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Tout ce qui a été posté par January
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Polat : Vous dites que je prends pas le traitement. Le traitement je le prends en cachette. Je veux qu'on me fasse des piqûres, n'importe lesquelles, je m’en bats les couilles, faut que ça s’arrête. Prsdt : Vous n'avez plus la parole jusqu'aux derniers mots des accusés. Juste avant le délibéré. Le président prévient Ali Riza Polat que d'ici là, "tout abus de langage, toute insulte, tout mot déplacé, ce sera une expulsion". Et il fait couper son micro. Me Célia Nourredine, avocate de la partie civile, débute sa plaidoirie. Elle représente des agents de la ville de Montrouge qui travaillaient à le 8 janvier quand la policière Clarissa Jean-Philippe a été assassinée par Amedy Coulibaly. Elle précise que ses clients sont traumatisés. Certains de ces agents sont venus à l'audience, d'autres n'ont pas souhaité. Un de ses agents a été très grièvement blessé par une balle ce jour-là, au niveau de la mâchoire notamment. On évoque le 8 janvier 2015 au matin à Montrouge. Quand Laurent J. s’est jeté sur A. Coulibaly pour le désarmer. « Tu veux jouer ? Tu vas crever », lui dit le terroriste.. L'avocate parle de ce qu'ont ressenti ses clients durant les semaines d'audience, ce "manque de courage" chez les accusés, ceux qui ont permis au terroriste de s'armer de la sorte. Me Stéphane Levildier intervient maintenant pour les intérêts de la commune de Montrouge et pour Jonathan, policier municipal qui accompagnait Clarissa Jean-Philippe ce 8 janvier 2015. Il rappelle "comment une ville tranquille de la petite couronne a dû s'organiser dans l'urgence absolue pour prendre en charge les blessés et les témoins". Me Stéphane Levildier : La ville a mis en place une cellule psychologique, des aménagements ont été nécessaires. Il y a eu un changement d'approche au niveau de la sécurité avec un soutien des agents et une réorganisation de la police municipale. Me Stéphane Levildier rappelle le courage de son client Jonathan qui a tenté de poursuivre Coulibaly alors qu'il n'avait qu'un tonfa. Il revient sur ce moment où Jonathan a vu Clarissa à terre, et lui a dit "Ça va aller". Me Stéphane Levildier : Clarissa et Jonathan travaillaient en binôme, 8 heures par jour ensemble. Il nous dit d'elle que c'était une fille extraordinaire, gentille... Il l'appelait ma Clarissa. On a beaucoup parlé de la culpabilité du survivant. Il n'est pas un jour sans que Jonathan ne pense à ce traumatisme. Jonathan est resté au même poste, dans la même ville. Pour Jonathan, Clarissa est tout le temps à côté de lui. Les accusés n'ont pas tué Clarissa Jean-Philippe, mais ils ont armé celui qui l'a fait.
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Apparemment on va pouvoir reprendre, Ali Riza Polat est là. Le prsdt à AL Polat : On est quand même rassurés dans la mesure où vous n’avez pas été hospitalisé, et aucun traitement supplémentaire particulier ne vous a été donné. Il ressort que jusqu'à ce matin il n'y a pas de problème particulier outre ces problèmes de régurgitations, mais vous ne prenez pas le traitement. l'escorte m'a dit que vous aviez bien déjeuné, des pâtes à la crème fraîche que vous avez mangées de bon appétit. J’espère que ça n’aura pas d’effet cet après-midi. Fin du sketch ? On espère...
