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Blaquière

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Tout ce qui a été posté par Blaquière

  1. ça ressemble à la différence entre psychose et névrose ! Faudrait essayer d'éviter le deux ?!...
  2. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    11 La vierge Marie L’année d’après le football, Je entra en cinquième. On dit souvent "entrer en cinquième"un peu comme on dirait "entrer dans les ordres"... Eh bien, non ! En vérité, cette année là, la vie de Je entra dans le désordre ! Car le lycée cette année là, devint MIXTE... Quoi qu’à douze ans, Je n’eût pas encore tout à fait l’organe adéquat, il reconnut du premier coup d’œil chez ce "Mixte",à ses jambes croisées, nylonnées, glissantes et crissantes imperceptiblement, l’affriolant "x"de "sexe" (comme dans rixe, excès, axe, saxo ou texte, voire tout texte écrit d’un premier jet) : affaire de chromosomes... Et l’on vit arriver dans cet ancien couvent, DES FILLES ! Que l’on menait en rangs serrés chaque matin, que l’on répartissait,sans faire de jaloux. Chaque classe en avait son quota. Il y en avait peu, la fille étant une invention récente, mais un peu malgré tout pour tout le monde. Or, vous savez comme elles sont, les filles, en classe... vous savez qu’aussi gentils et bons élèves que soient les garçons, elles sont nécessairement, et plus gentilles et meilleures élèves qu’eux ?... Elles s’assirent donc aux premiers rangs. Les meilleurs des garçons étant réduits à se cancrifier vers le fond de la classe... Dont Je Humble ! Nous ne dirons pas des plus intelligentes qu’elles n’étaient pas jolies, la plupart l’étant ni trop ni pas. Ce qui est sûr en revanche, c’est que Je Humble se fit, dès cette année là, un point d’honneur de tomber amoureux chaque année, de la plus jolie des filles de sa classe. Et qu’eût-il pu arriver d’autre sinon que les pas belles et plus intelligentes le poursuivissent d’un regard persistant par delà leurs épaisses lunettes, tandis que les jolies s’intéressissent davantage aux plus cancres que Je ? D’où que Je, résolut d’être cancre. Mais il n’avait pas vraiment l’organe non plus. Un cancre du genre de Cri-cri par exemple, dont la plaisanterie favorite était en ce temps-là d’ouvrir sa braguette et de déballer tout de go devant ses camarades médusés ses attributs sexuels grassouillets en les ex-posant d’un seul paquet et d’un geste précis sur leur table de travail... Ou encore ce Zépino qui avait retenu de la leçon sur la pression atmosphérique, qu’en faisant le vide d’air du capuchon transparent de son stylo encre, il pouvait s’y faire aspirer un testicule... (Toutes démonstrations et expériences faites pendant les cours dans une joie générale de chuchotements.) On l’aura constaté : l’organe de la cancritude était bien et toujours le seul et même, trois-même-organe. ...Et le jeudi en promenade au stade, sous un soleil cuissant, Je Humble évoluait au milieu d’un nuage de mochetées qui bourdonnaient en le congratulant sur ses si bonnes notes, tandis que les vrais cancres, au son émoustillant de petits cris étouffés, tripotaient les jolies dans la pénombre sous les tribunes. Je se remontait-il le moral en pensant qu’une telle attitude eût été indigne de lui ? L’histoire ne le dit pas mais c’est probable ! Le fait est que la plus jolie des filles de sa classe, cette année là, ce fut Marie. Pourquoi plut-elle à Je ? Parce qu’elle était grande et brune et aux yeux doux et bruns, surlignés d’épais sourcils, comme la môman de Je ? Sans doute. Mais elle avait les cheveux raides, elle... (Pour ce banc d’essai émancipatoire, une seule petite différence suffirait.) Ajoutons que les sourcils en question, quasi d’un seul tenant, laissaient présager d’une pilosité vivace — détail turlupinant — heureusement atténuée (ou exacerbée) par des lèvres épaisses et moueuses qui lui donnaient un air sirupeux et gnan-gnan... Donc, Je Humble vieilli, s’approchait (aujourd’hui) de la tendre et vierge Marie qui, comme un fait exprès n’avait que peu changé... S’approchait...par derrière ! Question : le détournement de mineurs a-t-il un effet rétroactif ? Un motif permanent d’achoppement pour Je, que ce prétexte de l’âge :combien ne s’étonnait-il pas, chaque fois, de voir telles gens —et avec quelle haine — s’horrifier de sévices infligés à un modeste nourrisson, mais applaudir des deux mains à la condamnation ou à l’exécution d’un violeur-homme-fait, multi-récidiviste ! Je, lui, ne voyait jamais dans le violeur... qu’un vieux bébé. LE CHŒUR : Vieux bébé toi-même ! Il avait beau faire, il se sentait plus proche du violeur que du nourrisson... LE