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deja-utilise

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Tout ce qui a été posté par deja-utilise

  1. J'en suis conscient, et c'est pour cela que l'on s'attaque à d'autres problèmes superficiels plus facile d'accès. Effectivement, si à la maison il y a les parents qui participent activement, c'est bénéfique à l'enfant. Mais il y a aussi des parents qui incitent leurs enfants à travailler mieux, mais ne donnent pas de recette, soit qu'ils n'ont pas le temps ou les moyens de le faire, car montrer un objectif et les moyens d'y parvenir sont deux choses bien distinctes, comme savoir soi-même et enseigner/être pédagogue. Et tu as des enfants, qui sont capables, malgré un environnement défavorable, avec la motivation/l'envie et/ou la volonté d'y arriver. À cette époque l'école était plus stricte que maintenant, et les parents abondaient dans le même sens, les enfants devant un discours convergent des deux cotés, allaient naturellement dans le même sens. Aujourd'hui, les profs n'ont plus aucun "pouvoir", les parents estiment devoir protéger leur enfants de tout, les surprotéger, n'ayant peut-être pas eux-mêmes de bons souvenirs, sont sans doute plus réfractaires à une éducation autoritaire, mais les moeurs et les habitudes ont fortement évolués, nous sommes plus "libres" qu'avant, plus individualiste/indépendant sur la façon d'aborder les choses, plus hédonistes/moins enclin à l'effort, ce qui constitue aussi une perte de repère paradoxalement, le jeune se retrouve donc au milieu de visions antagonistes, d'un coté la contrainte inhérente à l'enseignement de base, et de l'autre une latitude exprimée envers toute entrave au "bonheur" des enfants. Tu as raison il y a quelques difficultés, mais je sais que tu avais compris ce que je voulais dire, néanmoins je l'ai légèrement repris en l'exprimant négativement, et qui exprime mieux finalement ce que je veux faire passer: quand on ne veut pas, on ne peut pas! À l'instar de "on ne trouve que ce que l'on cherche". Celui qui fait 2m en étant très sportif, si il ne veut pas faire de basket, il n'apprendra jamais aussi bien, que celui motivé qui ne fait que 1.6m. Je n'ignore pas, que des enfants ont des difficultés qui ne sont pas liées à leur motivation/envie/volonté, mais ils ne représentent pas la majorité, tout comme il existe des enfants qui le sont et sans troubles.
  2. Mais que ce soit professionnel ou pas, ne change rien à l'histoire, et si j'ai employé les termes "régurgiter" et "cracher" j'aurai pu rajouter "mimer" ou "singer" pour la partie manuelle.. Je vais faire une analogie avec une voiture défectueuse, certains diront que les rétro sont de travers, d'autres que le parallélisme est à reprendre puisque le véhicule tire à gauche ou à droite, que la peinture est rayée, que les essuie-glace sont en panne, que les accessoires sont HS, qu'il n'y a pas de roue de secours, que les pneus sont dégonflés, alors que je pointe du doigt le fait capital que le moteur ne fonctionne pas. Oui tout ce qui a été dit est valide, mais ce n'est pas à mes yeux le point névralgique du problème, mais bien celui du comportement volontariste, motivé de l'apprenti, et comme les jeunes d'aujourd'hui n'ont qu'à claquer des doigts pour obtenir ce qu'ils désirent, ou pire, on leur fournit avant qu'ils n'en aient besoin, qu'ils ont une vie "édulcorée" à outrance, c'est comme si on avait mis du sucre dans le réservoir, ça finit par endommager le moteur! Et avec une automobile sans moteur, on ne peut rien faire, c'est donc un minimum, ensuite on s'attachera à réparer les autres défaillances. J'ai connu la filière professionnelle et technique, et aujourd'hui je vois dans le monde du travail ( secteur du bâtiment ), donc après formation, les jeunes travailleurs aussi motivés que des bulots cuits, pour plusieurs raisons, d'une part, la voie prise n'était tout simplement pas la bonne, du moins avec assez de recul, comme l'a suggéré Zenalpha, d'autre part, c'est une tendance généralisée, les jeunes gens ne sont pas vraiment attachés au goût de l'effort pour obtenir quelque chose comme explicité avant. Ce n'est donc pas tant comment enseigner mieux qui pose autant souci selon moi, que le manque de motivation/volonté/goût de bien faire. J'ai vu de jeunes diplômés échoués à faire leur travail, pourtant basique au départ de la part de l'employeur, alors que des individus qui n'étaient pas du tout de la branche, mais intéressés, ont fini par y arriver en peu de temps. Bien sûr que l'orientation est importante, pousser un élève en général alors qu'il est plutôt manuel, n'est pas lui rendre service dans un premier temps, mais ce n'est pas non plus irréversible, ce qui est vraiment handicapant quelque soit le contexte c'est le dédain à travailler/apprendre sérieusement, et pas seulement cloner mécaniquement ce que l'on attend, pour preuve du peu d'entrain à la tâche, si on modifie un tant soit peu les conditions de l'apprentissage ( exercice ou procédure manuelle ) l'enfant est perdu, car il n'a absolument pas fait sien ce que l'on cherche à lui apprendre, car quand on ne veut pas vraiment, on ne peut pas, il faut absolument que le moteur tourne pour que l'on puisse faire quelque chose.