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Nouveau témoin, accosté dimanche 12 mai, après-midi, vers 18 heures, au moment d'entrer vers le parc, avec ses enfants, par Cécile Bourgeon. Témoin : Elle m'a demandé si j'avais vu une petite fille. On a demandé si on pouvait organiser des recherches. Elle n'a pas trop insisté. Elle a poursuivi son chemin. Prsdt : Quel était son comportement ? - Très déroutant pour nous, il n'était pas très alarmant. On ne savait pas trop s'il fallait appeler la police ou organiser des recherches. Elle paraissait triste mais en même temps pas alarmée. Au début on a cru qu'elle venait juste de perdre sa fille de vue, et puis en discutant on comprend qu'elle s'est endormies et que ça fait plus longtemps que ça que l'enfant a disparu. Je lui ai prêté mon téléphone pour qu'elle appelle son compagnon, le sien n'avait plus de batterie elle a dit. Prsdt : Alors que le pompier a indiqué ce matin qu'il avait trouvé le téléphone dans la voiture... chargé. Elle parle des secours ? - Elle ne les avait pas appelés. On lui a demandé si elle voulait qu'on le fasse. Elle a dit non. Elle a quitté le parce et nous sommes entrés dans le parc. D'autres personnes cherchaient la fillette. On s'est dit qu'il y avait quelque chose de concret.. Me Renaud Portejoie, en défense pour Cécile Bourgeon, s'interroge : la première question de l'enquêteur qui auditionne ce témoin le lundi 13 mai, à 11 heures, porte sur le comportement de Cécile Bourgeon pas sur le déroulement des faits. Témoin : Il y avait un climat de doute, c'est peut-être moi qui ai cherché à savoir. Le témoin explique que le comportement ne lui semble pas suspect mais incohérent. Me Luciani : Le témoin a vu Berkane Makhlouf dans le parc. (il lit la déclaration du témoin à l'époque) "Lui n'a pas du tout le même comportement. Là je me dis qu'il était désespéré". L'avocat général relève la conduite d'une enquête objective : Je ne voudrais pas que l'on mette en doute la manière dont a travaillé la police. En effet, la première question est sur le comportement. Mais auparavant, monsieur, a eu le temps de s'exprimer sur les circonstances de la rencontre. Et ce n'est qu'à l'issue de l'interrogatoire qu'on lui pose cette question. Le président lit les déclarations qui appuient ses dires. Me Renaud Portejoie : Il n'est pas question de remettre en question le travail des enquêteurs, simplement de montrer que le mensonge faisait partie des hypothèses.
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Une voisine, Marie Gaulin, habitante de la même résidence que CB et BM Le jour J, j’étais partie avec ma copine me promener. En revenant, à un bâtiment d’intervalle du nôtre, on a croisé M. Makhlouf, qui nous a demandé un téléphone. Il nous a raconté que la petite s’était échappée, qu’il fallait la retrouver. Il nous a expliqué comment elle était habillée, avec un t-shirt Hello Kitty. Dans mes souvenirs, il disait qu’elle venait de s’échapper dans le quartier et cherchait du monde pour l’aider à la retrouver. Ça avait l’air d’être quelqu’un qui avait perdu son enfant, il était inquiet. Elle a vu une voiture grise arriver. A l'intérieur, "une femme blonde avec une petite fille derrière" a-t-elle déposé à l'époque quand elle a été entendue par la police. Là, elle ne se souvient plus. Elle précise n’avoir que de vagues souvenirs de cette soirée. "Lorsque l'on a appris l'histoire au parc... On s'est dit que les deux histoires ne collaient pas et c'est pour cela que l'on est allée témoigner". Avec une amie, elles étaient parties se promener au parc Montjuzet, où elles n'ont pas croisé Cécile Bourgeon, a vérifié le président. C'est en revenant, qu'elles croisent Berkane Makhlouf au pied des bâtiments de leur résidence commune. Témoin : "S'il me dit de chercher la petite dans la résidence, je ne vois pas le rapport avec Montjuzet" "Fiona, pour moi, elle était souriante, c’était une petite comme une autre, qui était là, qui jouait. Peut-être que je l’ai vu un bon jour". Elle précise qu’elle connaissait peu la famille, dans le quartier. Retour des problèmes techniques...(visio) Les assises passent outre la déposition d’une voisine, Yasmine Babaci. Le président lit toutefois ses dépositions de 2013. "Dimanche dernier, je me trouvais avec ma copine Marie (le témoin qui vient d'être entendu). M. Makhlouf est arrivé en courant pour demander un téléphone pour contacter Cécile Bourgeon. Cela sonnait mais personne ne répondait. Peu de temps après, une voiture grise est arrivée à notre hauteur. Une femme conduisait cette voiture. Il s’agissait a priori de Cécile Bourgeon, accompagnée d’Eva, selon le témoin. Elle s’écriait : "j’ai perdu mon enfant, j’ai perdu mon enfant". L'audience est suspendue
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Oui j'te l'fais pas dire ! Surtout c'est quasi "cas particuliers" à chaque fois.. Le préjudice moral est considéré préjudice corporel. La victime doit faire un état précis de son préjudice et fournir des preuves. Il existe des barèmes.
