-
Compteur de contenus
19 162 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
2
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Blaquière
-
Un "non" idéologique, c'est quand on voudrait ou qu'on préférerait que ce soit non ! (Quand on considère que ce serait mieux cohérent avec le reste de ses idées d'innocence et non de péché a priori) C'est un "non" du désir ! La vérité ou la réalité n'y ayant pas (encore) sa place ! Pour Thot, je savais qu'il avait inventé l'écriture, mais si en plus il a créé le monde par le Verbe... Chapeau ! c'est la catégorie supérieure ! Pour Maat, je savais que c'était la justice et je reproduisais bêtement sa plume ! (Je la prenais un peu pour une squaw !) Maintenant, en plus, je sais que cette plume est en rapport avec la pesée des âmes ! Merci du lien !
-
"Deus sive ego" ? Ou "Deus, sive spiritus meus" ? (L'ai-je bien décliné ?)
-
Vous avez déjà le mérite de me faire marrer !
-
Je vais finir par passer mon temps à me justifier, ici ! ça tombe bien : je suis totalement innocent ! C'est pas moi qui parle de choc de civilisations et me réclame de nos racines chrétiennes... Mais ceux qui sont les fer de lance (comme Sarko) du "tout argent". Il se trouve que la capitalo-finance vient de chez nous. Nous aux racines judéochrétiennes. Je vois juste ça de loin. Etait-il inéluctable que "cette notre" civilisation comme diraient les grecs, débouche sur cette idéologie ? Le capitalisme est-il le prolongement social logique de ces tendances religieuses ? Je n'en sais rien. je débat est ouvert, mais je constate que c'est chronologiquement le cas.
-
Si ça peut vous consoler, au moment où j'écrivais : "Non"! Je pensais : pas si sûr que ce soit "non" ! Ce n'était qu'un "non" idéologique ! Juste pour "forcer" la réalité...
-
L'analyse n'est pas fausse. Mais en conclusion , que faire ? Ou que souhaiter ? La guerre n'étant pas à mon avis une solution, reste le plan symbolique ou idéologique. Notre modèle de civilisation (prétendue) démocratique (fondée en réalité sur le profit et la finance) n'est pas fatale que pour une civilisation de type archaïque ; elle est fatale globalement à l'échelle planétaire ! Il nous reviendrait de rectifier le tir (Flûte un terme guerrier !) Quant au passé glorieux derrière lequel se réfugieraient actuellement les intégristes musulman, il s'agit plus d'un passé glorieux guerrier de conquête que d'un passé d'épanouissement culturel dont ils pourraient tout aussi bien se réclamer. Et c'est de cette grandeur-là tout autant susceptible de restaurer une vraie dignité qu'il serait (pour tout le monde) préférable qu'ils se tournent. Sans aller chercher des arguments historiques très anciens, il ne faudrait pas oublier que le bordel actuel est totalement dû à la destruction du régime irakien par les américains et celle du régime libyen pas nous ces dernières années. Une honte. Sans changements, nos deux mondes se retrouvent dans un cul de sac. Il n'y aura pas de vainqueur. Peut-être les chinois ?!
-
"Tout se paie dans la nature" ? Non ! C'est tout-à-fait culturel que de dire cela...
