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Tout ce qui a été posté par January
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Oui, j'allais poster Affaire Bétharram : la justice saisie après la découverte de deux accusations de violences sexuelles entre élèves en 2024 https://www.francetvinfo.fr/societe/education/affaire-de-violences-sexuelles-a-notre-dame-de-betharram/affaire-betharram-la-justice-saisie-apres-la-decouverte-de-deux-accusations-de-violences-sexuelles-entre-eleves-en-2024_7137531.html
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Bétharram, paroles de victimes "Nous étions victimes, tous élèves confondus, d'une violence quotidienne latente, psychologique, physique. Mais le pan qui s'est ouvert là, c'est le pan de l'agression sexuelle, qui est d'une monstruosité sans nom, que subissaient nos camarades pensionnaires. J'ai un camarade, en cinquième, qui m'a raconté qu'il s'était réveillé avec la main du directeur, le père Carricart, dans son pyjama. Il nous racontait ça dans la cour de récré, chose qui, quand on a 12 ans, est un peu l'inconnu". Le père Carricart est décédé depuis. Il avait été emprisonné, puis libéré, avant de finir au Vatican, et de se suicider après deux autres plaintes déposées en 2000. Frédéric assure avoir essayé d'en parler à ses parents. "Je ne sais pas si...", hésite-t-il, avant de lâcher : "Apparemment, ça n'a servi à rien". https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-la-redaction-de-ici-la-rochelle/temoin-de-coups-de-pieds-dans-le-ventre-par-terre-un-retais-raconte-les-violences-a-notre-dame-de-betharram-2827377 "Quand il y avait quelque chose qui n'allait pas, qu'est ce qu'on faisait ? Eh bien, on me mettait à genoux sur une règle d'école en fer. J'étais tout petit, je ne pouvais rien faire avec les mains sur la tête. Et je revenais bien souvent au dortoir avec les genoux en sang. J'avais juré que si un jour, j'en avais l'occasion, je reviendrais à Bétharram pour frapper ce curé qui m'avait vraiment traumatisé. J'ai sonné à la porte de Bétharram et il y a un curé qui m'a ouvert. Ce religieux m'a dit -'Écoutez, mon fils, le père que vous cherchez est décédé'. J'ai alors dit 'Tant mieux, parce que certainement que je lui aurais tapé dessus'. Ça, c'est sûr et certain." https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/affaire-betharram-le-directeur-me-donnait-des-coups-de-baton-dans-le-dos-se-souvient-jacques-un-girondin-de-81-ans-8115991
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La prise de parole immédiate ou tardive, quand elle a lieu en famille 28,1% des hommes qui ont parlé à leur mère tout de suite n’ont pas été crus contre 32,5% des femmes. De plus, elles (les victimes) ne sont que 16,3% à avoir vu leur mère contacter l’Église, contre 34,2% des hommes. Les mères croient donc plus et se mobilisent davantage pour leurs garçons que pour leurs filles. En revanche, les pères sont 27,7% à ne pas avoir cru leur garçon immédiatement, contre 13,9% pour les filles. Les pères croient donc plus leurs filles. Ainsi, les pères sont plus prompts à contacter l’Église si c’est leur fille qui leur parle que s’il s’agit de leur garçon. Ces différences genrées s’estompent lorsque l’on observe les réactions des parents mis au courant plus tard. on se rend compte que cette prise de parole intrafamiliale n’a le plus souvent engendré aucune réaction quand bien même elle a été crue. Le caractère genré de la gestion intra-familiale des violences sexuelles : la prise de parole des garçons ou des hommes abusés enfants semble susciter plus de réactions que celle des filles ou femmes abusées enfants. L’âge de la personne abusée au moment de la prise de parole n’influence également que la réaction des parents. Avec le temps, les parents réagissent de moins en moins (sans doute parce que la personne concernée devenue adulte peut agir par elle-même, que les parents se sentent moins concernés). (Rapport Ciase)
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Parce-que tu ne rédiges rien et qu'il faut un minimum ? C'est du respect, tout simplement, pour les forumeurs.
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J'ai modifié le topic de départ. @querida13 c'est pénible ces sujets en forme de n'importe quoi....
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Sur la prise de parole Il y a l’ampleur de l’abus lui-même et le contexte de l'abus... Les victimes parlent plus "facilement" s'il y a eu étalement des violences dans le temps. Au contraire, l’acte de violence ponctuel, si traumatique soit-il, est moins révélé. A qui les victimes parlent-elles ? Souvent en famille, la mère, le père, autre en famille ou ami lorsque l'abus n'est pas distant de la révélation. Sinon, c'est le conjoint qui reçoit la révélation.
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En fait je suis en train de C/C des affaires les unes entre les autres et c'est.. merde je viens de penser à Le Scouarnec. alors ouais on va me dire "ahlala rien à voir, là tu pouvais pas savoir !". Bon ben je l'attends, puisque je le sais. ......
