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Tout ce qui a été posté par Blaquière
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Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
Quand j'ai un peu de temps, le soir ou le matin ou à midi, je viens faire un tour par ici, voir mes copains ! (J'ai le droit de vous appeler mes copains ? Et là, bien souvent je me régale ! Chacun a sa personnalité... J'imagine que vous devez avoir votre idée de la mienne : c'est le jeu. Bref, y'a des croyants, des incroyants, des énervés, des qui se la joue sages, d'autres érudits... Bien sûr on tourne un peu en rond ! Mais c'est bien agréable. Cette nuit , je pouvais pas m'endormir. La lecture de l'Iliade avec le texte grec en vis à vis (où je vais faire quelques incursions pour essayer de reconnaître quelques mots), est en général est super efficace, (Au bout de quelques dizaines de minutes, je me dis : "Mais je m'en fous complètement d' Achille et d'Hector " ce qui m'endort facilement. Mais là, rien à faire ! Du coup je me suis relevé, et je me suis dit La solution pour s'endormir : LA BIBLE ! J'ai relu ppas mal depuis le début. Jusqu'à la descendance d'Adam. Vous savez ? "Les patriarches d'avant le déluge". "Quand Adam eut 130 ans, il engendra un fils !...etc." (Bien entendu, je cite le texte la bible, mais je tien à vous préciser ce que je pense en le lisant : " Mais quelle accumulation de sornettes ! dire qu'il y a des gens qui prennent ça au sérieux" Et là -- Comme souvent !!!- une idée géniale m'est venue : Et s'ils s'étaient trompés dans leurs comptes des âges et des naissances et des morts ? Ce serait trop marrant ! Alors je me suis mis à additionner les âges, les naissances.. les morts... etc. Mon idée était et si pour le déluge y'avait des ancêtres encore vivant, que Noë n'aurait pas pris à son bord !... ILS SE SERAIENT DONC NOYES ?!!! Quel naïf je fais quand même : vous pensez bien qu"'ils" ont dû les refaire un paquet de fois les comptes pour qu'on ne puisse rien leur reprocher ! N'empêche que je suis tombé sur un scoop que je vous communique illico ! MATHUSALEM EST MORT L'ANNEE MÊME DU DELUGE ! Si vous suivez mon esprit "tordu" vous en conclurez comme moi que ce sont bien des balivernes ! Promis, j'ai plein de trucs à dire sur l'étude de Dieu. Des trucs sérieux ! -
Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
Il s'agit d'étudier Dieu : Soit ! Le problème c'est que personne ne propose une définition de Dieu acceptable par tous. (Je viens de passer un long moment à relire les pages précédentes et ne suis convaincu par aucune) Dès lors, comment étudier une chose indéfinie ? Une chose "changeante" selon les cas ? J'ai vu des "Être absolu", des "Esprit infini", ou des définitions empruntées aux différentes "Ecritures"... Chaque élément devrait être décortiqué : qu'est-ce qu'un Etre ? Pour moi, c'est rien : il y a des existants, oui, mais la notion d'Etre n'est à mon sens qu'un avatar grammatical. Dès lors "Etre absolu"n'a pas plus de réalité que "licorne" ou "Hercule"... Les idées sont réelles, mais en tant qu'idées, et ne corresponde à rien de réel. Les Ecritures ? A mon avis elles ont toutes été écrites sous le coup d'une illumination, d'un accès psychotique par des "fous de Dieu" et n'ont aucune valeur. Tout le monde peut constater qu'elles sont bourrées d'erreurs. Et comme dirait Descartes : "on ne peut se fier à ceux qui nous ont une fois trompés" !... Esprit infini ? j'ai essayé de dire plus haut qu'un esprit (en tout cas pour ce que nous pouvons connaître de l'esprit, à savoir, le notre) ne peu être infini... On en arrive à définir et étudier Dieu, en négatif, pour ce qu'il n'est pas !... De là à dire qu'il ne peut pas y avoir de Dieu il n'y a qu'un pas!... Dieu n'est pas un Être , Il n'est pas un existant, N'est pas un Esprit, N'est pas absolu, Pas Infini... ...Etc. -
Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
C'est peut-être le passage des Méditations que je préfère ! (Avec le Malin Génie) "Prenons pour exemple ce morceau de cire qui vient d'être tiré de la ruche : il n'a pas encore perdu la douceur du miel qu'il contenait, il retient encore quelque chose de l'odeur des fleurs dont il a été recueilli ; sa couleur, sa figure, sa grandeur, sont apparentes ; il est dur, il est froid, on le touche, et si vous le frappez, il rendra quelque son. Enfin, toutes les choses qui peuvent distinctement faire connaître un corps se rencontrent en celui-ci.Mais voici que, cependant que je parle, on l'approche du feu : ce qui y restait de sa saveur s'exhale, l'odeur s'évanouit, sa couleur se change, sa figure se perd, sa grandeur augmente, il devient liquide, il s'échauffe, à peine le peut-on toucher, et quoiqu'on le frappe, il ne rendra plus aucun son. J'ai souligné les passages les plus parlants !!! Je me demande de quoi parle Descartes... C'est quoi au juste ce morceau de cire qu'il tient dans la main, qu'il approche du feu, qu'il frappe, qui grandit et qui se...liquéfie puis qu'on ne peut plus toucher !!! Je sais : j'ai l'esprit mal placé ! A moins que ce ne soit Descartes lui-même ! Si vous suivez les Méditations, il y cherche et étudie les limites de validité de la pensée, de l'esprit : le rêve, la folie... Exactement ce qu'étudiera Freud plus tard pour circonscrire les limites du psychisme. Jusqu'à l'idée du Malin Génie qui ferait "rien que faire exprès de nous tromper !" Et là, on peut penser à... l'inconscient. C'est l'intuition de Descartes. On pourrait bien voir en lui une sorte de précurseur de la psychanalyse... (Je ferai remarquer qu'on n'est pas loin du phallus signifiant de Lacan...) -
Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
J'allais répondre à ça : Le croyant ne connait pas dieu, mais trouve le bonheur dans ses écrits car ça l'arme face au monde où les valeurs se perdent. Ressentir dieu, c'est le stade supérieur, le travail sur l'esprit, l'esprit saint, la logique.... Dieu on le trouve partout, c'est la raison. Crois-moi, un moine qui médite pendant des heures sur ses contemplations, il fait pas ça pour rien. Comme quoi on peut toujours se faire couillonner : c'était juste de l'humour : une blague ! -
Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