-
"Mon grand père de Palestine." (suite) Et pour parler de cette "guerre de Palestine", commençons par la plus invraisemblable, la plus improbable des rencontres qui se puisse imaginer à l'autre bout de la Méditerranée... Grand père Giraud, jeune soldat se promène dans quelque ville ou village de Palestine, accompagné d'un copain d'un village voisin. Je dirai de Belgentier ? Pourquoi pas... Il avait en effet un copain de Belgentier qui s'appelait Giraud, comme lui. Et voilà que nos deux compères ont trouvé cette astuce pour discuter en toute discrétion ; celle de parler en provençal ! Pas bête ! Puisque si le français peut être compris à la rigueur un peu partout, le provençal, ça, aucun risque : c'est sûr à cent pour cent ! Et quand il passent devant la terrasse de ce barbier, où un gros "pacha" turc, un gros "plein de soupe" est en train de se faire raser, ils s'en donnent à coeur joie : -- Qué boudènflo ! (quel gros lard !) -- Régardo mi ün paouc aquèou couilloun !" (regarde moi un peu ce couillon!) (Resituons bien la scène. On est en 1919 ou 1920, de l'autre côté de la méditérrannée et nos deux pieds nickelés discutent en... patois ! OK ? Bon !) Mais voilà : Le gros turc qui se fait raser, dans ce village du fin fond du monde, se retourne et leur réplique : -- Pas tant couilloun qué tu ! (Pas plus couillon que toi !) En bon provençal, bien de chez nous ! Du coup il n'y a plus eu ni guerre ni ennemi. C'était la pure magie de la "lengo nostro". Celle qui au moyen-âge avait inventé l'amour et la poésie... (1) "Et tous les trois, on est allés boire un café au bistro d'en face en parlant DU PAYS !" "Il était bien turc. Mais il nous a expliqué que depuis plus de vingt ans, qu'il venait passer tous ses étés en vacances à Hyères, il parlait le provençal aussi bien que le turc..." (La scène a pu se passer dans les rues d'Aïntab en janvier 1920 quand les tensions entre les communautés turques, arméniennes et les soldats français permettaient encore aux différentes populations de se croiser...) Tiens ! Maintenant, je viens de penser que grâce à ce "grand père de Palestine", j'ai pratiquement vécu la même scène... mais à l'envers ! Il nous racontait qu'en Turquie, il était à la tête d'une section de tirailleurs sénégalais. Dont beaucoup étaient Bambaras. "On les reconnaissait bien aux trois coupures sur chaque joue." Et il faisait le geste avec trois doigts en descendant vers le menton. "C'est ça la marque des bambaras. De chaque côté de la figure. "Et bien sûr, il avait appris quelques mots de bambara. Le bonjour, c'était : "Anisségué, agakéné érrrébimba !" Une phrase que l'on devait accompagner d'un geste de la main qui vous frappait la poitrine avant de se tendre vers l'autre. Mais tout cela , vrai ou faux ? Qui aurait pu en juger ? Pépé n'était-il pas un peu mythomane sur les bords ?!!! Non ! Car vers la fin des années soixante, au restaurant universitaire, voilà qu'à table, devant moi, mangeait un grand et beau jeune homme. Etudiant, comme moi. A part qu'il était tout ce qu'il y a de noir. Et j'aperçois sur ses joues les fameuses trois coupures que m'avait décrites mon grand père. Je me lance donc, un peu avec l'idée que je vais enfin pouvoir vérifier si ce que racontait le père Giraud c'était pas des galéjades... Je demande à mon vis-à-vis : -- Tu serais pas Bambara des fois ? Etonnement du gars... -- He oui ! absolument !" Et je me lance : --"Anisségué, agakéné..." Son visage s'éclaire, et il me répond avec un grand sourire : --"Agakéné, érrrébimba !" En accompagnant sa réponse du geste convenu que j'exécute au même moment ! Alors, je lui ai expliqué mon grand père et ses copains bambaras... J'ai pu ainsi vérifier tout "mon vocabulaire" bambara ! Qui se résume à quelques mots : Manger, c'est "doumani", le pain, "bourrrou". Et pour marquer son plaisir, quand on est content, l'équivalent de "c'est super", ça donne "a cagni cochobé" et à l'inverse "putain de merde" c'est : "a mmagni !" en insistant sur le "m"... Bref, tout était juste ! Et suffisamment bien restitué par mon grand père pour qu'un vrai bambara le comprenne. A partir de ce jour, il va sans dire que quand on se croisait dans la cité U ou en ville, c'est en bambara qu'on se disait bonjour ! --Anisségué, agakéné ! Et l'autre y allait de son : --Errrébemba ! Et l'un comme l'autre, on n'en était pas peu fier. A la fac on le surnommait Ben, le nom d'un footballeur réputé du moment, et parce qu'il jouait bien au foot. Mais son vrai nom, c'était Nououm. Nououm Traoré. Il était malien, et il était... prince ! Oui ! Un vrai prince ! Il nous disait en rigolant et on pouvait le vérifier, qu'après plusieurs mois, passés en France, ici à Aix, sa peau s'éclaircissait nettement !... Un type bien, ce Ben, vraiment digne. (1) Là je me la joue un peu, mais ça me fait plaisir ! Et puis, ça fait mal à personne...