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Un autre pompier entendu, c'est lui qui a fait le premier bilan de CB. "Elle n'avait pas de crédit sur son téléphone. J'ai donné mon téléphone pour qu'elle appelle son conjoint pour savoir si la petite n'était pas rentrée à la maison". A 21h45. Sept minutes de conversation. Prsdt : Dans quel état était-elle ? - Elle n'était pas bien - Elle avait l'air inquiète ? - Oui elle avait l'air inquiète - Votre collègue a été surpris du détachement de cette dame par rapport à la situation... - Je ne sais pas... s'il l'a ressenti.. - Son pouls d'un homme au repos ? Une tension à 12-7 alors qu'elle a fait état de son hypertension ? Le témoin était focalisé sur l'urgence de retrouver la petite, il ne se souvient pas du comportement de CB.
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Les victimes et leurs ayants droits peuvent être indemnisées. Les ayants-droit des victimes décédées sont les enfants, parents, grands-parents, petits-enfants, frères et sœurs.
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Il y a le fonds de garantie, et oui je comprends ta question, mais c'est l'auteur de l'acte ou de la négligence à l'origine du dommage qui en porte la responsabilité civile. Cela veut dire que c'est lui qui doit indemniser la victime. Et là on peut dire que les accusés sont à l'origine du dommage par négligence. A confirmer néanmoins.
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Le pompier qui était dans l'ambulance avec Cécile Bourgeon le soir du 12 mai est à la barre. Le lendemain, il se présente spontanément au commissariat pour exprimer son ressenti. Il ne sait pas qu'il y a une enquête : j'ai senti que cette histoire n'était pas banale. J'ai discuté plusieurs fois avec madame Bourgeon pour lui demander de dire la vérité. Autre incohérence, la voiture de Cécile Bourgeon reste sur le parking du parc avec le téléphone, "qui avait de la batterie", précise le pompier. C'est lui qui est allé le chercher dans la voiture. La mère de Fiona part donc au commissariat à pied, distant de deux kilomètres. Prsdt : C'est une demi-heure de marche Le témoin ne sait pas. Cécile Bourgeon est enceinte. Témoin : Elle nous a dit être suivie pour une grossesse à haut risque, elle fait de l'hypertension. Prsdt : elle était sous l'effet de drogue ? Témoin : Elle ne paraissait pas soucieuse. Fatiguée, oui. Je n'ai pas remarqué de signes particuliers que peuvent avoir les toxico. Il n'y avait pas d'émotion. Je m'attendais à prendre en charge une femme en état de choc. Elle aurait perdu un animal qu'elle n'aurait pas réagit autrement. Elle répond aux questions calmement sans sanglots, aucun pleur. Quand je l'ai vu sortir du véhicule de police, j'ai senti qu'il y avait quelque chose de pas net. Me Canis : Vous pensez à quoi ? Témoin : Rien de particulier, enlèvement, une histoire familiale... Me Canis : Et lorsque vous la voyez en pleurs à la télé ? Témoin : Je me suis dit qu'elle aurait pu faire du théâtre. Le pompier lui a pris le pouls : 70 Me Lebert, partie civile : C'est bas, 70. Il n'y avait pas de traduction physique du pouls ? Témoin : non. (aucun stress)
