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Tout ce qui a été posté par Mórrígan
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Bonjour, Veuillez aller vous faire cuire le cul. Vous bénéficiez déjà, en France, d'une liberté d'expression, c'est déjà pas mal. C'est cette même liberté d'expression qui vous fait horreur tant que Corinne Masiero en bénéficie également (trop riche et pas assez habillée), d'ailleurs.
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Cela tombe plutôt bien, ce n'est pas ce que j'ai écrit. Vous vouliez dire ce règlement qu'ils ont à signer en début d'année et qu'ils survolent (dans le meilleur des cas). Ce qu'offre l'Éducation Nationale en matière d'éducation est très insuffisant et vous le savez fort bien. Ce n'est pas pour rien que ce rapport (cf au-dessus) -comme d'autres- rappelle que la société, dont les parents ont un rôle indispensable à jouer. En ce qui concerne la laïcité, notamment, et comme nous pouvons le voir de plus en plus ces derniers temps, hélas. -
Oh si peu. Quelles que soient les pièces ajoutées au dossier, tant qu'il est considéré qu'une femme ou un homme, encore de nos jours, a pour obligation d'avoir des relations sexuelles avec son mari/sa femme alors qu'elle/qu'il n'en a pas envie, que dans le cadre du mariage la sexualité est un devoir, que si la femme ou le mari ne s'y soumet pas alors c'est une faute/un manquement grave... c'est purement du délire. Le verdict n'a pas été interprété. Il est. Les mouvements féministes et les associations humanitaires ont joué un grand rôle dans l'amélioration de nos vies au cours des dernières années, ne t'en déplaise. Marthe Richard, associée à la fermeture des maisons closes, tenait à dire qu'elle ne cédait pas aux menaces ("Si vous voulez me tuer, tuez-moi mais ne me téléphonez pas"). Simone Veil a porté sur ses épaules la dépénalisation de l'avortement, malgré les insultes et les menaces. Robert Badinter, l'abolition de la peine de mort, alors que plus de 60% des français, en 1981 étaient contre et le faisaient savoir (55% des français, sont, aujourd'hui, sont pour son rétablissement). Il y aura toujours un grand nombre d'individus, massés, contre, aboyeurs, empêcheurs, menaçants, follement conservateurs... bref la foule, parmi laquelle tu te trouves. Elle est belle cette justice qu'il faudrait duper afin d'obtenir gain de cause. La justice des roublards, la justice des menteurs...
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Allez hop c'est vindredi !
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Donc elle a été sanctionnée pour une obligation fantasmée par ces juges. Bien sûr qu'ils sont arriérés. Oui, 10 ans sur 40, c'est relativement peu. Une femme qui demande le divorce pour faute parce que son mari la violenterait physiquement et verbalement, qui se voit retourner la situation parce celui-ci serait lésé sur le plan sexuel, c'est juste "une histoire de curseur de la faute qui a bougé" et c'est censé être juste et drôle ça ? Il paraît qu'être dans l'émotion, c'est un truc de femmes, c'est ce que disent les adeptes du prêt-à-penser, du moins.
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On n'éduque pas les élèves à raison de 3h d'éducation civique par trimestre et 3 séances d'éducation sexuelles à l'année (si on a de la chance). C'est léger... à moins de considérer que l'éducation civique et sexuelle ne sont pas des sujets importants, qu'il n'y aucune incidence sociétale. Si l'Éducation Nationale s'est donnée pour mission de survoler l'éducation civique et sexuelle, alors c'est un succès. Les enseignants n'y sont pas pour rien puisqu'ils subissent. Votre dernier carat, c'est le service militaire ? -
C'est à vous que j'ai posé cette question puisque l'effeuillage de Corinne Masiero vous a, semblerait-il, gâché le plaisir d'une soirée que vous ne regardez pas, vous amenant à employer des termes aussi forts que "déchéance", "véritable honte", tout en vous auto-censurant tant il s'agit de termes très ordinaires (cul). En outre, la réification du corps des femmes, à travers le cinéma, ne vous dérange absolument pas ("cépapareil", "cémieudechosifier"). Cette courte intervention aurait à elle seule condamné le cinéma français -que vous trouviez donc généralement bon- et sans parvenir toutefois à citer une période fastueuse ou quelques exemples probants. Pourquoi avoir besoin de me le répéter encore ?