  3. De dire "il faut travailler", "il faut mieux faire", "ça ne va pas" ne résout bien évidemment rien du tout, c'est presque un aveu d'impuissance, face à une mule qui rechigne à faire ce que l'on attend d'elle. Et pourquoi?
  4. Très bien Noureddine, on progresse, à partir de cette définition, je vais pourvoir t'expliquer une chose, qui est en filigrane depuis le début de mon intervention. Si l'on sait ce qu'est la conscience, en la supposant être comme tu le dis, on arrivera toujours à faire une machine qui en soit capable, comme celle qui reconnait les visages, conduit/vole sans pilote, répond aux questions, fait des "découvertes" sur Internet ou bat un champion aux échecs, mais ça serait oublier qu'elles ont été programmées pour cela! Un programme spécifique, bien que l'on sache aussi faire une cohorte de petites machines co-évoluantes, au même titre que certains programmes comme le "jeu de la vie", il y a bien changement de comportement avec le temps, mais il n'y a pas vraiment un apprentissage dans le sens qu'il sera utilisé plus tard en cas de besoin, ni de prise de conscience de ces nouveaux agissements et donc sa prise en considération, on peut toujours introduire un rétro-bouclage avec ces nouvelles données, mais ça ne fait que décaler/complexifier le problème, au même titre que nous ne sommes pas capable de créer la vie, seulement de la modifier, et ce quelque soit la complexité des ingrédients mis dedans, quand bien même on pense que la vie peut apparaitre avec peu. À partir du moment que l'on défini ce que veut, on peut toujours s'arranger pour que le système informatique l'exécute, et ce qui est pour l'heure impossible, c'est que celui qui est dédié à la conduite, se mette à jouer et battre un adversaire aux échecs, je rappelle qu'un être humain n'est pas programmé pour cela, mais qu'il finit grâce à son bagage cognitif à pouvoir le faire, sans modifier manuellement les connexions neuronales ( le câblage s'auto-organise ). La conscience n'est pas une question de capacité de calcul, cette dernière ne sert qu'à mieux mimer notre comportement. Un ordinateur aussi puissant soit-il ne fait que ce pourquoi il est conçu, comme une voiture ne fait que rouler, même si on est tenté d'y voir une volonté qui s'exprime, ce sera uniquement celle de ces concepteurs.
  5. Induire une volonté et/ou une motivation à apprendre! Et ça, c'est autrement plus difficile que de s'assurer qu'ils sont capables de régurgiter/cracher immédiatement ce qu'ils ont dans la mémoire à court terme, car ce n'est pas ce que j'appelle un apprentissage.
