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Blog de Georges Voltairien

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Commençons par rappeler les faits : Sylvain Gouguenheim, agrégé d’histoire, docteur ès-lettres, professeur d’histoire médiévale à l’École Normale Supérieure de Lyon (ex-Saint-Cloud), auteur de plusieurs ouvrages : sur Hildegarde de Bingen, sur les « terreurs de l’an Mil », sur les chevaliers teutoniques, publie en mars 2008 un livre dont le thème général est la transmission de l’héritage intellectuel de la Grèce à l’Europe médiévale[1]. La thèse est que l’essentiel de cette transmission s’est effectué directement, ce qui tend à réduire le rôle de la médiation arabe.

Le livre a suscité un scandale inaccoutumé. Il a débordé le milieu assez restreint des gens compétents. La polémique a dérapé vers des procédés inhabituels entre universitaires, pour lesquels l’arme absolue ne va pas plus loin, à l’accoutumée, que l’éreintement dans une revue spécialisée[2]. En l’occurrence, des manifestes furent publiés dans la presse et l’on fit circuler des pétitions.

J’aimerais ici, d’abord, présenter quelques observations sur les phénomènes qui me semblent avoir rendu possible une telle querelle. Puis, je traiterai sommairement la question du rôle de la culture arabe dans la formation de l’Europe intellectuelle.

Pourquoi le scandale ?

Université et médias

Le premier problème me semble être celui de l’articulation du savoir universitaire sur le discours médiatique.

La polémique est partie d’une recension parue dans Le Monde du 4 avril. Son auteur, Roger-Pol Droit, le chroniqueur philosophique habituel du journal, y présente le livre comme opérant une révolution totale : on croyait jusqu’alors que l’Europe devait tout au monde arabe ; on sait désormais qu’elle ne lui doit rien. Le langage médiatique rabote les nuances et traduit en binaire (tout/rien, bien/mal, etc.). Hegel disait que la philosophie peignait gris sur gris. Il en est de même des petits bouts d’ivoire que polissent les historiens. Les médias, eux, brossent leurs fresques en noir et blanc.

Des manifestes parurent donc, qui évoquaient l’article, sans en nommer l’auteur, et s’attaquaient au livre de S. Gouguenheim. Parmi les signataires, on trouvait des historiens unanimement reconnus dans l’étude de la question. D’autres étaient médiévistes, mais s’occupaient d’autres domaines. Certains, peu nombreux il est vrai, ne connaissaient à peu près rien au Moyen Age. En ce qui me concerne, je me suis abstenu de toute réaction positive ou négative, tout simplement parce que j’étais à l’étranger et n’avais pas encore pu me procurer le livre. On chuchote que certains signataires n’auraient pas eu ce scrupule…

Certaines critiques étaient tout à fait courtoises. On signala des erreurs de fait, des interprétations tendancieuses, une bibliographie incomplète et datée. Tous arguments recevables dans une discussion scientifique de bon ton.

Malheureusement, on lut et entendit aussi des amalgames peu compréhensibles. On mentionna pêle-mêle l’immigration, les discours du Pape, on cria au « racisme » et à l’« islamophobie ».

Une intelligentsia cloisonnée

Le second problème est celui de la structure de l’intelligentsia française. Elle souffre d’un manque de communication entre les chercheurs du CNRS, de l’Université ou des autres établissements d’enseignement supérieur, d’une part, et le grand public, d’autre part. Bien des chercheurs ne publient que dans des revues spécialisées qui ne sont guère lues que par leurs collègues. Certains auraient l’impression de déroger, ou tout simplement de perdre leur temps, s’ils écrivaient pour un public moins restreint. Ceux qui vulgarisent ne sont pas toujours regardés avec beaucoup de bienveillance par ceux qui s’en abstiennent.

Le résultat de ce divorce entre spécialistes et médias est que le marché du prêt-à-penser est entre les mains de gens fort peu compétents, dont personne ne prend soin de rectifier les allégations quand c’est nécessaire. D’où la présence sur ledit marché de plusieurs légendes, au gré des modes.

Les gens compétents ont raison de dire que ce que S. Gouguenheim a écrit, « tout le monde le savait déjà ». C’est exact si l’on prend « tout le monde » au sens où l’on parle du « tout-Paris », ce qui veut dire, dans les deux cas, quelques dizaines de personnes. Si en revanche, on pense au non-spécialiste qui cherche à s’informer dans la presse ou dans les médias, force est de constater que la légende qui y domine actuellement, « la thèse la plus médiatisée » (AMSM, p. 14), est bien celle contre laquelle s’élève S. Gouguenheim, lequel ne prétend pas faire plus que « donner à un public aussi large que possible […] des éléments d’information et de comparaison issus des travaux de spécialistes, souvent peu médiatisés » (AMSM, p. 10).

On peut regretter qu’il ne soit pas sur ces questions le meilleur spécialiste dont on puisse rêver. Mais pourquoi les spécialistes lui ont-ils laissé la tâche désagréable de rectifier le tir ? Et pourquoi abandonnent-ils le terrain à des ignorants, des menteurs et/ou des propagandistes ?

La légende à la mode

Qu’il existe une telle légende constitue le troisième des problèmes que j’ai mentionnés. On peut la décrire à grands traits, telle qu’on la rencontre dans de larges secteurs des médias. L’idée générale est que, au Moyen Age, ce qui s’appelle aujourd’hui l’Europe, la chrétienté latine, si l’on préfère, était plongée dans une obscurité profonde. L’Église catholique y faisait régner la terreur. En revanche, le monde islamique était le théâtre d’une large tolérance. Musulmans, juifs et chrétiens y vivaient en harmonie. Tous cultivaient la science et la philosophie. Au xiie siècle, la lumière du savoir grec traduit en arabe passa d’Islam en Europe. Avec elle, c’était la rationalité qui y rentrait, permettant, voire provoquant la Renaissance, puis les Lumières.

Il est clair qu’aucun de ceux qui ont étudié les faits d’un peu près ne soutient une telle caricature. Il est clair aussi que ceux qui la rejettent le font soit pour de bonnes raisons, liées à un savoir plus exact, soit pour des raisons beaucoup moins avouables, comme le préjugé selon lequel les Arabes auraient de toute façon toujours été incapables de science ou de philosophie… Je suis payé (au sens propre) pour savoir que c’est on ne peut plus faux.

On a en tout cas un peu vite fait de dire que S. Gouguenheim s’en prendrait à des moulins à vent, que « personne » n’adhèrerait à la légende rose que j’ai dite. Car, encore une fois, si l’on veut dire : personne parmi les spécialistes, la cause est entendue. Si l’on veut dire en revanche : personne parmi ceux qui font l’opinion, on se trompe lourdement.

Un exemple : Sylvestre II

Comme exemple, ce discours du roi du Maroc prononcé à l’occasion de l’ouverture du festival de musique sacrée de Fez[3]. On y explique que Gerbert d’Aurillac, le futur Pape Sylvestre II (mort en 1003) a tiré le savoir mathématique qui faisait l’admiration de ses contemporains de ses études à l’Université de Fez.

On suppose donc que : 1) la Qarawiyin (fondée en 859) était une université au sens européen de ce terme et non simplement une mosquée « générale » (jâmi‘a), mot qui en est venu à désigner une université dans le monde arabe contemporain ; 2) on y enseignait non seulement l’exégèse coranique, les traditions sur le prophète et le droit islamique (fiqh), mais aussi les sciences profanes, dont les mathématiques—et pas seulement ce qu’il faut pour calculer la direction de La Mecque ; 3) un chrétien venu d’Europe était le bienvenu à Fez où il pouvait séjourner en toute sécurité[4] ; 4) Gerbert avait appris assez d’arabe pour suivre un enseignement supérieur dans cette langue[5].

Bien sûr, les gens compétents ont devant de telles sornettes le sourire distingué de la supériorité. Et ils me demanderont s’il était bien nécessaire d’épingler ainsi le malheureux écrivaillon qui a pondu ce laïus. Mais est-ce eux qui lisent les dépliants des agences de voyages ? Est-ce à eux que les guides serinent sur place de telles contrevérités ? Est-ce eux qui regardent la télévision ? Faut-il laisser à la merci du faux les braves gens tout prêts à apprendre ?

