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Tout ce qui a été posté par January
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Non Indice n°2 : Accident de voiture
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J'avais ouvert un sujet si tu veux : J'attends le prochain épisode aussi. Et sinon j'ai fini la saison 4 de The Crown. Cette série est vraiment excellente.
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Bon, moi j'ai mangé du procès toute la semaine et là je ne vois qu'une seule réponse valable : Sois un homme !! (oui je fais rarement dans l'humour noir mais là ça s'est imposé à moi)
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J'ai laissé courir la règle initiale depuis pour éviter les frictions - il y en a eu quand même, j'ai l'habitude... Mais si on me demande, je relance. Indice n°1 : Père et fille
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Oui mais soi-disant qu'il serait interdit d'en parler. On n'a pas le droit de dire que des femmes tuent selon l'auteur. Ah.. Bah moi je me gêne pourtant pas.
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Le lien de Huyette traite de la délinquance et ici tu parles de crimes. Faudrait savoir.. Comme d'habitude tu pars dans tous les sens.. Quand au lien de l'INSEE, tiré du lien : Ce traitement judiciaire différencié, en apparence plus clément envers les femmes, repose en partie sur trois facteurs appréhendables statistiquement : la nature des infractions commises, la complexité de l’affaire (approchée par le nombre d’infractions) et le passé délinquant de l’auteur de l’infraction. En effet, la délinquance féminine est dans l’ensemble différente et moins violente que celle des hommes. Les femmes sont condamnées pour des affaires moins complexes et ont surtout deux fois moins souvent d’antécédent judiciaire. Néanmoins : La prise en compte simultanée du nombre d’infractions et de l’existence d’antécédent judiciaire réduit les écarts observés entre femmes et hommes, notamment pour le contentieux routier et l’usage de stupéfiants, où femmes et hommes font l’objet de sanctions identiques. Elle ne va pas jusqu’à les abolir pour les autres catégories d’infractions, notamment en matière d’atteintes aux biens ou aux personnes, pour lesquelles les femmes bénéficient de peines moins sévères que les hommes. C'est donc extrêmement simpliste ta façon d'affirmer : Les femmes prennent moins cher que les hommes. C'est beaucoup plus compliqué que ça. Tu comprends pourquoi ta voix ne porte pas ?
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Je deviens de plus en plus critique par rapport à la justice. En fait chaque fois que j'assiste à une audience ou que je lis des débats, je crois que je ne vais pas voir pire et si, ça arrive tout le temps. Là je ne sais même plus combien il y a eu d'aberrations dans ce procès ! oui, je deviens de plus en plus critique. Et c'est justement parce-que je me rends dans les cours ou que je lis les débats. Comment on peut être pertinent si on ne fait pas ça ? Si on ne connaît rien au fonctionnement ?
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Tu ne lis même pas ce que j'écris alors ? Oui, et d'ordinaire c'est sur ces faits-là qu'on m'envoie. C'est pourquoi j'ai relayé plusieurs affaires, @Misery pourra même te le confirmer.
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Merci. Et c'est Alexia Fouillot. Pour le reste, tu vas voir le topic, j'ai tout dit. Et je ne m'exprime pas sur un verdict si je n'ai pas lu les débats, du coup je ne m'exprimerai pas sur celui-là. Pour ce qui est de l'affaire Fiona, je pense que tu peux aussi retrouver tous les débats, des trois premiers procès, ils sont ici j'ai tout relayé, même quelque fois j'étais dans la salle d'audience. Si tu veux avoir un avis plus pertinent que la moyenne (c'est pas une critique, c'est obligé, si on lit les débats on est plus pertinent).
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Ah bon, tu défends rien, t'as pas de cause ? Ah bah alors y a pas de bonne nouvelle pour toi suite au verdict que j'ai donné hier. Dommage.
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En fait c'est juste ça on en a bien l'impression ! Et même pas il aura lu les débats de l'affaire Daval. S'il les avait lu, il saurait qu'il s'est passé quelque chose d'excellent pour sa cause, c'est idiot hein ?
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Qui c'est ? On sait que tu détestes les femmes mais là, jusqu'à écorcher son nom, là t'as ni son prénom ni son nom hein ?