  6. Non, c'était une allégorie, qui laissait entendre qui faut faire des choix, par exemple la lumière est éteinte ou allumée, pas les deux en même temps. Je ne peux bien évidemment pas répondre à la place de tous les philosophes professionnels, d'une part je n'en suis même pas un, et d'autre part, si j'en étais un, je ne pourrai rien dire, puisque en principe les philosophes contrairement aux scientifiques ne recherchent pas le consensus ou la convergence, au contraire ils recherchent quelque part la discorde, où le bât blesse, le grain de sable. Il y a certainement des philosophes qui se sont penchés sur les questions de la biologie, de la bio-éthique, même si je ne peux pas te donner de nom, il y a aussi des scientifiques qui ont 2 casquettes, chercheurs et philosophes et qui abordent les problématiques de leur branche, enfin tous les philosophes ne sont pas irréprochables, certains sont des défonceurs de portes ouvertes, quand d'autres nous font part de leur élucubrations, et la notoriété n'a pas de valeur absolue. Mais a t-on déterminé quelles devraient être les "obligations" du philosophe vis à vis de la société? À t-il une mission d'intérêt public, des objectifs assignés? Le philosophe ne semble pas avoir de statut "juridique" comme un médecin, ou même un scientifique sous contrat, difficile de lui reprocher un manque quelque part, sachant que toute progression n'est jamais linéaire, il y a des accélérations, des ralentissement, des errements etc... La philosophie, ce n'est pas non plus la culture du doute, ce n'est qu'une condition à/pour philosopher, pas le but de la démarche, car au final à défaut de pouvoir apporter une réponse bien tranchée, j'ose espérer que l'on aura fait reculer l'ignorance, et donc réduit le doute par la même occasion. Tu le rappelles toi-même au-dessus, tout n'est pas blanc ou noir, il en va de même avec le savoir, on y accède par approches successives. Par exemple sur le Topic "des notes à l'école" ( Société ), j'essaie de faire valoir/voir, que le principal obstacle à toute réforme de l'Éducation nationale sera avant toute chose, le manque de volonté/motivation chez les jeunes gens, ça ne répond pas entièrement à la problématique, mais c'est un point central, je ne fais que limiter le doute sur l'entreprise d'une réforme éventuelle, afin de ne pas partir sur une voie inefficace.
  7. Ce forum est élitiste, n'y est "admis" que ceux qui correspondent aux canons acceptés/voulus/recherchés. Pour ma part, bien qu'inscrit, je n'y participe pas, car trop rigide sur la partie philosophie à mon goût, ce qui ne veut pas dire que ce soit "mauvais", mais que cela ne me correspond pas tout simplement, je n'aime pas les carcans "idéologiques"/hiérarchiques/scolaires.
  8. Malheureusement NJ nous a quitté, c'est personnellement une grosse perte! Je suis d'accord avec ceci. Mais les objections de Cassandre concernent, principalement ,les débouchés concrets des pensées des philosophes professionnels, comme Elbaid finalement.
  9. Et la position des pères dans cette affaire? Le droit des femmes, de l'embryon, du foetus, et le deuxième géniteur, il n'a qu'à ? J'aborderai la problématique légèrement différemment, puisque l'oeuf fécondé est à la fois une "partie" de la mère et une "partie" équitable du père, sans toutefois être l'un ou l'autre, il en résulte qu'aucun n'a de "droit" dessus! ( puisque les gênes des parents ne sont pas le propre d'eux-mêmes mais un héritage également d'autres êtres humains ). La notion de droit est artificielle, puisqu'on se l'accorde ou pas, et à l'état sauvage on agit ou pas, ce qui revient à peu près au même. Dit autrement, on peut tout faire, tout envisager, la question plus globale que je vois, c'est sur la "valeur" de la vie elle-même, tant humaine qu'autre. Nous nous octroyons des droits de vie ou de mort sur les animaux, sur notre progéniture, sur nos semblables dans quelques régions du monde, il faut donc croire que la vie suivant ce que l'on défend n'a pas le même statut/traitement, n'est ce pas ce que font les animaux aussi, quand ils cherchent à se nourrir ils en arrivent à tuer, mais à protéger leur descendance en général, mais il y a des exceptions. Ce que je vois, n'est pas tant si on peut ou on ne doit pas le faire, puisque tous les cas de figures existent, mais plus vraisemblablement pourquoi nous le faisons ou nous ne le faisons pas? Il faut croire que le but justifie les moyens, et ça c'est valable de tout lieu, de tout temps et dans tout le règne animal.
  10. Oui tout à fait, qui prétend le contraire? Car aujourd'hui je suis devant des jeunes qui ont fait/suivent des filières professionnelles, et qui ne sont pas motivés, ni pour l'obtention du diplôme, ni pour "bosser" que ce soit avec le cursus habituel ou en apprentissage, en alternance.