Et que faire lorsque des hommes politiques, des décideurs au plus haut niveau, sur les deux rives de la Méditerranée, s’en laissent accroire par ceux qui les conseillent ou rédigent leurs discours ?

La maison de la sagesse

Il me faut mentionner ici un second exemple, tant il est répandu. C’est celui de la « maison de la sagesse » (bayt al-hikma) de Bagdad. La légende y voit une sorte de C.N.R.S., un centre de recherche généreusement subventionné par les Califes amoureux du savoir, et où des traducteurs auraient été payés pour faire passer à l’arabe les trésors de la science et de la philosophie grecques.

La légende ne se nourrit que de soi ; rien de tout cela ne résiste à l’examen critique. La maison de la sagesse abritait bien une bibliothèque. Mais l’activité de tous les traducteurs que nous connaissons était commanditée par des clients privés, nullement par l’appareil d’État. Enfin, plus on remonte en arrière dans le temps, moins les chroniqueurs mettent en rapport l’activité de traduction avec cette fameuse maison[6].

Il semble que l’institution en question n’avait rien à voir avec les traductions, ni même en général avec le savoir profane, d’origine grecque. Elle semble avoir été avant tout à usage interne, plus précisément une sorte d’officine de propagande en faveur de la doctrine politique et religieuse que soutenaient les Califes de l’époque, à savoir le mu‘tazilisme, lui aussi objet de bien des légendes.

Rappelons en deux mots que les Mu‘tazilites étaient bien partisans de la liberté morale de l’homme comme indispensable pour penser la justice de Dieu qui ne peut récompenser et punir que des gens responsables de leurs actes. Mais n’oublions pas que, dans la pratique, ils ont lancé le pouvoir califal contre leurs adversaires en une campagne que bien des historiens nomment, au prix d’un anachronisme, « inquisition ».

L’Andalousie

Toute cette légende se replace dans le cadre d’un rêve rétrospectif, celui d’une société multiculturelle où aurait régné la tolérance. En particulier, l’Espagne sous domination musulmane (al-Andalus) aurait été la préfiguration de notre rêve d’avenir d’une société bigarrée de peuples et de croyances vivant en bonne intelligence. Le niveau culturel y aurait été fantastiquement élevé. Cela aurait duré jusqu’à la Reconquête chrétienne, laquelle aurait inauguré le règne du fanatisme, de l’obscurantisme, etc.

Les lieux où coexistaient effectivement plusieurs ethnies et religions ont tous disparu. Certains, comme Alexandrie ou la Bosnie, l’ont fait assez récemment pour que le souvenir de ces échecs, sanglant dans le dernier cas, ne se soit pas encore effacé. Et ne parlons pas de l’Irak… L’Espagne musulmane, elle, est assez éloignée dans le temps pour que l’on puisse encore en idéaliser la mémoire. De plus, l’Espagne est, depuis le xvie siècle, le lieu idéal des légendes et des clichés. Cela a commencé par la « légende noire » sur la conquête du Nouveau Monde. Répandue par les plumitifs stipendiés par les rivaux commerciaux des espagnols et des portugais, dont la France, elle permettait à ceux-ci de légitimer leur piraterie d’État (dite « guerre de course »). N’insistons pas sur les poncifs « orientalistes » de Gautier et de Mérimée. Donc, pourquoi ne pas ajouter aux castagnettes et aux mantilles un al-Andalus rose ?

Pour le dire en passant, il serait fort instructif de reconstituer les origines de ce mythe andalou, depuis l’américain Washington Irving en passant par Nietzsche.

Un arabisant espagnol, Serafín Fanjul, s’est donné pour tâche de détruire cette légende et de montrer que les régions d’Espagne sous domination musulmane n’étaient ni plus ni moins agréables pour les communautés minoritaires que les régions chrétiennes. Des deux côtés, on constate discriminations et persécutions, le tout sur l’arrière-plan d’expéditions de pillage et de rapt. Plutôt que d’une coexistence (convivencia) harmonieuse, il s’agissait d’un système voisin de l’apartheid sud-africain[7]. Là aussi, rien qui soit nouveau pour les historiens qui ont de cette époque une connaissance de première main. Mais qui les lit ?

Oublié ?

A toutes ces légendes vient se superposer ce que l’on pourrait appeler une « métalégende », une légende sur la légende. Cet état de choses si éminemment positif aurait été oublié. Voire, il aurait été refoulé de la mémoire de l’Occident par un processus volontaire, dû à quelque complot obscurantiste. De la sorte, la boucle paranoïaque est bouclée : si l’on ne trouve pas de traces du passé tel qu’on l’imagine, c’est que ces traces ont été effacées…

Mais est-ce bien vrai ? A-t-on jamais perdu de vue la contribution arabe au patrimoine culturel européen ? On parle à ce propos d’un « héritage oublié ». À ma connaissance, l’expression a été lancée par un livre de Maria Rosa Menocal, professeur de littérature comparée à Yale[8]. L’ouvrage portait surtout sur le domaine ibérique. Il montrait que les littératures de la péninsule ont emprunté genres et thèmes aux auteurs d’expression arabe. Ce qui est fort exact. Peu après, l’expression a été rendue populaire en France par un chapitre d’Alain de Libera qui portait ce titre et qui la transposait au domaine de la philosophie[9].

Or donc, je me demande si la mention d’un « oubli », devenue depuis lors une sorte de slogan, ne serait pas un « coup de pub ». Car il faut poser au niveau de l’histoire la même question que celle que j’ai posée un peu plus haut à celui de l’actualité, celle du sujet à qui on attribue le savoir ou l’ignorance. En un mot : cet héritage a été oublié par qui ? L’homme de la rue ne l’a jamais oublié, pour la bonne raison qu’il ne l’avait jamais su. Mais les gens un peu cultivés ?

Avec la « Renaissance » et le mouvement humaniste, il se produisit une réaction contre la scolastique et ses défauts prétendus : mauvais latin, subtilités, abstractions, etc. Elle engloba les arabes dans le mépris de ce qui n’était pas le platonisme et l’aristotélisme supposés « purs ». Mais il fut vite corrigé par les études précises produites par les générations d’orientalistes qui se sont succédées depuis le xvie siècle dans toute l’Europe : Guillaume Postel, Barthélemy d’Herbelot, Ignace Goldziher, et tant d’autres. Les érudits non orientalistes n’ont pas, eux non plus, oublié le rôle des Arabes. J’ai cité ailleurs deux textes du xviiie siècle qui le mentionnent. Et voici un passage d’Auguste Comte, trouvé au hasard de mes lectures : « Par une honorable transmission de la science grecque, la civilisation arabe figurera toujours parmi les éléments essentiels de notre grande préparation au Moyen Age[10] ».

On ne cesse de répéter, pour s’en faire honte, des déclarations sur l’incapacité prétendue des « Sémites » à la pensée philosophique. À y regarder de plus près, elles sont en fait presque exclusivement localisées au xixe siècle, voire au seul Ernest Renan. Celui-ci a en effet appliqué à l’histoire de la culture ce racisme tranquille, et d’ailleurs encore relativement de bon ton par rapport aux horreurs du siècle suivant, que partageaient bien de ses contemporains : la philosophie serait essentiellement « aryenne », et jamais « sémite » ; les philosophes de l’Islam auraient tous été des Persans, etc.[11] Mais les naïvetés de Renan font-elles le poids face aux travaux imposants des orientalistes que j’ai nommés ?

Des nuances

J’en viens à l’aspect positif de mon propos, et tenterai une rapide synthèse de la question. Pour ce faire, je me permettrai de reprendre quelques résultats, évidemment provisoires, de deux de mes livres, auxquels je renvoie pour plus de détails[12].