CHŒUR : Je se sent proche du violeur et il n’est pas violeur, le violeur est proche de l’enfant et il n’est plus enfant... Je se disait parfois qu’il (ne pourrait pas lui,) violer une petite fille. Ne serait-ce que pour l’expérience... Il s’efforçait alors d’imaginer son gros sexe roidi, turgescent, tuméfié, tennistique, assénant sous la holà ses coups droits meurtrisseurs dans un mouchoir de poche... Certes ! il avait souvent remarqué que même très jeune, à bien moins de dix ans, tant de corps que d’esprit, la féminité y était toute entière esquissée chez une gamine... Mais le cœur n’y était pas ! LE CHŒUR : Esquissée seulement !... Je s’est fait prendre à son propre piège : quand il s’excite à l’idée d’une CRÉATURE autonome, adulte et volumineuse, mouvementée de seins s’élastifiant, de cuisses blanches chevrotantes et de fesses tremblantes, il ne pense jamais que c’est un vieux bébé ! Dr FREUD : Qui l’affirme ? Je se saisit donc de la vierge Marie à bras le corps ; emprisonna dans le creux de ses mains ses seins ronds, malléables et lourds qu’il caressa longuement, méticuleusement... Ses seins ronds qui, mous et doux roulaient suavement, sous ses doigts pianistiques... Et la jeune écolière était si peu au fait de la chose érotique que les pointes de ses susdits seins ne s’en trouvaient même pas durcies qui continuaient de se confondre avec le volume d’ensemble souple de sa poitrine... Tout de même inquiète, elle demanda à Je : — Ça n’est pas risqué de faire ça ? (Elle parlait du tripotage de Je...) De Je qui jubilait d’être tombé sur une... aussi innocente ! — Mais non ! Exultait-il, mais non ! Et IL EN PROFITAIT !... Mal lui en prit ! Car tout cela n’était que pour le cinéma et à la scène suivante, c’était de lui — de Je —, que se saisissait par derrière et sans ménagement, un fort colosse — l’acteur américain bien connu pour ses films d’action. Quoi qu’il ne tripotât pas Je. Mais il tenait dans chaque main un pistolet...De ces longs pistolets de corsaires à chiens métalliques ornés de pointes aiguës ciselées et tendus d’un ressort d’acier, qui cliquettent sèchement en basculant vers l’arrière. Ce qui à tout perdre ne valait guère mieux. Après donc s’être fait un bouclier de Je Humble, l’acteur — mais était-il vraiment acteur ? — tira deux coups de feu du haut du pont arrière... LE CHŒUR : Arrière, derrière : mais c’est une manie ?!! ...sur quelque bidon bleu situé à bonne hauteur. Un liquide certainement très dangereux (allait-il mettre le feu au navire ?) jaillit des deux impacts rapprochés, prouvant une remarquable habileté au tir... Dont Je Humble reçut clairement le message : si le besoin s’en faisait ressentir son agresseur n’hésiterait pas à le... liquider. Il se tint donc tranquille. En dépit de la sensation extrêmement désagréable d’étranglement autour du cou, infligée par les deux bras brutaux et velus de l’acteur. LE CHŒUR : On ne peut pas toujours s’en tirer à son avantage. Après tout, n’était-ce pas une punition ? LACAN : Je parlerais plutôt de la réversibilité de la pulsion, le désir de peloter du potelé s’épinglant symétrique à celui d’être soi, peloté, en reflux vers ses propres années bébéïques potelantes — ou pot-hélantes —, la culpabilité ne jouant ici qu’un rôle de mascarade (au sens étymologique du masque). Je pour qui le velu des bras du colosse était si différent du velu de la vierge Marie, venait de tâté du doigt l’épaisseur de ses préjugés...
  3. "L'humanité en a eu encore un exemple assez récent dans l'histoire, mais quand on en évoque les événements, la réponse est généralement un grand silence, un mutisme obstiné..." ???
  4. Scénon : je vous en supplie ! Jésus Christ, Moïse, Mahomet, toutes ces histoires (sur leur nature ou leur inspiration divine) ne sont effectivement que des fables ! Pourquoi voudriez-vous qu'un dieu créateur de l'Univers prenne le parti des hébreux contre le Pharaon en lui envoyant des... SAUTERELLES ? Vous rendez-vous compte du comique de cette histoire ? Imaginez Dieu : "Aujourd'hui, je mets en orbite les anneaux de Saturne, j'amorce un trou noir au centre de la galaxie, et demain, promis, j'envoie un nuage de sauterelles à Pharaon rien que pour l'embêter !" Vous rendez-vous compte que ces histoires ont été inventées juste dans la limite où elles pouvait être crédibles par les gens passablement ignorants de ces époques ? Je ne dis pas qu'aujourd'hui nous soyons tellement plus futés, mais compte tenu de l'évolution des connaissances, tout cela ne passe plus. Je redis : Jésus Christ qui dit à ses copains qu'il n'est pas nécessaire de se laver les mains avant les repas ne savait pas que les microbes existaient ?