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Berkane Makhlouf est interrogé par le président sur l'audience de la veille. BM : Je ne sais pas s’il est raciste ou pas. Je ne suis pas d’accord. J’ai l’impression que l’histoire se répète, que les gens viennent déverser leurs mensonges. J'avais pris l'arme pour celui-là qui avait agressé Cécile sexuellement. C’étaient des cartouches de grenailles. Président : Je me demande si vous n’avez pas pris trop de cachets ce matin, vous avez des difficultés d’élocution ? Berkane Makhlouf : Non, non, non. J’ai pris mon traitement. C’est la fatigue, c’est l’usure. Je suis enfermé. Président : Je comprends que cela soit difficile mais vous avez l’élocution pâteuse. Il revient également sur le déroulé de la garde à vue : Cécile m’a dit,"moi, de toute façon, je ne parlerai jamais, je ne dirai rien". J’ai été très désagréable car je ne savais pas où Bilal et Eva étaient. Je voulais que Cécile sorte de garde à vue le plus vite, pour s’occuper d’eux. J’étais agacé, survolté, c’est vrai. J’ai été vicieux, en subtilisant un téléphone. Enfin, il s'oppose totalement à l'hypothèse du corps jeté à la poubelle : C’est du grand n’importe quoi. Quand on a fait l’enterrement, Cécile a dit qu’elle avait fait une croix. Elle n’a jamais fait de croix. Elle a récité une prière musulmane et est partie. Premier témoin, l'un des policiers sur place tout de suite dans le parc Montjuzet. "Ce qui m'a choquée, explique-t-elle à la barre, c'est qu'elle n'appelait pas Fiona. Pourtant, cela nous aurait aidés. Que la fillette entende la voix de sa mère" Elle liste une série de détails qui l'ont intriguée. "Elle m'a paru pas très crédible son histoire". Pourquoi Cécile Bourgeon s'est-elle rendue au commissariat au lieu d'appeler le 17 dimanche 12 mai en fin d'après-midi ? Pourquoi parle-t-elle tout de suite d'un enlèvement au commissariat ? Témoin : on a du arriver vers 18h45 Prsdt : Alors pourquoi Cécile Bourgeon appelle-t-elle le 17 un peu après 19 heures ? On peut appeler le 17 si on n'a plus de crédit ? (CB a utilisé sa ligne personnelle alors qu'elle a eu recours à des personnes dans le parc pour utiliser leur téléphone pour appeler un peu plus tôt Berkane Makhlouf.) AG : Comment est-on parti sur quelque chose d'aussi ambitieux au niveau des recherches ? Y a t-il eu quelque chose qui a accrédité l'idée qu'il y ait eu un enlèvement ? Vous dites que vous aviez des doutes ? Témoin : On avait des doutes mais on s'assure que la petite n'est pas quelque par. On a demandé si la petite aurait été capable de rentrer chez elle à pied. Elle a eu l'air de nous indiquer que Fiona était assez éveillée. On a fait le chemin inverse.
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3 décembre L'audience a repris, CB en larmes. Ce matin, pour la première fois, le dispositif de sécurité de son arrivée a été levé, elle est entrée par la grande porte de la cour d'appel. Des photographe l'attendaient. Elle ne voulait pas être photographiée. Excédée, elle a voulu arracher le flash d'un des photographes sur place. Prsdt : L'expérience a été malheureuse (Il remet en place le dispositif d'entrée sécurisée). Cécile Bourgeon continue de pleurer : Qu'ils se mettent un peu plus loin, pas à un mètre. Pas comme ça ! Je suis toute seule quand même ! Prsdt : Mais cela ne représente pas un danger quand même.. C'est un jour particulier aujourd'hui en plus.. Cécile Bourgeon renifle : Oui, c'est l'anniversaire de Fiona - Quel âge elle aurait eu ? CB : 16 ans NON, MAIS NON !.... Mais pourquoi il relève pas ??? CB ne parle plus dans le micro mais elle souflle un petit "non, 12 ans.." Fiona est née le 3 décembre 2007, elle aurait eu 13 ans !! Le président lâche : On va mettre ça sur le compte de l'émotion... Edit : Corrigé ensuite par plusieurs journalistes, elle n'a pas dit "7 ans" mais "16 ans". Ce qui ne change pas grand chose à l'affaire mais je devais le corriger.