Commençons par rappeler un peu plus précisément la thèse de S. Gouguenheim. La contribution de la civilisation islamique à celle de l’Europe est réelle, et personne ne songe à la nier. Mais elle est moins exclusive que ce que certains voudraient nous faire croire[13]. La transmission directe à partir de l’Orient byzantin est plus importante qu’on ne l’a pensé. L’Europe latine n’a jamais cessé de loucher avec envie vers Constantinople. Un mince filet de savoir grec, venu d’Irlande ou de Byzance, a continué à irriguer l’Europe. En même temps qu’on traduisait Aristote de l’arabe, surtout en Espagne, on le traduisait directement du grec. Voire, avant. En particulier, S. Gouguenheim a attiré l’attention sur un personnage déjà connu, mais guère en dehors des cercles de spécialistes, Jacques de Venise, qui a traduit Aristote directement du grec au latin un demi-siècle avant les traductions sur l’arabe effectuées à Salerne, à Tolède, en Sicile, ou ailleurs (AMSM, p. 106-115).

Ensuite, sérions les questions et trempons notre pinceau dans les diverses nuances du gris.

La religion de l’islam

Il faut distinguer du côté de l’émetteur : l’islam-religion ne coïncide pas avec l’Islam-civilisation. Celle-ci a été rendue possible par l’unification du Moyen-Orient : d’abord unification politique sous le pouvoir des Califes et, plus tard, unification linguistique au profit de l’arabe. Cette civilisation a été construite autant par le travail des chrétiens, juifs ou sabéens du Moyen-Orient, et par les zoroastriens ou manichéens d’Iran, que par les musulmans qui n’étaient au départ qu’une caste militaire conquérante. Ainsi, les traducteurs qui ont transmis l’héritage grec à Bagdad étaient presque tous chrétiens, le plus souvent nestoriens. Les rares qui ne l’étaient pas appartenaient à la petite communauté « païenne » des Sabéens, comme le célèbre astronome Thabit ibn Qurra[14].

L’islam comme religion n’a pas apporté grand’ chose à l’Europe, et ne l’a fait que tard. Tout simplement parce qu’il n’y a été connu que tard. À la différence de Byzance, où le Coran avait été traduit dès le ixe siècle, l’Europe n’a connu le texte fondateur qu’après un long délai. La première traduction latine en fut faite à Tolède au milieu du xiie siècle sous l’impulsion de l’abbé de Cluny Pierre le Vénérable. Mais elle n’a à peu près pas circulé avant d’être imprimée, tard dans le xvie siècle[15]. Le premier examen du Coran à la fois un peu sérieux et ouvert est l’œuvre du cardinal Nicolas de Cuse, au xve siècle[16].

Parmi les traditions sur Mahomet (hadith), seul le récit merveilleux du « voyage nocturne » du Prophète au ciel (Scala Machumeti) est passé en Europe[17]. L’apologétique (Kalâm) fut connue surtout par la réfutation de son école dominante qu’effectue Maïmonide dans son chef d’œuvre philosophique et exégétique[18]. Elle a fourni à la physique d’Aristote une alternative discontinuiste (atomiste) qui fut exploitée par certains nominalistes, puis à l’époque moderne par Malebranche et Berkeley[19].

La civilisation de l’Islam

Sont venus de l’Islam comme civilisation deux sortes de biens culturels. D’abord, ceux qui ont transité par lui. Ainsi les chiffres dits « arabes », venus des Indes. Ou encore, ce qui d’Aristote ou d’Avicenne fut traduit à Tolède.

Est venue aussi de l’Islam la contribution originale par laquelle ses savants prolongeaient et dépassaient l’héritage grec. C’est le cas en mathématiques, y compris l’astronomie et l’optique avec la révolution introduite par Ibn al-Haytham (Alhacen). C’est le cas en médecine avec Razi (Rhazès) et Avicenne. Et bien sûr en philosophie, avant tout avec, encore une fois, Avicenne, peut-être le plus novateur.

La contribution des savants écrivant l’arabe est d’ailleurs loin de se limiter à ce qui a eu la chance de parvenir à l’Occident. Les travaux d’al-Biruni en géodésie, en minéralogie, etc., sans parler de l’exceptionnel miracle d’objectivité qu’est sa description de l’Inde, n’ont été connus qu’au xixe siècle[20]. En philosophie, al-Farabi n’a été que fort peu traduit au Moyen Age, et pas dans ses œuvres les plus originales de philosophie politique.

Il y a des mathématiques (ou de la médecine, de l’alchimie, etc.) arabes en ce sens que des œuvres relevant de ces disciplines ont été composées dans la langue de culture de tout l’Empire islamique, par des gens dont l’arabe n’était pas toujours la langue maternelle, qui n’étaient que très rarement originaires de la Péninsule Arabique, et qui n’étaient pas non plus tous musulmans.

En revanche, il n’y a pas de mathématiques musulmanes, pas plus qu’il n’y a une médecine chrétienne ou une botanique juive[21]. Il y a des gens de diverses confessions qui se sont occupés de diverses sciences. Même pour la philosophie, je préfèrerais parler d’un usage chrétien, juif ou musulman de la philosophie plutôt que d’une philosophie chrétienne, juive ou musulmane.

Quoi ?

Il faut distinguer aussi la nature de la marchandise : de l’héritage grec, seul est passé par l’arabe ce qui relevait du savoir en mathématiques, médecine, pharmacopée, etc. En philosophie, ne sont passés par l’arabe qu’Aristote et ses commentateurs, avec quelques apocryphes d’origine néoplatonicienne et eux-mêmes attribués à Aristote. Le reste a dû attendre le xve siècle pour passer directement de Constantinople à l’Europe, parfois sous la forme, réelle mais souvent un peu romancée, de manuscrits emportés par des savants byzantins fuyant la conquête turque.

Ce reste, ce n’est rien de moins que toute la littérature grecque : la poésie épique (Homère et Hésiode), lyrique (Pindare), dramatique (Eschyle, Sophocle, Euripide), l’histoire (Hérodote, Thucydide, Polybe), le roman. En philosophie, c’est le cas des traités d’Épicure cités par Diogène Laërce. C’est celui de Platon, de Plotin, et aussi, hélas, d’« Hermès Trismégiste », arrivés de Constantinople à la Florence des Médicis, où Marsile Ficin mit ces trois corpus en latin.

A plus forte raison, le legs théologique des Pères Grecs n’avait aucune raison d’intéresser les penseurs de l’islam. Il est entré en Europe, très partiellement d’ailleurs, en venant directement de l’Orient chrétien. Ce fut parfois par un transfert tout à fait matériel, comme ce manuscrit des œuvres du Pseudo-Denys l’Aréopagite, offert en 827 par le Basileus Michel III à l’empereur d’Occident Louis le Pieux, puis traduit par Hilduin, et à nouveau par Jean Scot Erigène, lequel traduisit aussi des morceaux de Némesius d’Emèse et de Maxime le Confesseur. Pour le reste, il fallut attendre, selon les cas, le xiiie siècle, ou la Renaissance, voire Erasme.

N’oublions pas enfin que la culture ne se limite pas à ce qui se lit et s’écrit. Outre les textes, il y a les œuvres plastiques : architecture, sculpture, peinture. L’Islam, par scrupule religieux, n’a, avant une date récente, développé de sculpture et de peinture que par exception. La plastique grecque n’a donc pu exercer sur ses artistes la même fascination que celle que l’on rencontre en Occident. Tout ce qui relève des arts plastiques est passé du monde grec à l’Occident, la plupart du temps par l’intermédiaire de copies romaines, mais en tout cas sans détour arabe.

georges2012

Scientologie, Jehovah et Islam

Publié le 12 mars 2008 - par Maurice Vidal - Pas de commentaires [/url]Partager Chère Chantal Crabère, il est faux de dire – même en allant au fond des choses – que l’église de Scientologie et les Témoins de Jéhovah ne sont pas plus dangereux que l’islam. C’est le contraire qui est vrai : faute d’obéir à Dieu, la scientologie n’obéit qu’à son inventeur, Ron Hubbard, piètre écrivain de science-fiction qui rêvait de créer une religion, car « c’est là où se trouve l’argent » !

