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deja-utilise

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Tout ce qui a été posté par deja-utilise

  1. Ceci s'explique aisément, c'est que tu vois la science sous un angle assez fermé, c'est à dire sous ce simple rapport, et effectivement prédominant de nos jours: " Ensemble des sciences fondées essentiellement sur le calcul et l'observation " ( http://www.cnrtl.fr/lexicographie/science ) Alors que pour moi, cela va bien au-delà d'un rôle que je qualifierais d'utilitariste: " De plus, les sciences ont pour but de comprendre les phénomènes, et d'en tirer des prévisions justes et des applications fonctionnelles ; leurs résultats sont sans cesse confrontés à la réalité " De même, on peut d'ores et déjà noter, que son domaine de validité/expertise est plutôt lâche: " La notion ne possède néanmoins pas de définition consensuelle. L'épistémologue André Pichot écrit ainsi qu'il est « utopique de vouloir donner une définition a priori de la science »16. L'historien des sciences Robert Nadeau explique pour sa part qu'il est « impossible de passer ici en revue l'ensemble des critères de démarcation proposés depuis cent ans par les épistémologues, [et qu'on] ne peut apparemment formuler un critère qui exclut tout ce qu'on veut exclure, et conserve tout ce qu'on veut conserver »17. La physicienne et philosophe des sciences Léna Soler, dans son manuel d'épistémologie, commence également par souligner « les limites de l'opération de définition »18. Les dictionnaires en proposent certes quelques-unes. Mais, comme le rappelle Léna Soler, ces définitions ne sont pas satisfaisantes. Les notions d'« universalité », d'« objectivité » ou de « méthode scientifique » (surtout lorsque cette dernière est conçue comme étant l'unique notion en vigueur) sont l'objet de trop nombreuses controverses pour qu'elles puissent constituer le socle d'une définition acceptable. Il faut donc tenir compte de ces difficultés pour décrire la science. Et cette description reste possible en tolérant un certain « flou » épistémologique. " ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Science ) *** Il est donc naturel que nous ne pouvions parfaitement nous rejoindre, ce que tu dis sans cesse, je le sais déjà, la différence essentielle, c'est que je ne m'en contente pas ! Ma démarche serait aussi holistique et proche également d'une hermémeutique scientifique, étendue de/similairement à/dans la même idée que, ceci: " Gadamer, après avoir reconquis le problème de la vérité en sciences humaines à l’aide de l’œuvre d’art, démontrera, par la suite, que cette vérité ne peut se révéler que par l’entremise d’une compréhension globale, libéré de tout carcan méthodologique. Ainsi, pour Gadamer, la compréhension n’est pas une méthode qui viendrait compléter celle des sciences de la nature, mais plutôt quelque chose qui s’enracine dans l’histoire et la tradition afin d’en révéler le sens. " ( http://vetmgadamer-fyfle.blogspot.fr/ ) Mais pas uniquement, la dimension épistémologique est capitale en science ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Épistémologie De même, on pourrait aussi mettre dans la balance de nos positions respectives, que tu te trouves plus du côté de l'internalisme strict, et moi préférentiellement du côté de l'externalisme modéré: https://fr.wikipedia.org/wiki/Externalisme
  2. Il n'y a rien de surprenant à trouver la baignoire vide quand on a évacué l'eau du bain avec le bébé ! Je réitère une seconde fois, avec un autre exemple historique, en attendant, je ne sais pas si tu as suivi une formation scientifique, si tu t'intéresses de près ou de loin à l'épistémologie, à l'histoire des sciences, ainsi qu'à ceux qui l'ont développé, mais il m'apparait pour l'heure que tu es assez loin du compte par tes réponses, tout comme notre ami Zenalpha qui n'a malheureusement rien compris à l'analogie opérée par Dompteur_de_mots au vu de sa propre réponse également: L'histoire se répète mais cette fois avec Planck, qui avait lui aussi trouvé une formule pour décrire le rayonnement du corps noir en fonction de la température, mais pour lui ce n'était qu'un artifice d'écriture mathématisée sans correspondance avec une quelconque réalité, lorsqu'il a introduit sa fameuse constante h, pour aboutir à sa formulation, et c'est encore monsieur Einstein qui l'a lu différemment, on proposant de voir l'énergie non pas émise continument, mais par paquet, qui deviendront les célèbres photons. Donc on a une même formule mathématique issue de l'expérience et deux interprétations différentes par deux esprits tournés différemment ! Il en était de même avec Henri P. et les équations du mouvement face à Albert E. Maintenant, je t'invite à te renseigner par tes propres moyens sur ces deux évènements majeurs de la physique, et qui ont quand même donnés naissance à la RR, RG et à la MQ. Ce sont ce que l'on pourrait nommer des ruptures épistémologiques. Respectueusement,
