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" Islamophobie " (1)

Benny T

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Islamophobie (1)

port du voile

fatwa contre l'écrivain Salman Rushdie, condamnation à mort de Taslima Nasreen

assassinat de Theo van Gogh, qui a réalisé, en collaboration avec Ayaan Hirsi Ali, sur la base d'un scénario de celle-ci, Submission, un court métrage dénonçant la soumission des femmes dans l'Islam

affaire des caricatures du prophète Mahomet

conflit isrélo-palestinien

attentats du 11 septembre 2001

Turquie candidate à l'adhésion à l'Union européenne

« islamophobie », « racisme anti-musulmans », « choc des civilisations »

Voici de quoi on taxe ceux qui critiquent l'islam : conservateurs chrétiens, néocolonialistes, racistes, extrémistes de droite sous couvert de défense de la liberté d'expression ¿ comme ceux qui font de l'antisémitisme sous couvert d'antisionisme, de critique d'Israël ¿, racistes qui peuvent se lâcher grâce à la critique de l'islam.

Je prône la liberté ¿ la liberté d'expression ¿, l'anticléricalisme, l'anti-phallocratie.

Je suis opposé à la croyance, au communautarisme, à la consommation.

Pour moi, le voile est un outil d'emprisonnement de la femme et de la sexualité.

Je dénonce l'impérialisme américain et les régimes dictatoriaux arabes, le terrorisme d'ÿtat israélien et le terrorisme du Hezbollah.

Pas de tabou. Je critique autant

  • la religion, la domination religieuse ¿ la menace de la religion sur la liberté d'expression ¿, que
  • le colonialisme, l'impérialisme, la domination impériale, la domination capitaliste ¿ la menace de « ¿ l'argent des dominants ¿ », de « la concentration de la presse occidentale dans les mains de groupes industriels » sur la liberté d'expression ¿.
Prendre en considération :

  • les relations internationales, les enjeux géopolitiques ; le colonialisme, l'impérialisme, le « despotisme universel américain » et les dictatures locales, qui manipulent, instrumentalisent ;
  • la liberté d'expression, l'émancipation, la liberté ; la lutte contre la soumission et l'exclusion des femmes ; la lutte contre la condamnation de la « sexualité érotique » ; la contestation de l'idée de « respect des idées, des opinions, des convictions » ; l'affirmation de l'opposition à la croyance.
Libération :

  • du colonialisme, de l'impérialisme, du « despotisme universel américain » ;
  • des dictatures locales ;
  • des dogmes, de la religion, de la croyance.
Affirmation de l'autonomie individuelle

Libération, en opposition au remplacement d'une prison par une autre prison, à la prison-refuge de la théocratie, de la religion en réponse à la prison de l'impérialisme, du « despotisme universel américain », des dictatures locales.

Dans ¿ les banlieues ¿, il y a une régression de l'image de la femme chez les garçons, concomitante aux intégrismes chrétiens, islamiques. Régression : disparition de la mixité, séparation des garçons et des filles, mainmise de la religion. Le retour au religieux, l'intégrisme religieux, est-ce une réaction à la libération de la femme, pour que le mec retrouve la position du dominant ?

Des jeunes musulmanes voilées affirment que leur voile, c'est leur identité. L'identité ? Comment est-ce que tu te construis une identité avec toute cette autorité, toutes ces obligations ? En effet, l'identité, c'est personnel et non imposé. Il s'agit de donner aux filles les outils pour être indépendantes, autonomes.

Dénoncer le repli sur soi communautariste en réponse à un repli sur soi communautariste. Au communautarisme on n'oppose pas un autre communautarisme, mais l'inaliénabilité de l'individu. Je dénonce le principe qui consiste à s'opposer à une culture dominante et oppressante par une contre-culture tout aussi autoritaire, uniformisante. Quand je critique des cultures, c'est parce qu'elles menacent ou nient l'inaliénabilité de l'individu ¿ la liberté sexuelle, la liberté des femmes, la liberté de chacun de disposer de son corps. Quand je critique des cultures, c'est par anti-communautarisme.

Du blasphème au racisme

Ni la Bible juive, ni les évangiles et les écrits des « pères » chrétiens n'ont échappé aux moqueries et aux critiques les plus virulentes. Il n'y a donc aucune raison que le Coran, livre sacré des musulmans, ne soit pas soumis aux mêmes critiques.

Il semblerait pourtant, pour différents motifs qui touchent plus à la démagogie politique et à la finance géopolitique, qu'il n'en soit pas ainsi.

Les critiques virulentes de l'islam, une des dernières-nées des religions les plus intolérantes qui soient, sont d'abord assimilées à de « l'islamophobie », mot copié sur la « christianophobie » lancée par Jean-Paul II, mais on en étend le sens. D'après les dirigeants du Mouvement pour le Rapprochement des Peuples comme Mouloud Aounit, ou le prédicateur impénitent du « Monde » Xavier Ternisien, se moquer ou critiquer l'islam est de l'islamophobie, et l'islamophobie est du racisme anti-arabe. C'est aussi simple que ça. Pour eux, l'athée qui est christianophobe, judéophobe, islamophobe est un simple raciste.

