avec la liberté, tout ceci est sous nous yeux, nous avons tous le matériel nécessaire pour nourrir notre curiosité et sans doute la résorber, les deux extrémités inaccessibles peuvent rester en suspend, c'est-à-dire le point de départ comme celui d'arrivée, laissons ça aux métaphysiciens ou aux théologiens, les seuls os qui leur restent à ronger !
  20. deja-utilise

    La psychanalyse

    Ayant peur de ne pas être compris, je rajoute ce complément. Pour développer ce que je disais tantôt, que nous ne sommes pas par exemple obnubilés ou obsédés continument par l'envie de boire, de respirer, quand bien même ce sont des phénomènes vitaux qu'il nous faut contenter en tant que de besoin, nous sommes pourtant fait à 90% d'eau, mais nous ne restons pas coincés à ce stade de la recherche éperdue d'eau, ou que toutes nos activités seraient autour de l'eau, de même si nous ne manquons pas d'oxygène, nous ne sommes pas dans une quête insensée de cette substance, notre esprit vagabonde ailleurs. Nous ne sommes donc pas non plus accaparés par le sexe ou la sexualité du matin au soir, même si la fonction sexuelle est indispensable pour perpétrer la vie humaine. Si l'on veut par exemple comprendre les sports comme le golf ou le football, je pense qu'il est plus judicieux de se tourner vers un succédané de nos instincts de chasseurs ou de guerriers, qui ont été au fil du temps sublimés en activités sportives, en effet, le fond est commun, en dehors du besoin de se nourrir, ils font tous appel, à l'idée de tirer de loin sur ou vers une cible, au sentiment de supériorité qui se surajoute, à la monstration de sa valeur, à l'excitation de la récompense ou d'avoir bien fait, etc... Ce parallèle n'existe pas dans le cadre de l'alimentation, de la respiration ou du désir sexuel, ces besoins ne peuvent pas être remplacés par d'autres, c'est à dire compensés, puisqu'en dehors du plaisir de leur sustentation, il n'existe aucun trait commun avec une autre activité ou d'autres sentiments plus primaires que l'on retrouverait ailleurs, ce sont un peu comme les couleurs primaires, à partir desquelles on composent les autres, elles ne peuvent donc pas être inter-changées ( boire ne peut aucunement être remplacé par autre chose, quelle que soit l'intensité de celle-ci, il en va de même pour le sexe*, y compris chez des drogués aux drogues dures ), contrairement à l'instinct grégaire de " tueur " comme dit avant, qui reposent sur d'autres sentiments ou émotions, que l'on peut grandement retrouver dans le sport. * Une forme de consommation sexuelle peut avoir un effet révulsif ou dégoutant, mais le désir lui n'est pas pour autant anéanti, comme le dégout pour tel plat n'empêche aucunement l'appétence pour d'autres, mêmes encore inconnus, le besoin, la pulsion, sera là même si il n'y aucun plaisir dedans.
  21. Denis Diderot, De l'interprétation de la nature ( Pensées I, XX, XL ), 1754: " Il est une sorte d'obscurité que l'on pourrait définir, l'affectation des grands maîtres. C'est un voile qu'ils se plaisent à tirer entre le peuple et la nature. Sans le respect qu'on doit aux noms célèbres, je dirais que telle est l'obscurité qui règne dans quelques ouvrages de Stahl et dans les Principes mathématiques de Newton. Ces livres ne demandaient qu'à être entendus pour être estimés ce qu'ils valent, et il n'en eût pas coûté plus d'un mois à leurs auteurs pour les rendre clairs; ce mois eût épargné trois ans de travail et d'épuisement à mille bons esprits. Voilà donc à peu près trois mille ans de perdus pour autre chose. Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire. Si nous voulons que les philosophes marchent en avant, approchons le peuple du point où en sont les philosophes1. Diront-ils qu'il est des ouvrages qu'on ne mettra jamais à la portée du commun des esprits ? S'ils le disent, ils montreront seulement qu'ils ignorent ce que peuvent la bonne méthode et la longue habitude. " 1 Mais qui éduquera les éducateurs ( cf Marx, 3ème Thèse sur Feuerbach )
  22. deja-utilise