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L'audience est reprise. Le président indique qu'après l'audience d'hier, Polat dit avoir ressenti des maux de tête, des maux de ventre. La maison d'arrêt a indiqué au président qu'il avait été proposé à Polat de voir un médecin à 19h10 à son retour en prison. Les pompiers sont arrivés à la prison à 19h45. Puis Polat est parti à Cochin. Ce matin à 6h50, Polat est retourné en prison. Il s'est dit prêt à être extrait pour l'audience d'aujourd'hui. Prsdt : J'ai préféré plutôt que d'avoir un problème avec l'accusé qui nous aurait dit qu'il n'avait pas dormi, j'ai préféré suspendre l'audience et reprendre cet après-midi. Je n'ai pas de précisions sur les examens qui ont été pratiqués sur Polat. Je vais vérifier au cours de la matinée si Polat a un traitement particulier. Si Polat n'a pas été hospitalisé, et s'il a un traitement qu'il ne veut pas prendre, ou s'il n'a pas de traitement, il n'y a rien d'autre à faire. On va déterminer si réellement il y a un état physique problématique. Avec un intéressé qui refuse le traitement médical qui lui a été donné.Polat va être vu ce matin par le médecin de la maison d'arrêt. Je serai informé. Nous allons aussi avoir le détail des examens pratiqués cette nuit. Le président veut vraiment savoir s'il ne s'agit pas d'une supercherie. Hier, Me Mouhou avait parlé de "malade imaginaire"... Me Zbili, avocat de la partie civile prend la parole pour une observation : Le choix de Polat est de tout faire pour que ce procès ne se tienne pas. Prsdt : en tout état de cause, ce procès ira jusqu'au bout. Il n'y aura ni renvoi, ni disjonction. Cette hospitalisation de cette nuit aura au moins eu le mérite que Polat soit vu dans un milieu hospitalier. Avec la batterie de tests qui a du être faite. Me Pugliese, avocate de la défense, demande que le président adresse les mails directement aux avocats, sans passer forcément par les avocats référents. Plusieurs avocats ont été informés tardivement ou pas du tout de l'événement ce jour. L'avocat de Polat, qui travaille avec Me Coutant-Peyre assure qu'il n'y a pas de stratégie de défense. "je rappelle que Polat a été testé il y a un mois positif au Covid. Nous souhaitons que le procès continue". Le président assure à Me Chevais que l'audience reprendra à 14 heures. Si Polat ne veut pas venir, on considèrera qu'il y a un refus d'extraction. L'audience est suspendue, elle reprendra à 14h00.
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Aujourd'hui début de la campagne mondiale sur l'élimination de la violence faite aux femmes
January a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans Société
En tout cas ça fait un bail qu'il n'a plus le droit de conduire Ma voiture. Entre les accrocs qu'il a "rien vu c'est pas de ma faute je sais pas" et les excès de vitesse où j'me tape les points en moins merci bien ! -
3 décembre Suspension ce matin. A 9h30 le président Régis de Jorna va faire un bref point pour détailler les motifs de cette nouvelle suspension (l'état de santé d'Ali Riza Polat...), avant la reprise des plaidoiries des avocats de la partie civile à 14 heures.
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Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République, est mort
January a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans France
RIP Monsieur l'Académicien. -
Aujourd'hui début de la campagne mondiale sur l'élimination de la violence faite aux femmes
January a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans Société
Voilà Tu sais quoi ? Monsieur a accroché sa voiture hier, il sort de son parking et boum ! Oh.. Y avait quelqu'un derrière lui (bah oui y a des voitures qui roulent sur les parkings). J'te dis pas, le kiff intégral ah j'lui ai tout dit, tout !! -