Maxime dit : Je demande à tous mes amis croyants (j'en ai des trois religions du Livre) pourquoi est-ce qu'ils croient. Et tous sans exception n'arrivent pas à me donner une raison précise. Moi je pense qu'ils croient parce qu'ils ont peur de la mort, ou bien que c'est un truc culturel, mais eux ne croient pas pour une raison bien précise. Et c'est pour ça qu'on ne peut pas les attaquer dans leur croyance, c'est que leur croyance ne répond pas à une logique précise. Je suis assez d'accord. On peut dire ça. Je pense qu'aussi la croyance pourrait être comme un "pli" de l'esprit. Un pli reliquat de l'époque enfantine. Il faut arriver à penser que notre esprit (à chacun de nous) a une histoire. Il s'est forgé au cours du temps. Nos premières années. Qui curieusement jusqu'à 5 ans son effacées de notre mémoire. Mais notre mémoire consciente seulement. L'idée de la psychanalyse est qu'en fait rien n'est effacé. Si c'est vrai, au cours de nos premiers mois, il faut reconnaître que notre subsistance était entièrement dans les mains de ces êtres tout puissants qu'étaient nos parents. Il y a donc dans notre esprit, une possibilité réelle que des êtres tout puissants à qui nous devons tout existent au dessus de nous... Une sorte de prototype de l'idée de Dieu... Par la suite, ou cette impression, cette "évidence" subsiste, ou elle est contredite et annulée pas notre évolution personnelle (intellectuelle)... ou fortifiée par "notre peur de la mort" ou par la culture environnante... -
Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
C'est un peu fatiguant cette façon de contredire pour le plaisir de contredire. Moi j'essaie juste de réfléchir de trouver des idées et de les exprimer. Pas à chipoter sans chercher à comprendre ce que l'autre veut dire et ce qui est plus ou moins sousentendu. Exemple : 1) "les croyants ne nient pas la mort" : merci ! Tout le monde le sait bien qu'on va mourir je prends pas les croyants pour des débiles. Ce que je veux dire, c'est que penser qu'il y a une vie après la mort est une façon de nier la mort. De la refuser. Tu ne dis pas autre chose à dire : "je n'aime pas qu'on me fasse miroiter un paradis qui me ferait négliger ma vie "terrestre"Pourtant, si cette idée soulage le chagrin et la peur et l'inquiétude (et j'en passe) de quelques milliards de gens...) 2) "L'idée de table dans ma tête est une vraie idée de table?" évidemment ! le problème c'est que l'idée ou l'image de table dans ma tête tendent toujours à valoir pour la table réelle. T'es jaloux de pas avoir eu cette idée ? Pour te consoler, elle n'est pas que de moi mais aussi de Sartre ! En fait, c'est toi qui patauges complètement Et tu ne fais rien que de faire des erreurs encore plus grossières GROSSIERES que les miennes ! Na ! Et tu n'es pas capable de suivre le fil d'un raisonnement.: tu oublies des morceaux en route : t'as oublié les pieds de la table ! Tiens, puisque l'infinité de l'esprit divin t'es si familière, essaie donc de m'expliquer ce que veut dire Lacan quand (can,can!) il dit que : "Le phallus est le trésor négatif du signifiant" Il n'y a rien d'infini là : ça devrait t'être facile... Et je dois avouer que je cale un peu... -
C'est exactement ce que je pensais en l'écrivant ! Je me suis retenu d'écrire : "Je doute qu'un scribe y comprendrait grand chose !" Merci pour l'indulgence !
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Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
Je rajoute : On dit généralement : "Dieu voit tout" "Tout voir" c'est forcément "ne rien voir". C'est important! Mais on me dira : Dieu, lui, peut tout voir. Admettons. Comme les yeux à facettes des insectes. (Mais il ne faut pas oublier que les images de toutes les facettes sont centralisées pour ne donner qu'une image). Je pense que pour qu'un esprit soit efficient, il ne peut déboucher que sur UNE volonté. On comprendra mieux ainsi : tout vouloir en même temps, c'est ne rien vouloir en particulier. Un esprit infini non seulement ne peut rien voir, rien penser, mais en outre serait totalement paralysé : Incapable de vouloir. -
Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
maxime0805 dit : "Je suis d'accord avec toi sur ce point, car je n'aime pas qu'on me fasse miroiter un paradis qui me ferait négliger ma vie "terrestre" Pourtant, si cette idée soulage le chagrin et la peur et l'inquiétude (et j'en passe) de quelques milliards de gens, sans que ces croyants ne soient asservis au point de sacrifier une grande part de leur vie à leurs dieux (pour l'immense majorité du moins) alors quel est le mal des religions en soi? " Ben oui ! on est d'accord ! tout le problème est dans le "si". S'il ne s'agit que d'amoindrir les souffrances sans influencer sur notre vie : soit ! Mais est-ce le cas ? En fait c'est un transfert, un déplacement d'intérêt. A prier Dieu, le consolateur suprême, On en accepte mieux les injustices présentes. Le Christianisme et l'Islam, ont fait leur nid et le font toujours sur le dos de la misère, de la pauvreté et du malheur des hommes.. Je n'oublie pas l'idée de la religion "opium du peuple " de Marx, je crois. (Il ne faut pas tout prendre au tragique non plus : le football en est un autre, d'opium du peuple !!!) C'est comme pour la nicotine : il suffit d'avoir les récepteurs adéquats dans les neurones ! Pour Freud, les religions sont des "névroses sociales et même plutôt des psychoses) qui évitent aux hommes les frais et les dégâts d'une névrose personnelle. C'est comme si les hommes étaient malades d'intelligence ! On a "des milliards de neurones qui ont horreur du vide", et il faut absolument les occuper avec n'importe quelle baliverne. L'espèce humaine n'a pas encore bien digéré d'accéder à la conscience. Bien sûr que c'est tragique, la mort. On est tous à égalité devant cette peur. Mais vaut-il mieux la... nier ou s'en faire une raison? Parce que l'idée que notre âme serait immortelle, ne se représente pas du tout ce que ce serait d'avoir une âme immortelle, elle se contente juste de nier la mort. De ne plus y penser. Ce que je fais, moi, simplement en pensant à autre chose ! Je pense que se dire qu'on ne va pas disparaître totalement, c'est juste se mentir à soi-même. CAR en fait si nous étions en quelque sorte immortels (par notre âme) plus rien n'aurait le moindre sens : plus besoin de respecter la vie ! vivre n'aurait plus le moindre intérêt, plus besoin d'avoir des enfants, ni de les aimer, ni d'écouter de la musique, ni de lire, ni d'être honnête, ni malhonnête, ni de protéger son corps ni de "l'aimer", ni d'être heureux, ni de souffrir ni de guérir... C'est ce que j'ai cru comprendre dans un post précédent: Seule la mort, le fait que nous soyons