Quant au Dieu des Témoins de Jéhovah, il est rigoureusement non-violent, puisqu’il fait sienne la parole de Jésus demandant à Pierre de remettre l’épée au fourreau à l’instant même où Pierre se portait, par la violence, au secours de son maître dont il voulait empêcher l’arrestation. L’islam, au contraire, obéit à Dieu, dont les ordres peuvent être violents.

Or, ces ordres sont planétaires : les différents courants de l’islam viendraient-ils à se rejoindre sous la pression des événements internationaux que nous comprendrions mieux la signification de cette évidence. Et quand bien même l’islam ne serait pas porteur d’une telle menace, il n’en demeurerait pas moins ce qu’il est aujourd’hui pour les pays non musulmans, puisqu’il exige que ces derniers deviennent ce qu’il est. Un tel islam a beau se dire « politique » « progressiste », « moderniste », «libérateur », ou encore « de justice et de paix », il est fondamentaliste dès lors qu’il revendique des droits exclusivement « islamiques » !

Lorsque l’islam se dit politique, il demeure donc une religion politique, c’est-à-dire une politique religieuse, le terme « islam » signifiant « soumission inconditionnelle à Dieu ». Or, si la Charia contrôle la politique en la soumettant au code coranique, comment parler de politique ? Si elle régente les débats, comment parler de débats ? Savons-nous au moins ce que serait le gouvernement de la cité selon la Charia ? Les décapitations au sabre en Arabie Saoudite, les crucifixions au Soudan, les pendaisons en Egypte, en Jordanie, en Mauritanie…, les amputations publiques au Nigeria, au Yémen, en Irak…, les lapidations au Pakistan, en Iran, en Afghanistan…, les « crimes d’honneur » au Bangladesh, en Palestine, au Liban, en Turquie, en Ouganda, au Maroc…, sans parler des flagellations pratiquées couramment dans tous les pays où règne la Loi d’Allah ne nous sont-ils d’aucune leçon ? Qui peut dire que cette Loi est celle des Scientologues ou des Témoins de Jéhovah ? N’est-elle pas, en revanche, réclamée par tous les islamistes de la planète ? Le Britannique Anjem Choudary, chef du groupe radical Al-Mouhajiroune, plaisante-t-il lorsqu’il prône la création d’Etats musulmans partout dans le monde, et surtout en Europe ?

La tentation fondamentaliste qui gagne peu à peu les musulmans de France ne nous fait-elle point vivre « au risque de l’islam », comme le montrent Jeanne-Hélène Kaltenbach et Michèle Tribalat dans leur ouvrage La République et l’Islam, publié en 2002 ? Comment donc ne pas dénoncer l’attitude qui consiste à mettre sur le même plan toutes les religions ? De même que toutes les politiques ne sont pas égales, de même toutes les religions ne se valent pas. La preuve en est que les islamistes sont les premiers à refuser l’idée selon laquelle leur religion serait une religion « comme une autre ». Leur religion est « la » religion, car il n’y a qu’un seul Dieu et qu’une seule Vérité. Il semble que nous n’ayons toujours pas compris cela, pas plus que nous avons compris qu’il ne suffit pas de dénoncer l’islam dans ses valeurs rétrogrades pour être raciste. De vous à moi : depuis quand une religion serait-elle une race ?

Maurice Vidal

georges2012

Les Arabes musulmans ont apporté la Civilisation à l'Occident barbare

http://lesobservateurs.ch/2015/11/28/lapport-de-la-civilisation-arabo-musulmane-a-loccident-cest-de-lhumour/

L’apport de la civilisation arabo-musulmane à l’Occident ? C’est de l’humour ?

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L’apport de la civilisation arabo-musulmane à l’Occident se résume à peu de choses. Le mythe de l’âge d’or scientifique de l’islam bat de l’aile, tout comme celui de l’âge d’or Andalou.

L’extrait ci-dessous, rédigé par un intellectuel palestinien, à priori objectif, vient confirmer.

« la civilisation arabe s’est éteinte avec la chute de Bagdad en 1258 »

« Non, l’Occident ne doit rien aux Arabes », tel était le titre d’une page du Courrier international du 29 juillet 2004 qui traduisait un texte de l’intellectuel palestinien Saqr Abou Fakhr tiré d’«Ad Safir» à Beyrouth. On y apprend que « la civilisation arabe s’est éteinte avec la chute de Bagdad en 1258 », à la suite de laquelle les arabes cessèrent de créer et d’innover, excepté dans certains domaines limités et disparates.

« Or, la civilisation occidentale a été portée par trois innovations : l’imprimerie, la boussole et la poudre donnant la suprématie militaire ». Et ces innovations sont venues de Chine, dit l’auteur.

Le génie de l’Europe a toujours été d’intégrer et de développer des apports extérieurs. La pensée occidentale est ouverte sur l’innovation, contrairement à la pensée arabo-musulmane (autre constat de l’auteur précité).

Dès lors, qu’ont apporté à la civilisation occidentale les Avicenne (980-1037), Averroès (1126-1198) et Ibn Khaldun (1332-1406) ?

Eh bien l’Europe n’a pas eu besoin de ces penseurs arabes pour avancer sur la voie du progrès, conclut Saqr Abou Fakhr. Il explique :

« Sinon, on serait en droit de se demander pourquoi les principes énoncés par Averroès auraient été un facteur décisif de la Renaissance en Europe alors qu’ils n’ont eu, à la même époque, aucune influence sur la civilisation arabe ». Et il donne cette explication: « En fait, Averroès, Ibn Khaldun et Avicenne se trouvaient en quelque sorte en dehors du courant dominant d’une culture arabe qui les a d’ailleurs refusés et rejetés. Une culture qui, déjà à l’époque, sombrait tout comme aujourd’hui, sous le poids des fatwas, des oulémas, des théologiens et récitants du Coran, du même acabit qu’Al Ghazali, Ibn Taymiya, Al Chafei et Al Achaari »

Pourtant, les arabo-musulmans et certaines élites intellectuelles et politiques occidentales, continuent à affirmer que sans les Arabes, l’Europe n’aurait jamais pu sortir de l’obscurantisme du Moyen Age, les premiers par esprit de revanche sur l’Occident, les seconds dans le but de faire accepter l’islamisation de nos pays.

Essayer de nous faire croire que c’est grâce à l’apport des arabo-musulmans que l’Occident a pu se développer et progresser relève de la pure fantaisie, inspirée par la méconnaissance de l’histoire de l’islam et de l’Occident.

L’islam a-t-il été créatif ou innovateur ?

Difficile à prouver, mais guerrier et envahisseur, certes oui. Les armées arabo-musulmanes se sont distinguées par leur soif de conquête et l’invasion de nombreux pays, dans le seul but d’y apporter l’islam par la force du sabre. Lors de leurs invasions barbares, les arabo-musulmans ont soumis les habitants et se sont appropriés leurs inventions et découvertes, puis les ont « arabisées » par le truchement du vocable.

Les musulmans ont importé les chiffres dits arabes — qui remplacent les chiffres romains — la numération positionnelle et le zéro ? Ce sont des inventions d’origine indienne. L’inventeur du zéro de position s’appelle Brahmagupta, grand astronome et mathématicien indien. Et c’est un mathématicien perse qui inventa l’algèbre.

L’imprimerie, la boussole et la poudre à canon furent inventées par les chinois. De nombreux savants du mythique « âge d’or arabe » n’étaient pas tous des arabes d’ailleurs, mais furent arabisés et assimilés, comme le savant Perse Avicenne, des savants Ouzbeks, et des savants Berbères d’Andalousie.

Un autre mythe de l’âge d’or de la civilisation arabo-musulmane qui a la vie dure et resurgit de plus belle, comme une légende, est celui de la transmission du savoir grec à l’Occident, à l’origine du siècle des Lumières, par les arabo-musulmans.

Si la civilisation arabo-musulmane a pu, effectivement, briller pendant deux siècles, elle le doit, en quelque sorte, aux érudits arabes qui firent traduire tous les textes qui présentaient un intérêt scientifique quelconque. Les textes grecs furent traduits par des Chrétiens d’Orient, à partir du syriaque ou directement du grec, et non par des Arabes. Toutefois, Il y avait aussi une filière parallèle, constituée par des moines copistes, qui traduisaient directement du grec en latin.

