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January

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Tout ce qui a été posté par January

  1. Ah mais non, évidemment, je partais du postulat que l'une était victime et pas l'autre !
  2. Pas forcément Jane, elle ne va pas forcément replonger dans l'émotionnel et pas obligatoirement différentes non plus les lectures à mon sens. Il y a des victimes qui, comme des pros, sont capables de se mettre à distance : "ce n'est pas mon histoire". @jul77 j'espère que tu as lu la fin de la citation que j'ai faite de Jane.
  3. Est-ce qu'un "je sais un peu mieux que les gens qui ne l'ont pas vécu" est acceptable à tes yeux ou ce "je sais" doit-il être toujours énoncé de façon absolument individuelle ? (je sais c'est pas bien c'est hs mais bon..)
  4. Je le sais Jane. Je ne me suis pas sentie attaquée, comme je l'ai dit ce matin, il y a une dimension émotionnelle immense, j'en ai bien conscience, c'est pourquoi à ce moment-là, j'ai pris l'option de ne pas te répondre. Parce-qu'il m'a semblé que quelle que soit ma réponse à ce moment-là, elle t'aurait blessée. Et ça pour moi c'était hors de question. Nous sommes d'accord. Avec ça aussi nous sommes d'accord. Je pense que c'est ça, de loin, le plus violent de tout.
  5. Ce que Libé dit après les critiques : Il nous a semblé que cet ensemble, même s’il concernait seulement une victime courageuse et un violeur déclaré, était extrêmement utile non seulement pour éclairer le cheminement du crime mais encore sa banalisation dans notre société. Il nous a surtout semblé que jeter cet aveu d’un viol conjugal à la poubelle ne ferait que renforcer l’invisibilité de ce crime, et serait donc un manquement à notre mission. Si certains de nos lectrices et lecteurs ont approuvé cette approche, d’autres, y compris au sein même de la rédaction, nous ont reproché de nombreuses maladresses : la une, d’abord, bien évidemment malheureuse ; la publication le 8 mars, complètement erronée ; et le fait que cet ensemble soit réservé sur le site aux abonnés, restriction que nous avons levée en fin de matinée. Mais le reproche principal n’était pas circonstanciel : certains ont ressenti comme une banalisation de ce que nous avions conçu comme une dénonciation. Nous sommes désolés de nous être si mal fait comprendre. Il n’y a cependant aucune ambiguïté : cette publication s’inscrit évidemment et pleinement dans notre combat quotidien contre les violences faites aux femmes et contre les crimes sexuels. A ceux qui ne l’ont pas comprise comme telle, ou qui en ont été choqués tout en la comprenant, nous présentons notre profond regret de les avoir déçus. https://www.liberation.fr/societe/lettre-dun-violeur-adresse-a-nos-lectrices-et-lecteurs-20210308_7WVWR73Z4FGSZHJGXIEAXGPZHI/ Et encore, ce qui est important : Il y a deux semaines, une victime d’un viol conjugal recevait une lettre de son violeur, avouant son crime. Elle est étudiante, comme lui. Elle se sent soulagée par ce mea-culpa, qu’il entend rendre public. Une copie plus longue nous est adressée. Notre correspondante à Bordeaux, Eva Fonteneau, connaît la victime. Elle reprend contact avec l’étudiante, Alma, qui lui explique l’importance qu’aurait pour elle cette publication dans Libé. Nous avons alors échangé avec le violeur déclaré, qui nous a réaffirmé sa compréhension de sa responsabilité pénale et son choix d’aveu. Nous avons préféré que le papier d’ouverture donne la parole à la victime, Alma, et qu’elle mène l’exposition des faits, de leurs terribles conséquences pour elle et de sa volonté de porter plainte contre son ex-compagnon sur la base de ce document.
  6. Pourtant on se rejoint tous sur plusieurs points. Le fait que la lettre fasse la Une d'un journal c'est négatif, le fait que le violeur soit entièrement responsable de ses actes, on est d'accord, et le fait qu'il devrait être puni pour ça. C'est déjà pas mal dans un débat difficile comme celui-ci. Je peux comprendre qu'il soit extrêmement difficile pour les victimes (et d'autres personnes en empathie, pour peu qu'elles soient sincères) d'entendre les paroles de leur violeur. Et peu importe la forme, le fond, peu importe, ça peut être insoutenable pour certaines d'entre-elles, oui. Il faut néanmoins comprendre aussi que certaines victimes, comme Alma, soient soulagées par cet acte. C'est factuel dans cette affaire, elle le dit..
  7. Oui. Mais je serais toujours contre la censure de la parole, de quelque bord qu'elle soit. Je pense qu'on est d'accord. Albert Camus disait (je crois que c'est lui) : "Un homme, ça s'empêche".