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Une infirmière à la bourre est venue nous informer quant aux maladies vénériennes juste après le déjeuner, alors que nous étions en terminale. Avant cela, ça a été le néant. Nous avons étudié l'appareil reproducteur au collège. Entre hygiénisme et reproduction, ce serait le néant ? Différents comptes, souvent tenus par des femmes, traitant d'éducation sexuelle, pullulent sur les réseaux sociaux et sont parfois censurés par quelques internautes pudibonds. Elles visent à démystifier tout ce qui traite du désir, du consentement (y compris celui des garçons), de la connaissance de nos corps et de ceux de nos partenaires. Elles y font oeuvre de pédagogie, de réflexion, répondent aux diverses interrogations et craintes des adolescents (Suis-je normal ?/J'ai peur de ne pas être aussi athlétique qu'une pornstar) et des adultes (à quoi ressemble une vulve ? Un clitoris ?). S'il y a une véritable demande, s'il convient de pallier, c'est sûrement parce qu'il y a un manque à combler (manque d'informations, d'apprentissage des différentes facettes de la sexualité...). Pourtant cet enseignement doit faire théoriquement partie de tous les cursus français. Ils restent dispensés de manière totalement disparate. L'enseignement secondaire aurait tendance à considérer le sujet un peu à la marge. Les 3 séances annuelles obligatoires depuis 2001 -3 séances c'est déjà bien maigre- ne sont pas toujours tenues. Une enquête menée en 2015 auprès de 3000 établissements, révèle qu'un quart des écoles déclarent n'avoir mis en place aucune action ou séance d'éducation sexuelle. Pour le reste, la journée des droits des femmes peut servir de ressort, pour un professeur de français, afin de conscientiser les élèves en ce qui concerne le consentement ou le harcèlement. Des professeur(e)s souvent jeunes et motivé(e)s. Les adolescents sont souvent plus au fait des pratiques les plus violentes, des performances les plus brutales. Ils restent globalement moins calés tant il s'agit d'anatomie, de consentement etc... Parce qu'ils manquent de dialogue pour commencer avec leurs parents, de séances dites obligatoires qui relèvent davantage en réalité du bon vouloir du chef d'établissement ou de l'initiative d'enseignants ensuite. Parce qu'ils sont toujours biberonnés à la pornographie (en accès libre), une pornographie mainstream qui pourrait rivaliser avec de la science-fiction (personne ne bande comme un âne pendant une demie-heure) ou un film d'horreur (le sado-masochisme ne fait pas partie d'une sexualité normale). "Par ailleurs, si en matière d’éducation à la sexualité l’école de la République doit assumer tout son rôle, elle ne peut pas, à elle seule, tout prendre en charge. C’est pourquoi le HCE appelle à la mobilisation de la société dans son ensemble, notamment des jeunes et des familles. Le Haut conseil adresse des recommandations à destination de l’Éducation nationale, mais également des autres ministères impliqués (principalement ceux chargés des droits des femmes, de la santé, des affaires sociales, de la jeunesse, des sports, de la culture), des collectivités territoriales et plus largement de toutes les structures en contact avec les jeunes". https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/164000367.pdf On dirait un vieux prof au bord de la crise de nerfs. Il s'avère que les enfants ont déjà une idée de ce qu'est la liberté d'expression, ou encore de la liberté de conscience. Ces sujets étant abordés dans les foyers, et pas forcément comme ils le devraient en République. L'école rattrape, ou pas. Il y a une exclusion sociale manifeste dans les métiers de la tech en Europe, que nous n'observons pas en Malaisie, par exemple. En effet, ceux-ci y sont valorisés comme des métiers pouvant allier favorablement vie de famille et professionnelle (télétravail), ne demandant aucune prestation physique. Aux balbutiements de l'informatique, des femmes, mathématiciennes, ont énormément contribué aux solutions software. Elles offraient aussi un service non spécialisé, et moins rémunéré. Des femmes comme Ada Lovelace, Hedy Lamarr, Grace Hopper sont à l'initiative d'idées novatrices qui font que nous pouvons chaque jours nous servir d'un pc. https://www.01net.com/actualites/sept-femmes-qui-ont-faconne-l-histoire-numerique-1648282.html Il y a tout un plafond de verre à exploser là aussi. -
Vous appréciez le cinéma français à l'aune d'une cérémonie que vous ne regardez pas #slowclap "Déchéance", "véritable honte" sont des termes très forts. Vous faites votre cinéma, là.
