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A bicyclette

Valona

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L'évasion

Rien ne me procure un plus grand sentiment de liberté que la bicyclette. Sur mon vélo, je me sens légère, heureuse. Il m'arrive souvent de pédaler en chantant. Je possède deux bicyclettes. Un vélo de course. Un vélo tous chemins, (VTC). C'est ce dernier qui a toute ma préférence. Avec lui je peux partir à l'aventure. Lorsque je suis sur la piste cyclable, il suffit que l'envie me prenne de tourner à gauche, à droite, sur un des nombreux sentiers. Et me voilà partie.

Je ne les connais pas tous. Pourtant j'en ai déjà exploré plusieurs. Je dois préciser que j'aime ritualiser mes découvertes. Lorsque je découvre un endroit qui m'enchante, j' y reviens. Parfois inlassablement. Depuis l'adolescence. Il y a le sentier qui descend vers les pâturages où broutent les vaches blanches. Il est magnifique et longe le bocage. Il y a le sentier de la ferme. Il longe la rivière qui alimentait le moulin à présent en ruine. Il y a toujours encore la grande roue à aube.

Il y a le sentier des étangs. Celui-là a droit à une visite régulière. Parfois plusieurs jours de suite à la belle saison. Il faut quitter la piste cyclable à la grande écluse. Le sentier est ombragé. Il serpente dans une forêt de hêtres. Il y a le chemin du monastère que prennent les pêcheurs. On peut y rouler jusqu'à une centaine de mètres des trois étangs. L'endroit est magique. Il y a les ruines d'une ancienne commanderie Templière. Il reste d'imposants vestiges fortifiés. L'endroit est magique.

J'aime venir flâner ici. Il n'y a qu'un seul des trois étangs qui est autorisé à la pêche. Principalement des carpes. Il y a souvent un ou deux pêcheurs. Au printemps, à l'automne. Rarement en été. Dans le petit sac à dos que je trimballe toujours partout, j'ai des gâteaux, des fruits, une bouteille d'eau, ma mini paire de jumelles et une serviette fine, légère. Je la déplie. Je la pose dans l'herbe. Je prends mon livre du moment. Je m'installe. Le sac à dos comme un oreiller.

Que d'après-midi j'ai passé là, dans la quiétude d'un paysage magnifique. Les étangs sont entourés de chênes, de hêtres, d'acacias et de saules dont les branches trempent dans l'eau. Il y règne un profond silence. Même les animaux semblent s'être donnés le mot. Silence. J'ai mon smartphone à portée de main. Il y a le monastère à 300 mètres. Maman sait où je suis. Je ne suis pas le genre de fille à développer les paranoïas à la mode. Ni à les entretenir.

Lorsqu'il y a un pêcheur, là-bas, de l'autre côté, la sérénité en est encore plus grande. Ce sont le plus souvent des messieurs d'âge très mûr. Des séniors, des retraités. Je n'entre que très rarement en contact. Je ne les intéresse pas. Ils viennent pour pêcher. Ils ont souvent passé l'âge du reste. Quelquefois, comme je suis espiègle et mutine, je me fais un plaisir de tester leur libido. C'est amusant. Petits plaisirs coquins, sans conséquence et qui ne sont qu'écume.

Je pratique l'équitation depuis toute petite. Cet endroit n'est qu'à 4 km du centre équestre. J'y viens à cheval à la mauvaise saison. Ecuyère émérite, j'aime à parcourir les sentiers à l'entour. J'y fais quelquefois des rencontres insolites. Un cheval, ça impressionne. Quand il y a une fille assise dessus, l'impression est double. Je peux parfois m'en rendre compte lors de quelques rares rencontres. Les cueilleurs de champignons m'en présentent même de curieux spécimens.

L'équitation et mes promenades équestres, feront l'objet du prochain billet…

Bisou



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