-
Merci de me tendre cette perche ! C'est l'essentiel de ma vie de laisser une empreinte dans la glaise ! Au sens propre et non figuré. Eh bien ; tout le monde s'en fiche ! Et je parle d'expérience ! Chacun ne se préoccupe que de sa propre empreinte. A ce point que le seul fait de de dire que notre colonisation capitalo-financière n'est pas pire (et bien sûr pas meilleure) qu'une colonisation arabo-musulmane, ne passe pas. Serait-ce un reliquat de notre culpabilité a priori judéo-chrétienne ? Je m'en fiche ! Certains aiment bien mettre des étiquettes. Sur MOI elles ne tiennent pas ! Quand chez-moi je vois un client qui affiche ses idées anti-arabes (et pas plus tard que ce matin, juré !) je m'empresse de dire que c'est les arabes qui au moyen âge nous ont apporté les techniques d'émaillage de la céramique. Certain s'empressent de me rétorquer d'un air teigneux : --Pourquoi, ils nous ont apporté quelque chose, les arabes ? J'adore de LES faire enrager ! Tout ça pour dire que je suis ailleurs. Ce que dit Pierre Rabhi est admirable en tous points. Son diagnostic (exact) sur l'humanité qui détruit sa planète me fait penser à une réflexion de Freud dont j'ai perdu la référence. Il y disait en substance que certains animalcules (étaient-ce les amibes?) se développaient dans une goutte d'eau -croupie- en nombre exponentiel, jusqu'à ce que de par leurs déjections, elles rendent leur goutte d'eau invivable et totalement toxique pour elles et qu'elles meurent toutes. Fin de l'histoire ! Ce qui est étonnant, c'est que l'humanité malgré toute son intelligence (sa vraie intelligence, et authentique compréhension des choses) en arrive à se comporter exactement comme des amibes qui en sont totalement dépourvues, (d'intelligence). On pourrait facilement parler d'une "malédiction" de la vie ?... Le débat reste à ouvrir. (Alors, ne me parlez pas de sa finalité divine et magnifique !) Mais ne désespérons pas, peut-être parviendra-t-on à inverser la vapeur ? (Même si on n'en prend pas le chemin.) J'en reviens au sujet et à Rabhi qui a été capable de se forger une identité (ou une personnalité, si le mot vous gêne), ou encore un "moi simplement humain", par delà toutes les balivernes qu'on nous distyles, religieuses ou capitalo-libéralo-financières... Ce matin, en ouvrant le magasin m'est venue cette idée : Les religions, toutes les religions monothéistes en tout cas, ne seraient-elles pas en fin de compte des "religions de la mort" ? C'est pour le coup que les capitalistes judéo-chrétiens et les terroristes intégristes islamistes seraient bel et bien des alliés objectifs !
-
Question : Dompteur de mots est-il aux anges ou gêné de se retrouver au centre de la discussion ?... Mais il a (nez en moins !) le chic pour lever des lièvres ! Ceux qui sont saturés par les questions sur la religion (et par les temps qui courent je ne suis pas loin d'en faire partie) peuvent toujours aller voir un autre sujet. Mais revenons à nos moutons ou plutôt au lièvre de DdM : 'Ce sont des institutions tout à fait désuètes." (Il parlait des religions.) Je comprends ça comme si l'on disait de façon générale des rituels religieux qu'ils sont désuets. C'est là ce que je crois comprendre et pense aussi un peu comme ça. Je l'ai dit ailleurs : manger du poisson le vendredi Saint, ne pas manger du cochon, ni d'huîtres, Ne pas boire de vin, manger (symboliquement) le corps du Christ... Quémander un regard du Pape lors d'une entrevue (j'en connais) se tourner vers la Mecque pour prier, ou le faire devant le mur des lamentations... L'interdiction du divorce ou du préservatif, la circoncision... Qu'est-ce qui dans tout cela n'est pas désuet, et même tout-à-fait absurde pour un athée ? Quel rapport entre se déchausser, se couvrir les épaules ou le dessus du crâne pour entrer dans un lieu de culte et un dieu universel, créateur de l'UNIVERS ? Je connais des chrétiens qui sont persuadés que "Jésus les aime". Mais qu'il les aime, maintenant ! Actuellement, Aujourd'hui ! Où se situe la frontière entre le désuet, le folklorique et l'indispensable dans la/les religions ? Intellectuellement, nous allons dire que la limite est évidente. Il y a d'une part la foi, la vraie, la pure, la solide, inscrite au plus profond des croyants et d'autre part toutes ces simagrées. Mais la question qu'il y a lieu de se poser est : Les religions ne seraient-elles pas en fin de compte absolument dépendantes de ces simagrées ? Si toutes ces institutions, ces habitudes, coutumes...etc. disparaissaient, la/les