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Pire que ça ! Je ne sais pas combien nous sommes à connaître le fonctionnement de la police et de la justice dans le coin. Pourtant c'est pas faute d'avoir expliqué dès les premiers relais de procès que j'ai fait, je crois que j'ai du tout retracer depuis, à partir d'une GAV jusqu'au verdict des assises et bien sûr, tous les protagonistes, leur statut, leur pouvoir. Et chaque fois qu'une question est posée je tente de répondre du mieux que je peux. Il faut croire que ceux qui accusent de voyeurisme ne sont là que pour ça en fin de compte...leur propre voyeurisme. (faut voir le nombre de vues c'est poilant) Mais c'est très récent ces réactions, ça n'a jamais débordé comme ça. Peut être parce-que là j'étais pas dans la salle ? Parce-que c'était pas ce dont je m'occupe d'habitude mais que c'était Daval ? Mystère.. Tout le monde s'est demandé pourquoi cette affaire était si médiatisée. Alors qu'il fallait avoir des peaux de sauciflard quelque part pour ne pas le savoir. Les associations féministes dès le début ont été vent debout dès que l'agressivité d'Alexia a été dénoncée. Et non, on continue à faire la réflexion stupide : haaan c'est trop médiatisé ! Ce que beaucoup attendaient, c'est qu'elle ait fait craquer son mari, et que ce soit enfin reconnu par la justice. Et c'est arrivé. (pas tout à fait mais la conjugopathie a été reconnue) Si on ne voulait pas en entendre parler il suffisait de ne pas allumer ni tv ni radio ni rs. Mais ça semble bien compliqué pour beaucoup de monde.. Perso je n'ai lu absolument aucun article de presse, rien entendu à la tv (je ne la regarde pas) ni radio (je ne l'ai pas écoutée). Je me suis plongée dans les débats, uniquement. Tout le reste comme on dit, c'est de la littérature. C'est bizarre il y a très peu de gens qui lisent les débats de Charlie Hebdo... Pas assez de spectacle, beaucoup trop compliqué peut être ?
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Malgré les débats il nous manque des éléments, à moins d'être sur place, personne ne peut commenter cette décision-là, faut déjà en tenir une couche et comme d'habitude il y a du client ! On dirait que certains connaissent personnellement JD ici, ou ont eu en main les plus de 6000 pièces du dossier.. La partie civile est satisfaite, JD a prévenu lors des débats qu'il ne ferait pas appel, c'est uniquement en fonction de ça qu'on serait à la rigueur autorisé à dire que la décision est juste et cohérente. L'affaire est close.
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Non. C'est la perpétuité. Alors même toi tu viens sur le sujet et tu ne lis pas ce que j'écris ? Je n'ouvre pas ce genre de sujet pour parler "fait divers". Tu devrais lire le réquisitoire et lire l'explication que j'ai postée ensuite, et je répète : c'est perpétuité.
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VERDICT 25 ans de réclusion
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C'est pas croyable.. Pas croyable !
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L'AG en pleine conf de presse
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On a bien compris que les neuf personnes qui vont maintenant délibérer vont répondre oui aux deux questions et que la perpétuité est encourue. Je rappelle que c'est tout simplement le code pénal. Le meurtre sur conjoint est un meurtre avec circonstances aggravantes et c'est la peine prévue, la réclusion criminelle à perpétuité. Pour autant, le jury peut décider de ne pas suivre les réquisitions de l'avocat général.
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Les derniers mots de Jonathan Daval Prsdt : Monsieur Jonathann Daval levez-vous s'il vous plaît. Est-ce que vous voulez ajouter quelque chose pour votre défense ? - Oui - Allez-y. (Il regarde la famille Fouillot et la sienne) Pardon. Pardon. Prsdt : Les débats sont maintenant terminés. Le président lit dans un grand silence certains articles de procédure concernant ce que les jurés devront faire. "Avez-vous une intime conviction ?" sera la question centrale. Les jurés vont maintenant se retirer. L'accusé sera dans un lieu retenu jusqu'à la décision." (Ils devront aussi répondre à : "Est-il coupable d’avoir volontairement donné la mort à Alexia Fouillot ?" Et "était-il le conjoint d’Alexia Fouillot ?") L'audience est suspendue, le jury se retire.
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C'est un comble, Me Schwerdorffer a mieux respecté et représenté Alexia Daval que les avocats de la partie civile...
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Bah j'comprends pas. Ils ont faim ? Il n'y a plus de plaidoiries non.
