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Blaquière

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Tout ce qui a été posté par Blaquière

  1. ça, c'est un poème à se pendre... à un cou !
  2. Moi, en plus, un drapeau ou un chiffon rouge qui passe devant ça me gênerait pas...
  3. Une licorne rose, ivoire, voire noire, je dis pas mais bleue, ça n'a vraiment aucun sens.
  4. Blaquière

    L'identité

    "Conférence" vidéo ce matin su l'écriture devant deux classes de cinquième et quatrième... Du cunéiforme à aujourd'hui en passant par les hiéroglyphes, la pierre de Rosette, le linéaire B et la paléographie du moyen-âge. J'ai même mis un peu du chinois et de l'arabe ! Ca s'est très bien passé, les profs, les élèves, les gens des archives, et moi, on était tous très contents. ça se voyait sur les visages... On critique nos jeunes en ce moment, eh bien je peux vous dire qu'il y en a pas mal qui sont super.
  5. T'as un problème ! Je sais pas lequel, mais c'est ma conclusion. Parce que quand quelqu'un dit quelque chose, plusieurs choses, on va dire, il y a toujours quelque ou quelques éléments avec lesquels je suis d'accord, et j'essaie de le dire. Et j'ai tendance à appuyer là dessus un peu plus qu'il ne serait indispensable. Or toi, là tu rejette tout. Et tu reprends chaque phrase pour y répondre non ! Alors, je dis : tu as un problème ! "C'est vous qui voyez :" "Y'en a qui ont essayé, mais ils ont eu des problèmes..." Un problème d'ego ? Et puis c'est quoi ce raisonnement : "je m'en fous!" avec un point d'exclamation ça veut dire que je ne m'en fous pas vraiment ? C'est le point d'exclamation qui te fait deviner ça, alors, que c'est le sujet de mon post ? Evidemment que je m'en fous pas ou en tout cas pas complètement, puisque c'est justement de ça que je parle et que j'essaie d'expliquer. Ou de comprendre. Quand je dis "devrait être", je n'exprime pas MON désir, (dans ce cas là, je dis à mon avis) mais je me place simplement d'un point de vue rationnel. D'un point de vue strict de la connaissance, que la vie soit éternelle, ben on n'en sait rien. Il n'est pas exclue qu'un jour elle disparaisse totalement de l'univers : il suffirait que les température montent au dessus de 100 ° de partout pour une raison imprévue et la vie, toute la vie disparaîtrait de l'univers : on n'en sait strictement rien. C'est pour ça que j'ai parlé de voeu pieux. Mais que le vivant soit éphémère, tu vois que j'ai pas eu peur de te donner raison : oui. On le constate chaque jour. Mais je crois que j'ai trouvé le point exact de nos oppositions : Tu dis : "c'est apaisant de se sentir partie d'un tout" ce sentiment me révulse. Tout simplement. Non que je me croie supérieur le moins du monde. Juste différent. Juste moi. cet instinct grégaire de la foule... insupportable. Je me démerde tout seul. Cette chaleur moite des corps qui s'entre-mélangent sans être soutenue par quelque désir sexuel me donne carrément envie de vomir. C'est comme les couleurs : violet et vert, c'est bon, rouge et jaune, aussi, mais vert et jaune c'est nul, douçâtre. Bien sûr, y'a rien contre toi et ta façon de voir. Juste je m'explique moi.
  6. Blaquière

    L'identité

    Scénon : Ah oui ! On est deux, alors !
  7. J'ai l'impression que vous manquez de religion. Ou plutôt que la religion vous manque. Alors vous vous inventez des émotions sublimes, genre "la vie est éternelle" ! (Ou la Vérité avec une majuscule !) Je ne cherche surtout pas à vous vexer, mais quand j'entends ça : "La vie est éternelle", j'ai envie de répondre : "on s'en fout "! La vie est un mécanisme. Un point c'est tout. Tout comme la conscience, d'ailleurs. Mais cette conscience, votre, notre conscience ne peut pas être juge et partie. Elle est un seuil qui mériterait plus d'objectivité. Elle devrait être conscience de tout "à égalité". C'est ce qui devrait importer. La vivant est éphémère : c'est sûr. La vie est-elle éternelle ? ce n'est là qu'un voeu pieux. Juste un effet d'enthousiasme du vivant qui fonctionne comme une consolation ! ( Je décrie, mais ne décris ce qui résonne mais ne raisonne" j'ai bien aimé ce mélange ! les mêmes mots qui disent des chose contraires. Ce pourrait être la naissance du langage, selon Freud. J'y crois pas trop.)
  8. Blaquière

