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Feu de joie, feu de guérison

Marioons

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Et si la joie était à la fois moyen et fin ?

Si elle était à la fois cause et effet ?

La joie n'a pas besoin de raison pour être, et sa seule présence nous procure une raison d'être.

Certains courants prônent la focalisation sur nos failles et l'énumération de nos problèmes, la recherche de leur source, avec des suppositions et des cheminements complexes, souvent très analytiques et mentaux.

D'autres prônent la neutralité, la voie du "juste milieu", la mesure en toute chose. Ou bien l'acceptation de ce qui est, le rejet du mental, la focalisation sur l'instant présent. Si cela peut permettre d'atteindre une trêve au milieu des angoisses, un état de calme mental momentané bénéfique au retour de l'espoir et d'une vision clarifiée des choses, cela nous suffit-il pour nous motiver à vivre ? Doit-on s'en tenir à ces méthodes ?

N'existe-t-il pas plus efficace, plus simple, mais surtout plus enthousiasmant et vivant ?

On peut faire fondre la glace en attendant l'éclaircie, ou choisir d'y verser de l'eau froide, tiède ou chaude, mais une seule de ces quatre possibilités est à la fois rapide, chaleureuse et active.

Il me semble que la vie ne veut pas juste la neutralité pour nous. Pas juste l'absence de souffrances ou la tranquillité. Pas la simple réparation des blessures passées, ni l'acceptation sage des choses. Tout cela me paraît bien frileux et tristounet.

Les fleurs ne s'embêteraient pas à être si jolies, les flocons de neiges ne feraient pas tant de chichi dans leur formes géométriques, si la vie n'avait pas voulu exprimer la beauté et la perfection. Aurions-nous deux bras d'une taille si parfaitement adaptée pour faire le tour de nos congénères, une bouche si parfaitement conçue pour embrasser, un coeur si prompt à bondir, une peau si sensible aux frissons, si la vie n'avait voulu pour nous le plus parfait des états d'âme ?

Or le plus parfait des sentiments, complet en lui-même, à qui il ne manque rien, créateur de toutes choses, source de tout élan de vie, n'est-ce pas le sentiment de joie ? Il contient en lui toute la puissance qui permet l'expression naturelle et aisée des plus belles qualités humaines : l'amour, l'humour, la confiance, la bienveillance, l'espoir, le courage, la persévérance, l'humilité, la générosité, la créativité...

Et il est probablement plus thérapeutique que bon nombre de méthodes appliquées à contre-coeur...

(Petite digression : oui, ce n'est pas parce que ça coûte un bras, parce que c'est nouveau, parce que c'est ancien, parce que c'est compliqué, parce que c'est chiant comme la pluie ou parce que ça demande beaucoup d'efforts que c'est efficace... soyons-en enfin convaincus et décomplexons de ne pas suivre à la lettre tous les conseils qui nous plombent l'ambiance intérieure rien que d'y penser ! Demandons nous pourquoi ça nous plombe tant ? Parce qu'au fond, ça nous envoie le message "tu n'es pas parfait tel que tu es. Tu es incomplet, ou mal construit. Tu dois changer en profondeur. Et ce sera nécessairement long, pénible ou compliqué, voire les trois.". Réfléchir comme ça, c'est se tromper lourdement sur notre nature véritable et sur les causes de notre malheur je crois. S'améliorer ne veut pas dire forcer pour devenir quelqu'un d'autre, en partant du principe qu'il nous manque des choses ou que nos caractéristiques sont mauvaises. S'améliorer, c'est avant tout améliorer notre joie de vivre, simplement en modifiant notre vision des choses, et non les choses en elles-mêmes. C'est parfois juste orienter le projecteur différemment, ou le nettoyer plutôt que s'acharner sur la tâche apparente sur l'écran... C'est très différent, et potentiellement beaucoup plus simple et rapide que ce qu'on ose croire...).

Enfin, ce beau sentiment a-t-il été conçu pour rester à l'état d'échantillon, rare, émergeant timidement une fois tous les 36 au gré du hasard, de la chance ou des fêtes prévues à cet effet ?

"Attends, je n'ai pas le temps d'être joyeux, tu comprends, j'ai des choses importantes à régler avant..."

"Oh tu sais, j'ai trop de problèmes pour me permettre d'être joyeux... "

"Tu es bien gentil, mais les choses ne sont pas si simples..."

GLOUPS...

Qu'a-t-on pu placer au rang de plus important et prioritaire que la joie dans nos vies... ?

Quelle raison suffisante attendons nous pour la laisser illuminer notre existence et celle des autres ?


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