condamnés à mourir JUSTIFIE la vie. Justifie que nous nous efforcions de vivre. Et même plus, c'est le fait que l'on soit condamnés à mourir qui CAUSE la vie. C'est parce qu'ils doivent mourir que les êtres vivants se reproduisent. Et c'est pour ça qu'on est nés. (Et c'est cela même la vie : se reproduire, viser une certaine forme d'immortalité, s'accrocher à la vie avec les moyens du bord ! -à travers notre descendance-) Si on était en quelque façon, éternels, on n'aurait pas besoin de naître ni de vivre, pas besoin d'exister à un moment donné. Si on était éternels, on ne serait rien. Comme Dieu. On serait tout ET rien. Ce qui fait la vie -et donc l'esprit- c'est l'imperfection, la "momentanéïté". Dieu -et l'idée d'un esprit parfait et éternel- est finalement incompatible avec l'existence de la vie. (Et de la mort). Incompatible avec la nature même de l'esprit. Le fait qu'un esprit ne peut être que particulier. Une esprit est un point de vue particulier. La multiplication des points de vue à l'infini (un esprit parfait, divin) ne pourrait qu'aboutir à la dissolution de cet esprit. Je suis en plein dans le sujet !!! L'Esprit ne peut fonctionner que sur le mode de l'erreur. (C'est parce qu'il n'y a pas de vraie table dans mon esprit que je peux penser la table : juste une fausse image de table, et donc mon idée de table ne paut être qu'une fausse idée de table.) Un Dieu parfait ne peut donc pas être un esprit. Ni avoir la moindre volonté (le moindre désir). Dieu aurait une vraie table dans son esprit, et il ne pourrait donc pas la penser ! C'est seulement entre le réel, le symbolique et l'imaginaire que l'esprit peut se glisser. Et Dieu s'il est parfait ne le peut pas. L'esprit est pas définition du bricolage. Il n'est qu'humain. En tout cas, toujours tributaire du vivant. -
Courage : voilà ! (à lire de gauche à droite et de haut en bas)
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Retrouvé ! ça pourrait donner ça (mais j'ai qu'une valeur pour le d !) flûte j'ai oublié le "ni"! C'est trop long ! avant la dernière ligne faut juste rajouter les deux premières lettres dans le sens inverse !
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J'en ai fait une de police hiéroglyphique, je la cherche !
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Que pensez-vous de la femme en islam ?
Blaquière a répondu à un(e) sujet de mesca-line dans Religion et Culte
Chez les musulmans, une femme de même religion, c'est une musulwoman ? -
Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
Grrr ! " tu n'étudies pas l'idée de Dieu, tu étudies ta vision de Dieu." Dieu et toutes ces histoires religieuses ne sont que des balivernes. Dieu (pardon : l'idée de Dieu) a deux casquettes : a) Dieu créateur b) Dieu moral Avoue que je fais un effort : mettre une casquette à une idée, faillait oser ... Non ! Je trouve que c'est un peu fort d'inverser les rôles car qu'est-ce que Dieu, qu'est-ce que croire en Dieu sinon emprunter une idée et des réponses toutes faites, juste pour ne pas penser, pas se poser de vraies questions grâce à une réponse globale et totale.Moi au moins, j'essaie de me l'inventer le croyant. Est-ce que les croyants font la même chose ? Essaient-ils de s'inventer l'athéisme. Et encore l'athéisme, c'est un mot. Moi je ne suis pas athée. Je n'ai pas d'étiquette. Je regarde, j'essaie de mieux voir, de mieux comprendre, et ce qui n'est pas vraisemblable, je le laisse de côté. Jusqu'à preuve du contraire. Longtemps, je n'étais pas persuadé que les américains eussent été sur la Lune. J'avais mes raisons. Pas du genre Grande Conspiration On Nous cache tout : non ! Juste un côté très matériel : les américains, à la fin des années soixante étaient nuls pour les rendez-vous spaciaux. Ils avaient la plus grande peine du monde à faire se rencontrer deux véhicules spaciaux autour de la terre. Pas moyen : Ils n'y arrivaient pas du tout. Et voila que d'un coup ils partaient autour de la lune, y descendaient, remontaient, se rejoignaient, plus aucun problème. J'ai trouvé ça, parfaitement louche que d'un coup, ils y arrivent si facilement. D'un autre côté, je me disais s'ils ne l'avaient pas fait, les russes auraient crié à l'imposture... Mais bon, peut-être qu'il y avait un échange de bon procédé : vous vous écrasez là dessus et nous nous disons rien sur "ça"... Bref, je doutais. (Même si ça m'empêchait pas de dormir la nuit. L'année dernière, j'en parle avec mon fils (qui se foutait un peu de moi quant à mon doute mais c'était un motif récurrent de se marrer tous les deux). Mon principal argument c'était : s'ils y sont allés, ils ont qu'à nous montrer des photos prises depuis la terre de ce qui reste sur la lune (le LEM, La jeep lunaire, tout ça, il y a forcément des traces) s'ils ne montrent rien, il y a largement de quoi douter. Mon fils a eu l'idée définitive :" Et si on regardait sur internet ?" Ce qu'on a fait ! Résultat : Des photos et même des films pris d'un satellite en orbite autour de la Lune, de tous les sites d'allunissage, avec ce qui est resté au sol de traces et d'engins. Même les ornières laissées pas la fameuse jeep ! Je sais : on pourrait dire que tout ça c'est des trucages, tout est possible. Mais moi, ça me suffit. LES AMERCAINS SONT BIEN ALLéS SUR LA LUNE ! Maintenant, pour ce qui est de Dieu, les dernières "preuves" ou témoignages, datent de 2000 ans. Et encore c'est juste quelqu'un qui aurait vu quelqu'un qui aurait vu.... En toute logique ça me semble léger. Un jour, y'a un accident qui s'est produit juste devant chez moi, et sous mes yeux. (Je passe sur les détails horribles vu que je veux pas jouer sur l'émotion mais seulement sur la raison) Quand j'ai lu le compte rendu sur le journal, ça n'avait rien à voir avec ce qui s'était passé... Je crains que tous les récits bibliques, évangéliques, religieux, etc, soient tous dans ces eaux-là. Vu qu'en plus pour la plupart, ils ont tous été écrits plusieurs années après que les "faits" se soient passés. J'ai dit ! Reste à explorer l'aspect plus psychologique des croyances. Vous savez : je vois souvent des gens très religieux... Et là, je reconnais que je suis totalement désarmé. Quand ils disent : "Je sens que Jésus m'aime" C'est aussi le cas pour les musulmans qui recherchent l'amour de Dieu. Que voulez-vous que je leur dise : "Manquez-vous d'amour au point de vous en inventer un imaginaire?" Ben non ! S'ils se sentent mieux comme ça, je n'ai pas le coeur de leur enlever cette consolation. Même imaginaire. Bien sûr ils vaudrait mieux qu'ils jouissent d'un vrai amour... Chez nous au village, on avait un curé il y a très très longtemps... Et un beau jour, paff ! il s'est défroqué ! Les gens on dit simplement : "Il a préféré une petite femme à un gros Bon Dieu". Si Dieu existe, celui-là, il va droit au Paradis ! Amen ! (Je le pense vraiment.) -
Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
Tant pis ! même si je fais partie que des 5% de l'humanité qui rejettent l'idée de Dieu comme solution universelle à tous les problèmes, je tiens bon ! No Pasaran ! Je l'ai déjà dit : ça fait des milliers d'années qu'on par de l'hypothèse que Dieu existe On pourrait passer à autre chose... Mais je suis fort capable d'étudier Dieu. a) Dieu est le Créateur du Monde Car en effet : comment le Monde ou l'Univers pourraient exister s'ils n'avaient pas été créés? A-t-on jamais vu quelque chose naître de rien ? Le simple bon sens lui même dit que c'est impossible ! Tous les récits religieux (bibliques) le disent bien. Il suffit de les comprendre intelligemment : "Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or la terre était vague et vide, les ténèbres couvraient l'abîme, l'esprit de Dieu planait sur les eaux. Dieu dit "Que la lumière soit" et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière "jour" et les ténèbres "nuit". Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour." N'est-ce pas magnifique ? Magnifiquement simple beau et vrai ? Le monde n'est pas né de rien : il est né de Dieu ! Et Dieu ? me direz-vous ? Mais Dieu est tout puissant et il est né de lui-même. Que dis-je "né" ? il n'est jamais né ! Il est de toute éternité ! Pour lui pas de passé, pas de futur ! No future ! "Je suis celui qui suis !" Dieu est au présent de l'indicatif pour l'éternité ! Dieu c'est le B, A, BA de la conjugaison ! --Oui ! Ce magnifique texte est inattaquable ! --"Dieu créa le ciel et la terre" dites-vous puis, plus loin :"l'esprit de Dieu planait sur les eaux"! Or les eaux ne sont pas encore créées ? -- Meuh non ! gros bêta ! "la terre" symbolise l'eau aussi ! En fait eau plus terre, c'est la gadoue qu'il a créé au début. Mais "au commencement Dieu créa le ciel et la gadoue", c'était pas assez poétique ! Car un texte divin se doit d'être BEAU. -- Et quand Dieu crée la lumière : ce n'est qu'en suite qu'il la sépare des ténèbres ! Comment expliquez-vous qu'une lumière soit mélangée aux ténèbres et donc pleine de ténèbres ? -- Pfff ! Ces incroyants sont vraiment primaires ! Dieu qui crée la lumière, ça veut dire qu'il invente la notion, le concept, l'idée de lumière, dans sa pureté originelle ! cela est souligné par le fait qu'il la sépare des ténèbres. La lumière n'est lumière que relativement par rapport aux ténèbres ! En fait Dieu a inventé la RELATIVITé ! Son vrai nom, c'est Dieustein ! -- Et comment peut-il y avoir un jour entre le soir et le matin : entre le soir et le matin c'est la nuit qu'il y a normalement ! -- Incrédule ! Dieu fait marcher le calendrier à l'envers quand il veut ! Non, mais ! Mais dans ce cas ce n'est qu'une erreur de traduction ! Et Toc ! -
Ouais, mais je vous avais facilité la comprenure en vous écrivant quasi phonétiquement ! Merci, Cénon pour le latin : j'adore ! Reste plus qu'à passer aux hiéroglyphes : j'y vas ! après ce sera le linéaire B ! Puis enfin les smilies ! On n'arrête pas... la régression ? A propos de religion, de provençal et de femme dans l'islam, (un autre fil à côté), Un jour mon grand père avait reproché à une tante d'avoir la cuisse un peu légère. Elle lui avait répondu : "Moun cuou ès miou, n'èn faou cé qué vouèli !" intelligent comme l'était mon grand père, il en concluait en frappant dans ses mains : "Qué coun ! Auriou miès fach de rèn li diré : m'a riblat moun clavèu !" (Traducteurs, à vos marques !) ça peut se traduire en arabe ?!!!
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Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
Oui, il est vachement bien le sujet de ce fil : Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu ça permet de rester entre soi, entre gens bien pensant de bonne compagnie ! ça permet d'éliminer tous ceux qui ne sont pas croyants, puisque par hypothèse, ils sont tenus de faire comme s'ils l'étaient. Je vous demande juste de réfléchir sincèrement à ce que je viens de dire : n'ai-je pas raison ?!!! Eh bien ne comptez pas sur moi pour jouer ce jeu ! Quelqu'un peut-il me dire à quelles conclusions vous en êtes arrivés après toutes ces pages ? Après toute ces "études", ces recherches ? Dites-moi ! Dieu est comment ? Dieu est quoi?, est qui quelles sont ses qualités? ses pouvoirs ? sa volonté ? Son utilité ? Et qu'on ne me réponde pas "je l'ai déjà dit ailleurs ou plus haut " : Je veux une synthèse, là : immédiatement ! (je ne peux pas m'empêcher de sourire en écrivant ça !) (Libertade : moi je pense que la croyance en un dieu est une très mauvaise chose en soi. la fonction des religions est l'asservissement de l'ensemble des peuples au profit que quelques uns : des rois, des princes, des nobles, etc. et autres assoiffés de pouvoir ainsi que des castes religieuses, des clergés. Bien sûr, la malice de ces castes dirigeantes est de faire croire aux peuples que c'est là leur intérêt (les croyances). Pour appâter le client, il leur font miroiter une au-delà meilleur : pardi ! "Ici, c'est nous qui profitons, vous, vous vous rattraperez plus tard !" C'est tellement cousu de fil blanc que je me demande comment un être même moyennement intelligent peut tomber dans le panneau ! Les musulmans font pas mal aussi : 72 vierges qu'ils promettent ! Les bras m'en tombent ! La religion chrétienne, elle précise bien : "si vous croyez en moi, vous aurez la vie éternelle, si non, que dalle ! " (J-C. dixit). Des fois; je me demande : est-ce qu'une bonne musulwoman aura droit, là haut à 72 beaux mecs... "bien équipés" ?!!! Oh pardon ! Une femme, une mère, ou une soeur idéale ne peut être que vierge (Ste Marie !) et avoir horreur de tout ce qui touche de près ou de loin à la sexualité ! Pour ce qui est de la politique, il faut -à mon avis- faire la différence entre "l'esprit et la conception de la politique" chez les gens de droite et chez les gens de gauche, et la "conception politicienne partisane de la politique des politiciens", de ceux qui appartiennent à la CASTE POLITIQUE et qui sont donc mus par les mêmes motivations (intérêt et pouvoir) que les tenants des religions cités plus haut. -