    L'identité

    Je vous trouve bien romantiques tout à coup ! Avant de parler, les hommes ne chantaient pas : ils grognaient ! J'en mettrais mes griffes au feu ! Maintenant on peut très bien avancer sans mettre les deux pieds dans... Le délire ! Et être "scientifiquement" romantique : Depuis quelques jours je viens de reprendre ma transposition de la lettre à Elise de 1966 ! Et vous savez quoi ? Je viens de découvrir que la Lettre à Elise, eh bien ... C'est une lettre ! (Il était temps.) L'écriture d'une lettre. A la plume, bien sûr ! Avec ses accélérations quand vient l'inspiration : grrt' grrt', grrt', grrt', grrt', grrt' grrt' (mi, mib, mi, mib, mi, mib, mi, etc. ses ralentissements : mi, fa, mi, mib, mi, si, mi, mib, mi, si, mi, mib, mi.... si, mi, mib, mi.... et la plume qui se remet à courir : mib, mi, mib, mi, mib, mi... etc. Ses envolées. do, mi, la, si, mi, sol#, mi, sol#,si, do... ses majuscules : si, do, ré, mi, sol, do... Et cetera, et cetera !... (Je vais quand même essayer de pas trop faire fluctuer le tempo !) J'essaie de rester fidèle à Alain : "il ne faut méditer que les brosses à la main."
  9. Le multivers, c'est le contraire du ver solitaire ?
  10. Oui ! (C'est la donnée de base !) Mais un singe à chaussures... (à répéter plusieurs fois très rapidement !).
  11. Personne n'a vu Dieu !!! PER-SONNE !si abraham... il "negocie" avec dieu une alliance L'histoire d'Abraham m'insupporte. Dieu lui demande de sacrifier son fils, et il s'apprête à le faire. Puis Dieu retient son bras... Non ! On peut bien faire par la suite, les simagrées de saigner un agneau à la place : C'est trop tard ! Abraham est un lâche. C'est scandaleux et misérable ! La seule attitude juste d'Abraham, eut été de s'insurger contre le commandement de Dieu ! Se dire les descendants d'Abraham, ce qui est le cas des fidèles des trois religions monothéistes. C'est dire qu'on est prêt à tout, même à sacrifier son enfant , et cela pour son bien propre, personnel, égoïste. Pour se sauver soi ! C'est la négation même de l'humanité. Pis ! La négation de la vie ! Je le redis : ces religions sont des religions de mort !...
  12. Certainement pas ! Et bien heureux soit-il ! Tant mieux pour lui ! Quant à moi je n'arrive pas à me mentir et l'absurdité de notre condition, le fait que nous ne soyons qu'un minuscule grain de poussière temporaire dans l'univers et d'en être parfaitement conscient, reste comme un énorme caillou dans ma chaussure ! (Que philosopher, c'est apprendre à boiter !)
  13. Grand révélation, hier soir ! (Grâce à Camus dans le mythe de Sisyphe.) L'esclave est libre ! D'accord : il n'est pas libre mais il se sent libre ! Alors, Pourquoi les religions ? Parce qu'elles libèrent l'homme ! Comment ça se fait que je n'y ai pas pensé plutôt ?!!! Biens sûr ça a l'air d'une blague. Mais c'est pourtant la pure Vérité ! L'erreur prend naissance dès l'idéalisme de Platon qui est binaire (et non relatif). Le bien, le bon, le beau, le juste, le vrai, la liberté, c'est tout pareil ! Tout positif. C'est la divinité. Ou c'est tout bien ou c'est tout mal ! Et le divin, c'est tout bien ! Du coup la liberté, c'est bien, c'est le bien. Et la liberté, en premier, c'est ? Se sentir libre ! Et donc, se croire libre, aussi. Et se croire libre sans l'être, c'est mille fois mieux mille fois plus agréable que de savoir qu'on ne l'est pas. Libre, on est bien, et c'est donc bien de se croire libre, là est la Vérité. Le bon, le bien, sont la Vérité. Si tu te sens bien en te soumettant à Dieu, c'est ça, la Vérité. Platon et la religion, c'est de l'hédonisme virtuel. Imaginaire. Et ça fonctionne. Et se sentir libre, c'est quoi ? Etre vraiment libre ? Bien sûr que non ! Puisqu'on ne peut pas l'être. En aucun cas. Se sentir libre, c'est en premier lieu ne plus sentir sur ses épaules le poids de la responsabilité. Ne plus être responsable de rien. C'est ça la force de la religion. Dieu est notre père qui veille sur nous. Il nous habillera, nous réchauffera, il prendra soin de nous. ("Comme les petits oiseaux" !) Et nous, nous sommes ses petits enfants ("laissez venir vers moi les petits enfants !") Tout ce que désire la conscience, trop lourde pour se supporter elle-même, c'est de devenir inconsciente. Elle ne veut qu'une chose : se libérer de son fardeau. Disons que c'est la chose la plus FACILE à réaliser Du meilleur rapport qualité/prix ! Le moindre effort pour le meilleur résultat. La mort ? Dieu nous en préservera : il va choyer notre âme ! Et pour le reste : Inch Allah ! (Parole d'Evangile !) Le croyant n'est pas libre mais se sent libre. Il est heureux ! (C'est de là que leur vient ce sourire béat !) Va-t-on lui expliquer, le convaincre que c'est mal d'être heureux ?! Le convaincre qu'il vaut mieux souffrir de notre vie et de notre destin absurdes ? Je ne m'y risquerai pas ! Sa réaction risque d'être terrible !...
  14. Blaquière