  3. Claire, je crois que mon commentaire a été indigeste, aurais-tu l'amabilité d'éclaircir ce que tu m'as répondu, car je n'arrive pas à saisir ce que tu rejettes et/ou ce que tu acceptes dans ta réponse à mon message précédent, par exemple sur ce que moi je dis ou ce dont je parle. Es-tu d'accord ou en désaccord, et sur quelles parties, avec les faits ou ce que j'avance pour les expliquer ? Bonne soirée,
  4. Je ne peux décemment pas l'exclure, mais dans ce cas cela ne concernera qu'une minorité d'entre eux. Oui en quelque sorte, on pourrait parler d'amplifier, de nourrir ou faire germer ce qui préexiste chez certains, mais il faut bien garder à l'esprit que tous les efforts seront peine perdue si il n'y a rien à faire pousser, par exemples: la foi n'est pas quelque chose que l'on inocule, le goût des maths, des sciences, l'esprit sportif peuvent être (r)éveillés, mais pas ensemencer. En revanche, le petit d'homme nait très curieux de tout, mais il ne faudrait pas le confondre avec un esprit philosophique, on pourrait très bien susciter sa curiosité sur la musique ou sur les activités sportives, sans pour autant en faire un peu plus tard des musiciens ou des sportifs, d'ailleurs il serait intéressant de se demander combien d'élèves font de leur propre initiative un sport extra-scolaire ou pratique un instrument, quand bien même ils ont une activité sportive ou musicale depuis leur plus tendre enfance dans le cursus scolaire, cet indicateur nous permettrait de savoir ceux qui ont développé un vrai goût dans ces domaines. Néanmoins philosopher n'est ni un amalgame de connaissances, ni un savoir-faire, mais encore une fois un état d'esprit, et ceci ne s'enseigne pas, au mieux on le révèle, on accélère le processus. Personnellement j'ai toujours su, constaté que j'étais différent des autres, dans bien des aspects de la vie, autrement dit un marginal, même si ce n'est une condition nécessaire, c'est un premier élément qui incite à penser que la philosophie ne concerne/intéresse pas tout le monde, pas plus que l'informatique, les mathématiques ou la musique, même si l'on y est confronté très tôt, les quelques balbutiements dans ces activités pendant l'enfance ne présage de rien, sur du moyen ou long terme. Je peux également évoquer ce qui se passe avec mes propres enfants, pourtant baignés inévitablement dans une atmosphère à la fois scientifique et philosophique, et même inventive ou encore manuelle, ils n'ont pas développé toutes les mêmes facettes, ni les mêmes attraits sur les mêmes objets, ni pour les mêmes raisons, ni encore avec la même intensité... Je peux l'entendre, d'ailleurs on peut facilement constater que sur le tard, les personnes âgées sont plus sages que lors de leur jeunesse, grâce à la force de l'expérience, et bien justement sur ce dernier point, si l'on doit vivre certains évènements pour acquérir une certaine sagesse, disons où les actes ou pensées sont majoritairement plus sages que l'inverse, que l'on pourrait qualifier d'éléments déclencheurs, cela va à l'encontre de l'idée que la philosophie puisse " s'enseigner " très/trop tôt, puisque dépendante d'expériences qui n'auront pas eu lieu encore. Ce que j'ai remarqué aussi sur le développement de mes enfants, ils ont besoins de vivre par eux-mêmes certaines choses pour comprendre/saisir ensuite les réflexions qui y sont associées, sinon c'est trop éloigné de leur considération actuelle, et ceci est valable dans toute autre branche en dehors de la philosophie, c'est une gageur d'expliquer certaines choses à un jeune enfant qui n'a pas toutes les références en poche pour aborder certains sujets, quand par exemple mon ado parle devant sa jeune soeur de ses difficultés sur les équations du second degré ou des vecteurs, il devient impossible dans l'état d'expliquer à ma fille de quoi il s'agit et encore moins ce qui pose problème à son frère, qui lui avec toutes ses connaissances et compétences est déjà dans une situation délicate, par exemple, mais ce serait aussi vrai dans une problématique philosophique. Oui, et c'est toi-même qui m'en a parlé. Un état d'esprit ne s'enseigne pas, pas plus que nous n'enseignons l'amour ou la foi, c'est quelque chose qui se vit intérieurement, en revanche ce qui est de notre ressort, c'est d'en trouver les éléments déclencheurs quand c'est possible, si il y a une graine latente à faire pousser. Que les enfants se prêtent au jeu, qu'ils restent dans le cadre qui a été instauré par l'intervenant je l'entends bien, comme l'adulte qui les initierait à de la musique, on verrait bien