religions tiendraient elles longtemps ? De grands scientifiques croient en Dieu ? Sans doute. Mais si toute référence aux religions étaient supprimées, ou plutôt n'existaient plus, s'ils n'avaient pas "bénéficié" d'une éducation (d'un conditionnement) qui les incitât (!) à mettre en place ce concept du divin, l'eussent-ils (!) inventé d'eux-mêmes ? J'ai un peu tendance à penser que non. Est-ce la nécessité de plaire au peuple (au sens de populace pas très évoluée, développée intellectuellement) qui a obligé les religions à sacrifier à tant de rites, de rituels ? Je pense au passage de la religion antique au Christianisme. La religion antique proposait des tas de dieux, et chaque fidèle pouvait y trouver son bonheur. Il y avait Héphaïstos, pour les forgerons, Hermès pour les voyageurs... et. Pour combler ce manque, la chrétienté a inventé les saints patrons. Saint ceci, saint cela... C'est ainsi qu'Héphaïstos a été remplacé par Saint Eloi, Hermès par Saint Christophe... etc. Sans doute est-ce par "démagogie" et pour plaire aux fidèles ? Oui ! Mais cela démontre que ce sont les rites qui permettent aux religions de se maintenir, de "garder" des fidèles. Pour que les religions se maintiennent, il urge donc qu'elles nous présentent au plus vite un Saint Internet, un Saint Ipad, ... Un Saint Voiturehybride ?... Un Saint Energiedurable ?... Le panthéon religieux se doit d'évoluer ! En conclusion, s'il est comme j'ai essayé de le montrer, assez vraisemblable qu'il est inséparable de ces institutions et rituels reconnus comme désuets, ne serait-ce pas le concept même de divinité qui serait désuet ?
-
Je me suis souvent demandé s'il y avait des penseurs dans le monde arabe qui n'appréciaient pas particulièrement les croyances religieuses musulmanes. Plus j'en cherche, plus j'en découvre. C'est une vraie richesse intellectuelle. AbulʿAla Al-Maʿarri أبوالعلاء المعر 973-1057 Abul'Ala Al-Ma'arri est un grand poète syrien de langue arabe,connu pour sa virtuosité et pour l'originalité et le pessimisme de sa vision du monde. En effet, ses poèmes philosophiques sont construits sur la base d’une tristesse existentielle profonde, faisant du pessimisme une ligne de conduite et le départ de toute réflexion philosophique. Ses premières poésies furent rassemblées dans le recueil intitulé : Al-sawfan charara ( الصوفان شرارة )"L'étincelle d'amadou", qui eut une grande popularité. Al-Maari jouit de respect et d'autorité, et de nombreux étudiants vinrent s'instruire auprès de lui. L'ouvrage Al-Fusulwa al-ghayat ("Paragraphes et périodes"), une collection d' homélies en prose rimée, fut même traitée de pastiche du Coran. En novembre 2007, son œuvre était interdite d’exposition au Salon international du livre d'Alger (SILA) sur ordonnance du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs algériens. Grand poète lyrique solitaire, il a été traduit en français par Adonis. Un poète contemporain, syrien d'origine. Voici quelques-uns de ses vers : La vérité est soleil recouvert de ténèbres - Elle n'a pas d'aube dans les yeux des humains. La raison, pour le genre humain Est un spectre qui passe son chemin. Foi,incroyance, rumeurs colportées, Coran, Torah,Évangile Prescrivant leurs lois ... À toute génération ses mensonges Que l’on s’empresse de croire et consigner. Une génération se distinguera-t-elle, un jour, En suivant la vérité ? Deux sortes de gens sur la terre : Ceux qui ont la raison sans religion, Et ceux qui ont la religion et manquent de raison. Tous les hommes se hâtent vers la décomposition, Toutes les religions se valent dans l'égarement. Si on me demande quelle est ma doctrine, Elle est claire : Ne suis-je pas, comme les autres, Un imbécile ? D' autres extraits : La jeunesse est une flamme, hâte-toi de satisfaire Tes désirs car le temps l’éteint. Mon sommeil est une mort dont la résurrection est proche Tandis que ma mort est un sommeil éternel. M’indiffère qu’après ma mort On médise de moi ou qu’on me loue. Un mort est-il de son tombeau revenu Afin de nous dire ce qu’il a entendu ou vu ? Et s’il revenait, certaines gens le croiraient Et d’autres diraient : « « Il ment et se vante. » Les gens aspirent à l’arrivée d’un imam éloquent Prêchant dans le tintamarre d’une foule médusée. Quelle chimère ! Nul besoin d’imam hormis la raison, Les confessions n’ont pour dessein Que de remettre la terre aux mains des puissants. Tant que tu le peux, demeure seul, L’homme sincère est un fardeau pour les humains.
