Classement
Contenu populaire
Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 19/01/2014 dans Billets
-
La quête d'Érato Quelques questions me tarabustent, Moi qui suis droit comme un arbuste Dois pourtant me pencher dessus : Quelle est parmi la tripotée De l'unique déculottée Que mon cœur perdu a reçue, L'estocade ayant fait des miettes Des espoirs de cette mauviette Craignant toujours d'être déçue ? Comment s'embarquer pour Cythère Tout en gardant les pieds sur terre Et en se défiant des bateaux ? Quelle est donc cette peur qui m'use, M'empêchant de chercher ma muse, Me privant des mots d'Érato ? Est-ce celle de la défaite, De tomber en visant le faîte, De risquer les maux des râteaux ? Ou celle de la réussite, Le refus net quoique tacite De rendre l'idéal banal ? Saurais-je dans mon arrogance Renoncer à l'extravagance D'un train-train voulu marginal, Morne, pénible, qui m'irrite, Me frustre et dont le seul mérite Est de me rendre original ?1 point
-
Supplique polie mais ferme pour que le temps s'arrête d'ici peu et pour toujours, sans quoi je me verrai dans l'obligation de recourir à des moyens extrêmes pour parvenir à mes fins, allant jusqu'à la réitération de cette demande Mais tu crois qu'il existe, ou c'est qu'une imposture ? - Mes dabs ont un ami qui l'aurait rencontré, Mais l'gus est un poivrot, fermenteur concentré, Et vaut mieux pas se fier aux rumeurs d'un' biture. - Y a des rumeurs qu'j'suis prêt à avaler d'travers, J'ai entendu des trucs de fou, parait qu'le mieux Dans le bonheur, je cit' : "c'est qu't'es pas malheureux" ! - Eh, pourquoi on s'est mis à discuter en vers ? Vos gueules ! le bonheur c'est rien que de l'éther, Pour te faire planer, il faut qu'il s'évapore Et dès que ton air est de nouveau inodore, Tu peux être certain que la liesse prend cher. À l'heure où j'écris ça, tout ce dont j'ai rêvé Avant d'être un peu plus que l'ombre d'une loque, Putains de job, bagnole, appart et femme en cloque, Risque bien de glisser de mon poing entravé Par la peur lancinante au murmure perçant Clamant que la proba que la drôle de bulle N'éclate pas bientôt est pratiquement nulle, Captive de mes doigts la serrant, l'enlaçant Toujours, sans un arrêt pour la laisser souffler Car après une vie aigre, triste, oisive Comme un con à attendre abattu qu'elle arrive, Ça me déglinguerait de la voir s'envoler. Chronos, je t'en conjure, trompe ton sablier, Fige à jamais l'instant parfait mais éphémère, Lui qui encore hier n'était qu'une chimère Et qui risque demain de se faire oublier. Pour répondre au comment, je te laisse le choix, Mais si tu es sujet à la fainéantise, Mon conseil pour rester dans ton champ d'expertise : Troque ton sable fin pour des gouttes de poix. Mon sort entre tes mains, vieux, je compte sur toi, Je n'veux pas même voir défiler les secondes, J'ai déjà fracassé mes montre et micro-ondes Par anticipation pour te prouver ma foi.1 point
Ce classement est défini par rapport à Paris/GMT+01:00