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L'audience est suspendue jusqu'à 14h15. Jonathan Daval prendra la parole une dernière fois et le jury se retirera pour délibérer.
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Me Randall Schwerdorffer, défense de Jonathan Daval La perpétuité c’est une peine qu’on prononce pour les criminels les plus dangereux de la société. Ceux qui ont fait le pire. Francis Heaulme, tueur d'enfants. Fourniret. Marc Dutroux; Guy Georges. Nous nous défendons Jonathann Daval . Quel est le point commun ? Aucun. Si : la médiatisation. On n'est pas sur ce type de crime ni de criminel - car Jonathann Daval est un criminel, il ne le conteste pas. Ce qu'on vous réclame sur les bancs des parties civiles c'est de venger Alexia ! Le mensonge n'est pas puni par la loi. Il est désagréable. Mais il n'entre pas dans un jugement. Vous êtes ici au nom de la loi. Vous allez juger, comme c’est écrit derrière vous sur ce serment, ‘sans haine et sans crainte’. Je n'ai pas vu Guy Georges derrière la glace de cette cour d'assises. C'est avec votre vécu, votre expérience, vos défauts aussi que vous devez analyser ce dossier. Vous n'oublierez jamais cette décision que vous allez prendre. Ce qu'on vous demande aujourd'hui c'est de juger, pas d'avoir des préjugés. Twitter, Facebook, où un ramassis d'imbéciles commentent cette affaire, demandent une peine, réclament une peine, je ne les fréquente pas. On est entre nous là ! La matière criminelle elle est difficile. C'est ahurissant ce qui s'est passé dans cette cour d'assises. On a eu des réquisitions à mille lieues des témoignages qui ont été apportés à cette cour. On doit accepter dans un dossier criminel qu'on ne sache pas tout. Quand on ne sait pas tout, on ne devine pas. On n’a pas toutes les réponses, et il faut l’accepter. Vous devrez vous dire : "moi j'ai jugé, j'ai pas préjugé". Faites votre travail de juré. On n'est pas sur les réseaux sociaux. Vous allez juger l’affaire. Mais que l’affaire, rien d’autre. Vous n’allez pas être le bras armé de certaines associations féministes. On ne juge pas un féminicide ici. C'est un meurtre, ça suffit. Pourquoi on vous parle de viol post-mortem ? Pourquoi on vous parle de camisole chimique ? Et maintenant de rupture ?!! Parce que cet homme a l'air tellement trop normal qu'il faut le diaboliser, le rendre machiavélique pour les médias ! Acceptez que ce soit juste Jonathann Daval, celui que l’on appelle un garçon, ‘un enfant’ comme l’a dit la mère d’Alexia, elle le connaît bien. Aujourd'hui, on est dans une société tellement moraliste, qu’oser dire qu’elle lui faisait des reproches serait un outrage à Alexia. On doit le dire : le couple n’allait pas bien. Alexia était excédée par ce garçon. Ça, c’est la réalité ! Ce n’est pas salir l’image d’Alexia que de dire que c’était une femme comme vous, et Jonathann Daval un homme, comme vous. Ce qu'on sait d'Alexia Daval, c'est qu'à certains moment elle était agressive. ça n'est pas salir sa mémoire de dire ça. C'est une femme normale, comme vous comme moi. On a le droit de le dire. Quand on voit les sms, on constate que ça ne va pas du tout. Il peut prendre soin d’elle mais il ne pourra jamais la combler. Il a trouvé en Alexia tout ce qu’il n’avait pas chez lui. Un niveau social. Cette femme qu’il n’avait même pas osé remarquer. ‘Moi qui me sens tout petit’. C’est énorme. Elle regarde Jonathann, et elle lui dit "tu n'es pas un homme". TU N'ES PAS UN HOMME ! (il s'est rapproché des jurés, ne parle que pour eux) Tu n'es rien, tu es transparent... On vous annonce une préméditation ? On vous trompe. ça c'est de la