  11. Ce qu'il y a et qu'il ne faudrait surtout pas négliger, c'est la motivation des élèves, et à mon sens c'est le premier obstacle à la réussite scolaire, entre autre. De mettre des bons avec des moins bons, ne serait efficace qu'à la condition, que le je-m'en-foutiste y trouve un intérêt, lui permettant de la stimuler. Tu as raison, sur ce second point, le fait de dévaloriser des filières entières, déséquilibre tout le système, d'une part tous n'ont pas l'envie ou ne se donne pas les moyens de réussir dans un domaine qui ne leur convient pas, mais la démotivation n'est pas liée qu'à une mauvaise orientation, il a aussi des facteurs sociaux et "culturels" c'est à dire le manque de goût à l'effort pour réussir/y arriver, que ce soit à l'école ou ailleurs. Et déjà de mon temps, on pouvait passer d'un BEP au baccalauréat "pro" ou général, puis continuer le cursus général à nouveau, à la condition expresse d'être motivé. ( et je peux parler en connaissance de cause, puisque cela a été mon cas ). Dans ces années là, quand on sortait à 14ans de l'école, on savait lire-écrire et compter correctement, sans rien dire des autres matières, et lorsque l'on retrouve des livres scolaires de cette période, on peut être surpris du niveau de réflexion et de connaissance requis, et c'est ce qui me fait dire que les programmes d'aujourd'hui sont plutôt gentils, creusant un écart de plus en plus manifeste avec le monde universitaire en l'occurrence, où il a été question de baisser en conséquence le niveau aussi pour éviter trop de "décrochage". Dans le monde du travail, comme pour l'apprentissage scolaire-professionnel, il est absolument nécessaire d'avoir des individus motivés, que ce soit positivement ( la réussite ) ou négativement ( la peur de ce qui adviendra ), c'est une condition sinequanone, un prérequis, qui aujourd'hui fait défaut chez nos enfants, et pour ça, tous le monde a sa part de responsabilité, et ce pour plusieurs raisons. Quand on veut, on peut! ( raisonnablement )
  12. Ma réponse n'était bien évidemment pas exhaustive, d'autres approches sont possibles, pourquoi je suis parti sur un changement important, c'est qu'à l'instar d'une bille au fond d'un bol, si on ne fait que déplacer celle-ci un peu du fond, elle finit par y retomber, c'est ce qui me fait craindre que de garder le même système avec quelques évolutions conduit à revenir au même état d'équilibre, alors qu'un changement important en profondeur, permettrait de ne plus se reposer sur ses bases et tendre vers les anciennes pratiques, la nature a horreur du vide et l'homme du changement. Maintenant un retour d'expériences des principaux acteurs sur les décideurs serait certainement que bénéfique, quelque soit la solution retenue, mais comme dans les entreprises la communication est bien souvent qu'unidirectionnelle, ou si elle est dans les deux sens, celui remontant est filtré par la hiérarchie. Je suis d'accord qu'il faut donner des moyens au corps enseignant, et en même temps responsabiliser les parents, je rajouterai même si cela parait anodin, qu'il faudrait impérativement changer le nom d'Éducation nationale parfaitement inapproprié, en par exemple Enseignement national, car il y a bien longtemps que l'éducation n'y est plus assurée, mais que les parents n'en aient pas pris suffisamment conscience, donc l'éducation et l'accompagnement scolaire assurés par les parents, et l'enseignement des savoirs à charge des professeurs à minima. Je rappelle au passage qu'il a aussi beaucoup d'enseignants qui se trouvent en poste parce qu'ils ont passé le concours et qu'ils l'ont réussi, et qu'il n'y a donc pas que des vocations au sein du professorat. On ne peut donc pas tout miser sur les profs non plus, mais les intégrer plus qu'aujourd'hui dans le cursus, oui.
  13. Effectivement, tu nourris l'art subtile de la contradiction. :smile2: Si tu arrives à faire la distinction entre écologie, donc fait par des écologues c'est à dire des scientifiques, et l'écologisme qui peut être vu comme un mouvement politique d'une part, et que de l'autre je dis que ce n'est pas le rôle des scientifiques de se prononcer sur l'éthique de l'application de leurs trouvailles, tu m'y as opposé le scientisme. Au dessus tu dis que les philosophes débattent, mais qu'en même temps ils sont inactifs un peu plus bas... Entre boire et conduire il faut choisir! Sinon bonjour les dégâts. :D On ne trouve que ce que l'on cherche, c'est un biais cognitif ( http://fr.wikipedia....i/Effet_de_halo ............ http://fr.wikipedia....7hypoth%C3%A8se )
  14. Mais il faudrait que tu dises de quelle conscience tu parles, car si c'est celle de la réaction à des stimuli, alors on peut presque dire qu'on y est presque, mais si c'est celle que j'entends, la plus complexe de celle des citations, alors des machines, ou même des insectes sociaux n'y répondent pas. Il ne faut confondre un simulacre de conscience ou d'intelligence avec ces dernières, ou se laisser illusionner par la complexité des systèmes mis en oeuvre. Est-ce lorsque je tourne une tablette numérique et que celle-ci met la page dans le bon sens, je sois autorisé à dire qu'elle est intelligente ou consciente, je trouve qu'il est dangereux d'utiliser des termes imprécis et anthropiques sur d'autres objets, c'est comme si nous parlions d'amour des insectes ou des systèmes informatiques, c'est usurper son sens premier, il faut juste inventer un vocabulaire dédié à ce que des chercheurs font avec leurs programmes, ou ce que l'on voit dans la nature, ne pas faire de projection humaine!