Avant le témoignage de Luc Verschoote (deuxième mari de la mère de CB), la cour écoute l‘enregistrement de l’appel au 17 de Cécile Bourgeon pour signaler la disparition de Fiona. Elle est ensuite interrogée sur les faits par le président. CB : J‘ai trop honte d’avoir joué la comédie. Cela n’a servi à rien. Cela a aggravé la situation car à force de mentir on s’en convainc soi-même. Quand j’ai avoué, j’ai été libérée d’un poids. Elle confirme, sa version d’avoir procédé à l’enterrement de la fillette dans le secteur du lac d’Aydat mais ne se rappelle plus de l’endroit exact. (ils n'en démordront jamais...) Elle assure également que le dimanche matin, elle a retrouvé Fiona morte dans son lit et qu‘ensuite elle l'a enterrée. Dans l’après-midi, le couple a mis en œuvre son stratagème. En ce qui concerne le doudou de Fiona, il s‘agissait d’un renard. "J’ai donné une souris qui lui appartenait aussi ainsi qu’un pyjama. Ce n’était pas une manipulation". Luc Verschoote Il a connu Fiona alors qu'elle avait 6 mois. Elle le considérait comme son grand-père. Luc Verschoote a été confronté à plusieurs incidents avec Berkane Makhlouf, des insultes et des menaces. Il a également constaté son comportement colérique. "Il était même armé avec un revolver à balles réelles qu‘il m’a montré". Il affirme qu‘il avait remarqué, lors d’une visite, la présence de médicaments en nombre. Il en avait parlé à son épouse. Gendarme de métier, il a été informé de la disparition de Fiona dans le cadre de son travail. C’est là qu’il s’est rendu compte du pedigree de Berkane Makhlouf et de ses excès de violence. Il explique aussi tous les efforts qu'il a fournis pour aider le couple lors de leur venue à Perpignan. "À Perpignan, il ne parlait ni de Fiona ni de l'affaire. J’ai même retrouvé dans les combles de l’appartement un carton avec les affaires de Fiona". "Quand Cécile a avoué, j‘étais mal. Pour moi, elle était soumise, comme les femmes battues que j’ai croisées dans ma vie professionnelle. Ce qui m’a permis d’accepter les faits." (on se souvient de ce gendarme un peu bizarre qui n'alerte personne, on se souvient de son "show" à l'audience précédente en forme de "j'avais vu je savais") L‘avocat de Berkane Makhlouf questionne Luc Verschoote sur sa constitution de partie civile. Témoin : Je ne suis pas l'avocat de Cécile Bourgeon, pas plus que l’avocat général. Je suis partie civile pour avoir accès au dossier et connaître la vérité. (Me Luciani aurait-il entendu des bruits de couloir sur ce qu'il s'est passé à l'audience de Charlie Hebdo ? Hier pendant les plaidoiries des avocats pc, il y a eu une réflexion sur les "vraies" et "fausses" pc. Comprendre : il y en a qui sont là uniquement pour récupérer de l'argent. Choquant.)
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Ca peut les influencer pour alourdir la maigre peine de 5 ans. Mais que ça les influence au point qu'ils soient convaincus quelle est coupable de l'autre chef d'accusation je ne sais pas...
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Pour le Droit, soit elle l'a frappée soit pas.. C'est 5, ou 20 ans. Nos ressentis de jeter à la poubelle ou laisser jeter à la poubelle, ça ne marche pas.
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Me Fribourg, partie civile pour le père de Fiona : Vous rappelez-vous de ce que Berkane Makhlouf a dit lorsqu'il a reçu l'appel de Cécile Bourgeon qui cherche Fiona en mai 2013 ? Témoin : non.. Me Fribourg : Il répond "je vais au commissariat de police - Oui je me souviens - Cela ne vous pas étonné ? - Si, lors d'un accident on appelle plutôt les pompiers. Me Luciani : Il a été entendu cinq fois le 25 septembre lors de la garde à vue. La dernière fois, le 26 après minuit où Berkane Makhlouf indique qu'il est d'accord avec les déclarations de Cécile Bourgeon. Témoin : Peu importe ce que l'on aurait pu lui faire lire des déclarations de Cécile Bourgeon, il avait décidé de se calquer sur elle. Il nous a dit, de toute façon, si elle dit dit blanc, je dis blanc. Si elle dit noir, je dis noir.
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Un enquêteur de police au SRPJ de Clermont-Ferrand s'avance devant la cour. Il était chargé de la garde à vue et des dépositions de Berkane Makhlouf. Il explique le comportement difficile de Berkane Makhlouf : une théorie du complot de la police et de la justice pour leur faire du mal et un traitement qui altère sa mémoire (ah ouais quand même...) Témoin : On lui lit les aveux de Cécile Bourgeon. Cela a déclenché une colère. Et il voulait lire les déclarations de Cécile Bourgeon. On a vite compris que c'était pour se calquer sur elle. Prsdt : Y -a-t-il eu des incidents ? Témoin : Il aurait pu y en avoir compte-tenu du comportement de Berkane Makhlouf. Nous avions été choisis pour notre recul, nous ne sommes pas entré dans son jeu. L'incident notable, c'est que lors de l'un de ses accès de colère, il a volé le téléphone de mon collègue. Ensuite, depuis sa cellule, il a appelé le téléphone de Cécile Bourgeon.