manipulation judiciaire. Il n'y a aucune préméditation dans cette affaire. Les mensonges sont TOUS postérieurs à ses actes. On ne juge pas un assassin comme quelqu'un qui a agit à chaud. (il s'est redéplacé face au président) On vous a parlé d'empoisonnement, de viol post-mortem. Honteux. HONTEUX ! Nécrophile maintenant... Il faut salir celui-là pour le condamner à perpétuité dans une affaire où il n'a pas le profil pour cela ! Ceux qui ont agité le spectre du viol... c'est bien, c'est très bien ça hein.. C'est de la boucherie judiciaire ça. Arrêtez, ARRÊTEZ. Hypocrites ! Il n'y a pas de viol. Traqui l’a dit. Pas d’éléments ! TERMINÉ ! La maison était devenue une prison pour l’un et une prison pour l’autre. On était profondément malheureux des deux côtés. On vous a parlé aussi de séparation. Vous n'êtes pas là pour croire les scénarios des parties civiles ou de l'avocat général. Votre théorie est une théorie monsieur l'avocat général. Elle prend son traitement le soir parce qu'elle a toujours dans l'optique de faire un enfant avec son compagnon. Est-ce que UNE SEULE FOIS Alexia a parlé de divorce ? Est-ce qu'on a UN sms qui parle de divorce ? Non. Elle est malheureuse, mais il n'y a pas de rupture. Lui, il répond toujours à côté de la plaque parce qu’il ne comprend rien ! ‘Bisous mon cœur, je t’aime’. Les crises ça arrive dans les couples... Dans n'importe quel couple... A moins que je ne sois entouré ici que de gens parfaitement mariés, sans aucune aspérité. Non ça n'est pas un féminicide, non ça n'est pas un crime de possession... ça vous arrangerait tellement. C'est le crime de Jonathann Daval. Il ne se débat pas dans cette histoire conjugale. Il ne part pas. Il ne peut pas. On a disséqué la vie de Jonathann Daval. Disséqué. Il n'y a rien qui ait échappé aux enquêteurs. Si quelqu'un peut nous dire qu'il a eu un seul accès de violence, qu'il se lève ici. Il n’affronte pas l’autre, jamais. Il n’affronte pas la discussion, il n’est pas dans la violence. Le rapport de la neurologue : Cette patiente au tempérament anxieux se plaint de goût de fer dans la bouche, d’agressivité envers son conjoint. Ce soir-là c'est pas une crise... Il va y avoir une dispute. Jonathann Daval n'est pas un homme qui rentre chez lui et qui bat sa femme. Jonathann Daval ne ressemble tellement pas à l’acte qu’il a commis qu’il faut le déshumaniser au maximum ! pour désaimer celui qu'on aimait tant, il faut le salir, pour l'exécuter socialement. On n’est pas là pour croire dans une cour. L’intime conviction, ce n’est pas l’intime intuition. C’est tellement plus profond que ça. On n'est pas là pour croire, dans une enceinte judiciaire. Qu'est-ce qui s'est passé ? On ne sait pas. Il s'est passé quelque chose. Sans rentrer dans des scénarios délirants. Il fuit. Comme toujours. Et Alexia lui dit "arrêtes de fuir "! Jonathann Daval, son fonctionnement dans le couple c’est fuir. Il fuit. Ce soir-là malheureusement, il n’a pas pu fuir. Elle le retient ou il la retient, peu importe. Il y a une confrontation. Elle le retient. Il faut parfois accepter la simplicité d'un dossier. On a juste une femme qui est extrêmement malheureuse qui attend beaucoup de lui, lui dit qu’il n’est pas un homme. Mais si c’est un homme, mais un homme fragile, malconstruit, qui a été raillé, moqué, qui a des failles narcissiques immenses. Il ne peut pas avoir une conversation normale, il a une rage narcissique. ça explose. Dans un dossier qui n’est pas médiatisé, qui ne serait pas politisé presque, c’est ce qu’on appelle un coup de sang. Un déferlement de violence qui dure quelques minutes. Alors oui, ça explose. Jonathann Daval