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Nous nous punissons nous même!

Priprouche

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Ce que je veux dire par la, c'est que lorsqu'on agit mal (sachant que la notion de bien et de mal est déjà subjective et propre a chacun¿), on se punit nous même.

Ca a l'air si logique, dit comme ca, et pourtant¿

Mon exemple concret, celui qui m'a aidé à réaliser ca, c'est un petit événement qui s'est produit tout à l'heure, alors que j'étais au travail.

Un homme asiatique est arrivé a l'Accueil (je suis hôtesse d'accueil dans un cabinet d'avocat), et m'a demandé en Anglais, sans vraiment me dire bonjour ni rien, ou se trouvait la banque X. Moi, sur le coup, ca m'a agacé qu'il ne me dise pas bonjour, et puis, dans ma tête, je me suis dit : « encore un qui me prends pour la Poste ». Du coup, je lui ai marmonné un « i don't know » deux fois de suite, puis l'ai laissé repartir (apparemment désespéré) sans même lui dire au revoir.

Autrement dit, j'ai eu typiquement ce qu'on pourrait appeler un comportement à la con. Un comportement de personne fermée et intolérante. Tout ce que j'exècre.

Et puis, juste après, en le voyant ressortir, l'air paumé, je m'en suis voulu terriblement.

J'ai même failli le rattraper pour lui dire que je pouvais regarder sur internet ou se trouve sa fameuse banque.

Bref, je m'en voulais, et puis, je me suis dit : « Ca va te retomber dessus, de te comporter comme ca ». Et, en me disant ca, j'envisageais une sorte de punition « divine » (je ne suis pas croyante, c'est allégorique bien sur). Ce dont je parle la, c'est d'une punition concrète, comme par exemple : un jour, je me retrouve dans la même situation, et il m'arrive la même chose que cet homme (après tout, ca peut arriver a tout le monde d'être tellement paumé qu'on en oubli de dire des choses aussi élémentaire que « bonjour »).

Et c'est la que je me suis rendu compte que c'étais ridicule. Bien sur, ca peux m'arriver un jour de me retrouver dans la même situation que lui, la n'est pas le problème.

Ce qui est ridicule, c'est cette idée de punition extérieure. Parce qu'en réalité, la punition, je me l'inflige toute seule.

Parce que je m'en veux. Parce que je ne me sens pas en accord avec moi-même.

Et parce que je me plaint sans cesse du peu d'utilité et du manque de sens de mon travail actuel, et que quand l'occasion m'est donné d'être un peu utile pour quelqu'un, un peu utile a quelque chose, et bien je la gâche capricieusement.

Donc la meilleurs raison pour agir bien, ce n'est pas de se dire que ca paiera un jour, ou que ca évitera que la roue tourne en notre défaveur, mais simplement de se dire que l'on s'en récompensera, qu'on y gagnera en estime de soi¿ :blush:


   Alerter


1 Commentaire


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Tout à fait d'accord avec toi - l'on s'inflige nos pires punitions et l'on se permet nos plus larges récompenses. Mais trop souvent, on s'en cantonne aux punitions.

Pour prendre un exemple littéraire qui me vient spontanément à l'esprit: Crime et châtiment de Dostoïevsky; un homme (Raskolnikov il me semble) commet un crime - un meurtre. Le crime est parfait, personne ne le soupçonne : il n'a aucune raison de s'inquiéter. Et pourtant, tout le roman est axé sur le cheminement mental du personnage, qui le conduit lui-même à la faute, pour se punir lui-même - un cheminement inexorable. :hu:

Comme quoi, avant la justice des hommes - et avant la justice divine pour ceux qui y croient - il y a quelque part, la justice de soi-même. Autant essayer de faire en sorte qu'elle soit sévère mais juste, et non injustement castratrice (ni débonnaire d'ailleurs). :)

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