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C'est bien pour cela que ce "devoir conjugal" pose problème. Aucun appel du pied du mari ? Pas de demande pressante ? Pas de violence verbale, psychologique ? Pas d'irascibilité ? Elle n'a pas cédé. Ce qui représente une faute grave pour ces juges. La loi contredit alors leur jugement. Parfait, ce monsieur aurait donc pu, et en toute logique, se libérer d'une relation qui lui était insatisfaisante, après 30 ans de relations charnelles avec sa femme et 4 enfants. Elle l'a été à le dédommager, alors qu'elle s'est dirigée vers un divorce pour faute, suite aux violences conjugales (verbales et physiques) qu'elle a subies (merci pour le lien). C'est violent. Celui que tu as posté suffit, regarde : "Devant la justice, l'épouse doit s'expliquer, elle évoque sa santé dégradée, ainsi que l'énergie consacrée, à leur fille cadette, handicapée". Les Cours ne sont pas en accord : "Le tribunal écarte d'abord la faute, mais en 2018 la Cour de Versailles la retient". Comme quoi, l'obligation n'est pas super évidente, comme quoi tous les juges ne sont pas des arriérés. Cela paraît cohérent d'opter pour un divorce sur faute, de demander justice si le mari est un violent. En ce qui le concerne, lui, c'est purement un revanchard. L'ont-ils envisagé ? En a t-il seulement été question ? Est-ce que le fait de ne plus avoir de relations sexuelles pendant quelques temps, légitime le fait d'aller voir ailleurs ? Certains couples s'accordent des libertés tout en étant mariés, il n'y a pas de duplicité comme c'est le cas dans le cas d'un adultère. L'union entre deux personnes, au regard de la loi -pour le coup, c'est super clair- pour le moment, ce n'est pas l'union entre deux personnes dont l'une a aussi des relations avec tout un chantier Bouygues. La polygamie n'est pas vraiment plébiscitée en France, avec toutes les difficultés qu'elle amène sur le plan administratif, financier... Cela peut changer, milite ! Enfin le PACS ringardise totalement le mariage. C'est vrai qu'il est relativement jeune (1999), en attendant, il y aura encore des histoires -malheureuses- du genre, tant que des juges interpréteront abusivement le code civil/n'auront pas évolué. Ah, tu l'as apprécié comment cette "quasi totalité" de l'opinion publique ? Avec un quasitotalitéromètre ? À écouter des personnes mariées, le désir décroît avec le temps, certaines font chambre à part, ne vont pas voir ailleurs pour autant et elles semblent tout fait à l'aise avec cela. Le sexe ne semble pas si essentiel, alors qu'on s'entend. Les féministes s'exprimer en faveur d'un "devoir conjugal" ? Mm, quand il neigera en enfer. (celles qui se sont prononcées via ces deux associations tiennent déjà le même discours).