n’a jamais été violent. Sauf une fois dans sa vie. La réalité du dossier c’est que Jonathann vous devez faire sans lui, parce qu’il a trop menti. D’ailleurs, vous ne devriez jamais croire, les seules gens qui croient ce sont les religieux. Votre responsabilité est beaucoup plus lourde. Une simple altercation dégénère. En découlent des coups au visage et une strangulation. C’est ça que vous jugez. Vous jugez une chose simple... Et c'est pas assez pour certains ! On en veut une autre de vérité ! Il y a d'autres affaires, en ce moment, tout à fait similaires à celle de Jonathann Daval, où on ne réclamera pas de perpétuité, parce qu'il n'y aura pas assez de caméras. On a l’expert Canterino qui vient et vous dit : c’est un obsessionnel, il a un mode fonctionnement que nous connaissons en psychiatrie. L'obsesionnel fuit, il efface. Se débarrasser du corps permet de fuir. Dans cet instant où il est passé du monde normal au monde criminel, comment réagir ? On ne sait pas. La dissimulation du corps, la crémation, c'est pour dire "ça n'est pas moi, ça ne peut pas être moi." On peut analyser dans un fauteuil ce qu'aurait du faire Jonathann Daval, mais on n'a pas tous commis de crime. On ne sait pas ce qu'on aurait fait. N’importe qui peut se retrouver dans une cour d’assises (...) On n’apprend pas à vivre en couple. On devrait peut-être, ça servirait plus que les mathématiques. Un journaliste m'a dit : "c'est glaçant maître ?" Mais c'est quoi ça ? Vous croyez qu'il y a des crimes pas glaçants ? Vous croyez qu'il y a des crimes sympathiques ?! Tous les meurtres sont glaçants ! J'ai vu un jour un type intelligent sur un plateau télé - c'est pas si fréquent - qui disait : "on peut avoir tué quelqu'un, et toujours l'aimer." Vous allez juger sous le seau de votre serment. Dans sa personnalité il y a des choses rationnelles et d'autres irrationnelles. On peut avoir tué un homme ou une femme et le regretter sincèrement, pleurer sincèrement. Il l'aimait profondément. Mais vous niez cela . Pourquoi ? Parce que ce serait plus simple. Tous ceux qui le connaissent l'ont dit. Il aimait Alexia. Les gendarmes dès le deuxième jour ils ont tout, ils peuvent l'arrêter. Ils se congratulent mais honnêtement ils peuvent le mettre en garde à vue. Et après il y a l'enterrement, et la marche blanche... Pourquoi il a été surfilmé, surmédiatisé ? On guettait sa chute. (Randall Schwerdorffer explique qu'il est prévenu par un journaliste que les gendarmes vont arrêter Jonathann après l'enterrement. Mais l'arrestation est annulée car trop médiatisée. Ça fait une semaine qu'il est dans le dossier.) On peut tous jouer les hypocrites, mais on a vu des délires dans cette affaire Daval. C'est vous maintenant les jurés qui devez arrêter cette folie, cette hystérie, c'est votre responsabilité, votre travail. Le passage à l’acte sur une phrase de trop d’Alexia, on ne l’excuse pas. On est tous d'accord, on ne tue pas une femme pour une remarque. Ce n'est pas le problème. On veut comprendre, car juger c'est comprendre, ce n'est pas excuser. Et on ne va pas vous demander de l'excuser, pas plus qu'on ne s'excuse d'avoir commis un meurtre. Je vous demande de ne pas suivre les réquisitions de l'avocat général. Vous ferez fi de cette ambiance qui s'est construite autour de ce procès. Vous ne jugez pas un Fourniret ou un Guy Georges. Vous jugez Jonathann Daval, point. La perpétuité n'est pas adaptée dans cette afaire, on en a plein d'exemples dans la jurisprudence. Vous avez une liberté totale dans votre décision. Vous prononcerez la peine que vous estimerez juste. Vous prononcerez une peine en femmes et en hommes libres.
