L'homme qui refusa de faire le salut nazi
10 février 2012 - 09:29 #1
http://www.lexpress....tml#xtor=AL-447
Il s'appelle August Landmesser. Un jour de 1936, à Hambourg, il refuse de faire le salut fasciste, au milieu d'une foule qui lève le bras à l'unisson. Il avait des "raisons personnelles de ne pas faire le salut nazi", lit-on sur le site du Washington Post.
Capture d'écran de la page Facebook de Senri no michi
La photo d'un homme, bras croisés, refusant de faire le salut nazi à Hambourg un jour de 1936, fait le tour du monde grâce à une page Facebook... japonaise. Voici son histoire.
Il s'appelle August Landmesser. Un jour de 1936, dans l'Allemagne d'Adolf Hitler, il refuse de faire le salut nazi, au milieu d'une foule qui lève le bras à l'unisson pour célébrer le départ d'un navire flambant neuf du port de Hambourg. La scène a été immortalisée par un photographe. Et le cliché est réapparu il y a quelques jours sur Internet, faisant rapidement le tour du monde.
La photo a été postée le 4 février sur la page Facebook d'une organisation visant à aider les victimes du séisme qui a touché le Japon en mars 2011. Séisme suivi d'un tsunami meurtrier et de la catastrophe de Fukushima. Depuis, plus de 87 000 internautes ont "aimé" cette photo sur le réseau social, près de 32 000 l'ont "partagée" et près de 7000 ont déposé un commentaire.
Pour l'organisation japonaise Senri no michi, cet instantané symbolise "le courage de dire non". "Courage", c'est aussi le titre que lui a donné Fasena, un site d'informations sur le camp de concentration d'Auschwitz, cité par le Washington Post.
Une famille "déchirée par l'Allemagne nazie"
Quand la photo est prise, August Landmesser travaille encore au chantier naval de Hambourg. D'où sa présence au lancement d'un navire Blohm & Voss. D'après un site mentionné par le Huffington Post, ce jour-là, Adolf Hitler lui-même se trouve à Hambourg pour participer aux célébrations. "August Landmesser a alors des raisons personnelles de ne pas faire le salut nazi", lit-on sur le site du Washington Post.
Un an avant le cliché, en 1935, le jeune homme de 25 ans épouse Irma Eckler, 22 ans. Problème majeur dans l'Allemagne de l'époque: elle est juive. La loi nazie interdit leur union. August Landmesser est exclu du parti nazi auquel il a adhéré en 1931. Le couple défie aussi l'Allemagne nazie en mettant au monde deux petites filles, Ingrid en octobre 1935 et Irene en juillet 1937.
Le couple est arrêté en 1938. August Ladmesser et sa femme sont emprisonnés pour avoir "déshonoré la race". Ils sont condamnés aux travaux forcés. August Landmesser, lui, est remis en liberté en 1941, mais aussitôt envoyé au front, où l'on perd sa trace. Elle serait morte en détention en 1942. Les deux enfants sont envoyées à l'orphelinat. Mais elles survivent.
Comment sait-on qu'il s'agit bien de lui sur cette photo élevée au rang de quasi-icône? En 1991, Irene reconnaît son père sur la photographie utilisée par un journal allemand. Depuis quelques années déjà, elle rassemble des documents sur le destin de ses proches. Elle en fait même un livre, publié en 1996, dans lequel elle raconte l'histoire de sa famille "déchirée par l'Allemagne nazie".
Il s'appelle August Landmesser. Un jour de 1936, à Hambourg, il refuse de faire le salut fasciste, au milieu d'une foule qui lève le bras à l'unisson. Il avait des "raisons personnelles de ne pas faire le salut nazi", lit-on sur le site du Washington Post.
Capture d'écran de la page Facebook de Senri no michi
La photo d'un homme, bras croisés, refusant de faire le salut nazi à Hambourg un jour de 1936, fait le tour du monde grâce à une page Facebook... japonaise. Voici son histoire.
Il s'appelle August Landmesser. Un jour de 1936, dans l'Allemagne d'Adolf Hitler, il refuse de faire le salut nazi, au milieu d'une foule qui lève le bras à l'unisson pour célébrer le départ d'un navire flambant neuf du port de Hambourg. La scène a été immortalisée par un photographe. Et le cliché est réapparu il y a quelques jours sur Internet, faisant rapidement le tour du monde.