les enfants s'y prêter par curiosité, mais une fois cette expérience passée ou l'attrait de la nouveauté, lesquels perdureront dans cette voie naturellement ? La philosophie n'est pas un conditionnement de l'esprit, ce qui serait antinomique, mais une pulsion vitale qui vient de soi, comme le sentiment d'amour n'est pas le fruit d'un apprentissage ou d'une formation préalable, les différentes éducations que suit un philosophe en herbe ne sont que des révélateurs, accélérateurs ou amplificateurs ce qu'il a en lui depuis toujours, au mieux le " maitre " est un guide, ce qui signifie qu'il faut à minima avoir envie de soi-même de lui suivre, puis ensuite de s'émanciper de cet accompagnant, comme le futur citoyen en culotte courte doit aussi s'émanciper de ses éducateurs parentaux. Crois bien que je voudrais bien que ça se produise comme tu le dis, j'ai envie d'y croire, mais tous les indices ou indicateurs autour de moi m'indiquent une réalité tout autre. Oui, comme la personnalité, sauf accident grave, d'un enfant sera faite aux alentours de ses 3ans, et qu'elle sera très peu modulable ensuite, mais je le redis la philosophie, n'est ni un package de connaissances, ni des techniques/méthodes ou un savoir-faire à s'approprier, mais encore et toujours un état d'esprit, je ne peux pas le dire autrement puisque c'est ce qui se rapproche le plus de ce que j'essaie de faire passer, les notions de bien ou de mal, de justice ou d'injustice seront donc rapidement présentes chez l'enfant, mais notre souci philosophique n'est pas à ce niveau, bien plutôt qu'il y réfléchisse, que sont-elles, pourquoi telle situation sera traitée comme ceci plutôt que comme cela, qu'est-ce qui a motivé cette orientation, à quoi cela renvoie, etc... ? D'un autre côté, c'est toi-même qui parlait qu'il fallait attendre le bon moment, pourquoi serait-il nécessairement le même pour tout le monde, exclusif à celui de la petite enfance ? Si il est nécessaire d'avoir vécu par soi-même un certain nombre d'évènements, les jeunes enfants peuvent-ils être " plus vieux " que leur grand-père avant l'heure ? J'aimerais y croire oui, mais force est de constater qu'il n'en va pas ainsi dans la dure réalité. Pour illustrer par un exemple parallèle à notre affaire, sais-tu que plus de 75% des européens ou des nord-américains pensent que la résistance aux antibiotiques est du fait de notre corps, alors même que ce n'est qu'un simple savoir à connaitre, ils arrivent à se tromper à ce point; je vois aussi toujours chez mes enfants, qu'ils savent une chose dans un coin, et une autre dans un autre, mais qu'ils ne font pas le rapprochement entre les deux, alors que ces deux choses sont très proches ( je n'ai plus d'exemple précis en tête ), il y a donc un problème de motivation, d'intérêt ou d'attrait, car lorsque cela concerne un sujet qui les excite un peu plus, ils deviennent plus attentifs, ils sont plus doués à y découvrir toutes sortes de choses, je remarque donc, que tant que ce n'est pas un domaine qui les sied, les résultats seront médiocres, contrastant avec ceux où ils s'investissent, sans que ce soit non plus toujours la panacée. Mais peut-être que notre niveau d'exigence ne se situe pas non plus au même degré, ce qui m'intéresse ce n'est pas un simulacre, ou une couche superficielle, voire un vernis éphémère à la pratique philosophique, mais un investissement corps et âme, au même titre que j'ai besoin de respirer, de boire ou manger, ou pour certains de " croire en ", ce n'est donc ni une question d'âge, ni d'un bagage de connaissances philosophiques, ni du bon cursus de formation, mais d'avoir su, intérieurement ou par un concours extérieur, faire pousser cette petite graine fragile initialement, jusqu'à ce qu'elle deviennent assez forte/vigoureuse pour s'auto-alimenter, il y a donc de multiples entraves ou risques dans ce périple, déjà d'être en possession de ce potentiel, qu'il puisse grandir dans de bonnes conditions dans ses premiers instants d'existence car il est très chancelant et fragile, et donc facilement corruptible ou destructible, enfin qu'il trouve le terreau nécessaire à son épanouissement à terme, la nourriture indispensable à sa survie ou même à sa croissance, sinon il risque de stagner indéfiniment, jusqu'au dépérissement, au même titre qu'un amour ( ou ce que l'on a pris comme tel ), qui peut ne jamais venir, s'étouffer dès la première lueur ou même après avoir pris consistance faute d'entretien ou par négligence. Bien à toi, P.S.: De nos jours, il existe d'innombrables sources de distractions mirobolantes susceptibles d'attirer bien plus intensément, par le plaisir facile et immédiat procuré, que la pratique de l'art philosophique, dont le plaisir est plus diffus et l'accès décalé ou à retardement.