  8. C'est assez étonnant comme ils peuvent être imbuvables chez eux et des anges avec autrui. J'ai eu un petit voisin comme ça, pour finir il passait plus de temps chez moi que chez ses parents. Et je le recadrais de temps en temps oui, c'était pas un ange à 100% (ça n'existe pas), mais tout s'apaisait très rapidement. Il faisait partie de ces enfants qui avaient été diagnostiqués hyperactif dans les années 90-2000 (d'un seul coup on s'est retrouvé avec des centaines d'hyperactifs sur les bras). D'hyperactivité chez lui je n'en ai vue aucune, c'était un gamin bougeant certes, mais capable de se concentrer et rester calme sur un travail pendant plus d'une demi-heure, un raisonnement à toute vitesse, une intelligence rare. Je l'ai revu il y a quelques années dans un magasin, il m'a serrée dans ses bras ça m'a fait bizarre.
  9. Oui, il doit être poursuivi, je suis tout à fait d'accord. J'espère que le parquet se saisira de l'affaire si Alma ne porte pas plainte. C'est primordial que justice soit faite. Et à quoi ça ressemblerait, quelqu'un qui ferait des aveux circonstanciés dans la presse et qui ne serait pas poursuivi, ça passerait crème ? C'est pas possible.
  10. On dirait que le débat s'est affaissé dans l'émotionnel. Sur un tel sujet c'est normal. Je rappelle que l'agresseur risque la prison en publiant cette lettre. Même si Alma ne porte pas plainte (elle a déclaré qu'elle attend d'être prête pour le faire), le parquet peut poursuivre le violeur.
  11. Il décrit juste ce qu'est la culture du viol il n'a rien inventé. De toute façon comme déjà dit, il est le seul et unique responsable de son acte.
  12. Si, c'est aussi la téléralité, si tu la regardais tu verrais l'truc ! Violence et vulgarités, il n'y a que ça. Mais la violence est un autre problème, c'est multifactoriel.
  13. J'ai pas compris.. ? Evidemment que la réponse est non (d'enfermer les tueurs en série avec leurs enfants).
  14. Ah oui ça c'est très clair il est le seul et unique responsable de ses actes, ça va de soi.
  15. Alma : De son côté, Alma – qui a mis fin à ses études en sciences politiques pour suivre un cursus en psychologie – est désormais une militante acharnée. Sur Facebook et Instagram, elle a cocréé le groupe Toutes Violet, «un espace pour permettre aux violés et aux violeurs de s’exprimer». La page a déjà recueilli une trentaine de témoignages. Et parce que parler de ce que lui est arrivé est devenu son moteur, la jeune femme s’exprime également en vidéo sur une page baptisée Alma Gueule. «Pour ne plus jamais rester murée dans le silence.» La jeune femme se bat aussi pour une éducation différente : «L’éducation a failli à sa tâche. Elle est en partie responsable de l’immondice qui gangrène mon corps. Il aurait pourtant suffi d’UNE matière tout au long de notre scolarité, une seule : le “respect”.» Le respect pour, selon elle, «pallier la plupart des incivilités et des violences qui se perpétuent de génération en génération. Pour que chaque enfant prenne pleinement conscience de ses droits et devoirs envers son propre corps et comprenne que celui des autres ne lui appartient nullement». De toutes ses forces, depuis la clinique où elle se reconstruit, Alma dit : «Je veux des choses concrètes maintenant. Maintenant. C’est trop urgent, c’est trop horrible.» Elle va se battre contre ce qu'on appelle depuis plusieurs années maintenant "la culture du viol". Ce qu'a dénoncé donc, entre autre, son violeur.
  16. Elle s'entend très bien la critique, bien sûr, si on prend ça uniquement et fermement pour une justification. Si on le regarde autrement, ça devient intéressant ce qu'il raconte. C'est précisément tout ce patriarcat, cette virilité, cette puissance supérieure des hommes qu'il déglingue. Se trouve-t-il une excuse, ou essaie-t-il d'expliquer les choses ? En fait aucun d'entre nous ne pourra le dire, on n'est pas dans sa tête. Et le fait que ça sonne "excuses, justifications", ou "raisons, explications", c'est totalement subjectif aussi. J'essaie de conjuguer les quatre propositions. Et si je fais comme ça je ne pense pas être très très loin de la vérité. Placer le curseur sur une extrémité ou l'autre, à mon sens c'est faire une erreur.
  17. Il n'y a rien de blacklisté. Tu es sur un forum, où l'immédiateté et la concision priment. Sinon, personne ne te lit, personne ne t'écoute. Pour poster un sujet sérieux, il faut une source sérieuse et récente. C'est la base. Il faut UN sujet et pas deux, surtout pas trois d'un coup, la discussion devient impossible. C'est tout le problème que tu rencontres sur le forum depuis que tu es arrivé. Tu veux aborder le viol des hommes ? Très bien, fais-le. Mais ne traite QUE de ce sujet. Arrête les pavés, personne ne les lit, rebelote : immédiateté, concision, pour que le maximum de personnes participent. Accepte d'être contredit, et tout ira bien. (j'arrête le hs j'vais m'faire engueuler)
  18. Je crois qu'il ne reconnaissent pas certains programmes, médias, activités, comme vecteurs de cette immédiateté. Peut être plus aujourd'hui, c'est pour ça que je pense que la tendance est en train de s'inverser. Mais sur les vingt dernière années, l'horreur..