    La psychanalyse

    @ Blaquière Je pense qu'il serait bon de prendre en considération le point de vue suivant: La satiété ! En effet, lorsque nous sommes en manque de quelque chose, comme de manger, notre esprit, notre activité cérébrale est essentiellement tournée vers la recherche de la résorption de ce besoin, on voit donc des indices de nourriture partout, de même lorsque nous sommes dans une phase de désir sexuel, une partie de nous est en quête de tout ce qui a trait de près ou de loin à un possible chemin vers la récompense, notre libido en filigrane. Mais une fois notre appétit sustenté, on passe à autre chose, l'esprit comme qui dirait libéré, nous pouvons enfin vaquer à d'autres occupations, ce qui semblait avec force être un point d'ancrage vers notre satiété devient neutre, voire rebutant, à l'instar d'un repas copieux, la vue ou l'odeur de nourriture peuvent devenir insupportables, ou si le repas n'a pas été exagéré, ces mêmes aliments nous rendent indifférents à présent. Ce qui veut dire que notre approche ou notre considération dépendent de notre état de manque ou de besoin envers la nature du trouble: on peut donc voir effectivement un rapport sexuel avec un bâton et un trou, une balle et un but, ou l'effervescence d'une bouteille de champagne agitée, mais on peut le voir aussi comme un simple divertissement, un amusant puéril issu directement de notre éternelle juvénilité, ou de faire une monstration/d'exhiber un savoir-faire, ou encore comme de notre besoin d'une maitrise la plus totale de phénomènes naturels, i.e.: le jongleur ne fait que lutter contre les lois de la nature, mais toujours le plus loin possible. *************** De même que nous avons besoin de respirer, ou de manger pour vivre, la vie réclame également la reproduction pour perdurer, ce sont certes des éléments indispensables, mais si ce sont des pré-requis rien de dit que ça s'arrête à ce stade, c'est donc un préalable, non une finalité il me semble, il y a en la nature humaine d'autres forces puissantes à l'oeuvre, et qui auront un impact décisif sur nos conduites, jusqu'au point que ces autres pulsions puissent aller au-dessus des besoins/manques plus primaires/bestiaux, à savoir, la lutte intestine permanente contre l'ennui et la peur viscérale de la solitude ! La réclusion pouvant conduire parfois à l'arrêt de s'alimenter ou la solitude au meurtre de tout désir hormis éventuellement de briser l'isolement. Toutes nos vies sont donc tournées vers la fuite de ces deux peurs innées, et ce, dès notre plus tendre enfance, bien avant notre murissement sexuel ! Si l'acte sexuel est facilement consommé, s'il n'y a pas d'entrave particulière à sa résolution, combien de temps est-ce que cela peut bien occuper un individu dans une journée type ? Et l'ennui ou la solitude, combien de temps les a-t-il à l'esprit ? N'y a-t-il pas l'un ponctuel et l'autre permanent, et si oui, lequel a donc le plus d'impact sur nos vies finalement ?
  23. Un " nouvel " élément vient renforcer l'idée d'une langue commune, ou disons une faculté innée à une grammaire naturelle, ce qui inévitablement est un argument de poids pour produire des langues " convergentes ", à défaut d'avoir une source unique géographiquement, elles prendraient naissance dans notre organisation cérébrale par les " arbres syntaxiques " a minima. ( Science et vie n°1190 p71 ) Chomsky Poepple je n'ai pas trouvé mieux que la revue grand public, qui enfonce le clou en citant d'autres indices, comme les pidgins d'enfants d'immigrés qui créent une langue avec toute la richesse syntaxique de celles naturelles.
  24. Prends ton temps mon ami, rien ne presse...

  25. Sans doute Blaquière, que le passage de la langue d'oc, qu'es aquo, à la langue d'oïl, on en sera passé par quésaco, pour en finir par vernalisation à késaco !? https://fr.wiktionary.org/wiki/qu%C3%A9saco#fr https://fr.wiktionary.org/wiki/k%C3%A9saco ( merci pour ce petit cours d'histoire, sur lequel je ne fais que broder/tergiverser )
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