  5. Merci Zeugma pour cet acquiescement à consonance agréable pour mon intellect, je constate une nouvelle fois, une certaine convergence dans nos réflexions respectives, et pour ne pas le cacher, c'est une nouveauté, tant je suis habitué à être en marge de ce qui se pratique couramment, je ne peux donc que me réjouir d'avoir trouvé une personne réceptive et productrice d'une compréhension grandement commune sur autant de sujets. Je crois quand même, et ce n'est pas un obstacle en soi, qu'en revanche nos convictions personnelles ne résonnent pas autant que nos réflexions respectives, à clarifier tout de même ce n'est qu'une supputation intuitive pour le moment, le temps que j'aurais consacré à la science, que tu l'as ( on peut se tutoyer comme il fût un temps timidement entamé, c'est plus convivial et n'empêche aucunement le respect ), semble-t-il, plutôt investi dans une théologie naturelle, qui pour l'heure sonne avec une forme de croyance, sans doute très sophistiquée, à mes oreilles, j'insiste pour dire qu'en aucun cas ce n'est une entrave à nos échanges, ni à cette communion naissante, pour preuve, mon meilleur ami est un croyant pratiquant, il n'y a donc aucune incompatibilité envers une relation de qualité. Il me paraissait nécessaire ou opportun de le dire clairement, et j'en profite pour préciser que je ne me qualifie pas d'athée, qui ne s'oppose qu'à la religiosité, mais comme a-croyant, car je ne crois, ni en un Dieu ou plusieurs, ni en la science ou une science, ni en la bonté humaine et autres errances de l'esprit du même acabit selon moi, ce qui devrait assez bien expliquer au passage pourquoi, je me suis confronté à Zenalpha par exemple. Voilà comment se présente le bonhomme que je suis, tout du moins une composante... Bien à toi, D-U : ) P.S.: Il m'arrive d'être dur avec les personnes que je range dans la catégorie " croyant ", dont tu auras compris qu'elle ne se limite pas à une quelconque divinité officielle, je préfère prévenir des éventuels désagrément futurs qui peut-être seront occasionnés si nous nous croisons dans un tel registre, mais toujours sans animosité bien évidemment, ce ne sera jamais un jugement de ma part, mais des critiques, dont tu seras sans doute sensible à la distinction opérée.
  6. Descartes donne une méthode générale pour rendre intelligible les évènements ou expériences du monde, que dans l'état je ne conteste pas. Je montre quant à moi que dans un échange verbal, il y a plusieurs strates à prendre en considérations, que l'on pourrait par abus de langage appeler états superposés, des grilles de lectures plus fines ou subtiles suivant les propres possibilités du lecteur, ce n'est pas une question de méthode, mais plutôt de sensibilité. Par exemple, je peux fort bien décrire à merveille le paysage qui se trouve devant moi, dans les moindres détails, un lecteur pouvant en rester à la description stricte, d'avoir posé le décor, se le projeter mentalement assez fidèlement, un autre pourra y sentir une émotion au travers du discours par la tournure phrasique, nous avons gagné une nouvelle dimension, et puis encore un autre individu, sentir toute une panoplie de contradictions, de fragilités, d'antinomies, d'absurdités, de proximités avec sa propre personne dans l'étude du même texte, car elle est elle-même une personne complexe, multidimensionnelle, elle voit au-delà des mots, elle les décode, en comprend la genèse, une plus grande profondeur que la simple projection imagée que donne le texte. Ou encore, moi qui ne suis pas sensible à l'art d'une manière générale, de voir dans une poterie qu'un vulgaire morceau de terre cuite, alors que pour toi, cette poterie prendra une toute autre coloration, qui sera partagée par d'autres amateurs de poteries comme toi, cela fait sens au-delà de sa simple utilité d'ustensile, n'est-ce pas !? Et l'approche cartésienne ne nous est pas d'une grande aide dans cette perspective, disons que ce n'est pas la méthode notre difficulté, mais sur quoi elle porte, où notre regard/attention s'est posé/e... C'est mieux ?