Le rôle des Arabes dans la transmission du savoir grec à l’Occident est un mythe

Al-Fârâbî, Avicenne et Averroès ne lisaient pas un mot des textes originaux, mais seulement les traductions en arabe faites par les Araméens chrétiens.

Cette transmission du savoir et de la science des Grecs à l’Occident se fit surtout grâce aux Chrétiens d’Orient et aux moines d’Occident, une vérité que certains de nos islamophiles essayent de gommer en réécrivant l’histoire du Moyen Age. Décidément, la réécriture de notre histoire devient le passe temps favori de nos dhimmis intellectuels, au service de l’islamisation de l’Occident.

L’Occident d’ailleurs ne rompit jamais ses liens avec les enseignements des anciens grecs, grâce aux traductions des Chrétiens d’Orient et des Moines d’Occident, et les Arabes ne jouèrent aucun rôle dans le développement de l’Occident, qui progressa au fil de siècles, et l’amena à la position dominante actuelle.

Ces érudits, dévoués corps et âme à la cause de l’islam, semblent oublier que la civilisation européenne résulte d’un métissage entre la pensée hellénistique et judéo-chrétienne, et cette civilisation a des racines qui remontent au Ve siècle avant Jésus-Christ. Elle existait bien à avant l’invention de l’islam ! Par contre, la civilisation arabo-musulmane ne dura que deux siècles, et depuis le 13ème siècle, elle n’a guère progressé.

Nos intellectuels et politiques islamophiles se plaisent à nous rabattre les oreilles avec une contrevérité flagrante, affirmant que les racines de l’Europe sont autant chrétiennes que musulmanes, dans le but de diluer notre civilisation judéo-chrétienne, voire la faire disparaître dans les abysses de l’islam.

A ce sujet, dans son livre « Aristote au Mont Saint Michel »* Sylvain Gougenheim réfute cette thèse mensongère.

Son livre lui a d’ailleurs valu de nombreuses critiques, car il a eu l’audace de prouver que la transmission du savoir grec en Occident ne devait rien à l’islam, ce qui est à contre courant de la « bienpensance » actuelle, qui veut à tout prix voir dans l’islam toute la beauté du monde, l’islam des lumières, l’islam qui illumina le Moyen Age, plongé dans un affreux obscurantisme. C’est à l’Orient Chrétien que l’Occident est redevable et non au monde musulman.

« Les images biaisées d’une chrétienté à la traîne d’un ‘Islam des Lumières’ relèvent plus du parti pris idéologique que de l’analyse scientifique », écrit Gougenheim.

Finalement, le seul mérite des arabo-musulmans de l’âge d’or de l’islam fut de faire traduire par les Chrétiens Syriaques les textes grecs, qui leur apportèrent toutes les connaissances qui leur faisaient défaut, et ce dans tous les domaines, car ils étaient, avant tout, des guerriers et des marchands. Ils ne profitèrent de ces connaissances que pendant deux siècles, puis la culture musulmane sombra à nouveau dans l’obscurantisme sous l’influence des fatwas, des oulémas, des théologiens du coran, du salafisme, au nom du retour aux valeurs des ancêtres, pour qui le rationalisme équivalait à l’athéisme, punissable de la peine de mort.

Enfin, le dernier mythe de l’âge d’or arabo-musulman, celui de la grande tolérance de l’islam, imaginé par les islamophiles, pour nous faire accepter l’islam, s’effrite également.

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Pour accepter l’islam, l’Europe a forgé le mythe de l’Andalousie tolérante

Merci à Anne Marie Delcambre et à Bat Ye’Or pour leur lucidité et leur contribution à la vérité :

« Pour accepter l’islam, l’Europe a forgé le mythe de l’Andalousie tolérante qui aurait constitué un âge d’or pour les trois religions. Tout ce qui concerne les combats, le statut humiliant du non musulman, ou dhimmi, a été soigneusement gommé. Il s’agit d’une véritable falsification de l’histoire réelle » Anne Marie Delcambre.

« Les dhimmis connaissaient de terribles contraintes, ils étaient assassinés pour des peccadilles et leur témoignage ne comptait pas. L’interdiction de porter des armes les rendait très vulnérables. Il leur était interdit de construire ou de réparer leurs lieux de culte. Leurs vêtements discriminatoires, obligatoires, les exposaient à la vindicte et aux insultes dans la rue. C’est d’ailleurs là l’origine de la rouelle imposée aux juifs en 1215 par le Concile de Latran. Dans la rue, les dhimmis devaient marcher rapidement, les yeux baissés, passer à gauche des musulmans, c’est à dire du côté impur, et enterrer leurs morts en courant. Leur culte devait être silencieux et les processions étaient interdites.

Ils vivaient dans des ghettos dont on fermait les portes le soir. Le mariage d’un dhimmi avec une femme musulmane et le blasphème contre l’islam étaient évidemment punis de mort (…). Souvent accusés de collaborer avec les chrétiens de l’extérieur, les dhimmis chrétiens tentaient de détourner la colère islamique contre les juifs (…).

Cette histoire, qui a affecté une si large proportion de l’humanité, n’est même pas étudiée dans les universités. Elle est ignorée, alors qu’elle exige d’être examinée dans sa globalité et sa complexité.

C’est une histoire de violence, d’esclavage, de souffrance, de viols, de déportations, d’humiliation. Cette histoire a été occultée à l’époque de la colonisation, puis plus tard quand l’Europe a fondé ses relations avec le monde arabo-musulman, sur le partenariat ». Bat Ye’or

Cette « tolérance » islamique de l’âge d’or andalou sévit encore de nos jours en terre d’islam, et risque de se répandre en Occident, si nos gouvernements persistent dans leur politique d’islamisation.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

georges2012

Hadiths

Hadith Du 12/10/2015 : Le musc

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D'après Abou Sa'id Al Khoudri (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Le musc fait partie de vos meilleurs parfums ».

(Rapporté par Nasai et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°5914)

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : من خير طيبكم المسك

(رواه النسائي و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٥٩١٤)

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D'après Zayd Ibn Thabit (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ô Touba pour le Cham (*), Ô Touba pour le Cham, Ô Touba pour le Cham !

Ils ont dit : Ô Messager d'Allah ! Pourquoi cela ?

Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Voici les anges du Miséricordieux qui étendent leurs ailes sur le Cham ».

(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3954 qui l'a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)

(*) Le mot Touba utilisé ici est un mot qui signifie le bien abondant.

Le cham est une région qui comprend aujourd'hui la Palestine, la Syrie, la Jordanie...

عن زيد بن ثابت رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : يا طوبَى للشَّامِ يا طوبَى للشَّامِ يا طوبَى للشَّامِ

قالوا : يا رسولَ ! وبم ذلك ؟

قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : تلك ملائكةُ الرحمن باسطوا أجنحتِها على الشَّامِ

(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٩٥٤ و حسنه و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي

georges2012

On trouve beaucoup d'informations sur les Djinns et les Démons dans les hadiths.

Ce sont des témoignages et des rapport des événement qui onts eu lieu pendant et apres la vie du dernier Prophète envoyé par Dieu ,le Prophète Muhammad (pbsl).

C'est une mine d'or de renseignements fabuleuse.

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A PROPOS DES DJINNS

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Le Prophete (pbsl) à dit:

<< Il y à trois types de djinns:

Un type qui vole constament dans les airs,

un autre type qui prend la forme des serpents et des chiens,

et un autre type qui n'est pas capable de voler et qui reside à un endroit precis ou erre ici et la >>.

(recueilli par at-tabari et al-hakem-les fondement du tawhid de abou aminah bilal philips)

Le Prophète (pbsl) à dit:

"Il existe trois catégories de Djinns:

L'une peut voler dans l'air

Une autre pénétre dans les chiens et les serpents

Une derniere catégorie réside en un lieu donné,mais voyage dans les alentours."

(El Hakem,Tabarani,Baihaqi,avec une chaine sure)

Le Messager d’Allah a dit :

« Il n’y a aucun parmi vous qui n’ait pas un compagnon (qarine) parmi les djinns. »

- Même toi, ô Messager d’Allah ? Lui disent-ils.