    L'identité

    Une étymologie poétique a sa place dans le champ poétique en tant que création. Création de sens. La création poétique est aussi une création du regard. Un nouveau regard est souvent légitime ou enrichissant. Le village de "La Roquebrussanne"... Frédéric Mistral, le poète lui a imaginé, inventé une étymologie : "E tout coubert dé brousso roso, dé la Roco "broussano.", eilalin l'esquinaou." (Et tout couvert de bruyère rose, de la roquebrussanne, au loin, la croupe). Parce que "brousso", signifie en provençal : "bruyère". La Roque Brussanne devenant dès lors la roche couverte de bruyère rose. Puisque la bruyère en fleur est rose. Ce qui de plus est exact, puisque les flancs des collines (la croupe) autour du village sont effectivement couverts au printemps de bruyères roses... Nous nous en tenions là de cette belle étymologie du nom du village, jusqu'à ce que l'on découvre un écrit du moyen-âge signé du nom d'un seigneur de ce même village : "Brossanus" de la Roque ! Broussan, c'était tout simplement le nom du seigneur en question, et le nom du village, la Roquebrussanne signifiait en réalité, le Rocher de Broussan. Et les ruines du château de Broussan sont encore visibles sur le fameux rocher du village. Autre fausse étymologie : Le quartier de "Font Gayau" En provençal, on le sait tout le monde au village prononce "font gayaou" Mais si on le prononce à la française, c'est "font gayo" d'où l'étymologie provençale presque "évidente" de "Font gaio" soit en traduisant en français : "la Fontaine gaie" ! Pourquoi pas ?! Jusqu'à ce que je retrouve dans un texte latin du XIIème siècle : "Fontem Gazaut" Où l'on peut reconnaître la forme du provençal médiéval des troubadours "lo gazaut", le "gazouilli"... (Le son "z" ayant tendance à se vocaliser en "y".) D'où la très jolie étymologie de Font Gayaou = "la fontaine qui gazouille"... Dans les deux cas, une "identité provençale" trop aveuglée par elle même conduisait à l'erreur... Ceci dit, ce jeudi je dois intervenir dans un collège sur l'écriture et son évolution ! Je pars du cunéiforme passe par les hiéroglyphes (rapidement) , puis un petit exemple de cursive romaine, de caroline, le texte du traité de Verdun, considéré comme le premier texte français, puis la cursive médiévale, en provençal et en français... Voilà ! Je ne pense pas que je vais leur parler du "L", équerre, droiture, ou de Jésus Christ, ou des psaumes ni de toutes ces couillonnades... (C'était juste pour rire !) La grandeur de la laïcité, c'est d'apprendre l'athéisme, ou l'intelligence, si vous préférez. Mais je ne manquerai pas de leur dire que vouloir écrire, prend sa source comme ça a très justement été dit plus haut dans le désir de signifier. C'est du Lacan.
  15. Blaquière

    L'identité

    Le A, il vaut le retourner, la pointe en bas et c'est une tête de vache ! Sérieux. Avec les cornes. C'est en tout cas son origine...
  16. Blaquière