  7. Sans me contredire, ce point en particulier nous ( a ) fait un peu diverger tous les deux. Je pars du principe qu'un enseignement n'est pertinent ou mieux profitable, que si l'attente émane du récepteur/apprenant/demandeur/curieux, dans le cas contraire, on obtient par exemple une batterie de bacheliers qui passée une année après leur examen ne savent pratiquement plus rien de ce qu'ils ont " appris ", le gavage ou la distribution sans consentement volontaire/désireux sont condamnés à une désagrégation, à l'évanescence, à l'oubli, à l'anéantissement ! C'est pourquoi, je ne me place pas dans ce registre, mais dans celui qui donne généreusement si une ouverture a été préalablement aperçue, dit autrement je ne distribue pas ou ne force personne, je ne me place pas en tant que modèle et encore moins en maitre à penser, mais comme le réceptacle sur lequel chacun peut venir butiner à sa guise, car j'ai de quoi nourri les esprits en quête de spiritualité ( = qui a trait à l'esprit ), et réciproquement je m'enivre de ce que je peux récolter chez les autres, une activité mutuellement profitable donc, où il n'y a pas de hiérarchisation, éventuellement une chronologie/temporalité avantageuse, le seul point essentiel, incontournable, indispensable... c'est de le vouloir !
  8. Ça n'a rien à voir Blaquière. Je ne donne pas une méthode, j'explique les différents niveaux de compréhension ( ou d'usage ) que l'on peut avoir dans une conversation ou sur un texte ! De même, il y aurait autant de différence entre appliquer des méthodes de résolution de problèmes mathématiques et voir jusqu'à quoi servent les maths chez nos semblables, quels en sont les usages possibles: de la simple arithmétique apprise par coeur ( 1er niveau ) à la découverte de concepts sous-jacents ( niveaux supérieurs ). Ça devrait ainsi rentrer dans le bon ordre...
  9. On pourrait métaphoriquement, faire le rapprochement avec ce qui se passe, lorsque l'on est au volant d'une voiture, plus la vitesse est élevée et plus la champ visuel rétréci, jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un point face à nous, et comme nous ne pouvons plus voir autre chose faute de temps, nous convergeons vers ce point central unique, agissant comme un attracteur ! En effet, nous accumulons des connaissances et des pratiques qui dépassent et de loin ce qu'un seul individu est capable de gérer/appréhender/s'approprier seul, mais nous sommes aussi à un stade où une société entière n'a plus les moyens d'y réchapper, cette accroissement exponentiel submerge toute organisation humaine, qui voit donc leur acuité réduite à sa plus simple expression: mettre un pas devant l'autre mécaniquement. Il est grand temps de lever le pied...
  10. Plutôt le trou du cu* !? Trêve de plaisanterie, c'est exactement ce que j'ai essayé de dire en introduction sur l'autre topic à Zenalpha, toutes les positions ont quelque chose à nous apprendre, il nous appartient de raccommoder ce patchwork de connaissances dans un tout qui donne du sens. Sans suffisance, je dirais bien que les points soulevés dans la citation que tu donnes, sont sensiblement ceux que j'ai moi-même fournis, je ne ressens donc pas le besoin de développer, par contre j'en déduis puisque c'est le texte que tu as choisi, que nous sommes d'accord ou sur la même longueur d'onde. Malgré tout, cela ne répond pas directement/explicitement à tes propres questionnements initiaux, est-ce l'affaire de tous et/ou pour tous, selon toi ? Bien à toi, D-U.
  11. Dans mon commentaire, il y avait 3 tirets sans numéro, mais le premier de la liste correspond au 1 ordre, le plus basique et trivial qui soit, le second et le troisième correspondent aux niveaux supérieurs de compréhension. Je devrais rajouter que cette vision est dans le sens synthétique, et qu'il existe par symétrie la même chose dans l'autre sens, c'est à dire analytique: soit en première analyse on se contente de jouer avec les définitions et les constats empiriques premiers, soit on cherche à trouver des raisons ou explications aux précédents, et ainsi de suite. Par exemple, on peut admettre sans réserve que la célérité de la lumière est invariante et infranchissable, 1er niveau, soit on en recherche l'explication qui peut la justifier/l'expliquer, ou encore soit on accepte de but en blanc que la masse inertielle égale strictement la masse pesante, soit on se demande comment est-ce possible, ce ne peut pas être une simple coïncidence, et qu'il existe quelque chose de plus profond, on ne prend pas ces propriétés comme point de départ, comme postulat, qui alimenteront tout un formalisme, qui marche ou pas est de seconde importance dans la compréhension pure, ce qui prime c'est d'en trouver des explications, comme on aura pu en trouver pour la vitesse de propagation des ondes acoustiques, ou l'équivalence énergétique entre travaille et chaleur depuis Joule. C'est plus clair ?