  5. Le monastirien dit : "Newton parvint a convaincre son ami que toutes choses a un créateur. Il nous suffit de regarder tout autour de nous pour aboutir à la même conclusion. Assis dans votre fauteuil , posez vous ces questions : De tout ce qui m'entoure combien de choses sont le produit de l'évolution et combien sont l'oeuvre d'un créateur ? Mon bureau est il l'aboutissement d'une évolution ou l'ouvrage d'un fabricant ? Qu'en est il de ma lampe, de mon lit , de la table , du tapis, des murs , voire de tout l'édifice ou je me trouve? Toutes ces choses ont été crées. Vous êtes vous mêmes issu de votre mère et père. Par quel raisonnement peut on donc prétendre que l'organisme vivant, infiniment plus complexes que des objets inanimés, ne sont pas le fait d'un créateur? Pour ce qui est de la gravitation, Newton a deviné juste, mais pour ce qui est de la création, il s'est lamentablement planté. (Si toute fois les propos qui lui sont rapportés sont exacts). " De tout ce qui m'entoure combien de choses sont le produit de l'évolution et combien sont l'oeuvre d'un créateur ?" Tout ce qui m'entoure (comme mon bureau, ma table, ma lampe, mon lit, les murs de ma maison, etc.) est le produit d'une fabrication, certes, mais à partir de matériaux déjà existants (le bois, le plastique, le plâtre, etc) qui sont en partie le fruit de l'évolution, en partie des matières minérales. Quant à moi, je n'ai pas été "fabriqué" comme un objet par mon père et ma mère : ils ont suivi pour me faire un processus naturel dont ils ne connaissent pas les mécanismes . Je fais donc partie de ces "organismes vivants infiniment plus complexes que les objets inanimés" cités dont j'ai la preuve qu'il ont été créés. Je peux donc aussi bien en conclure que puisque "infiniment plus complexes" que les objets dont je sais certainement qu'ils ont été créés, ces êtres vivants (dont moi) ainsi que les matériaux minéraux qui composent les différentes créations déjà citées, n'ont pas été créés . Et donc que leur origine relève d'un autre processus que la "création". En toute et simple logique, je n'ai pas le droit de conclure de la création voulue des objets qui m'entourent à une création du même type (voulue) des êtres vivants et autres matières minérales existantes qui sont d'une autre nature. Je dis qu'ils sont le résultat d'un processus immanent (à eux-mêmes) et non transcendant. Une différence essentielle existe entre tous les objets créés et les autres. C'est que tous les objets créés l'ont été dans un but précis ; ont été créés pour moi, pour une fonction : la table, la lampe, les murs. L'arbre (bois de la table), le calcaire (du mur) ainsi que moi existons premièrement en nous-mêmes et pour nous-mêmes seulement.
  6. Ne pas faire la différence entre la création voulue, effective, évidente, quotidiennement attestée d'un artéfact, (un produit fait et réalisé par l’homme), et celle (création) parfaitement hypothétique d'un objet existant dans la nature, voire la nature elle-même, est à mon avis au mieux une erreur de jugement, au pire une formidable preuve de mauvaise foi. Je crois que je l'ai déjà dit : De même que tout pouvoir est une abus de pouvoir, toute foi est NECESSAIREMENT de mauvaise foi. C'est même ça, la définition de la foi. Elle est (la foi) le refus (plus ou moins conscient et inconscient) de passer son jugement au crible de la raison. C'est comme l'argument ontologique qui comporte dans ses prémices la conclusion de son raisonnement. Il eût suffit à Jésus Christ d'apparaître sur la place publique quelque jours après sa crucifixion pour que sa nature divine fût reconnue certainement. Il ne l'a pas fait. Il eût suffit que Mahomet dise clairement : "la terre est une sphère suspendue dans l'espace qui tourne autour du soleil". Il eût suffit que les deux et même Moïse -pourquoi pas !- dise qu'après Saturne il existe encore d'autres planètes invisibles (pour leurs époques), ou encore que la tache floue que que l'on voit à l'oeil nu près du grand carré de Pégase est aussi une galaxie semblable à notre Voie Lactée... Et l'on aurait eu la preuve INDISCUTABLE qu'ils étaient inspirés par une puissance -à tout le moins- autrement plus savante que l'humanité toute entière de leur époque. Ils ne l'on pas dit, c'est donc qu'ils ne l'étaient pas (inspirés par une puissance très savante ou divine), et qu'en fait ils ne savaient rien de plus que les gens de leur époque. Ils se sont contentés malicieusement de dire des trucs passe partout qui peuvent être interprétés de mille façons. Comme Nostradamus : Tout ce qu'ils ont dit sur le monde, (quand ça n'est pas des évidences, comme l'eau nécessaire à la vie : la belle affaire !) veut plus ou moins tout et rien dire. Moi, je dis : Rien !