La photo a été postée le 4 février sur la page Facebook d'une organisation visant à aider les victimes du séisme qui a touché le Japon en mars 2011. Séisme suivi d'un tsunami meurtrier et de la catastrophe de Fukushima. Depuis, plus de 87 000 internautes ont "aimé" cette photo sur le réseau social, près de 32 000 l'ont "partagée" et près de 7000 ont déposé un commentaire.
Pour l'organisation japonaise Senri no michi, cet instantané symbolise "le courage de dire non". "Courage", c'est aussi le titre que lui a donné Fasena, un site d'informations sur le camp de concentration d'Auschwitz, cité par le Washington Post.
Une famille "déchirée par l'Allemagne nazie"
Quand la photo est prise, August Landmesser travaille encore au chantier naval de Hambourg. D'où sa présence au lancement d'un navire Blohm & Voss. D'après un site mentionné par le Huffington Post, ce jour-là, Adolf Hitler lui-même se trouve à Hambourg pour participer aux célébrations. "August Landmesser a alors des raisons personnelles de ne pas faire le salut nazi", lit-on sur le site du Washington Post.
Un an avant le cliché, en 1935, le jeune homme de 25 ans épouse Irma Eckler, 22 ans. Problème majeur dans l'Allemagne de l'époque: elle est juive. La loi nazie interdit leur union. August Landmesser est exclu du parti nazi auquel il a adhéré en 1931. Le couple défie aussi l'Allemagne nazie en mettant au monde deux petites filles, Ingrid en octobre 1935 et Irene en juillet 1937.
Le couple est arrêté en 1938. August Ladmesser et sa femme sont emprisonnés pour avoir "déshonoré la race". Ils sont condamnés aux travaux forcés. August Landmesser, lui, est remis en liberté en 1941, mais aussitôt envoyé au front, où l'on perd sa trace. Elle serait morte en détention en 1942. Les deux enfants sont envoyées à l'orphelinat. Mais elles survivent.
Comment sait-on qu'il s'agit bien de lui sur cette photo élevée au rang de quasi-icône? En 1991, Irene reconnaît son père sur la photographie utilisée par un journal allemand. Depuis quelques années déjà, elle rassemble des documents sur le destin de ses proches. Elle en fait même un livre, publié en 1996, dans lequel elle raconte l'histoire de sa famille "déchirée par l'Allemagne nazie".
10 février 2012 - 09:45 #2
Raaaa ces gens qui veulent toujours se démarquer, qu'est ce que ça m'énerve !
10 février 2012 - 11:16 #3
Comme il aimait une juive il savait que ce proclamait Hiltler et sa clique n'était que mensonge et manipulation. Mais pour les autres qui ne savaient ou ne voulaient pas savoir, la manipulation était redoutable.
10 février 2012 - 21:48 #4
Heureusement qu'il y des gens qui ont des convictions et qui les défendes
11 février 2012 - 13:57 #5
je suis d accord avec FAFA
Heureusement qu il y a encore des gens qui défendent leurs convictions
et bravissimo à ce monsieur
chapeau bas
Heureusement qu il y a encore des gens qui défendent leurs convictions
et bravissimo à ce monsieur
chapeau bas
11 février 2012 - 17:04 #6
Trois hommes qui acceptent volontiers de faire le salut nazi :
http://www.forumfr.c...salut-nazi.html
http://www.forumfr.c...salut-nazi.html
... et qui se croient très rebelles et très intelligents.
http://www.forumfr.c...salut-nazi.html
http://www.forumfr.c...salut-nazi.html
... et qui se croient très rebelles et très intelligents.
11 février 2012 - 18:50 #7
Le salut nazi n'est pas à proprement parlé interdit en France contrairement à l'Allemagne. Par contre, les personnes qui le font peut être poursuivies pour incitation à la haine raciale et à l'émeute.
25 février 2012 - 15:13 #9
Tout est une question de point de vue. Est-ce que Hitler se demandait si ses convictions étaient bonnes? On peut prétendre qu'il était fou mais il devait croire à ce qu'il disait pour agir comme il l'a fait.