Partons du postulat que Dieu existe et étudions Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de sylvia 12 dans Religion et Culte
Libertade : je vois dans ta devise (ou votre devise) : Ni dieu ni maître : ça j'aime , mais aussi "apolitique" :ça me rappelle une phrase d'Alain, le philosophe : "Quand quelqu'un dit qu'il ne fait pas de politique, il est toujours de droite." Dont : mèfi ! En ce moment, la physique , au sujet de cette force ou plutôt ce champ de force dans lequel "baignerait" l'univers, parle de "champ de Higgs". C'est celui qui permettrait à la gravité de s'exercer, et donc à l'ensemble de l'Univers de rester apparemment et relativement cohérent. (Comme un champ magnétique -de photons invisibles- permet aux aiguilles de boussoles de s'orienter.) Les frères Bogdanof eux, croient en Dieu parce que les équations qui gèrent le monde (la matière) qui nous entoure sont à la fois si complexes et si précises qu'elles ne peuvent avoir été imaginées que par un esprit infiniment supérieur... Dans cet optique, c'est "la mathématique" qui gère tout ce qui existe, et donc, forcément un esprit. Mais là je suis loin des Ecritures... Mais ça dit bien que Dieu arrive à se cacher partout. Je l'avais déjà dit : Le vrai problème à mon sens n'est pas de savoir si Dieu existe réellement; mais pourquoi on veut y croire, ou pas. Il faudrait pour répondre à cette question, que les croyants envisagent sérieusement quelle serait leur réaction et ce qui résulterait pour eux, si Dieu n'existait pas. Perso, moi qui n'y crois vraiment, pas, si Dieu existait, je ne pourrais pas imaginer une autre vie que de la lui consacrer entièrement. Ce qui me fait dire que mis à part les religieux -de métier- ceux qui se disent croyants ne croient pas vraiment, ou font semblant, ou ne savent pas trop en quoi ils croient. Et qu'ils croient pas habitude, coutume, tradition, et sans trop se poser de questions. Pour ne pas y penser, finalement. En fait c'est la fonction des religions qu'il faudrait étudier... Les textes et les différentes définitions de Dieu, dépendent de cette fonction. -
Pego : l'a dégun qué parlo prouvènçaou la souleto lèngo vertadiero dé civilisacien? Mi sènti maou ! (Zut : y'a personne qui parle le provençal, la seule vraie langue de civilisation ? Je suis mal !)
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5 L’Afrique L’avion était panoramique. Et plus large que long. (Imaginez un Zeppelin avançant de travers, ou un large sourire.) Ce n’est que peu à peu, au fur et à mesure de leur approche sur les grandes dalles lisses et bétonnées de l’aéroport que les passagers-fourmis prenaient conscience à petits pas de son immensitude. Et toujours ils croyaient l’atteindre, et toujours plus loin il était... jusqu’ à ce qu’enfin arrivés sous son ventre arrondi de tôles luisantes, le ciel en fût caché et l’horizon dans son entier. On accédait à la grand salle de l’aéronef par un escalier monumental à vissette (videlicet : colimaçon). Je au-regard-circulaire nota que les sièges, tournant le dos au sens de la marche, permettraient aux voyageurs pendant le vol, de contempler le paysage au travers de l’impressionnante baie vitrée légèrement courbe qui occupait tout l’arrière de l’appareil. — L’été, quand le temps le permet, la baie reste grande ouverte et NOS passagers peuvent entendre chanter le coucou dans les grands peupliers frémissants, lui expliqua l’hôtesse en l’accompagnant à son fauteuil. Je prit sa place, comme il eût fait au cinéma... Sur sa gauche aussitôt vint s’asseoir une femme qui pouvait avoir... vint cinq ans ? Petite, plutôt très jolie, brune, aux cheveux mi-long façon chinoise, le front bombé et les yeux noirs, pommettes rouges, très maquillée... Et cette femme lia immédiatement conversation avec Je : les voyages en avion la ter-ro-ri-saient. D’ailleurs, dès que la longueur de ses vacances le lui permettait, c’est en bateau qu’elle faisait le voyage à Bizerte où elle allait visiter sa famille. Diserte, volubile, elle formait ses mots du bout des lèvres en remuant le bout du nez. Des lèvres soulignées au pinceau avec application, dont Je suivait, ému, les papillonnements... Et ce fut le départ sur la piste d’envol ! Une piste d’envol semblable à un immense creux de vague — Marseille est marine —, mais en dur : asphaltée. L’équivalent d’un double-large-toboggan opposé par sa base : élevée au début,profonde en son milieu et relevée à la fin. Pour décoller, l’avion se jetait dans le vide où il prenait de la vitesse, de la vitesse, puis, fort de son élan, il remontait l’autre versant au sommet duquel tout bêtement... il volait ! Je se senti fondre à la renverse, comme gobé à reculons dans un gouffre soyeusement capitonné. Ses jambes s’agitèrent au dessus de sa tête... et retombèrent d’un coup ! Une fraction de seconde, il eut l’impression de peser dix tonnes… Et il pesait vraiment dix tonnes ! (L’avion était au creux de la vague.) Mais voilà qu'aussitôt, ses mêmes jambes caoutchoutantes pendaient sous lui, s’étirant vers le bas... Sa chaussure droite se détacha, alla claquer contre l’écran vitré lors en bas en aplomb qui récoltait de plein fouet maints objets hétéroclites mal arrimés. Et soudain… LE SILENCE SIFFLANT DE L’ESPACE ! Les objets plaqués à la vitre glissèrent doucement vers le parquet métallique moquetté. L’instant était de détente feutrée légendaire, où enfin libérés des ceintures, les passagers en débandade, s’égayent sous la monumentale voûte de l’avion globulaire... et vont identifier pour les récupérer, leurs objets volants et perdus. La voisine de Je s’était apaisée. Je en profita pour lui proposer une partie qu’elle accepta… sans rechigner. Ils se levèrent,empruntèrent l’étroit passage dérobé... La salle de sport de l’avion, vaste elle aussi, jouxtait la salle panoramique. Une grande femme mince aux cheveux courts, clairs et bouclés y gesticulait pour l’heure des coups de raquette maladroits, face à un partenaire encore plus grand, mince et blond, blanc-jambé, bermudé, en tenue africaine : pas de chance le court de tennis était occupé par un couple d’anglais ! Lesquels tinrent à conserver leur place (les anglais sont de grands... sportifs). Seule restant donc libre, dans un angle de coin, l’étroite table de ping-pong, Je et la petite brune bien dessinée s’y installèrent, le temps d’échanger quelques balles... Déjà,l’avion-rapide survolait l’Afrique : On arrivait ! L’appareils’inclina lentement sur la droite... et vira brusquement à gauche, d’un coup ! Mais c’était parfaitement illogique ! Les passagers à l’unisson, s’en sentirent éjectés de leurs sièges, centrifugés. Encore se trouva-t-il heureux qu’ils eussent à l’instant rebouclé leurs ceintures, n’eussent-ils pas,sans ça, rouleboulé tout d’un sur l’autre et dans le plus total désordre ? N’empêche qu’à présent, l’avion tombait tel un parpaing. « Quelque chose ne va pas » se dit Je, prompt-à-la-méfiance. Et il regarda par le hublot les milliers de boulons à têtes arrondies qui rivetaient les plaques métalliques des ailes et des moteurs… « Cet avion n’est en réalité qu’un vaste puzzle ! » se tourmenta-t-il. Or, sur une telle quantité de boulons, pouvait-on raisonnablement escompter que pas un seul n’en vînt à se disjoindre ? Je eut alors la vision de l’avion, exactement pulvérisé dans le calme ciel africain en une infinité de fragments inrecollables, dont lui, ridiculement assis sur du vide (son fauteuil s’étant aussi atomisé) au milieu de nuages pâles cotonneux, défilant vers le haut et à toute vitesse, en corollaire de sa chute libre... Il entreprit alors de resserrer mentalement chaque boulon. L’essentiel était de maintenir l’ensemble solidaire ! Mais c’était difficile ! Parce que les têtes étaient rondes et que la clé glissait... De plus, il eût fallu en faire autant pour l’autre côté de l’appareil, l’arrière, le dessous... « ne laisser aucun boulon libre de ses mouvements... » s’exhortait Je. Une tâche épuisante, nerveusement. Quasi insurmontable.Typiquement une tâche à la Je. D’ autant que s’insinuait le doute : « ceux que je vois, j’y veille mais quid des autres ? » se disait-il, glissant un mot latin pour se tranquilliser. Et son angoisse s’accroissait en rapport du nombre de boulons incontrôlables... Dut alors se produire certain déclic dans son malin cerveau — baigné à point nommé d’enzymes glucosiques — dont l’inclinaison apparemment incompréhensible de l’appareil lors du brusque virage, se commua soudainement très rationnelle : « Suis-je bête ! nous sommes désormais dans l’hémisphère austral, ici, toutes les manœuvres sont... inversées ?!!! Et l’avion se stabilisa. LE CHŒUR : Par la finesse de son raisonnement Je Humble a évité la catastrophe. Au fond de lui, brillait en effet une petite flamme héroïque. ... Je était à présent d’un calme olympien. Par delà le hublot du Boeing au verre épais de myope comme au fond d’un tuyau, défilait la mousse verte et dense de la forêt équatoriale. L’avion prit son alignement sur le fleuve, et se posa subrepticement sur la vieille porte en bois du jardin à la peinture écaillée, mêmement verte, qui flottait là par hasard. Je s’en prit à douter du sérieux du plan de vol, voire du professionnalisme de tels aviateurs. Un fort accent d’improvisation se dégageait en effet de cet atterrissage... « Bah! C’est l’Afrique ! » se désengagea-t-il. L’Indulgence à-visage-mou avait repris les commandes. Et il se retrouva au beau milieu du fleuve, debout et à l’avant d’une étroite et longuissime planche — unique reliquat de la porte d’atterrissage —, pagayant alternativement d’un côté, de l’autre, d’une main, des deux... Derrière lui, sur la planche, aussi debout en équilibre, un grand nègre maigre au visage épanoui, marquait le rythme d’un « Houm !Houm ! » exotique. Encore plus loin, tout en bout de la planche-pirogue, un vieux joueur de pipeau santonesque, enveloppé dans sa grande cape de pâtre provençal, rêvassait, sans rime ni raison, raide comme un piquet. (Celui-là même qui sort parfois de sous son long manteau, sa flûte, pour étonner les enfants.) À la surface du fleuve vert et à perte de vue surnageait une multitude de feuillets, probablement détachés du carnet de bord lors du brusque virage. Les senteurs de l’Afrique, j’en passe et des meilleures... Et les oiseaux parleurs ! Papagayos. Je ardemment pagayait remontant le courant. La planche s’en vint alors buter contre une marche du fleuve. Inévitable ! Puisque le fleuve descendait ! — Descendons et passons la marche à pied ! Résolut Je,mosaïquement parmi les fines pages flottantes. (En tant que le premier de planche, lui échéait la responsabilité de la naviguitude.) Ce qu’ils exécutèrent. À la seconde marche, recommencèrent. À la troisième, aussi... Plus loin, les marches se multipliant, le fleuve étant sans fin, ils allaient décider de poursuivre leur route à pied, tout du long. Il n’y avait d’ailleurs guère que dix centimètres d’eau. L’Afrique est toujours surprenante. ...Et ils remontaient le large fleuve africain, dans un temps altéré, pataugeant au mitan, claquant gaiement l’eau des semelles, la planche sous le bras... LE CHŒUR : L’AFRIQUE NOIRE, s’ouvrait devant Je Humble...
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4 Les marmites blanches L’histoire ne dit pas comment Je s’en sortit ni ce qu’il advint du train. Il est cependant vraisemblable et logique qu’au sortir des tunnels, les deux demies voies convergeant à nouveau, les deux moitiés du train se ressoudaient. L’ INGENIEUR: Resterait à définir combien de fois un train peut subir ce découpage-recollage sans que cela ne nuise gravement à sa solidité, le métal le plus dur n’étant pas sans faiblir à la longue... Le fait est qu’après l’éprouvante mission et à trois jours de là, nous retrouvions le rapide Je Humble, en sa demeure clos, fort occupé à des activités très domestiques. Le voyiez-là d’ailleurs, essuyant d’un torchon blanc, certain faitout émaillé blanc ? Devant lui, une femme. Inconnue ou connue. Aux bras ronds et dorés, essuyant un faitout, itou, tout semblable à celui de Je Humble, émaillé, blanc aussi, et avec un torchon, blanc aussi, mais rayé celui-ci d’une belle raie rouge... Comme la chair à vif d’un entrejambe féminin... Ou un négatif de sens interdit. LECHŒUR : L’équivalent d’un sens obligatoire ?... Je Humble en fut choqué (que la belle étrangère ait aussi aisément su trouver quelque torchon chez lui). De plus, terminé l’essuyage, la voilà qui cachait tout naturellement la marmite essuyée sous la table. Et c’était là sa place ! Je n’en revenait pas : « Elle savait qu’il fallait faire ça ?!!! » Ensuite elle sortait. Sans un signe pour Je. Mais Elle qui venait d’assister à la scène tentait de la retenir sur le pas de la porte... LE LOCUTEUR : Ben mon cochon ! Il était à nouveau temps pour Je de changer d’altitude. Ou bien de latitude. Voire des deux et concomit(onn)amment.