  7. Vous tournez en rond, vous cherchez, ce qui est bien ; mais rien ne vaut un vrai savoir !Faut que je vous explique la Création. Au début il n'y avait rien. D'accord ? Mais voila qu'à la longue, ce RIEN s'est ... comment dire ? comme fatigué ! assoupi d'exister... CONTRACTé ! RETRECI ! Et du coup c'est devenu... MOINS QUE RIEN ! (Pas besoin de la moindre création puisque "qui peut le plus peut le moins" et que "rien", c'est par définition... plus que "moins que rien".) Mais voilà : moins que rien, c'est déjà quelque chose. C'est même très précisément "moins que rien". Biens sûr, c'était très très peu. Mais ça n'était plus "rien du tout". Et c'est pour ça, aussi que l'Univers est si peu dense. L'équivalent d'un ou deux atomes d'hydrogène par mètre cube je crois. Autant dire presque rien. Vraiment pas besoin d'un dieu pour si peu. La première conséquence est que le monde est ESSENTIELLEMENT NEGATIF. Ce qui ne change rien. Mais le pire c'est... Que le monde, l'Univers continue de se contracter... Il n'est pas du tout en expansion : l'expansion, c'est une illusion d'optique ! Il ne grandit pas, l'Univers et il n'y a pas eu de Big Bang, pas de grande explosion spectaculaire au début comme dans les films américains : Juste une... contraction ! La matière, tout ce qui existe, dont nous, se rétrécit. C'est comme ça qu'elle peut continuer à exister. Pour exister, elle est contrainte à chaque instant d'être moins que ce qu'elle était à l'instant précédent. (Parce que c'est pas le tout d'exister, encore faut-il un apport d'énergie permanent pour se maintenir existant.) Et (attention) il résulte de tout cela que : LE TEMPS S'ACCELERE ! Evidemment ! Voila ! Maintenant vous savez tout !
  8. L'agnosticisme c'est la version snob de l'athéisme. -- Vous êtes athée ? -- Pas du tout : agnostique ! -- 'Scusez-moi Maam' la Baronne !
  9. Meuh non ! L'avantage des sardines à l'huile sur les sardines grillées, c'est que les arrêtes se sont dissoutes. C'est rien, ça ? J'en conclue que l'athéisme newtonien est une huile dans laquelle les pseudos arrêts divins se dissolvent...
  10. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    Merci beaucoup ! Je sais que ça part dans tous les sens et que c'est à chacun de recoller les morceaux. Je me contente d'esquisser des pistes tout en m'appliquant dans les détails et de parfaire la forme (les rythmes et les sons).
  11. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    2. PASSAGE UN MOMENT DONNÉ (Le football - La vierge Marie - Remake d’un massacre - Les beignets - La dictée - En caleçons dans les couloirs - Arold Zage - Mouchy ou la guerre des merdes - Alan Deloin - Le troubadour.) 10 Le football Je Humble se demandait ce qu’il faisait là : JE HUMBLE : Je me demande ce que je fais là ?!!! Là, c’était le terrain de football. Et Je ne regardait pas depuis la touche ni les tribunes : il courait au milieu ! Courait sur l’herbe rase du stade Raoul Delpont, Brignoles. Je était FOOTBALLEUR ! Courait...c’est beaucoup dire ! Mettons qu’il attendait au milieu. Au milieu et sous le regard de son grand nègre maigre de père qui lui, regardait depuis la touche. Et que le grand nègre n’y fût pas réellement ou qu’il ne fût pas noir, ne changeait rien au fait que Je sentît son regard brun peser sur lui… Car selon l’enseignement du grand maigre, "le ballon" était un art de vivre essentiel où s’épanouissaient les vertus cardinales que sont les copains, l’enthousiasme, le beau geste et l’exploit...auxquelles Je n’entendait rien pour respecter trop à la lettre, tel autre enseignement majeur du même grand nègre maigre sur l’absolue honnêteté, incompatible avec ces quatre-là. LE GRAND MAIGRE : C’est absolu ! LE CHŒUR : Et sous le regard brillant-vrillant, Je, soucieux de bien faire est tout paralysé, comme une figurine de baby-foot sans baguette à se remuer... (Est-il jamais question de ce dont on s’agite ?) En cette époque reculée, Je n’était pas bien grand : il s’arrivait tout juste à l’épaule. Mais il devait faire face,quelque éberglué qu’il fût sur la grande surface, face à cette nuée d’enfants courant la balle sus, en tous sens, très volontairement, au lieu d’attendre comme lui en bonne géométrie, son hypothétique et rectiligne passage (sans trop le souhaiter). Sans même le souhaiter du tout ! Et ils allaient parfois la chercher très loin cette balle ! Au risque du mystérieux hors-jeu guillotinaire, terreur de Je Humble, qui l’eût mis hors de soi. Dont il était désespéré. Se doutant bien que c’était cette chasse