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Ca, c'est moi qui décide. Et c'est pas près d'être fermé parce-que je compte bien aller beaucoup plus loin que des considérations de surface. Je pense que j'ai commencé à montrer. Je vais continuer.
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C'est quoi le titre de mon sujet ? Arrête un peu avec les parents, c'est gonflant à la fin.
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C'était pas les boomers tu as raison, qui encensaient. Les boomers, certain d'entre eux, ont regardé ailleurs et ils continuent de le faire.. C'est difficile d'être un homme, j'en ai conscience, vraiment. Vous avez été "programmés", nous les filles avons été programmées aussi, mais nous avons un avantage : nous avons droit à l'erreur. Pas vous. En gros, (très gros, il y en aurait pour des heures de possible discussion) c'est un peu ça. Je reprends ici ce que je dis dans le sujet "Bétharram" : Si « dans les cultures machistes, les garçons victimes d'abus sont invités à comprendre qu'ils ont été passifs de manière inappropriée ou qu'ils sont en partie responsables de ces abus, ce qui peut renforcer leur sentiment de honte et leur mutisme, la scandalisation provient sans doute du fait que toute violence sexuelle sur un homme est perçue comme une atteinte à la masculinité. ... merci @Arkadis
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J'insiste sur le témoignage de Francis Renaud J'ai pas du me faire entendre assez fort et c'est pas normal qu'on n'en parle pas : il y a des garçons aussi ! Alors arrêtez le focus sur les filles deux minutes les boomers "on va pas dans la chambre" etc.etc. en parlant des filles. Et les garçons alors ? Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, en 2022, 87.000 victimes de violences sexuelles ont été enregistrées en France. 13% sont des hommes et pour trois cas sur quatre, les faits dénoncés se produisent avant leurs 18 ans. "Il est très difficile pour une victime de parler, et je pense que pour un homme, c'est extrêmement difficile".
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La "scandalisation" de la société à propos des violences contre les garçons en général, et dans l’Église en particulier, s’explique assez bien par la culture hétérosexiste et patriarcale qui les traverse. Si « dans les cultures machistes, les garçons victimes d'abus sont invités à comprendre qu'ils ont été passifs de manière inappropriée ou qu'ils sont en partie responsables de ces abus, ce qui peut renforcer leur sentiment de honte et leur mutisme, la scandalisation provient sans doute du fait que toute violence sexuelle sur un homme est perçue comme une atteinte à la masculinité.
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Ce milieu est pourri jusqu'à la moëlle. On ne sait pas la moitié de ce qui a pu se passer et se passe encore. Mais c'est quoi le but de dire "c'est comme ça, elles/ils ont qu'à faire gaffe, ils ont toujours le choix etc etc." C'est quoi le but, si ce n'est : regarder ailleurs ? Que ça continue ? Je ne comprends pas ce réflexe qui consiste à toujours trouver un autre responsable que l'agresseur, voire rejeter une partie de la responsabilité sur la victime. Ca me dépasse, je comprends pas. @Beebee j'évoque les victimes mineures mais : Cet acteur, qui a notamment tourné dans de nombreux films d'Olivier Marchal, a accusé un directeur de casting de harcèlement et d'agression sexuelle au début des années 1990. "Pendant une heure et demie, je suis tétanisé, je peux plus bouger, il est à ma droite. Je n'ai qu'une envie, c'est de partir, mais je peux pas, je ne sais pas pourquoi, je suis figé sur le fauteuil. Et là, il prend sa main et il la met entre mes cuisses. Et il me touche", confie-t-il dans l'enquête en tête de cet article. "Il me dit : 'Tu sais Francis, le droit de cuissage, ça existe. Pour réussir, il faut coucher'", dénonce-t-il encore. Mais y en a qui vont dire : ils ont toujours le choix... Ils ne connaissent pas :
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J'avais aussi envie de dire que des propos pareils, ça fait taire. Ces propos sont dévastateurs chez des personnes qui ont été victimes de violences sexistes ou sexuelles, elles provoquent un climat de défiance, de sous-entendus à l'égard des personnes qui ont le courage et le besoin de témoigner... Il est nécessaire de contrer ces gens qui se disent "de l'ancien monde". On dirait qu'on a forcément raison quand on fait partie de ce monde là. Sauf que ce n'est plus du tout le monde d'aujourd'hui, et il s'agit d'évoluer..
