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Jack~OF~Blade

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Problème selon Greenpeace

Une économie qui méprise les océans

Parce que nous avons oublié cette évidence, nous soutenons une pêche industrielle qui épuise les fonds marins. Nous laissons se développer une pêche illégale qui ne respecte aucune règle. Nous restons sans réaction devant le gaspillage des prises accessoires (les organismes capturés involontairement), probablement 20 millions de tonnes par an rejetés à la mer. Nous favorisons une aquaculture (de saumon, de crevettes ...) qui empoisonne les écosystèmes. Nous acceptons un trafic maritime qui pollue les mers et des activités d'extraction (sable, hydrocarbures, minerais) qui nuisent à la vie marine. Les scientifiques peuvent bien tirer la sonnette d'alarme, les politiques laissent perdurer ce massacre. Les industriels ont carte blanche.

Une décharge à ciel ouvert

Les pollutions dues à nos activités achèvent de faire de nos mers et océans une gigantesque poubelle. Il y a bien sûr les pollutions dues au passage des pétroliers et des chimiquiers. Mais 80% des polluants retrouvés dans les mers et les océans proviennent d'activités sur terre. Ce sont les eaux usées domestiques, les plastiques, les rejets industriels, les pesticides et les engrais agricoles, les déchets radioactifs. On trouve ainsi en mer des métaux lourds toxiques comme le mercure ou des « polluants organiques persistants » aussi dangereux que le lindane, le PCB ou le DDT. Notre production de déchets est telle qu'il existe dans le Pacifique Nord une zone plus grande que la France où les déchets tournent en spirale à l'infini. A cela s'ajoutent les pollutions sonores qui menacent gravement les écosystèmes marins.

Les dérèglements climatiques

C'est une autre conséquence des activités humaines. La manifestation la plus évidente en est la montée des eaux : 17 cm au cours du XXème siècle, peut-être un mètre à d'ici 2100. Certains Etats insulaires (comme les Maldives ou la Micronésie) disparaîtraient. Des zones côtières (y compris en Europe) seraient inondées.

D'autres phénomènes sont moins souvent cités, mais tout aussi menaçants : la montée de la température, la modification des courants océaniques, l'acidification des eaux (due à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre), le développement d'espèces invasives¿ Les océans deviendraient alors de nouveaux vecteurs de dérèglements climatiques. C'est le cercle vicieux.

Des populations menacées

Cette exploitation sans limite de nos océans, et plus généralement de notre planète, a des effets directs et manifestes sur la biodiversité marine. De nombreuses espèces sont éteintes ou en voie d'extinction. Les plus connues sont les baleines et les dauphins, les raies, le requin, le thon rouge, l'espadon, etc. Mais la liste est plus longue. L'exemple du krill, une crevette des eaux froides, montre que la disparition d'une seule espèce peut mettre en péril toute une chaîne alimentaire. Au rythme actuel, il n'y aura plus de poisson dans les océans d'ici 2048. Que ferons-nous ce jour-là ? Manger des méduses ?

Leurs solutions

Abandonner un modèle dépassé

Notre politique de pêche est doublement archaïque. D'abord, parce qu'elle est envisagée de façon industrielle. Comme si les poissons sortaient des chaînes d'une usine ! Il faut reprendre conscience que les poissons ont besoin de temps pour se reproduire et grandir.

Ensuite, nous devons cesser de gérer de manière purement quantitative, espèce par espèce les niveaux de capture (le thon rouge, la morue, etc.). Il faut prendre en compte les écosystèmes. Quand on pêche tel ou tel poisson, tel ou tel fruit de mer, c'est une chaîne alimentaire que l'on perturbe. Les organismes marins sont interdépendants. Nous devons opter pour une approche globale des ressources marines et ne plus attribuer des quotas sans réflexion sur leurs effets pervers.

Appliquer le principe de précaution

Il serait grand temps d'écouter et de prendre en compte les alertes du monde scientifique et du milieu associatif. Nous devons préserver nos ressources marines. En l'absence de certitudes ou de preuves irréfutables, nous devons appliquer le principe de précaution. Cela veut dire prendre des mesures qui préviendraient toute disparition d'espèces, tout épuisement définitif des fonds marins. N'attendons pas qu'il soit trop tard !

Respecter le droit de la mer

Pour mettre en ¿uvre ces mesures, il n'est pas nécessaire de convoquer des sommets internationaux et de se lancer dans d'interminables négociations. Le plus désolant est que des cadres juridiques existent déjà ! La Convention sur la Diversité Biologique, signée en 1992 lors du Sommet de Rio, engage les Etats signataires a enrayer la disparition d'espèces animales et végétales, y compris en mer. La Convention de Barcelone de 1976 contraint les pays riverains de la Méditerranée à la préserver. Le problème n'est pas d'édicter des normes. C'est de les respecter vraiment.

Lutter contre la pêche illégale

Un poisson sur quatre est issu de la pêche « pirate ». Un plan d'action international doit être mis en ¿uvre pour mettre fin à ce scandale. Les autorités doivent mieux contrôler les arrivages de poissons. Les ports doivent refuser de « blanchir » le poisson illégal. Les supermarchés, poissonneries et marchés doivent s'interdire de revendre de la marchandise volée. Enfin, les pays en développement doivent être soutenus pour mieux lutter contre la pêche illégale qui épuise leurs ressources marines


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