  12. Je suppose que ce terme n'est pas utilisé dans le sens d'appartenir à ou être membre de la scientologie, si ?
  13. Je comprends, le scepticisme est de mise comme le rappelle Promethee_Hades, en toute chose, il nous faut éviter d'extrèmiser dans un sens comme dans l'autre. Je voudrais juste rappeler cette anecdote illustrative et qui fait cas d'école selon moi, celui de lord Kelvin, qui disait en son temps que le travail de la physique était terminée et qu'il ne restait plus qu'une petite tâche au tableau à résorber, celui du rayonnement du corps noir, que l'on appela par la suite catastrophe ultraviolette, puis vint et naquis la mécanique quantique de cet insignifiant trublion et la relativité peu de temps après, deux monstres totalement insoupçonnés par la communauté des physiciens de l'époque d'avant, alors, que nous réserve l'avenir ? Dont on peut facilement imaginer/extrapoler à partir de notre incompréhension actuelle sur plus de 80% de l'énergie de l'Univers à partir des lois bien connues, il y a de quoi sérieusement noyer le verre de vin avec autant d'eau pour cette souhaitable tempérance/modestie/humilité ! Comme disait Coluche: quand on en sait si peu que ça, on devrait surtout s'autoriser à fermer sa gu**le ( ce n'est pas toi qui est le " on ", au cas où, hein ! ) Le plus dur n'est donc pas d'identifier ce que l'on sait, mais justement ce que l'on ignore encore, incommensurablement plus grand !
  14. C'est pourtant précisément ce qui s'est produit ! Hormis le fait que Poincaré n'a pas énoncé la célèbre formule einsteinienne, il a produit les équations du mouvement par analogie avec celles électromagnétiques avant sieur Einstein, mais, il y a un mais, et c'est pour cela que la relativité a été attribuée à Albert, c'est que le français n'envisageait pas la rupture historique sur la dépendance du temps et de l'espace, c'est l'allemand qui a décrit les implications fondamentales relatives à ce nouveau formalisme. Donc on peut dire que dans leur tête, ce n'était pas pareille, face aux mêmes équations ! L'un était resté collé aux anciens paradigmes, alors que l'autre en créait de nouveaux de toutes pièces ! En science les deux positions sont possibles, interpréter les faits différemment, indépendamment du formalisme lui-même, nécessaire pour les calculs et prévisions essentiellement, qui peut donc être parfaitement identique, tel que vu au-dessus, et de l'autre pour la même situation fournir des théories différentes, c'est à dire différents formalismes pour des interprétations sensiblement identiques, comme les épicycles d'un point de vue cinématique sont équivalentes aux lois de Newton pour décrire le mouvement des planètes.
  15. Par exemples: " En apprenant un paradigme, l'homme de science acquiert à la fois une théorie, des méthodes et des critères de jugement, généralement en un mélange inextricable" [...] Des principes que Kuhn appelle métaphysiques. Le fait d'adhérer collectivement à certaines croyances comme l'équivalence entre chaleur et énergie, ou à l'élasticité des molécules. C'est une manière de concevoir le réel. [...] La position de Kuhn est nuancée. D'un côté, il admet que les valeurs de la communauté scientifique influent dans le choix des décisions et que ces valeurs dépendent de la société et l'idéologie. De l'autre, il considère qu'il y a également des critères épistémologiques de décision (précision des prévisions, rationalité de la présentation, résolution des problèmes). Kuhn amène une complexification dans la vision de la science qui contraste avec les tendances un peu rigides et simplificatrices de l'épistémologie traditionnelle. " http://www.philosciences.com/Pss/philosophie-et-science/methode-scientifique-paradigme-scientifique/113-paradigme-scientifique-selon-thomas-kuhn
  16. Oui aussi, comme l'outil peut en créer un autre d'une autre utilité La logique permet de coordonner des variables entre elles pour faire simple, et si l'on respecte ces règles de construction, alors on doit aboutir à quelque chose qui existe ou de vrai, ça c'est le principe. Si l'on a affaire à un processus physique, d'entrées en utilisant la loi découverte et donc la logique mathématique de cette formulation, on obtient des résultats conformes aux attentes, dans le cas contraire la loi n'est pas bonnes, ou les mesures. Mais logique et loi ne sont pas synonymes ! Ce qui a permis les avancées dans ce domaine, ce sont surtout des considérations " esthétiques ", i.e.: de symétrie, non de logique à proprement parler, mais pas uniquement...