-
Absolument !
-
Et l'OM ? Tu en fais quoi de l'OM !!! C'est pas une forte identité, ça ? Quand on était jeunes on décrivait un match de foot comme ça, vu par un paysan de nos villages qui était allé à la ville : "L'avié un grand prat, mouco an fach vénir voundgé pitchouns couillouns èn braillétos d'un coustat, voundgé dé l'aoutré, an mès uno coucourdo au mitan é a cooups de pèds voulièn toutei far rintrar la coucourdo dins dé gàbis au found daou prat... Ai pas coumprès perqué! " "Il y avait un grand pré, et ils ont fait venir onze petits couillons en pantalons courts d'un côté, onze de l'autre, ils ont mis une courge au milieu et à coups de pieds ils voulaient tous faire rentrer la courge dans des cages à poules au fond du pré. J'ai pas compris pourquoi !" ... JeSuisPaix : on est tout-à-fait d'accord ! Quand à Pierre Rabhi (que je ne connaissais pas du tout) : respect !
-
Quand je dis "parmi d'autres", je ne veux pas dire que tout se vaut. Il y a des principes de vie, ou des principes moraux qui sont plus fondateurs et importants pour notre personnalité, Comme l'honnêteté, la sincérité, la serviabilité, la bonté, la responsabilité, l'entraide... etc.( la liste serait longue), dont on peut penser qu'elle dérivent de préceptes religieux. Je suis convaincu qu'il y a lieu de les considérer comme essentiels. Mais la France est athée ! (L'Etat français) C'est ça la laïcité. C'est pour ça que les religions, ne sont pas interdites (aucune d'elles). Je sais qu'en ce moment, on nous fait tout un cinéma autour de cette laïcité. Je n'y participe pas. Que chacun vive à sa manière. Il suffit de garder à tous les points de vue son esprit critique. J'imagine que vous en tant que chrétien, vous trouver dans votre religion des comportements ou des choses que vous n'appréciez pas complètement. Croire en Dieu, ou pas, c'est très souvent un conditionnement. Et cela peut aussi s'inscrire dans une vraie réflexion . Mais ce qui fait les religions, ce n'est pas cette croyance, ni la foi en soi. Ce serait plutôt les rites. Notre cerveau est une vraie éponge avide de ces rituels ! Et à mon point de vue, sur ce sujet, les religions rivalisent un peu de ridicule. Le poisson, la viande, le cochon, le vin, les huîtres... Manger le corps du Christ, se tourner vers la Mecque, porter une kippa... Ne parlons pas des choses qui fâchent !... Il faut bien occuper les fidèles. Et leur insuffler une (fausse) personnalité/identité... Dans la mesure où vous citiez Pierre Rabhi comme en renfort je pouvais penser que vous vous situiez d'un côté religieux plutôt musulman. S'agirait-il d'une ébauche de front religieux ?! Puisque vous vous dites chrétien, vous pouvez donc jouer de la guitare au lieu du luth... Tenez : si on vous obligeait à être Juif , ou musulman, ou hindouiste, quitteriez-vous aussi la France ?! Ou seulement si on vous interdisait de croire ? (Entre nous, vous jouez sur le velours, là c'est pas demain la veille qu'on interdira à quelqu'un de croire. Moi, si on m'obligeait à être catho pratiquant ou autre chose, je crois même que je resterais ici ! Descartes a eu une belle réflexion là dessus : "Il faut avoir la religion de son prince." ça remet les choses à leur juste place.