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Me Portejoie : Dans votre rapport 23 septembre 2013, la veille des gardes à vue ... Votre conclusion : absorption d'un comprimé de subutex. - C'est une hypothèse plausible qui renforçait notre faisceau de présomptions. Pour l'avocat, au moment du déclenchement des interpellations, les enquêteurs penchent pour l'accident. Il revient sur cette question que l'on n'a pas posée à Cécile Bourgeon en garde à vue : avez-vous frappé Fiona ? En fait Me Portejoie reste là dessus, c'est la troisième fois qu'il utilise les mêmes questions (à des fins de prouver que les enquêteurs n'ont jamais soupçonné CB de maltraitance jusqu'à ce que BM en parle. C'est maigre.) Me Portejoie : Disposez-vous d'un seul élément qui laisse supposer que Cécile Bourgeon ait eu des gestes sur l'une de ses filles ? Témoin : Non. Pas de geste. Pour autant, on sait qu'elle laisse ses filles seules au milieu de produits toxiques. Et de toute façon, on n'exclut rien. On sait qu'il suffit d'un seul geste. Me Portejoie : mais vous ne fermiez aucune piste ? Témoin : Nous, on était convaincus de la culpabilité du couple, mais on ne connaissait pas les circonstances. Avant les gardes à vue, on pensait à un accident. On avait aussi mis les personnes du milieu toxicomane en garde à vue. Ce que voudrait Me Portejoie, c'est montrer à la cour et au jury que la police n'était pas du tout partie sur des faits de maltraitance au départ (alors que si, aussi). Mais Sophie Robert répète : Nous n'excluions rien. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose que partir sur une seule piste, qui n'aurait pas été la maltraitance...
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Me Joseph Cohen Sabban, il représente l'ancienne chef de Clarissa Jean-Philippe, policière municipale tuée à Montrouge le 8 janvier 2015 : Elle a constaté l'horreur ce 8 janvier 2015. Depuis elle vit avec ces horreurs. Ma cliente ne fait pas partie de ces parties civiles qui voient de la lumière et qui se demandent s'il n'y a pas quelque chose à gratter. Il n'y aura pas de demande financière. Vous retiendrez que quand on a mis les mains dans le sang de son amie (Clarissa Jean-Philippe) on est une vraie victime. Me Philippe Assor : Je ne suis pas l’avocat de Bernard Maris, je suis l’avocat de sa mémoire. Hélène Fresnel a bien écouté les accusés et elle espère qu’ils l’ont entendue autant qu’elle les a entendus. Bernard Maris avait survécu à la maladie, il sortait d’un cancer. Il était guéri et il est mort" le 7 janvier 2015.C’est mon rôle en tant qu’avocat de parties civiles d’éclairer les débats par la parole de quelqu’un qui n’est plus. Je suis sûr que de là où il est, Bernard Maris éclaire la cour d’un regard, un sourire pour l’éternité.
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Grâce aux recherches réalisées dans l'ordinateur de Cécile Bourgeon, les enquêteurs ont retrouvé des informations troublantes. Ils se sont aperçus notamment que le doudou donné pour rechercher Fiona ne correspondait pas au sien. Ils ont retrouvé dans la mémoire de l'ordinateur, des recherches sur des enfants décédés dans des affaires sordides comme la disparition d'une mini-miss américaine assassinée en 2016, Jon Benét Ramsey, âgée de 6 ans, retrouvée morte le soir du 25 décembre 1996. La fillette avait été découverte dans la cave de la maison familiale du Colorado, huit heures après avoir été signalée disparue. Les déclarations coïncident avec celles des deux premiers témoins, c'est très cohérent, c'est très clair. Tous ils détaillent toute la procédure, et donnent les mêmes informations, les mêmes ressentis.
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L'audience a repris il y a quelques minutes. Et Polat a dit qu'il voulait s'allonger sur le banc dans le box des accusés, comme il l'avait fait ce matin. Le président refuse, le menace de l'expulser, le fait menotter avant de demander à l'escorte de le désentraver. L'avocate de Polat Me Coutant-Peyre, qui n'était pas là arrive dans la salle. le président à Me Coutant-Peyre : M. Polat veut s'allonger. Il est hors de question qu'il s'allonge. Il a un traitement, soit il le prend, soit il le prend pas. Mais il ne s'allonge pas sinon il sera expulsé. Il refuse de se soigner ! Me Coutant-Peyre demande depuis ce matin qu'un médecin soit présent aux côtés de son client qui est "malade comme un chien", qui "crache de la bile". Elle lance : Ca suffit !! Le président : Vous ne me parlez pas comme ça !! Ali Riza Polat se met à hurler dans le box : Vous faites que de mentir depuis le début ! Le président ordonne l'expulsion. Polat est à nouveau menotté. Il est sorti du box par l'escorte. L'audience n'est pas interrompue.