  17. Je rajouterai pour poursuivre le développement de Zeugma antérieurement, qu'il y a plusieurs niveaux d'appréhension dans un message langagier: - tout d'abord le sens donné par les mots et leurs définitions: " j'ai raté le bus ". - ensuite la signification de l'assemblage des mots, qui peut être indépendant du sens de la phrase, et même si celle-ci n'en a pas, on peut trouver encore une signification: " pierre qui roule n'amasse pas mousse " ou " Grrrr ! " - enfin, il y a ce que l'on veut signifier, où l'on veut on venir, ce que l'on cherche à dire véritablement, le message à faire passer, qui s'appuie sur les deux précédents, là où l'on veut en venir en définitive, en général il faut plusieurs phrases pour y parvenir, mais des gens qui se connaissent bien pourront l'atteindre avec des bribes de phrases: " l'homme est un animal qui s'ignore " ou " ma première décision politique aura été de ne pas faire de politique ", il y a tout un monde à découvrir derrière ces simples phrases, n'est-il pas !? Ce que j'ai peur suivant les échanges qui se sont déroulés ici, c'est qu'un forumeur en particulier mais il n'est pas le seul dans ce cas, un autre a eu ce même privilège dernièrement, en reste toujours au premier niveau de compréhension, basique, rationnel, logique, tautologique, empirisme brut, et qu'il est parfaitement aveugle aux deux autres, pourtant bien plus intéressants...
  18. Bonjour, par analogie interposée, et pour ne pas faire redondance avec Zeugma qui l'a très bien expliqué, je dirai que cela fonctionne comme avec nos capacités présentes de pouvoir aligner des atomes pour écrire un mot sur un substrat lilliputien, on voit bien que l'Homme n'est pas né avec cette possibilité, mais par approches successives et améliorations, en employant et s'appuyant toujours sur ce qui le précède, il arrive à produire des objets toujours plus perfectionnés, il emploie donc un savoir-faire moindre pour en sortir un meilleur, ou dit autrement à partir d'une machine simple il peut en produire une plus complexe, plus performante, plus précise ( par exemple comment on a pu créer des machines qui usinent le métal au micron alors que dans la nature l'homme avec ce qu'il trouve par-ci par-là naturellement ne peut au mieux que travailler au millimètre !? ) et toujours à partir du même outil premier/primaire, ses mains en fin de compte, puisque tout est parti de là ! Ce qui est vrai d'un point de vue empirique/pratique est du même acabit que ce qui est abstrait, y compris l'usage de la logique.
  19. Mais justement mon brave ! Si tu étais un peu plus rigoureux et surtout moins esclave des quelques notions que tu as ingurgitées en sciences physiques, tu pourrais peut-être avec un ch'tit effort de ta part, envisager ce qui suit: Toute expérience est une suite de traitement de l'information, de sa capture jusqu'à la production d'un résultat, ce qui veut dire d'une part que lorsque un scientifique par exemple fait une mesure, il ne connait que l'information partielle d'un objet particulier dans un premier temps, celle qui lui semble pertinente, ce n'est donc pas l'objet lui-même qu'il s'approprie, mais uniquement des informations sur son compte, deuxio, il procède à un traitement cognitif directement ou via un logiciel conçu par des humains, ce qui revient au même, ce traitement est conditionné au fonctionnement de la psyché humaine avec tous ses biais et limitations en tous genres, comme ses lubies du moment ou paradigmes, dogmes, doctrines, etc..., nous avons donc encore une dégradation du traitement des données, ensuite il produit des modèles, des prévisions en fonction d'un besoin, d'un objectif en adéquation avec ses propres modes de pensées et de ce qu'il voulait mettre en avant. Et je ne parle même pas des inévitables interférences, expérimentateur/observateur et sujets/objets, dans les expériences elles-mêmes, comme en sociologie ou en MQ. À n'importe quel endroit de la chaine, le facteur humain ou les caractéristiques du vecteur informationnel sont prépondérants, alors oui, la psychologie intervient que tu veuilles le reconnaitre ou non, dans l'élaboration de nos savoirs, qu'ils soient scientifiques ou pas. Ne te vient-il pas à l'idée que ce que nous trouvons dans le monde ne soit que ce qui fasse écho à notre cognition et à son fonctionnement et non les choses en soi, par exemple qu'une fois filtrées par notre cerveau les informations corroborent avant tout notre propre fonctionnement intellectif, nos propres projections, nos propres rouages, et non l'entière réalité ? Que le monde quantique n'existe pas, mais que ce sont les informations que nous captons et traitons qui se comportent comme le formalisme le décrit, non le monde nanoscopique lui-même intrinsèquement. Par exemple, il y a encore peu, la plupart des scientifiques concernés pensaient que les animaux étaient dépourvus d'émotion, de conscience ou de pensées, voire d'intelligence, alors que n'importe quel individu ordinaire en lien avec un ou des animaux savait que ce n'était pas vrai. Il faudrait arrêter de croire que la scientifique est au-dessus de tout soupçon et que son savoir est optimum, plus légitime que le vulgaire, un peu d'humilité dans la quête du savoir serait un minimum. De même comme l'a dit Orbe_Claire, ne crois-tu pas que nos connaissances actuelles seront risibles dans 4, 5 ou 10 siècles ? Comme nous nous gaussons de celles d'il y a 4, 5 ou 10 siècles ! Un peu de modestie serait de bonne augure, sachant qu'une vision aussi rigide, bornée et pointilliste comme la tienne, risque fort d'engendrer ce qu'elle cherche à éviter, un discrédit sur la recherche et le monde de la science, et je ne le souhaite absolument pas, j'aime la science, j'aime la recherche, mais il faut garder l'esprit ouvert et ne pas se comporter comme des conquérants/extrémistes/fanatiques du savoir ou croire de détenir le monopole de la vérité, qu'il n'y a qu'une seule bonne façon de faire pour connaitre... C'est une grossière erreur que de se comporter de la sorte, selon moi. Mais bon tu n'es pas un scientifique, pas plus que tu es l'ami de la pratique philosophique, tu es étranger à ses deux domaines, non dans un registre de connaissances suffisantes que je te reconnais néanmoins, mais de l'esprit scientifique et de celui philosophique tu n'en fais aucunement usage, tu restes coincé dans une position mathématico-formalisante superficielle refermée sur elle-même ! Voilà, merci.