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Salutations, Son intervention est une "déchéance pour le cinéma français, une honte", vraiment ? Alors plus ou moins que des films de Marielle pour exemple ou plus globalement tout un cinéma soixantuitard ("À nous les petites anglaises") ? Bardot, ce n'est pas du Audiard, faut pas pousser. Les années 80 n'ont pas été prolifiques non plus, en termes de qualité, et quant aux années 90 et 2000 (Ducobu)... C'est toujours mieux avant, dans l'imaginaire collectif, sauf que du mauvais, du gras, du superficiel, du ridicule, cela fait un bout de temps que nous en soupons. Artistiquement, nous pouvons bien entendu avoir à redire quant à cette intervention lors des Césars. Il s'agissait cependant de politique. Vous devez à juste titre être fortement choqué par tous les réalisateurs qui s'empressent de dévêtir des femmes dans les films, sans crier gare, sans véritable cohérence ni valeur ajoutée au film et puisque vous êtes déjà outré que Corinne Masiero ait osé montré son anatomie, de son propre chef. Vous devez avoir Netflix en horreur également, difficile d'y trouver une série sans scène de sexe (mis à part les 3 saisons de l'âne Tro-Tro, peut-être). Ne lâchez rien, Andy. Nous n'étions pas informé(e)s quant à cette jurisprudence, c'est intéressant pourtant de voir comment le droit évolue : "Dans sa réponse envoyée lundi, dont l'AFP a eu connaissance, Rémy Heitz a indiqué avoir procédé au classement sans suite du signalement. "Au regard de la démarche poursuivie par l'intéressée, qui souhaitait attirer l'attention du public sur les difficultés actuelles rencontrées par les professionnels du spectacle, une poursuite serait inopportune", a-t-il expliqué. Le procureur a par ailleurs souligné qu'elle serait "vouée de surcroît à l'échec au regard de la jurisprudence récente de la Cour de cassation", se référant à un arrêt du 26 février 2020 qui avait définitivement validé la relaxe d'une ancienne militante des Femen, Iana Zhdanova, pour une action seins nus au musée Grévin en 2014. Dans cette décision, la Cour de cassation avait estimé que "le comportement de la prévenue s'inscrivait dans une démarche de protestation politique, et que son incrimination (...) aurait constitué une ingérence disproportionnée dans l'exercice de la liberté d'expression", a rappelé M. Heitz." https://www.lepoint.fr/politique/corinne-masiero-accusee-d-exhibition-sexuelle-le-parquet-classe-sans-suite-un-signalement-de-deputes-lr-22-03-2021-2418850_20.php
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Vous ne savez toujours pas citer correctement après toutes ces années, quelle tristesse. Elle enseigne, elle n'éduque pas, manifestement. -
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Salut Paul, Je suis plus occupée à faire des soirées bourrage des urnes. Une scoliose ? Eh dites donc, vous avez maté quand même. En l'occurence, cette fois, elle a fait passer un message. C'était peut-être maladroit, pas une grande prestation artistique. Elle a eu le mérite de le faire. Je suis incapable de vous dire quel message a fait passer Antoine De Caunes ou encore Mickaël Youn (Y en avait-il seulement un ?). Vouloir l'envoyer en prison et réclamer une -grosse- amende, tout en trouvant normal de voir des actrices nues dans de nombreuses productions, même françaises (voire en s'astiquant dessus) ; je trouve cela très hypocrite. Les Femens ont sans doute des raisons de faire tomber le caraco dans les pays de l'Est, ici je ne fais toujours pas le lien. C'est moins évident. Sauf si elles luttent contre la pornographie mainstream, bien sûr...
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"C'est important le costume. On a l'air con quand on n'en a pas". Je ne la connais pas du tout. À l'instar de la plupart des internautes qui ont été choqués -et qui se permettent de la traiter de laideron à l'envi- je n'ai pas regardé les Césars, juste la vidéo. C'est de la même veine que l'Eurovision ou Miss France, à mon goût : ringard au possible/d'un autre âge. Si on peut faire passer des messages forts lors de cette cérémonie complètement soporifique, tant mieux. J'ai hâte de pouvoir retourner au cinéma, par contre.
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Mon enfant est un dictateur, est-ce normal ?