  15. C'est vrai, une nouvelle réforme hasardeuse!? Alors: Soit on copie, en l'adaptant, ce qui réussit chez nos voisins, mais il y a la fierté du français. Soit on met au goût du jour ce qui a marché par le passé, et en redonnant du pouvoir aux professeurs mais sans acte de répression physique, tout en essayant de prendre en considération l'évolution du style de vie actuel. Soit on abandonne le principe d'égalité, et on fait un système éducatif comme l'économie "capitaliste", où il y a des classes de bons voire très bons élèves, et des classes de mauvais à moyens, ainsi que toujours des établissements pour ceux pour qui le niveau est indépendant de leur volonté, c'est à dire que l'on fait du social en même temps que l'on favorise ( et dynamise aussi les autres ) les meilleurs pour qu'ils réussissent vraiment, et ceux qui ne veulent que le minimum n'auront que le minimum et récolteront ainsi que le fruit de leur travail, quelque soit la filière choisie. Puisque l'on sait aujourd'hui, que d'un point de vue psychologique, on a du mal à résister à ce que les autres ont, si on laisse les individus évoluer en fonction de ceux qui veulent réussir, et la possibilité aux autres d'en faire autant, on nivellera cette fois par le haut, et non plus par le bas. Espérant ne pas avoir été maladroit dans mon propos, sous forme d'ébauche, car je ne suis ni politicien, ni décideur, ni investi par une quelconque mission.
  16. De toute façon dans le monde professionnel nous sommes évalués également, autant "habituer" les enfants à y être.
  17. À donner le Bac à tous le monde, sans mérite, on finit par saturer les niveaux supérieurs, mais c'est comme le reste une course en avant, un cercle vicieux qui s'instaure et dont plus personne ne peut/veut rompre la spirale. Le mieux serait dans un premier temps de redonner une valeur au baccalauréat, qu'il soit général, technologique ou professionnel, voire les BEP et CAP, car il faut de tout dans une société, des gens spécialisés manuellement et conceptuellement. Le bac aujourd'hui est plus une question politique que de société, et cela dérègle tout le système éducatif aussi bien les strates inférieures et supérieures. Les notes n'est pas le problème de fond, mais c'est ce qui focalise les attentions, parce que c'est l'indicateur accessibles par l'extérieur, et que les parents se sont trop reposés sur l'Éducation nationale, et ne savent plus eux-même.
  18. Je ne conteste pas vraiment ce que tu résumes ici. Mais si l'on regarde l'éducation, trop rigide/stricte, des années 50/60, les élèves ressortaient avec de vraies connaissances acquises durablement, et hormis un cancre par ci par là, et de très bons élèves aussi, globalement le niveau à la sortie était assez homogène, ce qui laisse penser que même si il y a des disparités individuelles, on peut obtenir des résultats très satisfaisants pour la grande majorité, et puisque cela a été possible hier, il n'y a aucune raison que l'on ne puisse plus aujourd'hui, quand bien même on ne taperait pas sur la tête des enfants. Et le fait que d'autres nations y parviennent, c'est bien la preuve que c'est encore possible, la France ayant juste perdue la recette, et sans oublier le lobbying parental et des professeurs qui empêche toute révolution de l'éducation, car l'heure n'est plus à la réforme de forme, mais de fond.