    L'identité

    Je n'arrive pas à prendre ces raisonnements au sérieux. Le L c'est "l'aile", il est Léger, mais aussi Lourd, c'est aussi "elle" : et la femme... qui est aussi le 8, voire L' ? Mais c'est encore Le "eL", en espagnol, et donc "lui". C'est L'équerre, la rectitude, mais aussi L'incLiné, voire la double inclinaison, du lambda grec : Λ L'itaLique, Le Liquide... La simpLe boucLe du "L" cursif et la doubLe boucLe de sa majuscuLe... Et le "L" parlé ? Un cLaquement de Langue ! Tiens, finalement je me demande si le "L" ne serait pas une Lettre ?...
  17. C'est vrai que des deux explications au moins une est fausse ! Mais l'idée d'une déformation de l'espace a ma préférence qui m'amuse plus par son côté surprenant, presque magique. Il faut dire que la gravitation reste encore en grande partie un mystère (boson de Higgs, particule de Dieu !!! Etc.) Le soleil ne tourne pas autour de la terre dans un référentiel centré sur la terre mais centré sur moi, situé sur une terre qui tourne. Quant au soleil, il ne fait rien du tout : il s'en fout totalement de la terre ! (Je rigole !)
  18. Blaquière

    L'identité

    Il y a des thèmes plus fondateurs ou plus centraux que d'autres dans la formation de nos indentités/personnalités. Comme notre rapport à la mort. Et bien souvent des paroles de certains poètes qui ont pu nous paraître plutôt comme des clichés, jusqu'à ce que nous comprenions leur importance. Je pense à Shakespeare : 'To die, to sleep, no more." Je retrouve la même idée chez Al Ma-arri que j'ai cité plus haut : "Mon sommeil est une mort dont la résurrection est proche Tandis que ma mort est un sommeil éternel." Cette comparaison du sommeil à la mort... Si ces poètes disent vrai, nous constatons que nous nous retrouverions donc absolument angoissés par la peur de cette mort, ressentie comme une inconnue effroyable, alors qu'en réalité, nous en ferions l'expérience quotidiennement ! Comme le dit Al Ma'arri, chaque matin nous nous réveillons, et les deux ne sont donc (heureusement) pas la même chose. Mais jusqu'à un certain point seulement. Nous savons qu'en dehors des courtes périodes de rêve, pendant le sommeil paradoxal, je crois, pendant le sommeil profond, notre esprit est.. "débranché" complètement. Et que nous sommes comme... morts ! Dans cette optique là, plus question de vie après la mort qui ne serait qu'un "débranchement" définitif !... Je crois que c'est ce que disaient ces poètes. Mais si la vie ne dure (vraiment ) que ce certain temps, cela est tout-à-fait susceptible de fonder une morale et suffisant comme nous retrouvons chez le même Al Ma'arri : "La jeunesse est une flamme, hâte-toi de satisfaire Tes désirs car le temps l’éteint." Mais nous avons eu aussi : "Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie " ! Ces pensées de poètes en même temps qu'elles pourraient en partie dédramatiser la mort, nous incitent à penser qu'il faudrait avoir plus souvent à l'esprit que le temps nous est compté. Et ne pas nous bercer des illusions d'un au delà plus qu'improbable.
  19. Je viens de penser à un truc con ! Disons "tout con" au sujet d'une vérité ou plutôt de la relativité des vérités. Nous convenons tous que la terre tourne autour du soleil. Mais en vérité, ça dépend du point de vue. Si la terre tourne autour du soleil parce que par sa gravitation celui-ci l'attire et que la terre compense son attraction par la force centrifuge de sa rotation, oui : on peut dire que la terre tourne autour du soleil. En revanche, si comme Einstein le dit, la masse du soleil déforme l'espace autour de lui, la terre ne tourne plus autour du soleil et même plus du tout : elle va tout droit dans un espace courbe.... Si on la voit tourner ce n'est alors qu'une illusion d'optique !
  20. Blaquière

    L'identité

    Non ! Pas si amateur que ça ! je viens de voir le texte que j'ai copié et collé ici, et tout y était bien écrit ! d'ailleurs, en écriture latine, Ibn et Rochd sont restés collés ! C'est windows qui en supprimant l'intervalle a rectifié et fait la faute ! (Ouf !) Il ne s'agissait donc que d'une faute d'inattention ! On va dire ça ! Mais Bravo de l'avoir repérée du premier coup d'oeil, ce que je n'ai pas été capable de faire...
  21. Blaquière