effrénée à la balle qu’on attendait de lui... LE CHŒUR : Je n’ose pas, comme s’il avait peur ou honte du ballon ! Et chaque coup de pied qui percutait la balle, c’était sa tête qu’il heurtait. Je agrippait alors son âme floue du bout des doigts —bien plus habiles que ses orteils — pour l’empêcher de se dissoudre entre les brins de la pelouse. Autour de lui, le décor sursautait, perdait de sa réalité. Au dedans, la pression montait en flèche. Il lui fallait mettre au point au plus vite, une tactique susceptible de le tirer de ce mauvais pas, au cas où la balle roulante, sautante et bondissante imprévisiblement, viendrait à rôder près de lui. Et soudain, il trouva ! L’essentiel n’était-il pas de bien montrer à tous, qu’il s’y intéressait furieusement, aux rebonds de la balle ? Il la fixerait donc, cette balle, sourcils froncés et maxillaire tétanisé, sans économiser sa peine. Opposant catégoriquement à ses tribulations insanes, le plus déterminé, le plus LISIBLE des efforts de concentration. Lequel effort — c’est ça le sport — ne fléchirait plus de toute la rencontre ! Tel un charmeur de serpents hypnotise dans son panier, le reptile d’humeur changeante et lui intime son propre regard fiévreux. Ce n’était là que le premier volet du plan... Le second serait tout simplement, de se maintenir en permanence et quoi qu’il arrive, le plus loin possible de la balle, afin d’éviter tout contact. Et Je irait si c’était nécessaire, jusqu’ à courir à reculons ! (Tout en fixant bien sûr, toujours la balle,intensément...) Je Humble footballeur fut ainsi, tout le temps du match, une aiguille déboussolée fuyant obstinément la petite mappemonde de cuir pentagoné-gonflé-dur. Une aiguille impubère. Il ne fut pas sélectionné pour la rencontre suivante et en fut bien marri : il avait pourtant fait son possible... LE CHŒUR : Et l’on vit petit Je verser des larmes amères sur une carrière de footballeur si prometteuse... Son grand nègre maigre de père, bonhomme, lui, en rit encore ! LE CHŒUR : De ses mâchoires décharnées...
  12. Je vous comprends pas le seul truc qui vaudrait d'être approfondi c'est est-ce que la pulsion de mort existe ou pas, et vous partez sur "vraie idée" ou pas vraie idée '"qu'après la mort on n'est plus rien"): C'est ni vrai ni faux, c'est mon avis ! En tant qu'idée, c'est une vraie idée, puisque vous l'avez sous les yeux. Mais c'est peut-être une idée fausse quand à son contenu.. Une vraie idée qui peut être fausse ou pas. C'est pourtant clair !
  13. Quand on se pose la question Dieu est-il une conscience, est-il matériel... on est pile dans le sujet de ce fil. C'est de la propagande athée, ça ? Mon Dieu !... Au lieu de ces questions vous comparez le récit biblique de la création avec l'évolution et la théorie du Big Bang... J'y comprends plus rien !
  14. J'ai dit dans un autre fil qui a été fermé que Dieu était une conscience par opposition à l'Univers qui était une chose... (C'était à partir de Spinoza ("Dieu c'est -à-dire la nature")= su Dieu est la nature, il n'est pas Dieu) Quelqu'un s'est écrié que je ne connaissais rien à Dieu pour dire ça. (Que Dieu était une conscience) Eh ! les croyants, éclairez moi ! Pour moi c'était évident que Dieu était du côté de l'esprit et de la conscience, de la volonté (volonté de créer le monde)... J'aurais tendance à penser que si Dieu était matériel il ne serait pas Dieu... (C'est un peu pour ça que j'y crois pas : à mon avis, le spirituel émane de la matière --comme on le voit chez l'homme, chez nous-- et non le contraire) Le "verbe créateur" est de mon point de vue qu'une figure poétique...
  15. Ben non ! je m'en fais une idée très précise : Je ne serai plus rien. Rien du tout . Comme avant de naître. C'est très simple...
  16. Flûte ! Je fais JAMAIS de sport ! Non ! La souffrance n'est jamais perçu comme agréable. Elle est perçue comme influx nerveux mais pas comme agréable. Elle est juste perçue comme information. Et cette information est traitée, non par la conscience, mais par le système de perception. qui reste en grande partie instinctif et non conscient. Sans ça, les animaux qui ne sont pas conscients ne percevraient pas la douleur... Je crois qu'on est d'accord sur le fond, et que ce n'est qu'une question de termes et de définitions... Les pulsions de mort, j'y crois pas ! Il me semble qu'il s'agit toujours d'une erreur de traduction ou d'interprétation entre le conscient et l'inconscient. Un Kamikaze (l'extrême de la pulsion de mort) ne se fait pas une idée vraie de la mort (à mon avis).