-
Tu as mal compris : pas ancien para, ancien commando seulement ! Et encore un commando "appelé", pas engagé !!! Commando par force ! a son corps défendant ! On faisait comme les américains : "commandos héliportés". ça veut dire qu'on sautait des hélicoptères, mais ... sans parachute ! Bon, d'accord, c'était d'une hauteur... convenable ! Quand je suis arrivé devant l'adjudant d'incorporation, il m'a demandé : -- C'était quoi vos études ? -- Philosophie ! -- Avec "votre instruction" (le bac ) vous pouvez faire les EOR (l'école des officiers) alors je lui ai dit : -- je préfère partir de la base, pour mieux comprendre comment ça se passe, Si ça me plait je continuerai dans l'armée !... (J'étais très naïf à l'époque.) Je m'imagine ce qu'à pu penser l'adjudant : "Celui-là, c'est sûr qu'il est déjà perdu pour l'armée..." Et j'ai fini soldat de première classe ! Et j'ai refusé de prendre ma "médaille de commando". Le pire, c'est que je le regrette un peu, des fois, je pourrais la montrer à mes petits enfants pour faire le Kéké ! "Pépé, c'était comme Rambo !" On se mettait même du cirage sur la gueule en oblique afin de "casser la symétrie du visage"... ("Si tu veux survivre à la guerre, il faut devenir la guerre !") Mais si j'avais à le refaire je ferais la même chose. C'était une question de dignité ! Enfin, on nous avait quand même appris à faire boucaner la viande !!! Je blague pas ! Sans faire de fumée pour pas se faire repérer... ça faisait partie du stage commando ! Qu'est-ce qu'on a pu en rigoler ! Si on voulait bien comprendre entre les lignes, la prochaine guerre, on l'avait déjà perdue ! Et d'office, on se retrouvait dans le maquis ! Or, en premier, dans le maquis, qu'est-ce qui est important ? Bien bouffer !
-
Quand j'entends ça, je suis chez moi... http://www.dailymoti...-nahawand_music et ça aussi :
-
Oui et non ! Avant que les européens ne conquièrent les pays de culture arabe, Cette même culture d'origine arabe avait elle-même conquis des tas de pays d'autres cultures très anciennes. L'Egypte et toute l'Afrique du Nord, l'Iran, la Syrie, L'Irak... S'il fallait faire une comparaison entre les deux conquêtes, on pourrait même dire que la conquête occidentale a été bien plus soft puisqu'elle a laissé relativement perdurer la culture musulmane des pays colonisés, alors que la conquête musulmane a totalement éradiqué les cultures des pays qu'elle a colonisés. Exactement comme les américains ont fait avec les indiens ! Mais mon but n'est pas d'évaluer de deux idéologies laquelle est la moins dictatoriale pour lui donner un satisfecit. Les deux se valent dans leur stupidité. C'est le principe même de toute colonisation et de conquête qui est à condamner. Ici, en Provence, il y a seulement cent ans, nous ne parlions pas le français. Nos ancêtres n'étaient pas plus gaulois. que les vôtres. Mais des ligures. La culture française hégémonique a même pour l'occasion inventé la notion de "celto-ligure" afin de nous rattacher à nos faux ancêtres gaulois ! La Provence n'est devenue française qu'à la fin du XV ème siècle et dans nos livres d'histoire, jusqu'à ce moment, sur les cartes, nous n'existions pas. Cela a pu produire sans doute un certain malaise en nous. Mais bon, on a surmonté ! Et le pire ce fut de traiter notre langue d'oc de patois. On vous la pas encore faite celle-là, à vous, "amis arabes" ! (Je rappelle à ce propos que "ce patois" a été au moyen-âge la première langue littéraire et poétique de l'Europe, et qu'elle était considéré sur le pourtour méditerranéen, l'équivalent de l'anglais d'aujourd'hui.) Il faut s'imaginer que le soir, après les combats, du temps des croisades, vos ancêtres et les nôtres, après s'être bien fendus le crâne à coup d'épées et de cimeterres, se retrouvaient tous autour du feu pour chanter leur poèmes d'amour en arabe et en provençal. C'est ainsi que vous nous avez appris à jouer du luth (oud: عود ) Et l'esprit chrétien-catholique hégémonique n'aura pas été pour rien dans l'éradication et la dépréciation (même à nos propres yeux) de notre culture. Le même esprit religieux exclusif produisant les mêmes effets... Tout ça pour dire que si je suis entièrement de culture française, mon coeur est en partie resté provençal. Et que la culture provençale ou occitane, il m'a fallu la reconquérir à la force du poignet. Bien sûr, ma culture