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de January dans Education et Famille
Un petit enfant peut ramasser son gobelet d'eau s'il sait marcher, et apprendre à nettoyer. Il est possible aussi de le faire réfléchir : "Qu'est-ce que tu peux faire pour corriger ton erreur ?". Il y a d'autres pièces dans vos maisons, hormis la cave, le grenier ou sous le placard de l'escalier façon Harry Potter, et la chambre de l'enfant, non ? Il est toujours compliqué de parler éducation avec autrui, tout autant que de religion et politique finalement, cela incite à revenir sur l'éducation que l'on a donnée, que l'on donne aux enfants, et parfois, nous nous apercevons que nous nous sommes égosillés pour rien, que nous aurions pu faire autrement, plus sereinement, que nous aurions gagné du temps etc... cela demande de faire un travail d'analyse sur soi-même, sincère et sans auto-flagellation, qui n'est pas toujours des plus évidents. -
Non ce sont les hommes de foi qui font cela, encensés par quelques hommes et femmes de loi manifestement. Et puis, une fois que le coït a eu lieu, avec la lumière éteinte of course, les femmes restent bien en position du missionnaire sans bouger afin de favoriser une grossesse, façon handmaid's tale. Les féministes ont un discours bien plus humain, qu'il s'agisse de femmes ou d'hommes, d'ailleurs : le devoir conjugal n'existe pas.
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Personne n'a signé de document où il est inscrit noir sur blanc "devoir conjugal" à la mairie. Pas en France du moins, pas de nos jours. Peut-être que c'est le cas quand des couples sont mariés religieusement, que c'est encore un discours de curé/rabbin/imam. Il est possible que ces juges aient interprété à partir de la locution "communauté de vie". Pour d'autres, "communauté de vie" signifie prendre ses repas ensemble, vivre comme dans une Polly Pocket (ce que des couples non mariés font aussi). Ou encore aient déduit à partir de l'article 212, à propos de la fidélité. Ce qui serait plutôt tiré par les cheveux aussi, ceci dit : ne pas avoir de désir pour une personne ne veut pas forcément dire en avoir pour d'autres. Tu me prends pour une archiviste ? Je ne lis pas que la femme a assigné son mari pour faute, davantage que cette femme a été sanctionnée en 2019 parce qu'elle refusait d'avoir des rapports sexuels avec son mari. Les juges ont prononcé un divorce à ses torts exclusifs à elle, considérant que les faits constituaient "une violation grave et renouvelée des devoirs et des obligations du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune". Quelle dingotterie. Une société qui condamne le non-désir d'une femme ou d'un homme en 2021 est une société complètement archaïque. Heureusement que nous sommes en nombre à trouver cela totalement aberrant. Ces associations ont les mots justes : "le mariage n'est pas et ne doit pas être une servitude sexuelle".
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Travailler pour les femmes n'est pas qu'une nécessité financière et matérielle. Des femmes sont toutes aussi passionnées par leur profession, que des hommes. Toutes aussi épanouies dans leur travail. Et puis, si vous n'avez pas de revenus, vous êtes à la merci de l'autre. Il est tout à fait possible d'éduquer ses enfants quand on travaille à plein temps. C'est ce que des milliers de parents font à travers le monde. Ce n'est pas une question de temps mais de responsabilité, en réalité. Comment expliquez-vous qu'il subsiste toujours des différences, en ce qui concerne la bienséance, pour des élèves, qui ont pourtant les mêmes horaires ? Le rôle des parents dans l'éducation est primordial, l'école peut être vue comme un complément. Et non l'inverse, c'est aussi simple que cela. Ce sera toujours bien aux parents d'endosser leurs responsabilités, au moins en cela, ils sont irremplaçables, ce serait bien que certain(e)s n'oublient pas de s'impliquer... Si non à quoi bon faire des enfants ? Il y a quelques années de cela un professeur de cours élémentaire me disait qu'il aimait particulièrement les réunions avec les parents, les voir lui permettait de mieux comprendre le comportement des enfants. L'école n'apprend pas aux jeunes à mettre un préservatif, des parents non plus hélas, puisque le sujet amène à un véritable malaise intergénérationnel. L'Éducation Nationale avait promis 3 séances annuelles d'éducation à la sexualité, en cours de SVT. Elles ne sont pas tenues. Des jeunes s'informent alors sur internet et auprès des copains (qui se sont informés par eux-même en amont) et en approfondissant le sujet, ils apprennent comment on