- Même moi, répond t- il, en ajoutant : mais Allah m’a apporté son soutien contre mon compagnon djinn et il s’est convertit à l’Islam et ne m’ordonne que du bien »

(Muslim 2814).

L’Imam Ibn Kathir rapporte dans son Tafsir :

Les arabes avaient l’habitude, quand ils voulaient camper dans un lieu, de demander la protection du chef des djinns qui s’y trouvaient de peur de leur nuisance. En constatant cela, les djinns accablaient les hommes par la peur, la folie et la détresse de sorte que ces derniers redoutaient la puissance des djinns à tout moment et en tout lieu.

Ikrima a expliqué ce fait et dit :

« Les djinns et les hommes se redoutaient mutuellement mais les djinns éprouvaient une crainte plus intense que les hommes. Quand les hommes descendaient dans une vallée, les djinns prenaient la fuite.

Le chef des humains disait :

« Nous demandons la protection du maître de cette vallée » Les djinns se disaient alors : "Puisqu’ils nous craignent, approchons nous d’eux et accablons-les par la folie et la peur."

Oubay ibn ka’b (qu’Allah l’agrée) a rapporté :

« Des gens partirent pour aller à la Mecque et se perdirent en route. Quand ils virent la mort de leurs yeux et faillirent mourir, ils portèrent leurs linceuls et se couchèrent pour mourir. Un djinn vint les voir en passant entre les arbres.

Il dit :

« Je suis le dernier de ceux qui ont écouté le Prophète. J’ai entendu le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)

dire :

« Le croyant est le frère du croyant, il est son œil (son éclaireur) son indicateur et ne l’abandonne pas » voici l’eau et voici la route » et il leur indiqua l’eau et leur expliqua la route. »

(Rapporté par Abou Nou’aïm dans Dala il )

Dans une autre version rapportée par Abou Bakr ibn Mohamed il est dit :

« Quelques personnes partirent pour le Hajj durant le Califat de ‘Othman (qu’Allah l’agrée). Ils étaient terrassés par la soif et passèrent à un endroit où se trouvait de l’eau salée. L’un d’eux insista pour qu’ils continuent leur chemin, car il craignait que cette eau ne les tue, il dit :

« Il y a de l’eau plus loin devant nous »

et ils voyagèrent jusqu’au soir, mais sans trouver d’eau. Ils se dirent mutuellement : « Nous devrions retourner au point d’eau salée. » Ils partirent à la nuit tombée et ils atteignirent un acacia. Un homme qui était très noir vint vers eux et les salua.

Il les interpella :

« Caravane ! J’ai entendu le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dire :

« Quiconque croit en Allah et au jour du Jugement doit aimer pour les musulmans ce qu’il aime pour lui-même et il doit détester pour les musulmans ce qu’il déteste pour lui-même. »

Continuez d’avancer jusqu’à ce que vous atteigniez une colline. Puis dirigez-vous vers la gauche et vous trouverez là de l’eau. »

L’un d’eux dit alors :

« Par Allah, ça doit être un Chaïtan. »

Un autre dit :

« Un Chaïtan ne parlerait pas comme il vous a parlé », voulant dire ainsi que c’était un Djinn croyant. Ils cheminèrent jusqu’à l’endroit indiqué et y trouvèrent de l’eau. »

Ali (que Dieu l'agrée) rapporte du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) :

"En disant "Au nom de Dieu" (Bismillâh) avant d'entrer aux toilettes, l'intimité de l'homme est cachée du regard des djinns".

(Ibn Mâja)

Ibn 'Abbas a dit :

« Lorsque le Prophète et un groupe de ses compagnons sortirent pour aller au marché de Ukaadh, les diables furent empêchés d'écouter les informations en provenance du ciel ; des météores les assaillirent de toutes parts et ils s'en retournèrent à leur peuple et l'informèrent de ce qu'il leur était arrivé. Quelques uns suggérèrent que quelque chose avait dû avoir lieu et ils se répandirent sur la terre à la recherche de cette chose. Certains d'entre eux croisèrent le Prophète et ses compagnons alors qu'ils accomplissaient la Salât et ils entendirent la récitation du Coran. Ils se dirent que ce devait être cela qui les avait empêché d'écouter aux portes du ciel. Lorsqu'ils retournèrent à leur peuple ils lui dirent :

{ Dis: Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille, puis dirent: Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur.

[sourate 72 Versets 1-2]

(Sahih al-Boukhari (arabe anglais), vol.6, pp. 415-6, no.443) et Muslim (Sahih Muslim (traduction anglaise),

vol.1, pp.243-4, no 908, at-Tirmidhi et Ahmed)

« Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? » (sourate-Ar-Rahmân ‘Le Tout Miséricordieux).

Quand ces versets furent révélés, les compagnons du prophète (BP sur lui) restèrent silencieux.

Le prophète s’étonna de leur silence et demanda :

« Pourquoi ne parlez-vous donc pas ?

Ces versets on fait parler les djinns ! ».

Les compagnons demandèrent :

« Qu’est ce que les djinns ont dit ? ».

Le prophète dit :

« Il dirent : Nous ne nions aucun de tes bienfaits seigneur!».

Al Bukhari rapporte un hadith dans lequel il est mentionné que le Prophète demanda à Abu Hurayra de lui apporter des pierres avec lesquelles il puisse se nettoyer.

Il dit :

« N’apporte pas d’os ni d’excréments »

Plus tard, Abu Hurayra lui demanda la raison de cette interdiction.

Il dit :

« Ils font partie de la nourriture des djinns. Une délégation des djinns Nasibi, qui sont les meilleurs parmi les djinns, est venue me demander des vivres pour un voyage. J’ai alors invoqué Allah en leur faveur afin qu’ils ne passent pas à proximité d’un os ou d’un excrément sans pouvoir en tirer quelque nourriture ».

D'après Ibn Mas'oud (que Dieu l'agrée) le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit :

"Un djinn est venu me convoquer et je suis parti avec lui et leur ai lu le Coran".

Le Messager nous a conduit sur leur campement et nous a montré leurs traces et celles de leur feu. Quand les djinns lui ont demandé un viatique, il leur a répondu :

"Il vous appartient tout os d'un animal dont le tueur a mentionné le nom de Dieu au moment de la mise à mort de l'animal" ; si un tel os tombe dans nos mains, il se transforme en viande. De même tout crottin est un aliment pour vos bêtes".

Et le Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui ) d'ajouter:

"Ne les utilisez pas pour vous nettoyer après les besoins humains car c'est un viatique pour vos frères parmis les djinns".

(Muslim n°450)

Une autre version il a dit :

"Une excellente délégation des djinns de Noussaybin est venue me voir pour me demander un viatique , et, j'ai prié Dieu pour que tout crottin qu'ils trouvent sur leur chemin comporte de la nourriture pour eux".

(Al-Boukhari n°3571)

Le Prophète à dit:

« Un groupe de djinns s’est converti à Madinah; lorsque vous voyez l’une de ces vermines (insectes), lancez-lui un avertissement en trois fois d’abord (afin de savoir s’il ne s’agit pas d’un de ces Djinns musulmans qui a revêtu la forme de cet insecte) , ensuite, si vous le voulez, tuez-le ».

(Rapporté par Tirmidhi.)

Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui ) a dit :

« Le voile qui empêche les yeux des djinns de voir les parties honteuses des humains réside dans le fait de dire avant d’entrer dans un lieu d’aisance :

«Bissmillah»

( Rapporté par at-Tirmidhi, 551 voir Sahih al-djami ,°3611 ).

L’imam Muslim et l’Imam Ahmad (qu’Allah leur fasse miséricorde !) rapportent selon une tradition de ‘A’isha, qu’elle a dit :

« L’Envoyé d’Allah (saw) a dit :

« Les anges sont créés de lumière, les djinns sont créés d’un feu sans fumée, et Adam est créé de ce qui qui vous a été décrit (de terre). »

(Hadîth authentique)

Ibn Mas’oud ( puisse Allah l’agrée ) dit :

« Un des compagnons de Muhammad (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui ) a rencontré un djinn et l’a battu au bout d’une lutte et lui a dit :

Je te trouve d’une grande faiblesse : tes bras ressemblent dans leur maigreur à ceux d’un chien !