  20. Comme je l'ai montré, pour reprendre la terminologie de Dompteur, à Zenalpha à un moment de la discussion avec mes " histoires " de combinaison de masses pesantes suivant une loi autre dans un univers fictif, la logique qui nous parait si familière et évidente, est sous la double production à la fois de notre constitution d'être vivant humain, et d'autres part de nos expériences intériorisées depuis au moins notre vie intra-utérine. Ce que l'on nomme la logique n'est rien d'autre que le constat de règles communes à des ensembles de faits divers et hétéroclites, elles sont donc entièrement empiriques, simplement on les a formalisé par un jeu de symboles ou de relations langagières, elles deviennent un résumé ou un rappel condensé, voire un raccourci bien commode, de ces constatations quotidiennes, sur une foultitude d'objets ou d'évènements. Dit autrement, si le monde s'était comporté autrement, notre logique serait différente, elle est donc locale et non universelle comme le prétend notre forumeur. Qui plus est, il oublie sciemment sans doute d'évoquer l'existence de logiques alternatives, comme celle dite floue, ou encore celle sans tiers-exclu, plus proche de la réalité de tout un chacun.
  21. Je me permets d'ajouter ma petite contribution pour éventuellement décrypter ce qui se passe. Je pense que notre ami Dompteur_de_mots dans une intentionnalité sincère de connexion/échange, ait choisi, en apparence, un mode d'approche oxymorique. Je ne doute pas qu'il soit tout comme moi, en l'occurrence, sensible et attentif à ce que tu écris, mais bien qu'attiré il en désire davantage, mêlant ainsi à son expectative ses exigences propres d'amateur de philosophie et à ses aspirations une certaine forme de rectitude qui le caractérise, dans une verbalisation un tantinet provocatrice ou plus vraisemblablement, estimée selon lui, stimulante/révélatrice. Conversation que nous avions pourtant eu par le passé sur l'art et la manière de déclencher ou d'entretenir la réflexion philosophique ( poussée ) chez autrui. Il faut donc le voir comme une entrée en matière singulière, i.e.: une invitation implicite, de discussions ou de dialogues, et que je qualifierais de maladroite, dans laquelle je suis moi-même malheureusement et involontairement expert... Pour ma part je préfère jouer la carte, lors de l'imparfaite compréhension de tes textes brillants, qui consisterait à mettre sur mon dos plutôt que sur ton compte la charge de ce manque de clarté/captation. Respectueusement, D-U
  22. Comme c'est amusant également d'avoir la mémoire courte à ce point, car je dois rappeler qu'une cohorte de physiciens a aussi pris le sujet au sérieux, et avaient proposer des théories pour expliquer cette anomalie supra-luminique; quelque part attendue par la communauté des physiciens, puisqu'ils savent que les théories actuelles doivent être dépassées, et qu'au grand collisionneur, ils attendent justement un écart, quel qu'il soit ! Encore un biais de perception au sujet des philosophes, que l'on nomme biais de confirmation pour information...
  23. Ah, nous nous rejoignons quand même un peu, je commençais à désespérer:
  24. Es-tu conscient que tu attends du philosophe ce qui ne lui incombe pas ? Est-ce que j'attends qu'un mathématicien soigne un malade par ses belles formules ou relations conceptuelles ?
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