  19. Au niveau européen je crois que nous sommes dans le bas du panier, en ce qui concerne les performances effectives de l'éducation des jeunes gens, et je pense également que notre problème ne vient pas du système de notation, mais d'avoir nivelé par le bas! C'est comme dans une compétition, si on "enlève" les meilleurs ( entrainement pauvre ou défaillant ), il y aura toujours un premier, mais ces performances sont relatives au groupe, pas en rapport à un repère extérieur, et les mauvais seront encore plus mauvais qu'avant, et même si dans le classement du groupe il ne sont que derniers, il le sont plus qu'avant, et les bons moins bons qu'avant. Si bon nombre de personnes disent que la Bac vaut pratiquement un certificat d'études, ce n'est certainement pas toujours pour se faire mousser, mais bien pour pointer le fiasco actuelle.
  20. Je suis globalement d'accord, si ce n'est que les notes servent d'indicateur, et que des lacunes en compréhension de texte ou sur le calculatoire me semble quand même handicapant dans la vie de tous les jours ( en tant qu'outils ou comme marqueurs de problèmes plus profonds ), et que donc un minimum doit être atteint même si on n'est pas intéressé ou un crac.
  21. Humour: si tu as fait 9 fois une première année, je suis pas sûr que ça compte :D Mais effectivement, d'être diplômé n'est pas/plus une garantie. Tout à fait, ça devrait être une évidence, mais ce n'est pas toujours aussi simple malheureusement. Ce ne sont que des a priori, des préjugés, il me semble, ou ce que l'on a envie de croire, car vu le nombre d'imbéciles hautement diplômés, il faut croire que ce n'est pas si fiable que ça, pour être rigoureux et prendre le temps de la faire, c'est de sonder soi-même l'individu pour se rendre compte de pourquoi et comment l'un est ingénieur et l'autre a un CAP. Est ce que tous les types qui font 2 mètres et sont sportifs, deviennent basketteurs? Il y a de ça aussi idem
  22. Tes réponses me font penser un peu au topic sur " le football absolu ", où l'auteur ne voit pas vraiment ce qu'il y a d'intéressant dans ce sport. On aurait la même chose avec la religion, il faut à minima y être sensible, sinon on y voit qu'une perte de temps. À ce compte là, on peut soumettre d'autres interrogations: Est ce que l'art est utile et nécessaire? Pourquoi incarcérer des personnes après délit ou crime, puisque un bon nombre vont recommencer? Tous les hommes politiques finissent par perdre leur "âme" en accédant au pouvoir, quel intérêt de choisir? Quel intérêt à nouer des liens avec les gens, puisque tôt ou tard nous allons mourir? Perdre 20ans de leur vie à l'école, pour que les jeunes gens n'aient pas de travail ou ne réfléchissent pas par eux même, mais se laissent subjuguer par les douceurs promues par les publicitaires. etc... D'un autre coté, les débats éthiques seront fait par qui? Les scientifiques ce n'est pas leur rôle, les politiques trop le nez dans le guidon de leurs petites affaires, les citoyens qui n'ont pas de voie pour se faire entendre, les associations qui ne vont défendre que leur beefsteak? Qui a une vision suffisamment globale et indépendante, impartiale pour faire un bilan, une critique de nos modes de vie, si ce n'est précisément les philosophes, après que l'on ne les écoute pas aujourd'hui, ni demain, c'est une autre affaire, il y a une lourdeur, une inertie inhérente à toute société, la philocratie a été abordée il y a presque 2 millénaires, mais elle n'a jamais été mise en place, alors que la démocratie oui, on ne peut pas prévoir l'évolution de nos sociétés, juste proposer des pistes.