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Violences dans le cinéma : ce qu'ont dit Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Pio Marmaï et Jean-Paul Rouve aux députés https://www.tf1info.fr/culture/metoo-cinema-e-qu-ont-dit-jean-dujardin-gilles-lellouche-pio-marmai-et-jean-paul-rouve-aux-deputes-2359940.html Jean Dujardin, charismatique et pince-sans-rire, manie l’humour pour illustrer sa vigilance sur les tournages : "Généralement, quand je rencontre un metteur en scène, je lui pose une question un peu crue : 'Est-ce que t’es un connard ?'", explique celui qui a incarné OSS 117. Une manière, selon lui, d’établir dès le départ un rapport de confiance. [...] Gilles Lellouche, tout aussi direct, raconte une histoire qui illustre l’impunité longtemps observée dans le milieu : "Par une amie actrice, j’ai été au courant de situations abjectes. Un réalisateur, pour préparer une scène d’amour, lui a demandé de venir dans son bureau et de se mettre toute nue pour qu’il sache comment la filmer. Elle avait 26 ans. Elle en a été traumatisée, elle a refusé et le réalisateur lui a fait vivre un enfer pendant tout le tournage, des violences physiques et psychologiques". Le parcours du réalisateur de "L’Amour Ouf " confie lui aussi avoir ressenti une forme de pression : "J’ai vécu une expérience qui ne m’a pas traumatisé mais qui m’a fait réfléchir sur les circonstances dans lesquelles on s’autorise à parler ou à se révolter. Il y a une quinzaine d’années, j’ai tourné un film avec une réalisatrice sans voir qu’elle voulait me séduire.""Elle se montrait très, très tactile, poursuit-il. Je ne me sentais pas violemment agressé ; c'étaient des gestes comme des mains sous la chemise – si j’en faisais autant à une fille, ça ne serait pas normal. Donc, je me sauvais, mais ensuite, elle se vengeait et je prenais super cher." Le comédien Pio Marmaï évoque son début de carrière : "J’ai tourné beaucoup de scènes de nu et de relations sexuelles lorsque j’étais plus jeune. [...] Peut-être pour me protéger, je me disais que je me foutais du résultat, que j’étais à l’aise, que rien ne m’atteignait. Avec le temps, je me suis rendu compte que je me sentais forcé".
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Dans l'affaire qui nous occupe, Bétharram et plus largement les abus dans l'église et les abus tout court, la proportion de prise de parole vient contredire l’idée souvent admise d’un silence massif des victimes, servant bien souvent à justifier à postériori, l’inaction de la société. Pourquoi il y a des victimes qui ne parlent pas ? Parmi les victimes n’ayant jamais parlé, les trois motifs les plus souvent avancés sont la honte (54,4% des cas), le manque de mots pour le dire (33,3%) et la crainte de ne pas être cru (33,3%). Comme l’explique une victime en entretien : pendant longtemps elle n’a eu aucun point de comparaison, elle avait honte et culpabilisait de ce qui lui était arrivé. Elle était, dit-elle, comme le « lapin pris dans les phares de la voiture ». Le déclencheur pour en parler ouvertement, fut dans son cas, le visionnage du documentaire sur les religieuses abusées déjà évoqué plus haut. Elle en avait parlé à son mari quinze ans avant mais il l’avait mal pris. Il s’était senti trahi, « le dindon de la farce », et elle s’était sentie encore plus honteuse. On peut faire l’hypothèse de la forte influence d’un sentiment de résignation chez les personnes abusées, soit parce qu’elles sont conscientes que leur éventuelle prise de parole aurait peu de chance de produire un effet, soit parce qu’elles craignent de nuire à la vie familiale, ou encore parce qu’elles inscrivent l’abus dans une forme de normalité. Ce sentiment de normalité face à une violence infligée par un homme peut s’expliquer par les normes sociales qui tendent à naturaliser la violence masculine - ce qui semble naturel étant jugé normal et inévitable...
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Ca ne va pas le devenir. J'ai dit que j'allais parler des victimes (elles sont les bienvenues d'ailleurs), et je vais le faire. Une chose qu'on entend trop souvent : Pourquoi parler 20 ans plus tard ? Et vu qu'ailleurs il est tellement difficile pour certains de reconnaître une victime : Etre reconnu comme victime par la société dépend en partie de conditions socio-historiques plus ou moins favorables à cette reconnaissance, des circonstances des violences, ainsi que des positions occupées par les personnes concernées au sein de l’espace social. Les parcours de victimation se construisent généralement à travers une succession de tentatives d’énonciation et de dénonciation des agressions subies, immédiates ou plus tardives et à travers les diverses réactions de leurs interlocuteurs. C'est une véritable épreuve. Et il y a tout un tas d' issues possibles à chacune de ces prises de parole par trois possibilités : la personne abusée n’a pas été crue ; elle a été crue mais son interlocuteur n’a rien fait ; elle a été crue et son interlocuteur a agi en conséquence. Il faut le dire et le redire encore : si les victimes ne parlent pas, ou parlent très tard, c'est bien à cause des interlocuteurs qu'ils ont en face d'eux.