provençale n'était pas une culture religieuse, plutôt une culture tous azimuths. La religion, comme toutes les religions (monothéistes) étant (à mon avis) une forme de névrose exclusive. Et il faudrait toujours à mon avis, pour ceux qui tiennent à garder malgré tout cette composante religieuse de leur identité, qu'elle n'en soit précisément qu'une composante parmi d'autres. Et non pas le fondement exclusif, unique de cette identité. D'un point de vue intellectuel, il me semble indispensable que les gens de culture arabe ne soient pas contraints de considérer que arabe=musulman. Parce que c'est objectivement faux. Cette assimilation (arabe=musulman) n'est qu'un moyen d'asservissement de la culture et des peuples arabes. Personnellement j'ai une grande admiration pour l'écriture, la philosophie, l'esprit scientifique arabes. Pour la religion pas du tout. Le but de ce que j'ai posté plus haut est de montrer que des penseurs arabes, fiers d'être arabes et de leur culture étaient dans ce même état d'esprit que moi à toutes les époques de l'histoire. Des penseurs de culture arabe qu'on vous dissimule et censure soigneusement. . Et j''en ai la preuve : aujourd'hui sur wikipédia (Ouiqibidia !) dans sa version arabe, les idées des auteurs arabes, dès qu'elles sont vaguement critiques à l'égard de l'islam et que l'on retrouve dans les versions françaises ou anglaises (qui ne sont pas des traductions mais d'autres textes !), sont systématiquement éliminées. Ou critiquées. Il vous faut (amis arabes!) procéder à la reconquête globale de votre culture ! Afin de desserrer l'étreinte religieuse. Il vous faut reconquérir l'esprit critique. Et vous avez tous les éléments pour ça dans votre propre culture.
-
Dentelle de mots : Bien vu le résumé ! Ou, formulé encore autrement : MOI : est-ce que je préfère obéir ou commander ? Troisième possibilité, la mienne : Je trouve insupportable et d'obéir et de commander. JE suis définitivement hors-JE !
-
L'esprit religieux quand il est hégémonique constitue une véritable chape de plomb qui étouffe les esprits ; et il opère un rétrécissement du moi identitaire et de la conscience. (Qui méritent mieux ou en tout cas plus que lui.) Il suffit peut-être de desserrer cette étreinte ? Ibn al-Rawandī (827-911) ابنالراوندي Ibn al-Rawandī est un sceptique médiéval arabe d'origine persane. Il visait l'islam et la religion en général. Aucun de ses livres ne lui ont survécu, les seules traces de ceux-ci se trouvent dans les livres critiques lui répondant ou dans les écrits d'admirateurs. Son ouvrage le plus célèbre est كتابالزمرد« Kitāb al-zoummourroud » (Livre de l'émeraude), dont de nombreux extraits se trouvent dans « Kitāb al-intṣiār », écrit par al-Khayyāt الخيّاط ,paru en 882. Selon le poète sceptique al-Maʿarrī,المعري Ibnal-Rawandī se serait adressé ainsi à Dieu: « Tu donnes à l'homme les moyens de vivre comme le ferait un vieux pingre. Un homme eut-il fait un tel partage, nous lui aurions assurément dit: "Tu nous as escroqué". » Il adhéra au muʿtazilisme puis au chiisme, pour ensuite critiquer ces écoles et devenir libre-penseur. L'école mu'tazilite interprétait d'ailleurs tout texte sacré dont le sens littéral s'opposait à leur doctrine rationaliste. Ibn al-Rawandi en aurait été chassé pour aristotélisme, niant la création du monde ex nihilo ainsi que l'immortalité de l'âme. Ce qu'on retient le plus de lui c'est son athéisme.
-
Dans un premier temps, l'avènement même de la conscience (de l'esprit au sens large) induirait systématiquement un sentiment de type religieux. A deux niveaux. --A un niveau personnel, la conscience rechignant à l'idée de sa disparition. D'où l'invention de l'immortalité de l'âme, d'un au delà, etc... --A un niveau plus général, la conscience, prêtant dans sa naïveté à tout ce qui l'entoure ses propriétés de conscience. Depuis l'animisme au dernier retranchement du "deus sive natura"... Dans un deuxième temps, si les religions perdurent, c'est qu'elle occupent un bon créneau efficace d'un point de vue social. (Même s'il est susceptible d'être remplacé par d'autres conditionnements comme dit plus haut.)
-
Peut-être que tout simplement, l'esprit religieux quand il est hégémonique opère un rétrécissement du moi identitaire et de la conscience. Et qu'il suffit à ce moi, à cette conscience de s'enrichir. Les forcer à s'enrichir !!!