    L'identité

    Merci mille fois ! je me suis empressé de rectifier ! Il était encore temps ! je n'avais pas pensé qu'il fallait absolument séparer le bn du rchd ! J'adore l'écriture arabe, mais je suis plus qu'amateur !
  22. Blaquière

    L'identité

    Nota bene : Même si j'essaie de comparer plusieurs auteurs, mes sources viennent pour la plupart de Wikipédia dont on connait les faiblesses (!). Je n'ai pas étudiés personnellement ces textes. Si quelqu'un avait une connaissance plus directe et meilleure qui viendrait contredire ce que je transmets, je suis tout prêt à lui laisser la parole. IbnRochd بن رشد Averroès (1126-1198) Petit souvenir personnel : (« Me acuerdo de este paseo por las calles de Córdoba cuando tropezo con una estatua ... "Al Gran Filosolo Arabe Abu al Walid Muhammad Ibn Ruchd, Averroes "… ») Averroès ou IbnRochd de Cordoue est un philosophe, théologien rationaliste islamique, juriste, mathématicien et médecin musulman andalou de langue arabe du XIIe siècle.Il est né en 1126 à Cordoue,en Andalousie,mort le 10 décembre 1198 à Marrakech,au Maroc. Il est dit Ibn Rochd mais il est plus connu en Occident sous son nom latinisé d'Averroès. Son nom complet est : Abual-Walid Muḥammad ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn Aḥmad ibn Rošd, أبوالوليد محمد بن احمد بن محمد بن احمد بناحمد بن رشد. Son œuvre est reconnue en Europe occidentale,dont il est, d'après certains spécialistes « un des pères spirituels » pour ses commentaires d'Aristote.Certains vont jusqu'à le décrire comme l'un des pères fondateurs de la pensée laïque en Europede l'Ouest. Son ouverture d'esprit et sa modernité déplaisaient aux autorités musulmanes de l'époque, qui l'exilèrent comme hérétique, et ordonnèrent que ses livres soient brûlés. Profondément méconnu de son vivant, il a commenté abondamment et brillamment les œuvres d'Aristote : aussi les théologiens latins le nommaient-ils « Le Commentateur ». Averroès est l'un des plus grands philosophes de la civilisation arabo-islamique. Médecine : Le Colliget qui est son oeuvre médicale la plus importante. Il sera traduit en latin 90 ans plus tard et enseigné en Europe jusqu'au XVIII siècle. Ce traité est subdivisé en sept livres : 1. Anatomie des organes, Averroès s’intéresse beaucoup plus à l’anatomie que ne l'avaient fait Avicenne ou que Galien. Il traite de 7 paires de nerfs crâniens, il décrit les nerfs rachidiens et leurs territoires d’innervation, les 4 citernes cérébrales ainsi que 2 méninges. Outre ses fonctions motrices, il reconnaît au cerveau les capacités d’imagination, de réflexion, de mémorisation (mémoire d'évocation et de fixation) Il découvre que l'organe sensible de l'œil est la rétine 2. La santé, il signale que lorsqu'on a eu la chance de guérir d'une variole, celle ci ne récidive jamais. 3. La maladie, chapitre qui recoupe des écrits plus ciblés sur la fièvre par exemple. 4. Les symptômes cliniques, 5. Les drogues et les aliments, "En médecine il y a d'abord la parole, ensuite il y a l'herbe, ensuite il y a le bistouri." La chair de vipère faisait partie des ingrédients de base qui entraient dans la composition de la thériaque. Ce livre V du Colliget reprend le "Traité sur les simples (herbes médicinales)" écrit en hébreu. 6. L'hygiène, 7. La thérapeutique. Averroès croyait dans la puissance extraordinaire des forces psychiques et dans cette perspective, il recommandait de lutter sans désemparer jusqu'au dernier souffle du patient et de ne jamais désespérer du pronostic, quoiqu'il arrive. Les hypothèses actuelles de l’articulation entre les neurosciences et la psychologie cognitive reposent en grande partie sur sa théorie de l’intelligence. Philosophie : Averroès est sans conteste un des plus grands philosophes arabes et peut être sa notoriété est elle plus redevable à cet aspect de ses travaux qu'à sa qualité de médecin. Il est "le" grand commentateur d'Aristote et l'Occident rationnel lui est infiniment redevable de lui avoir retransmis son héritage grec. Averroès n'en reste pas moins musulman : Il considère que la philosophie d’Aristote et la révélation coranique sont deux expressions différentes de la vérité. "[...]la spéculation fondée sur la démonstration ne conduit point à contredire les [enseignements] donnés par la Loi divine. Car la vérité ne saurait être contraire à la vérité : elles’accorde avec elle et témoigne en sa faveur". Parmi ses ouvrages majeurs: " Commentaires sur la métaphysique d'Aristote " ________________________ Il est à remarquer qu'Ibn Rochd, qui se déclarait absolument musulman et croyant, n'en a pas moins été exilé par les autorités religieuses de son époque et ses livres brûlés. Il se retrouvait un peu dans la même situation que Saint Augustin à vouloir concilier la raison et son esprit scientifique (que l'on vient de reconnaître exceptionnel, notamment en médecine) avec la foi. Bien sûr la philosophie d'Aristote qu'Ibn Rochd a grandement contribué à nous transmettre, reste largement compatible avec les religions monothéistes, puisque la chrétienté s'en est largement inspirée pendant tout le moyen-âge.
  23. Pour aller dans le même sens, on peut dire qu'il n'y a pas UNE Vérité mais des vérités. (Ca ne plaira pas à tout le monde de dire ça ?! Mais quand on désigne la Vérité avec une majuscule, je crois que l'on fait référence à une conception globale du monde et de sa finalité -- ou de sa non finalité. Et à ce niveau sans doute est-il légitime de parler de LA Vérité ) La vérité, définie comme le rapport d'exactitude de tel jugement particulier ou assertion au sujet d'une réalité éventuellement existante et connaissable, considérée comme "point d'intersection de multiples regards" est une bonne formule. D'où la notion de vérité relative. Et le rôle de la raison dans cette optique est à mon avis bien plutôt de rechercher en permanence la (ou une) vérité que d'en asséner une. Ce rôle d'asséner une vérité reviendrait (toujours à mon avis) plutôt à l'esprit religieux.
  24. Blaquière