Est-ce que tous les djinns sont comme ça ou c’est toi seul qui l’est ?

- Non, je suis même considéré par eux comme robuste ;.

engageons un deuxième tour de lutte, si tu me bats, je t’apprendrait quelque chose qui te sera utile.

- Oui

- Tu récites :

«Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même « Al-Qayyoûm ». Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ?Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône « Koursî », déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. » (Coran, 2 :255 )

- Oui.

- Tu ne le réciteras dans une maison sans que Satan en sorte en pétant comme un âne et il n y reviendra jusqu’au matin.

( rapporté par Darami,3247).

D'après 'Abdullah bin Abderrahman Ibn Abi Sa'sa'a, d'après son père, Abu Sa'id AI-Khoudry (qu'Allah l'agrée) a dit :

« Je vois que tu aimes les moutons et le désert alors si tu t'isoles parmi tes moutons ou dans ton désert, appelle à la prière à haute voix car tout djinn, tout homme ou tout objet qui entend la voix du mouadhin lui servira comme témoin (en sa faveur) le jour de la résurrection ».

Puis Abu Sa'id a ajouté :

« J'ai entendu le Messager de Dieu dire ce hadith »

(Ahmad, Al-Boukhâry, An-Nasaï et Ibn Majah ont rapporté ce hadith )

Al Athram rapporte d'après Oubeyd ibn Omar qui dit qu'une femme qui a vu son mari disparaître est venue voir le Calife Omar. Le calife Omar lui dit d'attendre quatre années. Après ces quatre années elle est venue de nouveau voir le Calife Omar qui lui dit de faire 'La I'da"période de viduité quatre mois et dix jours. Après il appela le tuteur de la femme et lui dit qu'il peut la marier .

Après un certain temps le premier mari réapparaît Le Calife Omar lui demanda où il était tout ce temps!.Il dit à Omar qu'il a été enlevé par des Djinns et il ne savait même pas sur quelle terre il était. Il était un esclave chez eux jusqu'à un jour il y a eu une bataille entre djinns croyants et ceux qui l'ont enlevé .Il fut libéré par les premiers .Que la nuit ils prenaient la forme humaine et le jour ils changeait d'apparences. Ceux qui l'ont libéré le transportèrent jusqu'à chez lui. Omar lui dit de choisir entre reprendre sa femme ou la dot .Il choisit la dot .Qu'elle se trouve en enceinte et par conséquent il ne peut pas la reprendre."

(Rapporté dans le livre Al Moughni de ibn Quoudama tome 9.p.135.)

Du temps de 'Omar, un homme fut enlevé par des djinns, et il resta quatre ans entre leurs mains, puis il revint et révéla que des djinns idolâtres l'avaitent enlevé et maintenu en captivité jusqu'au moment où des djinns musulmans vinssent les envahir et les vaincre. Ce sont eux qui le ramenèrent chez lui.

(Al-Boukhari 7/445-446)

Saad Ibn Oubada fut tué par des djinns pour avoir uriné dans un trou qui leur servait d'abri.

A ce propos, les djinns déclarèrent :

"Nous avons bien tué Saad Ibn Oubada En lui lançant une flèche qui ne rata pas son coeur".

(Manar as-Sabil 2/88)

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A PROPOS DE LA MAISON

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Le Prophète (saws) a dit :

« Lorsque l'homme entre chez lui et qu'il invoque Dieu en entrant et avant de manger, le Diable dit (à ses congénères) : « Vous n'avez dans cette maison ni lieu où passer la nuit, ni de quoi dîner ! ».

Lorsqu'il entre sans invoquer le Nom de Dieu alors le Diable dit :

« Vous êtes arrivés au lieu où vous pouvez passer la nuit »,

si de plus il oublie d'invoquer Dieu avant de manger alors il dit :

« Vous voilà arrivés au lieu où vous avez le gîte et le couvert »

(Rapporté par Muslim)

Jaber Ben Abdullah a rapporté qu’il a entendu le Prophète (saw) dire :

« Lorsque l’un de vous entre dans sa demeure et invoque le nom d’Allah en entrant et en mangeant, le diable dit (à sa cohorte) :

« Vous n’aurez ni gîte ni nourriture ».

Mais s’il entre chez lui sans invoquer le nom d’Allah, le diable dit alors :

« Votre gîte est assuré ».

Et quand il mange sans invoquer le nom d’Allah, le diable dit :

« Vous aurez votre gîte et votre nourriture ».

(Hadith rapporté par Muslim)

Muslim rapporte selon une tradition de ‘Abd Allah ibn ‘Umar que L’Envoyé d’Allah (saw) a dit :

« Quand l’un de vous mange, qu’il se serve de la main droite, et également quand il boit, qu’il se serve de sa main droite, car Satan mange avec sa main gauche et boit avec sa main gauche. »

(Hadîth authentique rapporté par Muslim)

Houdheyfa rapporte:

«Quand nous partagions un repas avec le Messager de Dieu (pbsl), nous n'y mettions pas la main avant lui. Nous avons une fois pris part à un repas avec lui. Une fillette arriva en courant comme poussée par quelqu'un. Elle s'apprêta à mettre la main dans le repas quand le Messager de Dieu la lui saisit pour l'en empêcher. Puis arriva un Bédouin se pressant comme poussé par quelqu'un. Il tendit la main vers le plat mais le Messager de Dieu la lui retint.

Il dit:

«Le Diable se permet votre manger tant qu'on n'a pas prononcé le nom de Dieu sur lui. C'est pour cela qu'il fit venir cette fille afin de se servir d'elle pour avoir droit au repas. Il fit venir le Bédouin pour la même raison. J'ai retenu à chaque fois leur main. Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, la main du Diable était dans la mienne en même temps que celle de ces deux-là».

Il prononça alors le nom de Dieu et mangea».

(Rapporté par Muslim)

Jaber à rapporté que le Messager D'Allah (pbsl) a dit:

<< Shaytan est présent dans tout ce que vous faites.Il est même lâ quand vous mangez.

Si vous laissez de côté un morceau, il le prend.On doit finir chaque plat et ne rien laisser pour Shaytan.Quand vous avez terminé, léchez vous les doigts, car personne ne sait dans quelle partie de la nourriture se trouve la bénédiction >>.

( Rapporté par Muslim, At Tirmidhi )

L'Envoyé de Dieu était assis en compagnie d'un homme qui prenait son repas.

Cet homme n'a pas invoqué le nom de Dieu ( Bismillah) avant de commencer, et il ne restait dans son plat qu'une bouchée.

Quand il l'approcha de sa bouche, il dit alors :

"Au nom de Dieu au début et à la fin."(Bismillah fî awwalih wa âkhirih).

Le Prophète rie alors et dit :

'Le démon ne cessait de manger avec lui, mais quand l'homme mentionna le nom de Dieu, il(le démon) vomit tout ce qu'il a mangé.

(Rapporté par Abû Dâwud et Al Nissâî)

Aïcha (radhia Allâhou anha) rapporte que des gens questionnèrent le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) à propos des devins. Il répondit :

"Ils ne savent rien."

Ils demandèrent alors: "Ô Envoyé d'Allah, ils nous disent parfois des choses justes."

L'Envoyé d'Allah (sallâllâhou alayhi wa sallam) répondit:

"C'est une parole juste que le génie (djinn) a dérobée et qu'il a soufflée à son protégé. Mais il y mêlent cent mensonges."

(Boukhâri et Muslim)

Aïcha rapporte que lorsqu'elle s'informa auprès du Prophète sur les diseurs de bonne aventure, il lui dit qu'ils n'étaient rien. Elle lui fit alors remarquer qu'ils disaient parfois des choses qui étaient vraies. Ce à quoi le Prophète répondit :

« C'est une partie de la vérité que le Djinn vole et qu'il confie à l'oreille de son ami ; mais il y ajoute une centaine de mensonges. »

(Recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe anglais), vol.7, p.439, no.687) et Muslim (Sahih Muslim

(traduction anglaise), vol.4, p.1209, no 5535...)