emballe vite, comment on fait pour bien embrasser (en coinçant une femme contre un mur), comment les filles se déshabillent trop vite (suffit de leur demander à peu près poliment et elles s'exécutent), comment dans une relation sexuelle ordinaire on étrangle sa partenaire et comment on lui tire bien les cheveux pour lui faire plaisir. On peut aussi éventuellement la claquer un peu sur les fesses. Plus c'est violent, plus c'est bon, c'est bien connu. Ah le monde magique du cinéma et de la pornographie en accès libre ! #trod'laballe L'écriture inclusive demande de savoir écrire, d'accorder correctement, il semblerait que nous sachions faire, enfin l'école nous l'a appris. Elle est politique, j'en ai bien conscience, et si vous aviez pris soin de lire correctement -au lieu de faire votre réac' de base- vous auriez imprimé qu'il m'est totalement égal que d'autres ne l'emploient pas. Comment est-ce que l'on rééduque la société ? À force de patience. -
Essentiellement, une rencontre sexuelle entre deux personnes, c'est la rencontre de deux désirs. Ce qui fonctionne autant pour les coups d'un soir, que les concubins, que les maris et femmes. Alors que le devoir conjugal est brandi - devoir conjugal qui n'existe qu'au travers la religion et la culture populaire- il est exigé des rapports sexuels. Il est dit que la sexualité est due et même lorsque l'un(e) ou l'autre n'a pas/plus de désir, est fatigué(e), malade, préoccupé(e) etc... Il est dit que la sexualité ne relève pas du désir, mais de l'obligation. C'est une pente glissante. Des conjoint(e)s exigent, forcent la main, prennent. Certain(e)s sont sûr(e)s d'être dans leurs pleins droits quand ils font tout ceci, au motif qu'il s'agit de leur conjoint(e), de leur mari/femme, qu'ils/elles ne les ont pas frappés pour ce faire. Tu peux trouver que le code civil est poussiéreux, que le droit n'évolue pas assez rapidement -George Sand le nommait "l'infâme code civil"- militer. L'article 212 est clair : "Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance". https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006422735/ L'article 215, beaucoup moins : "Les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie. La résidence de la famille est au lieu qu'ils choisissent d'un commun accord. Les époux ne peuvent l'un sans l'autre disposer des droits par lesquels est assuré le logement de la famille, ni des meubles meublants dont il est garni. Celui des deux qui n'a pas donné son consentement à l'acte peut en demander l'annulation : l'action en nullité lui est ouverte dans l'année à partir du jour où il a eu connaissance de l'acte, sans pouvoir jamais être intentée plus d'un an après que le régime matrimonial s'est dissous." https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000006422766/
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Pour une fois que se dévêtir à la télévision a du sens, que c'est cohérent avec le message. Pas sûre que des politiques réclament de la prison à cor et à cris pour les streakers. Ni même qu'Antoine de Caunes ait autant choqué des internautes, ait suscité autant de réactions sur son corps, alors qu'il s'est présenté peu ou prou dans la même tenue lors de "La nuit du rugby". Ce que ces réactions d'internautes choqués, de politiques et "célébrités" outrés, nous révèlent, c'est que le corps féminin est quelque chose qui doit absolument servir, mais aux autres. Quand les femmes disposent librement de leur corps, elles sont diabolisées. Systématiquement. Ici, le corps féminin sert à alimenter un imaginaire, à titiller la sexualité du téléspectateur, parce qu'ils sexualisent, évidemment. Quelle bande de tartuffes. La culture est non essentielle alors qu'on se bâfre avec Hanouna, en effet. Rendez-nous l'art, Jean, nous n'en profiterons pas pour enchaîner sur un barbecue, c'est promis. C'était un effeuillage bredouillant, maladroit, c'est vrai... Eh ce n'est pas si naturel de se dévêtir devant un public. Vous avez été sensible à la prestation de cette artiste. Vous avez compris son message, y avez vu une subtilité. D'autres, pourraient la trouver pas assez pulpeuse (ou trop) voire trop noire (ou pas assez). Et puis elle pourrait ne pas être aussi douée que Van Gogh et la toile pas d'assez bonne qualité, ou pas assez blanche encore. Quand le message n'est pas subtil, on en fait déjà fi.
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Corinne Masiero qui se met nue sur scène, de son propre chef, en faveur des artistes, c'est plus dérangeant que les monticules de corps nus -et parfois découpés- de femmes dont nous abreuve quotidiennement Hollywood. Ah ?