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Et un troisième ! Je sais : c'est un peu dense !... 3 La revolución En ce temps-là, Je Humble s’évertuait en Amérique du Sud. Peut-être à Cuba ? Où sa mission était d’infiltrer le groupe contre-révolutionnaire du terrible Don San Francisco. Or,il advint qu’on le démasqua. Et que sa seule issue fût la fuite !... Par chance, il retrouva dans un coin du hangar ondulé (celui où s’effectuaient les louches transactions), son ancienne voiture, la Traction-Avant Citroën. Prestement, il la dégagea des vieux cageots vermoulus qui la dissimulaient... Elle était poussiéreuse, certes, mais toujours noire en dessous. Et en parfait état de marche ! Je réfléchit : s’il regagnait l’Europe en traction, au lieu de prendre le bateau ou l’avion, personne ne se douterait de son stratagème ni ne saurait où le chercher ? Il lui suffirait d’emprunter des chemins détournés. Comme ferait une simple voiture tout aussi poussiéreuse mais rouge et sans cageot venant de Nîmes... (Simple hypothèse.) C’était un excellent raisonnement ! Il s’introduisit dans l’habitacle et actionna la tirette de démarrage. Le vieux moteur rendit un ronronnement creux et velouté qui l’aspira instantanément au centre d’un passé indéterminé. « Aurevoir et adieu, jolie fille... Madeleine ! » Mais tout à sa joie de manipuler à nouveau et en tous sens — sans faire geindre la boite — la petite manette de vitesses coudée, fichée dans son étroit logement rectangulaire au centre du tableau de bord, Je n’avait pas remarqué les autres occupants du hangar ondulé... Un toussotement... Et il se retourna ! C’était le beau et brun Miguel, jambes allongées sur canapé, à contre-jour de la fenêtre, un bras gauche nonchalamment étiré sur le dossier Louis Quinze matelassé de ramages quelconques (mais d’époque). D’énormes bagouzes en or enfilées aux cinq doigts de sa main droite vrillaient la semi-pénombre. Autour de lui, debout, bien découpées en ombres chinoises, trois magnifiques créatures souples, lianeuses, aux cheveux blonds vaporeux, ondulés, illuminés en auréoles par le soleil couchant, dancéolaient, tenant à son plus près, le rôle de gardes du corps... (Longtemps avait cru Je en l’amitié sincère de Miguel, et les raisons de son échec étaient certainement imputables à cette erreur.) Il apostropha Miguel : — Avec ta tête et ton bagou, tu iras loin ! Tu finiras même... Président ! j’en prendrais le pari ! mais ce travail de président, tu... tu le feras mal ! et... et on s’en rendra compte ! LE LOCUTEUR : Je est parfois d’une naïveté déconcertante. LE CHŒUR : Mais c’est bien dit ! Que n’eût donné Je Humble, en cet instant, pour être le beau Miguel ? ... En souvenir de leur amitié non sincère, Miguel laissa libre Je Humble. Il lui interdit simplement de prendre la Traction. LE CHŒUR : Un peu de méchanceté chez ses ennemis, réconforte. Je s’enfuit donc en train. C’étai un petit train tortu®eux de montagne qui serpentait en altitude et en à-pic de précipices andins, anodins, rocailleux, ricailleux... Mais qui dit "train de montagne" dit aussi : "tunnel !" CEPENDANT. La nature du terrain ayant rendu impossible le percement d’un seul grand (tunnel), on l’avait remplacé par deux plus petits. Et l’on disait: "Tunnels !" Précisons (pour achever ces données immédiates), qu’avant de s’y engager,le train trop gros — quoique petit — devait être refendu dans le sens de sa longueur par un fil vertical tendu debout au milieu de la voie, chacune des deux moitiés du train empruntant alors l’un des petits tunnels, en équilibre sur un seul rail... Libre donc, aux passagers de se garder du découpage, l’œil prudemment convergent, en se plaquant dos aux fenêtres, le plus loin possible du milieu cisaillé. Ce que fit Je. (Il n’y a rien à voir dans un tunnel.)
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L'évolution : d'accord ! Une affaire de hasard et de sélection naturelle : d'accord. MAIS : Seulement ? De même qu'il y a des maladies psychosomatiques, et des médicaments placebos efficaces, Ne pourrait-il pas y avoir parfois (au moins localement, ou ponctuellement) une composante psychologique et donc ... spirituelle de l'évolution ? Cela pourrait en quelque sorte unifier le créationnisme du dessein intelligent et l'évolutionnisme ! Exemple : Si les femmes ont... acquis au fil de millions d'années de gros... nichons (pardonnez-moi !) et de grosse fesses... Ne serait-ce pas pour se rendre plus attirantes ou attrayantes aux yeux des hommes ? Et plus récemment : si les hommes sont de plus en plus chauves, ne serait-ce pas pour avoir de plus en plus l'air de têtes de bites ?.. Je m'interroge en scientifique...