-
J'allais dire : Fais tourner ! Mais bon, Octavio Paz : d'accord ! ("L' espagnol arthritique" me gênait, mais lui, il a le droit !...)
-
Les non-musulmans ont un problème avec l'islamisme.
Blaquière a répondu à un(e) sujet de contrexemple dans France
Il faut que tu continues d'analyser ta situation : tu y es presque ! Tu l'as très bien dit : Être musulman et être français, les deux t'ont été proposés de la même façon au départ Si tu choisis (pour le moment) d'être musulman en premier, il faut que tu analyses pourquoi. Pour y arriver, il faut passer par la psychanalyse et le structuralisme. Courage ! -
"Mon grand père de Palestine." Tiens restons encore un peu à l'église ! Quand il s'est marié, mon grand père Giraud, (le père de ma mère) il avait dû se confesser. Mariage à l'église oblige. Or, à cette époque, il revenait tout juste de la guerre de Palestine de 1918/1920, qui avait été un vrai carnage, puisque partis à cent quarante, ils étaient revenus quarante de sa compagnie... Mais revenons à sa confession. -- Mon fils, avez-vous péché ? Et là, mon grand père qui ne rate jamais une occasion de faire son malin, de répondre : -- Oui, mon père : j'ai menti, volé, et tué ! Paff ! Le curé en sursaute : -- Mais mon fils ! C'est trrrès grrrave ! Expliquez-moi ! (Pépé refaisait le curé qui roulait les "r".) -- Ben mon père, les turcs, je leur ai menti et je les ai volés aussi pour manger et j'en ai même tués pendant la guerre ! Le curé, soulagé se rengorge : -- Des infidèles ? Mais mon fils, ça c'est pourrr la plus grrrAnde glOIrrre de Dieu ! Et mon grand père frappait dans ses mains d'un de ses gestes maladroits qui partait des épaules, avec tout les bras pliés mais raidis. Il avançait le menton, pinçait les lèvres et levait les yeux au ciel : c'était sa façon de mimer une intense réflexion : "Tu te rends compte de ce qu'ils ont dans la tête, ces gens ? Tu peux tout faire, tuer, voler, si ça va dans leur sens, ils sont prêts à tout te pardonner !" Et il connaissait bien le milieu. Parce qu'à l'époque où il avait (si brillamment !) passé son Certificat, il était aussi enfant de choeur à l'église de la Roque. Donc, en dix huit il est mobilisé et arrive sur le front le jour de l'armistice ! Si c'est pas de la chance, ça !... A part qu'il y attrape immédiatement la grippe espagnole ! Bref, quelques jours plus tard, il est mourant sur son lit d'hôpital. A sa dernière visite, le docteur répond à l'infirmière qui lui demande si elle peu laisser la bouteille de Champagne sur sa table de nuit : -- Champagne à volonté ! Vous pouvez la lui laisser : Il est foutu, de toute façon, ça lui fera pas plus de mal !' Et le père Giraud termine ainsi le récit de sa résurrection : "Je me suis amouré (1) à cette bouteille et je l'ai plus lâchée. Je l'ai sifflée avec 40 de fièvre !" "C'est ça qui m'a sauvé ! " Pourquoi pas ! Il en était convaincu en tout cas. Mais tout de même, cet hôpital, avec champagne à volonté, ça laisse un peu songeur !... "A la guerre comme à la guerre", on va dire. Bon ! Il est arrivé sur le front le jour de l'armistice. Coup de chance ? C'est certain ! Sauf qu'à peine relevé de sa grippe espagnole, on l'a fait s'embarquer pour le Moyen Orient et deux années de guerre contre les turcs. C'était le protectorat de la France sur la Palestine. Les français venaient remplacer les anglais. Mais quand bien même ses récits de Palestine on ponctué toute ma jeunesse, je serais bien incapable de restituer un récit vaguement chronologique de cette guerre. Il ne m'en est resté que quelques bribes, quelques tableaux extraordinaires... Mais extraordinaire, c'est le mot juste, car on constatera vite que ressusciter de la grippe espagnole grâce au champagne à volonté, c'était bien la moindre des introductions... (1) "s'amourar" : provençal pour coller sa bouche ou le "museau" (lo mouré) à un récipient pour y boire goulûment.
-
Quand t'es mort, et que tes yeux et tes oreilles sont pourris si il te reste une âme, elle est sourde et aveugle... la conscience est un drame qui passe son temps à se fabriquer de l'inconscience. Olé !