  17. Je lis ça : "Toutes les sensations perçues par le cerveau sont avant tout perçues comme agréables, avant d'être interprétées comme étant désagréables." Et je pense que si c'était le cas, nous n'existerions plus depuis belle lurette. Pour ce qui est de la sexualité, je pense aussi qu'il y a un ordre de priorités irréductible. En premier, c'est la nécessité de vivre. La vie. Et la première des conditions pour que la vie existe, c'est la reproduction. La fonction de la reproduction c'est la vie. En deux, le plaisir. La fonction du plaisir c'est de rendre "obligatoire" la reproduction. C'est pour ça qu'il existe, le plaisir. N'empêche qu'une fois que le plaisir est là... faut faire avec ! Et qu'il devient largement une fin en soi. La souffrance, maintenant ou la douleur ?... Il y a toute une échelle. De la pierre dans la chaussure qui fait tellement de bien quand on l'enlève, à l'excès de douleur qui peut nous détruire. Et le piercing ? En voilà un mot bien français que j'aime !!! Est-ce une automutilation ? Une souffrance pour le plaisir ? Le sens est-il dans tous les cas, outre de suivre la mode de se faire "transpercer"? Je sens du sexe, là dessous ! Et les Tatouages ? "Je suis pas assez beau et je préférerais une autre peau ?" Je pense qu'en attendant d'élucubrer, (même si j'aime bien et si c'est nécessaire) sur les douleurs et tortures psychologiques ou autres, la douleur physique est pour commencer une bonne frontière à ne pas franchir. (Genre mon corps est un temple !) C'est mon côté "ordre des priorités", encore.
  18. Moi je trouve que "automutilation" est une très très beau mot ! Même si ça fait mal. En revanche, self-harm, comme beaucoup de mots anglais, je trouve ça très patoisant. L'équivalent français serait : Aïe-ouille ? Très onomatopéique. Ouaf-ouaf ! Grr-grr ! Big-bang ! Comment peut-on préférer ça à un long et beau mot de six syllabes bien de chez nous ? Mystère. Il y a deux sortes de masochistes : Qui sont les premiers et les seconds. Deux sortes d'asexuels Qui sont les premiers et les seconds. C'est comme les chasseurs. Il y a les bons et les mauvais chasseurs. Le mauvais chasseur, il chasse ! Tandis que le bon chasseur, lui, il chasse, mais...
  19. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    9 Icare Depuis pas mal de temps errait Je Humble dans un réseau serré de galeries souterraines. Un dédale vraiment grottesque de boyaux humides, suintants, glissants, où dérapaient ses pas. Souvent il s’enlisait jusques à mi-mollets dans des bourbiers gluants... Parfois, en quelque étroit passage, le corps pris, étranglé par la taille, il s’agrippait des ongles à l’argile mollâtre. (Non odoriférante, heureusement !) Autant était froid l’air ambiant, autant Je s’échauffait. Suant, soufflant ; en grand effort ; à bout portant de la paroi condensante et gouttelétée, où se mêlaient ses humidités tièdes et les moites vapeurs de sa respiration, à celles de l’atmosphère déjà sursaturée. Confinée. Mais glacée. LE CHŒUR : Des gens payent pour visiter ces lieux, Et s’extasient devant des boursouflures calcifiées, Qui convenablement éclairées... Ont l’air de pas grand chose. Le goulot s’élargit, déboucha dans une grande salle... Un vieux monsieur mal rasé gardait la station service au bord du passage. Il héla Je Humble : — Hé là ! Je s’approcha... Et le vieil homme qui devait s’absenter un instant lui demanda de le remplacer quelques minutes à la station service. Puis,désignant d’un geste les trois arrosoirs miniatures alignés sur le comptoir : — Vous vous servirez de ça pour le service ! Et il s’éclipsa vers l’arrière boutique en précisant par dessus son épaule : —Nous servons aussi les glaces ! Certes, l’arrosoir est par essence un ustensile hermaphrodite, à la fois remplissable et plisseur... Il n’en est pas moins vrai, que Je, dont le regard allait-venait du gros pistolet de la pompe (qu’il venait de décrocher et de prendre à la main, juste pour voir) à la minuscule ouverture des arrosoirs, se serait senti parfaitement incapable d’emplir d’essence un seul des trois-petits-dits arrosoirs. Pas plus qu’il n’aurait su réaliser en dépit des modèles représentés en multicolore sur le panneau publicitaire suspendu à la fenêtre de