  19. Je le vois surtout dans le sens affronter la vindicte, je ne crois pas avoir vu personne le faire avant lui. Le sujet est sensible c'est peu de le dire. Et il y a une chose que je retiens entre toutes : la victime se dit soulagée. Ca compte. Pour moi aussi mais plus loin que ça, je trouve que cliver ainsi les deux "rôles" c'est aussi improductif. "Qu'on le baillonne, il se cherche des excuses", etc.. Je n'ai pas lu exactement ça dans la lettre (mais peut être que je ne sais pas lire). Il explique tout. Et oui, il explique aussi qu'il a souffert d'avoir fait ça. Et je crois que c'est là que le bât blesse. Lorsqu'on lit ça, on se dit : "Nan mais oh faudrait peut être pas inverser les rôles !!" Et là...C'est fini, il n'y a plus de raisonnement qui tienne. Là où c'est absolument incroyable, c'est que dans cette lettre il décrit toute la cata qu'a pu être une éducation sous patriacat sévère. Donc, ce contre quoi se battent aussi les féministes. Comme tu l'as dit.. Dur dur d'avoir un avis (pour ma part je réfléchis encore et je suppose qu'avoir tout lu deux fois n'est pas suffisant).
  20. Je ne vois pas ce que les gamins font sur les réseaux à part à travers la presse des faits divers et je pense que ce n'est pas très représentatif. Ce n'est pas un règne de l'enfant roi, pour moi. Il y a eu une génération de parents qui n'a pas compris à quel point le progrès pouvait être nocif. Je vais prendre un exemple. Tu sais qu'aujourd'hui de nombreux enfants font du placement de produit sur internet ? Ou plutôt, leurs parents les poussent à faire ça. Ca représente jusqu'à plus de cinquante mille euros de revenus par mois, autant dire que les gosses portent les revenus de la famille sur leurs épaules (tu trouveras des docs là dessus sur YT). Voilà là où je veux en venir. Ces jeunes enfants qui déballent des cadeaux tous plus funs les uns que les autres sur trois à quatre vidéos par semaine ne sont pas le "problème". Le problème, c'est ce que ces vidéos vont générer chez les enfants qui les regardent. Les parents ne se rendaient pas compte du tout il y a encore plusieurs années que leurs gamins bouffaient des kilotonnes de..publicité ! Mais aussi, qu'en regardant ça sans cesse (et que peut avoir de bien méchant une vidéo où des mômes s'amusent ?) c'était le règne du "tout tout de suite". Tu sais où tout a commencé ? Avec la téléréalité. "Tout tout de suite, plus de frustration et plus d'efforts non plus". Tous les parents qui n'ont pas bien tenu la barre à ce moment-là s'en sont mordu les doigts. Bien sûr le véritable "enfant roi" existe. Mais je crois que ceux-là sont moins nombreux que ceux biberonnés au "tout tout de suite", sachant que leurs parents avant eux pouvaient l'être aussi
  21. Le 8 mars oui, était sans doute maladroit. Je peux comprendre ce qu'en disent les intervenantes de l'article. La Une, la "prise de pouvoir" bon, ça résonne un peu trop fort. Mais pour le reste je trouve aussi l'auteur courageux, c'est pas simple d'être sincère, de s'exposer à la vindicte de la plupart des gens qui ne veulent pas analyser ce qui a pu provoquer un tel comportement. Mais sans ça, est-il possible d'éradiquer agressions qui ne sont pas ressenties comme telles par les auteurs ? Je le pense sincère, on dirait qu'il a eu une vraie prise de conscience, c'est rare et c'est bien de le publier. J'arrive à saisir certaines interventions féministes mais pas d'autres. Comme «On ne sortira pas des violences sans travailler sur la parole des auteurs. Mais cela doit se faire dans un cadre précis, et assorti d’analyse». «Entendre la parole des agresseurs, c’est ce à quoi se consacrent psychiatres et psychanalystes». «Il existe des études sur les violeurs, même s’il en faudrait davantage, qui permettent de savoir qui ils sont et comment ils s’expriment. Pas besoin de leur donner la parole». Je trouve cette dernière phrase assez violente, même pour les victimes. Parce-que si ce ne sont pas les agresseurs qui viennent alerter d'autres potentiels agresseurs de ne pas devenir de sombres merdes, qui ce sera ? Qui peut avoir une parole plus puissante que la leur ? Les victimes voudraient seules avoir le droit de traiter les violeurs de saloperies vivantes ? Pour quel "gain"..? Elles soutiennent ici et là que les victimes n'ont pas besoin de ça. Et pourtant : Ce courrier est paru dans nos pages, avec l’accord de la victime, qui explique avoir tiré de ce courrier d’aveu un sentiment très fort de «soulagement». D'autre part, la justice restaurative a fait ses preuves, les intervenantes de l'article nient ce fait, et par extension (et c'est pas très joli) beaucoup de victimes.
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