    L'identité

    Il y a eu une erreur d'adresse qui nous conduisait sur la lettre L qui n'avait rien à voir avec les origines religieuses du capitalisme la bonne adresse sur Wikipédia est : http://fr.wikipedia.org/wiki/L'%C3%89thique_protestante_et_l'esprit_du_capitalisme J'a lu rapidement, mais je n'y ai rien trouvé de vraiment convainquant. La conclusion la plus claire me semble être que rien dans le christianisme (toutes tendances confondues) ne s'oppose au capitalisme. Ce qui est peu comme relation causale ! Mais un point ne me semble pas très exact qui confond les deux notions de travail et d'enrichissement ou en tout cas les assimile l'une à l'autre. Je citerai Pagnol qui n'a pas dit que des galéjades : "Je n'ai jamais vu personne s'enrichir en travaillant !" Quand bien même les individus qui s'enrichissent voudraient (nous) faire croire que leur enrichissement n'est dû qu'à leur travail ! Faire du travail une fin en soi n'est pas à mon avis la même chose que de faire de l'enrichissement une fin en soi. J'aurais même plutôt l'intuition que les deux sont opposés. (Ce qui ne veut pas dire que je considère le travail comme une vertu !) Sont-ce des reliquats de marxisme qui considérait que le travail libérait l'homme ? Peut-être ! Mais j'ai aussi souvent pu constater que ce n'est pas toujours le cas, et que la plupart du temps pendant le travail les facultés intellectuelles sont absolument mises en veilleuse... Mais peut-être que l'épanouissement de l'individu passe aussi par un rééquilibrage de son... identité/personnalité dans le sens corps/esprit ! Et que comme disait Alain : "Il n'y a que le sursaut du corps qui éveille" !?
  25. (merci !) "Deus sive spiritus meus" "Dieu c'est-à-dire mon esprit", calqué sur le "Deus sive natura" de Spinoza si Dieu n'est pas en dehors de nous-mêmes... qu'il est en nous, il est nous ! En tout cas notre esprit... (Cet esprit que nous lui devons.) Il ne s'agissait pas d'une question mais d'une affirmation, le point d'interrogation vous étant destiné : seriez-vous d'accord ? ! (J'aime bien aller au bout des raisonnements !)
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