Pheldwyn
mardi 28 août 2007 à 04:21
Pour ma part (et sur les conseils de ma soeur), je poursuit la série des Pierre Bordage que j'arrive à me mettre sous les yeux.
J'ai lu avec délice
Wang (2 tomes), et là je suis en plein dans
Les Derniers Hommes. Les deux sont des romans d'anticipations, et toujours dans le style bordage : des personnages attachants, torturés, une écriture humaniste.
La raison même de la SF ... j'accroche vraiment
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Dans Wang d'abord : un rideau électromagnétique a été dressé entre les pays occidentaux et le reste du monde, qui vit alors reclu dans la pauvreté, le chaos. Wang, un chinois éduqué par sa grand-mère au Tao de la Survie, fuit vers l'Occident dans l'espoir d'avoir une vie meilleure ... et le voilà qui se retrouve au sein de jeux du cirques modernes, chair à canon d'un duel bien réel, entre deux stratèges de l'occident concourant aux jeux uchroniques, nouveaux jeux olympiques de l'occident ...
Un roman d'anticipation agréable, une critique de l'inhumanité de notre monde moderne, de l'exploitation de l'occident des autres pays du tiers monde sous la forme d'un futur assez sombre. Bref, de la SF pure.
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Dans les Derniers Hommes : suite à la Troisième guerre mondiale, la quasi-totalité de la planète est devenue invivable, la flore asphyxiée, les eaux empoisonnées. Seules quelques tribus nomades ont survécu, et tentent de survivre encore, chaque jour, échappants aux armées de robots qui continuent une guerre finie pourtant depuis des décennies, aux nuées d'animaux génétiquement modifiés, aux venins mortels. Le jeune Solman, boiteux de son état, est le donneur du peuple Aquariote, le peuple chargé d'approvisionner en eau l'ensemble des tribus.
Son état de donneur offre à Solman la possibilité de sonder à travers les âmes, de reconnaître la musique du mensonge, de la peur, de l'amour ou de la haine chez un individu. Tout se complique lorsque son don semble révéler à Solman une horrible et insondable vérité : l'heure de l'Apocalypse ne va pas tarder à sonner, la fin des Derniers Hommes semble s'approcher à grand pas.
Sinon, j'ai fait un bref détour par
le Dieu dans l'Ombre de Megan Lindhom (alias Robin Hobb), un roman qui tranche avec ce que l'on peut avoir l'habitude de lire d'elle. Certes c'est un roman fantastique, mais la place de celui-ci reste en filigrane tout du long pour s'imposer dans les derniers chapitres ... car tout le début est consacré à la vie de la jeune héroïne, Evelyn, une (auto?)biographie poignante, l'histoire d'une fille qui a toujours été à part, mal dans sa peau, hors des normes, inadaptée peut-être aux autres, isolée.
Et on l'accompagne dans son enfance en Alaska entre ses nombres frères et soeurs, ou encore maintenant, perdue au sein de sa belle famille, et l'on ressent avec elle sa peine, son isolement, ses états d'âmes, on (re)vit avec elles toutes ces situations du quotidien - horripilantes ou non , et l'on observe cette galerie de portraits d'une amérique superficielle. La description est parfois incisive, cynique, l'auteur sait nous faire sourire et nous faire un peu perdre pied, nous toucher.