l’échoppe, la plus simple des coupes glacées couronnées de superstructures crémeuses complexes, de fruits, de bigarreaux, et agrémentées pour la décoration, d’objets divers, érotiques et hétéroclites, comme sont œils de verre, bonnets de nuit, cannes blanches... et le tout — s’il vous plaît — magiquement en équilibre. Ce n’était pas-par chance l’heure de pointe, à la station service du fond de la grotte : le vieux réapparut sans que Je n’eût à s’occuper d’un seul client. Il expliqua alors qu’ici, les glaces se servaient en boules dans les arrosoirs, et d’un geste professionnel qu'il joignit sur le champ à sa parole en guise de démonstration, il modela de sa cuillère spéciale — clic-clac — deux magnifiques boules couilliformes qu’il fourra violemment dans l’arrosoir du milieu. Ce qui sembla logique à Je. Marécageux. Cloaqueux. Glauque... LE CHŒUR : Je est pareil à la femme gourmande qui salive devant une coupe glacée... Après avoir quitté la salle de la station service, qui ne formait vue de loin, en coupe géologique, qu’une immense poche souterraine, mal cousue des deux côtés, Je s’enfonça de nouveau dans l’étroit conduit de plus en plus pentu. Jusqu’ à l’orifice final : le trou du fond de la poche. Il se retrouva dehors, à l’air pur, au sommet d’un éboulis caillouteux... Alors, Je Humble (le-bien-nommé) se demanda, consterné : « Suis-jeune pette qui sort du cul ? » LE CHŒUR : Consterné, consternant : c’est le mot ! Tout concordait en effet. Jusqu’ au public nombreux réuni tout exprès qui attendait son arrivée derrière une barricade en demi cercle pour lui jeter des pierres et lui cracher dessus. Et les crachats pleuvaient... Et les crachats pleuvaient... Pleuvaient et dégoulinaient depuis leur point d’impact sur son corps de Je Humble, qui en devint couvert. Ensuite et sous l’effet de la froidure, ils se solidifièrent en beaux cristaux complexes de sulfate de cuivre, et se changèrent en plumes soyeuses à reflets bleus, mordorés et moirés... Je prit ses ailes à son cou... Et s’envola ! Non sans se demander : « Suis-je Icare ? » à suivre : "10 Le football" ?
  20. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    8 Le volcan Sur les pentes du vulcanus poussiéreusement noires, croisa Je Humble trois vipères, induites par hasard. Plus deux homos rasecrânés, dont un à fort nez de paysan réaliste. LE CHŒUR : « Yamail gross’ martèw a gastat poarte ! » (Jamaisun gros marteau n’a gâché une porte.1) Vinrent ensuite quatre italiens cyclocrossistes obscènement harnachés dans leurs caleçons luisants, moulants, redondamment couillus... Et pour finir, cinq bergers lubriques aux regards rougeoyants, vautrés sur un lit d’angéliques et de scabieuses bleues. Sans oublier le soleil. Gros. Laiteux. Étouffant. Trois, deux, quatre, cinq, un. Dès lors, découvrant les seins ronds, roux et lourds d' Elle, pleins et très ruisselants d’obsédante ascension, l’homo virilicus eût pu douté de ses non-désirs antiphalliques ?... Qui lui aurait jeté la première pierre ?! Et Je à-l’âme-avocate se serait demandé s’il eût été ou non charitable de lui prêter ces seins qu’il avait su si voir ?... Idée qu’il eût d’ailleurs sitôt chassée, prévoyant l’insondable tristesse, du compagnon malingre désespérément plat, le zéphyr du sommet, rasant l’arrête vive du cratère béant tout comme un sifflet d’orgue l’ayant sans doute aidé. Et puis, en désespoir de cause, tout serait retombé dans un ordre logique, sinon biologique : Sous le soleil obscénant de midi, les deux homos rasecrânés s’éloignèrent vers l’improbable sommet diamétralement opposé. Les trois vipères zigzaguèrent sous des touffes ombrues de bruyères à balais ; et les quatre italiens cyclocrossistes dévalèrent la pente, debout, pieds jointifs sur leurs pédales coupantes. LE CHŒUR : Depuis son casque glandulaire jusqu’ aux boyaux de ses deux roues, le pur cycliste n’est qu’une bite. Et en bas du volcan, les cinq bergers lubriques à bâtons scabreusement plantés dans un flot d’angéliques et de scabieuses bleues, se prélassaient toujours très ostensiblement, se souciant fort peu des peureuses brebis errantes le long du chemin creux... C’est ainsi que ça s’est passé. Y nada más ! 2 1) Proverbe créole ? 2) "Et pas autrement!"