  23. je crois qu'il faudrait accorder nos violons, car je pense que nous ne parlons pas de la même conscience: Polysémie Le terme de conscience peut être distingué en plusieurs catégories : La conscience serait un phénomène mental caractérisé par un ensemble d’éléments plus ou moins intenses et présents selon les moments : un certain sentiment d’unité lors de la perception par l’esprit ou par les sens (identité du soi), le sentiment qu’il y a un arrière-plan en nous qui « voit », un phénomène plutôt passif et global contrairement aux activités purement intellectuelles de l’esprit, actives et localisées, et qui sont liées à l’action (par exemple la projection, l’anticipation, l’histoire, le temps, les concepts..). La conscience est « ce qui voit » sans s’assimiler à ce qui est vu, c'est ce qui intègre à chaque instant en créant des relations stables entre les choses, à l'image des réseaux neuronaux. La conscience est un lieu abstrait, car impossible à localiser quelque part dans le corps, qui apparaît à chaque instant au moment exactement où fusionnent les perceptions des sens et de l'esprit, l’écran sur lequel se déroulent toutes les activités intellectuelles de l’esprit, en grande partie imaginaires (les représentations mentales : conscience du monde, des autres, du moi..) mais efficaces à leur manière, ainsi que la vie émotionnelle. La conscience morale, respect de règles d'éthique, sens unique du terme jusqu'au XVIIe siècle. La conscience en tant que substrat de l'existence, dans certaines conceptions de la spiritualité. Pluralité de manifestations Outre les deux sens principaux déjà vus, le concept de conscience a de nombreux sens ou manifestations que l’on peut s’efforcer de distinguer, bien que dans certains cas, ces différences soient surtout des différences de degrés : La conscience comme sensation : tout être doué de sensibilité, voire un système automatique, peut être dit, dans une certaine mesure, « conscient » de son environnement, puisqu'il répond à des stimuli ; c'est ce qu'on désigne sous le nom de « conscience du monde ». la conscience spontanée, sentiment intérieur immédiat ; certains philosophes de l’Antiquité (par exemple les Stoïciens) parlent de « toucher intérieur »4 (voir l'article Qualia) ; on peut distinguer une étape supérieure, en signifiant par le mot conscience un état d’éveil de l’organisme, état différent du précédent en ce sens qu’il ne comporte pas de passivité de la sensibilité (cf. en anglais, le mot wakefulness, vigilance, alerte, ou awareness); en ce sens, il n’y a pas de conscience dans l’état de sommeil profond ou dans le coma ; Conscience de soi : la conscience est la présence de l’esprit à lui-même dans ses représentations, comme connaissance réflexive du sujet qui se sait percevant. Par cette présence, un individu prend connaissance, par un sentiment ou une intuition intérieurs, d’états psychiques qu’il rapporte à lui-même en tant que sujet. Cette réflexivité renvoie à une unité problématique du moi et de la pensée, et à la croyance, tout aussi problématique, que nous sommes à l’origine de nos actes ; ce dernier sens est une connaissance de notre état conscient aux premiers sens. Le domaine d’application est assez imprécis et il comporte des degrés : s’il s’agit d’une conscience claire et explicite, les enfants qui ne parlent pas encore ne possèdent sans doute pas la conscience en ce sens ; s’il s’agit d’un degré moindre de conscience, d’une sorte d’éveil à soi, alors non seulement les enfants peuvent être considérés comme conscients mais aussi certains animaux. un autre sens du mot conscience a été introduit par le philosophe Thomas Nagel : il s’agit de la conscience pour un être de ce que cela fait d’être ce qu’il est. la conscience comme conscience de quelque chose (conscience transitive, opposée à l’intransitivité du fait d’être conscient). Cette conscience renvoie à l’existence problématique du monde extérieur et à notre capacité de le connaître ; la conscience intellectuelle, intuition des essences ou des concepts. la conscience phénoménale, en tant que structure de notre expérience. À un degré conceptuellement plus élaboré peut exister ou non la « conscience morale », définissable comme la compréhension et la prise en charge par l'individu des tenants et aboutissants de ses actes pour la collectivité et les générations futures. Dans l’ensemble de ces distinctions, on peut noter une conception de la conscience comme savoir de soi et perception immédiate de la pensée, et une autre comme sentiment de soi impliquant un sous-bassement obscur et un devenir conscient qui sont, en général, exclus de la première conception. La conscience morale, quant à elle, désigne le sujet du jugement moral de nos actions. De cette conscience-là, on dit aux enfants qu'elle nous permet de distinguer le bien du mal. Voir plus bas.
  24. Peut-être, en tous cas, ne plus les appuyer sur la raison seule. Sans compter les abus dû au langage, à la catégorisation ou à la conceptualisation trop rapides, malgré son efficacité immédiate. L'intuition, l'action réflexe, le ressenti sont utiles lorsque le temps fait défaut, mais elles sont faillibles et grossières. La raison, la réflexion sont intéressantes/pertinentes/fiables lorsque l'on a du temps, mais elles n'agissent qu'a postériori, sur des bases qui leur échappent. La combinaison, pour faire simple, des deux approches me semblent indispensables, je pense à une sorte de consolidation réciproque, les faiblesses de l'une étant compensées par la force de l'autre et inversement.
  25. Le monde n'est ni raison pure, ni raisonnable, ce qui va nous permettre de l'aborder autrement que par la seule raison, qui finit par se boucler/s'emprisonner sur elle-même, nous ne sommes pas que des êtres raisonnables, mais avant tout des êtres sensibles!
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