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Attends ! au chapitre 2, ça parle de foot et de cul : tu vas aimer ! Amazones et Lucy merci pour l'encouragement ! Je tente un second texte ?... J'y Go ! (Pour ceux qui n'aiment pas, ça va pas s'arranger !...) 2 Les abeilles Je remontait chez lui vers le pays d’en haut. Il pensa aux abeilles, ces insectes multiples. Qu’était-il devenu, l’essaim rond rapporté quelques années plus tôt de voyage ? LE CHŒUR : Que deviennent les souvenirs au cours du temps qu’on ne se les rappelle ? Je s’empressa auprès des vieux figuiers sauvages aux-longues-feuilles-aimées-des-chèvres qui ne donnaient jamais que des figues amélies1. Il n’avait pas rêvé ! L’essaim s’y trouvait bien ! Mais écrasé sous une planche épaisse, appuyée, verticale, de tout son poids sur lui : il avait chu ! Et sa chair blonde d’étoupe gonfle, ligaturée de ronces brunes, gisait au sol, souillée de débris végétaux noirâtres. Je ôta vivement le bois lourd pour dégager l’essaim, qui aplati par le milieu, gardait l’empreinte anguleuse de la planche. Comme une éponge ronde, séchée dans sa déformation sur un rebord de baignoire où on pu barboter des corps nus de femmes plantureuses... « L’essaim des abeilles est fragile ! » dit Je. L’essaim était désabeillé ! Déserté,mutilé. BOURVIL: Bzzz, bzzz, bzzz... bzzz, bzzz, bzzz , les abêêêilles !... D’ où venaient donc ces abeilles virevoltant à l’ombre laiteuse des figuiers ? NOSTRADAMUS: Lo grand eissame si levara d’abelhos Que non saura d’onte siegen vengudos2... Tout simplement du chien meneur d’essaim ! (Il apparut en cet instant aux pieds de Je.) C’était un chien peu grand, maigre, un chien coureur, dont la tête atrophiée, grosse en tout comme une balle de tennis, servait de ruche mobile : à sa surface enduite et dégouttante de miel, s’agglutinait une épaisse couche d’abeilles grouilleuses. Un nuage bourdonnant enveloppait le chien-tout qui s’amusait des insectes, mordant gaiement l’air de droite et de gauche. « Leschoses sont bien faites se dit Je, les abeilles savent qu’ilne faut point piquer le chien porteur-mordeur. » Et en observateur toujours enthousiaste des spectacles insoupçonnés de l’Imaginative Nature, il contempla le chien et les abeilles. LE CHŒUR : Je Humble aime savoir… et VOIR !. Il serait digne de l’Equipe Cousteau. Soudain, tout se gâta, tout ce gâteau soudain s’avaria. Je écœuré,venait de sentir horriblement, sur ses lèvres innocentes, le frizonnement démangeatoire d’une abeille, grattant de ses pattes velues et expertes de pollineuse. Elle cherchait à pénétrer à l’intérieur de sa bouche ! Ces insectes bourdineurs et sans gène, avaient-ils décidé d’installer l’essaim à même sa langue ? Je pressa autant qu’il pu ses lèvres — qui en devinrent violettes — pour fermer le passage à l’abeille ! Mais en dépit de l’effort surhumain, la maudite bestieulette se frayait peu à peu son chemin... « Si on avale une abeille et qu’elle vous pique le gosier, on meurt étouffé dans d’atroces souffrances », dit le dicton. Je en émoi, tentait de raisonner. À garder les dents bien serrées,peut-être ne passerait-elle pas ? Ne dit-on pas aussi de la mâchoire qu’elle est chez l’Homme le muscle le plus puissant ? "Argument pour argument", pensait Je Humble. ... L’histoire dit qu’il résista aux assauts de l’abeille. Mais aussi que ce ne fut ni sans peine ni mal. Car pendant tout le temps de sa lutte immobile, il ne savait parler que les dents jointes, mâchoires crispées au maximum. Ce qui est difficile et fatiguant. À force de se presser contre ses dents, l’abeille suicidaire avait fini par se couper en deux. D’usure. Et cela lui était méritoire. Je recracha l’un des morceaux, chercha l’autre de la langue entre les lèvres et les gencives... sans succès. L’abdomen de l’abeille avait dû sauter de lui-même comme un siège rayé, éjectable et petit-poilu. Crissèrent alors sur le gravier du parking, les roues d’une longue automobile commerciale, rouge et poussiéreuse. — Nous suivons cet essaim depuis Nîmes en voiture ! Ont dit ses passagers. LE CHŒUR : Et c’était à l’époque d’avant l’autoroute !... Puis, ils contèrent à Je, les routes et les chemins détournés qu’ils avaient empruntés, les champs traversés au plus court, les monts, les vaux, les molaires rocheuses. Autour d’eux, l’air vibrait d’une déflation d’aventure... Encore échaudé par sa lutte héroïque, l’esprit de Je vagabonda brièvement à la poursuite imaginaire de la fraîche caravane, l’essaim libre et léger voltigeant dans les collines, et le chien ventre à terre, et la voiture bringuebalant sur les arrières, les pneus dangereusement écorchés par les ronces et les cailloux pointus des restanques altières, à deux doigts de la crevaison. Admettons ! Ils l’avaient mérité leur essaim ! Mais Je Humble à-qui-on-ne-la-fait-pas remarquait certaines invraisemblances dans le récit. Comme une asynchronie symbolique et du temps : Malgré tous ses efforts d’éponge et de baignoires, l’intrusion avortée de l’abeille n’avait rien perdu de son mystère (ni le jardin de son odeur). Il enrestait dubitatif. 1 "Gâtées avant que de mûrir". 2 "Le grand essaim se lèvera d’abeilles Et l’ on ne saura pas d’où elles sont venues."
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Je crois que le problème, pour les gens d'origine arabe, c'est que l'Islam est (et leur est présenté) comme la seule possibilité de revendiquer une identité dans une certaine dignité. Ne leur jetons pas la pierre. Parce qu'il est (presque) nécessaire pour un individu de se référer à (ou de revendiquer) une identité. Bien sûr, l'ennui c'est que l'Islam (comme toutes les religions) est une identité facile. On vous l'offre "clé en main". Y'a pas d'effort à faire tout est déjà ficelé. C'est ce que j'appellerai une FAUSSE IDENTITE. Une identité de groupe. Une identité grégaire. Je m'explique. Une "vraie identité", ça se fabrique au niveau de l'individu. Une vraie identité, vous êtes le seul à l'avoir. Il a fallu que vous vous la forgiez à la force du poignet. C'est difficile ! il vous faut choisir point par point : là je suis d'accord, là non... Les religions ne veulent pas de ça. C'est le pack entier qu'elles vous demandent de prendre (ou de laisser). C'est ce que j'appellerai de l'anti-intelligence. Quand Jésus Christ dit pour la prostituée : "que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre" ou encore "il faut aimer ses ennemis", je prends ! J'aime ! ça c'est des paroles d'un vrai penseur. En revanche quand il dit "je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre, mais le glaive... etc." ou "mangez mon corps et buvez mon sang", je me dis qu'il est tombé sur la tête, le pauvre ! Je n'imagine pas qu'on puisse demander de faire ce tri à des musulmans à propos du Coran... Et pourquoi pas ?!!! Mais il ne s'agit là que de religions... L'identité d'un individu n'a pas à s'établir qu'en fonction des religions. Il y a eu d'immenses poètes arabes. De grands musiciens arabes (nos guitares et nos luths viennent bien du oud !) De grands philosophes arabes, Des mathématiciens arabes, Des astronomes arabes.(les noms de la plupart des étoiles sont arabes Altaïr, Aldébaran...) Des artistes arabes Des médecins arabes (qui ont inventé l' alcohol !) Et de tout temps même, de grands philosophes arabes totalement opposés à l'Islam. Il y aurait largement de quoi se forger une vraie identité personnelle dans le respect de cette grande civilisation et en toute dignité. Vouloir limiter le monde arabe à sa seule religion, est tellement réducteur ! Evidemment, c'est du travail. La quête de la liberté et de la dignité sont à ce prix. Tant que l'identité d'un individu n'est pas le résultat d'une vraie démarche personnelle, il ne s'agit en réalité que d'une fausse identité, que d'une identité d'emprunt ; et cet individu ne reste qu'un pion sacrifié à l'instinct grégaire. Un instinct largement animal. Ce serait triste, mais pas si grave que ça... Si quelques MALINS n' étaient pas toujours là pour tirer les ficelles...