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    Le roman de Je Humble

    Je suis bien content que vous ayez le courage de me lire ! Je continue encore un peu, alors ? 7 Le maelström fluvial Entre deux eaux cette fois-ci, ils s’en allaient tout d’un, remontant le courant, toujours du même fleuve, leurs poursuivants sur les talons à quelques encablures... À l’horizon, surplombant la surface liquide, se rapprochait lentement dans l’espace brumeux élargi, un très long pont dont la voûte écrasée presque plate, appuyée à un tiers de distance des bords sur deux piliers carrés plongés dans l’eau à mi-hauteur, enjambait l’immense fleuve. Au loin, loin devant eux, mais sous l’eau, en profondeur, à travers l’onde claire, apparut échoué dans le sens du courant, l’objet de leurs recherches et leurs tribulations : une petite barque ou un petit bateau, coulé là. Coulé là. Comme un sampan démâté ou la caisse d’un chariot far-westique surmonté de sa capote en arc de cercle et posé sur le sable au fond du lit du fleuve. Dans les rangs Je-humbliens à bord du soumascaphe, l’émotion en fut grande... et la satisfaction ! Mais leurs poursuivants : avaient-ils vu qu’ils voyaient ? Se produisit alors un grand chambardement. Dont toute l’eau fut aspirée dans une colossale vidange ! Les emportant. Se jouant d’eux. Mais sans aucune terreur ni trouble. Les faisant tournoyer dans ce grand remous, sur la crête d’une vague spiralique striée, qui les déposa toute eau bue, sur le rebord d’un gouffre fuselé d’ouverture, situé en contre-haut du fond de la baignoire, et dont les versants extérieurs s’inclinaient, montant haut, comme ceux d’un volcan émoussé d’Auvergne. Les y voyez-vous là, allongés lì ? Les pieds en contrebas, la tête dans le vide, contemplant dans les yeux le trou, face à leurs poursuivants à midi et de l’autre côté dans la même position qu’eux ? Peut-être que le tout but de cette opération était d’en venir là ? là, à ce face à face ? LE CHŒUR : Face à face avec l’Autre, qui voit que je le vois, que je vois me voyant, me voyant le voir, me-voyant le-voir, me-voyant le-voir... En un jeu de miroir où personne ne voit quiconque que soi. LACAN : Encore que par les yeux de l’Autre...
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    6 L’aventure africaine Dans la forêt équatoriale, dense comme une forêt équatoriale, Je Humble suivait le guide. Le chemin très étroit forait un inextricable fouillis végétal où s’enchevêtraient entre autres à de grandes feuilles luisantes, des tiges piquantes aiguës, des rameaux duveteux velus enrubannés de lianes larges, torsadées, interminablement... Nous dirons que le but du voyage était de prendre contact avec le chef d’un village africain traditionnel, ou de quelque tribu isolée… Mais n’est-ce pas la même chose ? (Je Humble était peu savant en matière africaine.) Lequel chef, passait d’ailleurs pour être particulièrement accueillant, imberbe et policé. Las, l’aventure si prometteuse fut ratée. Et bêtement ! À cause de la fichue chaussure droite de Je Humble dont la semelle se décolla de son long sur le côté extérieur, car dès lors, rien ne compta pour lui, plus que cette semelle. « Pourrait-Je faire des kilomètres en forêt — une forêt qui plus est dangereuse —, dans l’inconfort d’une semelle clapante à chaque pas ? » Quant à marcher sans chaussure, il ne fallait même pas y penser ! (Vu que ses plantes européennes, bien trop ampoulables, étaient loin de valoir celles des autochtones… je présume ?) Off course (bien sûr) ! Une longue préparation de plusieurs mois, à tourner là en rond, dans cette clairière, eût été nécessaire qui eût permis à la couenne de durcir ! LE LOCUTEUR : Je n’ai rien pu en tirer d’autre. Au loin, le cri de Tarzan ne retentissait même pas.
  23. Dans la Genèse elle-même il est dit quelque part que "les êtres divins trouvant les femmes des hommes belles s'unirent avec elles et il en naquit ces hommes fameux de l'ancien temps qu'on nommait les héros" (je cite de mémoire).
  24. Mon défaut, c'est de vouloir comprendre le pourquoi du comment des choses. On me dira que dans les affaires de religion, il n'y a rien à comprendre puisqu'il s'agit de foi. M'en fous ! je cherche quand même ! Ainsi les musulmans tiennent à voiler les femmes ?.... C'est-à-dire à les cacher?... Est-ce parce que s'ils voient une femme non masquée ils ne peuvent s'empêcher de lui sauter dessus ? Ben non ! Ils ne sont pas si primitifs : ils savent se retenir aussi bien que les non musulmans. D'ailleurs, ils le disent : c'est par rapport à la religion, qu'il faut que les femmes se voilent. Par rapport à la religion, c'est-à-dire par rapport à Dieu. Dieu qui est une entité... masculine. J'en suis donc venu à penser que si les musulmans (ceux qui tiennent à voiler les femmes) se disent (inconsciemment, bien sûr) que si Dieu voyait les femmes -avec leurs beaux cheveux et leur beaux visages- tellement plus belles que les hommes, Y'a pas de doute qu'Il les préfèrerait, ces femmes, à nous : les hommes !... Et qu'il faut donc les lui cacher ! Les musulmans, comme tous les croyants veulent que Dieu les aime... Ce qui peut se comprendre...
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