Ne veut-on se souvenir du danger qu'il y a à assimiler les termes « race » et « religion » ?

[¿]

Johannès Robyn

morale laïque

trimestriel d'information de la fédération des amis de la morale laïque

N°151, 2ième trimestre 2006

Dossier blasphème

De la nécessité du respect

http://www.journalvachefolle.net/article-942.html

Valeurs universelles

[¿]

Il y a une question élémentaire, à laquelle tout démocrate, et a fortiori tout socialiste, doit répondre sans ambages : y a-t-il ou pas des valeurs qui sont universelles, non pas « occidentales », mais simplement universelles parce qu'humanistes, en ce compris l'égalité des hommes et des femmes ? Et donc des valeurs supérieures aux dogmes religieux que d'ailleurs les « docteurs de la foi » accommodent diversement selon les lieux et les époques ?

Robert Falony, in : le Journal du mardi, n°342, 04 mars 2008

http://www.journalvachefolle.net/article-887.html

Respect des croyances

Patrice Dartevelle

¿ Président de la Ligue pour l'abolition des lois réprimant le blasphème

et le droit de s'exprimer librement ¿

« Face aux caricatures du Jyllands Posten, les musulmans, les pas très intégristes, les Occidentaux prudents invoquent le respect dû aux croyants ou, pire à mes yeux, à leurs convictions.

Remettons les pendules à l'heure. Dans une société démocratique, le respect des personnes est obligatoire, mais faire un agglomérat entre ce respect et celui des idées ou convictions est tout à fait inconsistant. Le débat démocratique exige le conflit des idées. Depuis le XIXième siècle, celui-ci fut virulent ; il l'est certes moins depuis une génération sans qu'on voie toujours ce que nous y avons gagné. Les idées (y compris les miennes) ont tout à craindre d'un respect qui ne leur sied pas.

Personnellement, si je respecte bien des idées qui ne sont pas les miennes, je n'en respecte pas d'autres sans voir pourquoi je dois pour ce seul fait les criminaliser.

Qu'on ne respecte pas certaines idées est jugé aujourd'hui le plus souvent comme une preuve de sectarisme. En réalité, cette réaction est le fruit de l'évolution des cinquante dernières années. En 1950, la moitié des Français estimait que leur conviction religieuse ou philosophique était la seule vraie. En 2000, ils n'étaient plus que 6 % à juger de la sorte.

Les idées d'autrui sont par conséquent devenues respectables, ce qui est avantageux pour la sécurité publique. L'ennuyeux est que cette position n'est pas possible et que l'on doit alors se précipiter pour faire adopter une collection de lois excluant du débat toutes sortes d'opinions : la négation des génocides, les sectes et bien d'autres.

Le résultat est une situation étouffante pour la liberté d'expression. Les musulmans y ajoutent un retour à des pratiques qui n'étaient pas rares dans l'Occident chrétien jusqu'à Vatican II et qui me donnent le sentiment d'un retour à un passé témoin de tant de luttes pour la liberté.

[¿] »

Patrice Dartevelle, in : le Soir, 07 février 2006

« On tente d'imposer l'idée que la liberté d'expression se heurterait au respect des convictions d'autrui, alors qu'elle ne connaît qu'une seule limite : le respect des individus. La diffamation est un délit punissable chez nous. Mais aucune idée, aucune opinion, aucune conviction n'est « respectable » en ce sens qu'elle ne souffrirait ni critiques ni caricatures. Toutes doivent pouvoir être combattues sur le terrain des idées, que ce soit par le mot ou le dessin. Sans choc (le combat d'idées peut être violent) des idées, il n'y aurait pas de lumière, la terre serait toujours plate, le soleil tournerait autour d'elle. « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire » : cette citation attribuée à Voltaire devrait être enseignée dans les mosquées du monde entier. »

Michèle Coerten, in : le Soir, 08 février 2006

http://www.journalvachefolle.net/article-543.html

« Comment pratiquer la tolérance sans sombrer dans le relativisme ? ÿtre tolérant, il me semble, c'est admettre que l'autre peut se tromper et qu'il en a le droit. J'en reviens au sujet le plus brûlant, celui de la religion. Pour moi, aucun livre saint, aucune religion n'est jamais tombé du ciel, aucune parole n'est sacrée et tous les avocats d'Allah ou de Dieu (mollahs, rabbins, curés et autres exégètes autoproclamés de la parole divine) devraient avoir des préoccupations plus directement terrestres. Mais j'admets que les représentants des religions et ceux qui les suivent puissent se tromper et penser le contraire de ce que je pense. Je ne leur demande que la réciproque : qu'ils respectent mon droit à ne pas penser comme eux, à penser faussement, à me tromper selon leurs critères. Ce que je respecte, ce n'est pas la croyance de l'autre, une croyance à laquelle je n'adhère pas, mais c'est son droit à l'avoir, son droit à la liberté. Ce que chacun de nous doit respecter, c'est l'être humain en tant qu'individu libre de penser et de vivre sa vie comme il l'entend, hors de toute contrainte. [¿] »