Le Prophète a décrit de quelle manière les Djinns obtiennent de l'information sur le futur. Il a relaté que les Djinns étaient capables d'atteindre les basses sphères du ciel et d'écouter certaines informations à propos du futur lorsque les Anges se les échangent entre eux. Ils retournent ensuite sur terre pour informer leurs contacts humains.

[Recueilli par al-Boukhari et Muslim (Sahih Muslim (traduction anglaise), vol.4, p.1210, no 5538)

Le Prophète a dit :

«Ils (les Djinns) ont pour habitude de se passer l'information de haut en bas, jusqu'à ce qu'elles atteignent les lèvres d'un magicien ou d'un voyant. Quelque fois un météore les rattrape avant qu'ils ne puissent transmettre l'information. Si l'information parvient sur terre avant qu'ils ne soient frappés par les météores, ils y ajouteront une centaine de mensonges.»

(Hadith recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe anglais), vol.8, p.150, no.232) et at-Tirmidhi)

D’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée !), l’Envoyé d’Allah (saw) a dit :

« Ne rendez pas vos maisons comme des tombes mais récitez dedans la sourate «

La Vache»,

Satan n’entre jamais dans une maison où on récite la sourate «La Vache».

(Hadîth authentique rapporté par Muslim, Abû Dâwûd, at-Tirmidhî, Ahmad)

D’après Anas (qu’Allah l’agrée !), l’Envoyé d’Allah (saw) a dit :

« Satan quitte la maison quand il entend qu’on y récite la sourate «La Vache».

(Hadîth rapporté par Abû ‘Ubayd avec une assez bonne chaîne de rapporteurs)

l’Envoyé d’Allâh (pbsl) a dit :

« Dans la sourate « La Vache », il y a un verset [Âyat al-Kursî] qui est le Chef des Versets du Coran, il n’est pas récité dans une maison sans que le démon ne la quitte. »

(rapporté par Abû Hurayra)

Abu Darda rapporte que le Prophète (pbsl) a dit :

« Quand dans une ville ou à la campagne il y a trois hommes qui ne font pas la prière en commun, c’est certainement que le diable les a mis sous sa férule.

Astreignez-vous à la prière en commun car le loup ne mange du troupeau que la bête isolée. »

(rapporté par Abu Daoud)

georges2012

une liste diachronique des massacres de Juifs commis par les Musulmans:

624. Après la victoire de Badr, début de l'élimination des juifs.

625. Expulsion du clan juif des Al Nadir.

626. Massacre des juifs Beni Khazradj et partage des familles et du butin.

Expédition contre les juifs Beni Qoraizha, insultés par Mahomet : "O vous, singes et cochons".

Massacre des 700 juifs Beni Qoraizha, liés pendant trois jours, puis égorgés au-dessus d'un fossé, avec les jeunes garçons.

Meurtre du juif Kab chef des Beni nadhir poète satiriste, et de sa femme, qui s'était moqué de Mahomet

Expédition contre les juifs de Kaihbar.

Meurtre sur ordre de Mahomet du juif Sallam Abou Rafi

 

Mahomet fait couper les palmiers de l'oasis des juifs Beni Nadhir

 

Mahomet prend parmi les Beni Qoraizha une jeune fille très belle comme part du butin

 

Près la bataille du Fossé, en 627, Muhammad décide d’en finir avec la tribu des Banu-Kuraiza, qu'il accuse d'avoir soutenu ses ennemis ; Sur son ordre, les musulmans décapitent 600 à 700 hommes (d’autres sources écrivent 600 à 900 victimes) s’emparent des biens de la tribu, et vendent les femmes et les enfants en esclavage.

même époque: expulsion des Nadir et leur massacre

628. Mahomet aux juifs beni Qainoqa : "Si vous n'embrassez par l'islam, je vous déclare la guerre".

Rapt des femmes et enfants de la tribu des Moshjarik

Attaque des juifs de Khaïbar, et torture des prisonniers

Prise de l'oasis juive de Fadak comme bien personnel de Mahomet

Soumission des juifs de Wadil Qora.

630. Soumission des juifs et chrétiens de Makna, Eilat, Jarba

Mort de Mohammed

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638. Expulsion des juifs de Jérusalem

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640. Expulsion des juifs du Hedjez

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643. Expulsion des juifs de Khaibar par Omar

Prise de Reï : "Le sang coulait dans la ville comme un ruisseau"

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940. Décapitation de l'exilarque juif de Bagdad pour avoir souillé le nom de Mahomet

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945. Assassinat par une foule de fanatiques du dernier exilarque juif de Bagdad

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948. Fermeture de l'école de théologie juive de Bagdad "Sora".

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georges2012

Éric Zemmour : « L’islam est un nouveau communisme qui a lui aussi ses dérives mafieuses, terroristes… »

Le Zemmour du mardi. « Les convertis à l’islam font la Une des médias. La semaine dernière, c’était la chanteuse Diam’s, ce fut hier le délinquant djihadiste Jérémy Louis-Sidney. On se souvient des footballeurs Ribéry ou Anelka, ou encore du rappeur Abd al Malik. Enfin, rien de commun bien sûr entre tous ces cas si ce n’est leur foi nouvellement acquise mais aussi le lieu où ils ont grandi : ces banlieues des grandes villes où les populations immigrées sont devenues majoritaires. Comme si la pression culturelle de ces quartiers finissait par imposer aux infidèles d’embrasser la foi dominante. Là où notre époque ne voit qu’une démarche personnelle, il y aurait donc avant tout dans ces conversions l’influence du groupe : ces jeunes qui ne supportent aucune contrainte ne semblent pas effrayés par la rigueur du dogme coranique. Après tout, l’islam est la seule religion où l’apostasie – la conversion à une autre foi – demeure punie de mort. Ce dogmatisme est même sans doute une des raisons paradoxales de son attrait : un univers ordonné dans une société où règne le désordre, une foi du charbonnier simple et accessible dans une société matérialiste qui a expulsé toute spiritualité. Ces convertis découvrent enfin souvent la chaleur fraternelle des familles traditionnelles dans un monde où elles ont explosé.

L’islam d’importation récente en France n’a pas subi la grande lessive rationaliste et individualiste de la modernité. Elle reste une religion où le collectif s’impose vraiment à l’individu, où on demande au converti de devenir un autre : de changer de prénom pour marquer sa nouvelle filiation, ce qu’exigeait jadis l’assimilation à la française, où les grands frères imposent sans état d’âme et s’il le faut, violemment, la loi du Coran aux sœurs et aux petits. Une sorte de communisme, mais avec Dieu. Un communisme qui s’installe précisément dans les anciennes ceintures rouges où régnait jadis le parti des travailleurs. Un communisme qui s’érige à son tour en contre-société sur le territoire français. Un communisme qui a lui aussi ses dérives mafieuses, terroristes : on se souvient des Brigades rouges qui faisaient des hold-ups pour financer la cause. L’islam, comme le communisme, est un internationalisme qui fait passer l’oumma, la communauté des fidèles, avant l’attachement à la nation. L’oumma, c’est L’Huma, disait un spécialiste de l’islam. Une internationale qui n’a pas grand chose à avoir avec les traditions françaises que ces convertis rejettent parfois avec une rare violence, comme pour se faire mieux accepter de leur nouveau groupe. « Sale Français », « sale juif » sont des insultes souvent synonymes. Cet antisémitisme n’a rien à voir avec une vieille tradition nationale. Mohamed Merah ou Jérémy Louis-Sidney, les manifestants salafistes qui, devant l’ambassade américaine, protestaient contre le film sur Mahomet en criant « Mort aux juifs ! » n’avaient lu ni Charles Maurras ni Édouard Drumont. »

Et Laurent Bazin, le présentateur de la matinale de RTL, de préciser : « Éric Zemmour, on a entendu que vous n’avez pas mis tous les convertis à l’islam dans le même sac. »