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Me Ornella Spatafora, défense de Jonathan Daval D'ici quelques minutes, vous vous retirerez (les jurés). Nous savons tous quelle décision vous allez prendre : une peine. Car cette homme ne conteste pas sa culpabilité. ll a tué cette femme, sa femme qu'il a tant aimée. Quand vous prendrez votre décision, je vous demande de ne pas oublier les cinq jours que nous avons passés ensemble. Après 5 jours de débats, je pense que vous disposez de toutes les cartes pour prendre la décision la plus juste. Vous l’avez compris, JD ne conteste pas les faits, mes propos visent à expliquer comment un homme comme vous et moi a basculé dans le crime. Parce qu’on ne naît pas criminel : on le devient. Sa mère l'a surprotégé cet enfant qui semblait si fragile. Ce garçon qui dès l'enfance a une personnalité des plus fragiles vivra une étape particulièrement difficile, la perte de son père. C’est un enfant qui présente énormément de problèmes de santé, asthme, surdité, scoliose à l’adolescence. Puis le jeune garçon introverti et timide qu’il est, subira les moqueries, on le surnomme à titre anecdotique le Quasimodo. Jonathann et Alexia sont jeunes quand ils se rencontrent. Quand on est toute jeune, on est heureuse de sortir avec un garçon plus vieux, doux, affectueux et, en plus, qui plaît à nos parents. Jonathann trouvera rapidement sa place, la place du fils que les parents n’ont pas eu, au sein de cette famille. Au sein de ce couple, auprès de celle qu’il aime, il se sent peut-être pour la première fois exister. Alexia est heureuse dans cette union. Le couple s’aime .Alexia se dit : pas de souci, si je dois porter le couple, je le ferai. Elle ne se rend pas compte que le virage qu'elle essaie de donner à son couple, elle le prendra seule. Comment faire avec un mari qui a des troubles de l’érection ? Alors Alexia se remet énormément en cause. ‘Est-ce que c’est mon physique qui ne lui convient plus ?’ On comprend aisément en tant que femme, c’est dur. Arrive le désir d’enfant « ce sont les souhaits d’Alexia mais Jonathann qu’en est-il ? Est il prêt pour construire cette vie de famille ? Vous allez me dire : ils pourraient en parler, communiquer, mais il n’y arrivera jamais. Il n’arrivera jamais à lui dire qu’il n’est pas prêt. Il va faire ce qu’il sait faire de mieux : fuir et subir. Les crises, les black-out, les humeurs... Jonathann ne voyait pas cette souffrance chez Alexia. Cette souffrance, elle se voyait aussi dans sa perte de poids. Cette anorexie, mettons les mots sur les mots, ce n’est pas anodin. L’anxiété, l’angoisse prend le dessus, mais Jonathann ne perçoit pas la détresse de sa femme. Il n'y a pas de séparation comme on veut le sous-entendre. Le couple a des projets, on le voit bien. Mais la fausse-couche va mettre à néant tous les espoirs. Alexia essaie de le faire réagir, elle voudrait qu'il soit là pour elle, elle est malheureuse, elle commence à être agacée par l'attitude de Jonathann, et lui fuit de plus en plus. Et là tous les griefs seront bons contre Jonathann. Elle n'en plus plus Alexia. Et Jonathann ne comprend pas. Il est complètement absent de cette relation. L'homme parfait qu'elle avait idéalisée, il ne la comprend pas, il ne peut pas lui offrir la vie parfaite dont elle rêve. Jonathann n’a pas les armes pour affronter tout cela, alors il se réfugie ailleurs, il va voir ses parents. Le Couple s’accroche parce que le couple s’aime, jusqu’au bout le couple s’est aimé. Il ne peut pas lui offrir la vie dont elle rêvait. Vous l’avez bien compris, ce n’est pas un garçon qui a beaucoup confiance en lui. Mais il perd tout quand Alexia lui dit ‘t’es pas un homme, pourquoi t’es pas comme ça’, il n’a plus rien. C’est ce qui se passe ce soir-là. Jonathann Daval, ce qu'il a commis ce soir là, c'est effectivement tuer sa femme, dans un contexte de conjugopathie. Les tensions sont telles qu'il y a effectivement peu d'issues. Il y a plusieurs paramètres à prendre en considération par rapport à la peine que vous devrez infliger à ce garçon. La conjugopathie a expliqué ce crime qui n'est pas un crime de possession. Ce n’est pas un acte de sang-froid. Il n’y a pas de dangerosité criminelle, comme l’a dit l’avocat général. Je souhaiterais évacuer cette notion de dangerosité criminelle. ça n'est pas Jonathann Daval. Vous ne devez pas occulter que pendant 33 ans cet homme a été gentil, serviable, agréable. Je ne crois pas qu’on puisse dire beaucoup de mal de lui. C’est aussi pour ces qualités qu’ils l’ont aimé. Ça pose une question que vous devez avoir en tête pendant le délibéré : l’acte qui lui est reproché et la personne qu’il est sont-ils en adéquation ? Une peine juste n'est pas celle qui plaira aux parties civiles ou qui correspondra à l'impact médiatique que cette affaire a pu avoir. C'est celle qui sanctionnera Jonathann pour ce qu'il a fait, et l'homme qu'il est.