Chandortt Djavann

« Imagine-t-on ce que serait l'humanité aujourd'hui si depuis la nuit des temps elle avait respecté les croyances ? En serions-nous encore à invoquer les puissances du ciel pour que le tonnerre allume du feu ou à défendre mordicus que, puisque Dieu a créé l'homme à son image, il est naturel et obligatoire que le soleil tourne autour de la terre et non l'inverse ? Ne peut-on avancer au contraire que l'humanité s'est bâtie contre les croyances et qu'à chaque fois que celles-ci ont pris le pas, les hommes se sont étripés [¿]. Et puis de quelle croyance parle-t-on ? Les religions n'étant jamais que des sectes qui ont réussi, pourquoi pourrais-je me moquer de l'ÿglise de la Scientologie et pas de ceux qui mangent le corps du Christ, pourquoi, si j'en avais le talent, pourrais-je caricaturer les Raëliens tout nus et pas le mec à papillotes qui psalmodie devant le Mur des lamentations ? »

Léon Michaux, in : le Journal du mardi, n°255, 14 février 2006

« Robert Joly est convaincu qu'un certain islam pose problème, aujourd'hui, dans nos sociétés occidentales. « Ce fut longtemps le cas de l'ÿglise catholique qui, pendant un millénaire et demi, a été le persécuteur obstiné de toutes les libertés et ne s'est convertie à la tolérance que deux siècles après Voltaire. ÿ présent, l'islam paraît plus redoutable, parce que c'est une foi dure, beaucoup plus militante et grégaire que le catholicisme. Celui-ci a été obligé d'évoluer ¿ mais sans changer officiellement de doctrine ¿ sous la pression de ses fidèles. En Europe, tout au moins, pas aux Etats-Unis ». Robert Joly enfonce le clou : « L'homme est toujours dépossédé, peu ou prou, en religion. C'est plus vrai encore en islam ¿ surtout pour les femmes ¿ parce que la foi musulmane reste encore très peu distanciée et peut mener vers des fanatismes dangereux ». »

Robert Joly, in : le Journal du mardi, n°148, 20 janvier 2004]

Une croyance en vaut une autre.

La croyance est une affaire personnelle.

Je ne me laisse pas dicter ma vie par des croyances.

Des humains ont toujours été victimes de la "bêtise humaine" et de ses croyances.

Au lieu de parler de " respect des cultures ", on devrait dire que l'irrespect consiste à empêcher les autres de penser librement. Je n'empêche pas un chrétien, un musulman de s'adonner à sa croyance ; je critique et je conteste, et je propose mes critiques au public, au lieu d'imposer ma pensée aux autres ; mais certains croyants, à cause de mes critiques, vont me censurer, m'anathématiser, me diaboliser, me menacer. Qui est irrespectueux dans l'histoire ? J'essaie de ne pas nuire aux autres, mais, évidemment, il n'y a pas que ma volonté qui me guide. Je ne me laisse pas dicter ma vie par des croyances. Je ne me laisse pas écraser par la société. Mon sens moral, je me le construis moi-même.

La force des prêtres c'est la faiblesse des hommes.

Qu'est-ce qui est plus important : la célébration de Dieu (« God bless America ») ou d'Allah ? ou la promotion de l'intelligence, de la raison, de la volonté, de l'empathie, de la solidarité, de la conciliation entre les individus ?

La raison pour laquelle le croyant ne commet pas le mal, c'est la crainte d'une punition dans l'au-delà, par obéissance à un être supérieur, qui récompensera les bons et punira les mauvais. La raison pour laquelle le non-croyant ne commet pas le mal, c'est le fait qu'il pense aux autres.

Il s'agit d'avoir conscience des caractères ponctuel, provisoire, non-définitif, relatif, non-absolu de réponses, refuser les réponses tant qu'elles sont extérieures à soi, et ne pas se laisser surprendre par certaines questions, comme les questions existentielles.

Je ne fais pas de différence entre secte et religion. Je ne fais pas de différence entre le scénario de Raël, le scénario de la Bible et celui du « grand pouvoir du Chninkel ». C'est le fruit de l'imagination humaine ; et l'imagination est libre. Avec mon imagination, moi je peux concevoir un Dieu qui ignore la notion de " blasphème ", dont la " perfection " signifie qu'il n'est pas jaloux, susceptible, rancunier, vengeur, qu'il a le sens de l'humour, de l'autodérision.

Le pouvoir se fonde sur la croyance en une menace, sur la peur, sur la peur d'être puni par le pouvoir ¿ malveillant... ¿ si on lui désobéit, ou sur la peur de ne plus être protégé par le pouvoir ¿ bienveillant... ¿ contre une menace.

« Si ces religions pactisent allègrement avec les politiques et les militaires c'est qu'elles sont de parfaites gardiennes de troupeaux. »

Religion signifie : sens qu'on impose à la vie des autres ; on dicte leur vie aux autres ; règles imposées de l'extérieur et non développées de l'intérieur de soi-même.

http://www.journalvachefolle.net/article-789.html


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