Aller au contenu

Les séismes du gaz de schiste


Invité veau2k

Messages recommandés

Invité veau2k
Invités, Posté(e)
Invité veau2k
Invité veau2k Invités 0 message
Posté(e)

(Agence Science-Presse) L’exploitation de gaz de schiste peut causer des séismes, mais l’exploitation de pétrole aussi.

Il y a deux ans que l’histoire circule parmi les opposants à l’exploitation de gaz de schiste: les tonnes d’eau employées dans l’opération pourraient-elles être responsables de mini-séismes?

dreamstime_xs_12677940.jpg

Des géologues affirment avoir établi en quelques endroits des États-Unis une corrélation entre l’augmentation du nombre de séismes et les puits de gaz de schiste —depuis janvier, ils semblent avoir une cause solide en Ohio— tandis que d’autres géologues sont sceptiques.

Il faut souligner qu’en Ohio, les géologues ne pointent pas comme responsable la fracturation, c’est-à-dire l’opération qui consiste à expédier à très haute pression des tonnes d’eau à un kilomètre de profondeur pour faire éclater la roche contenant le gaz. Ils blâment plutôt les tonnes d’eaux usées qui restent là-dessous ou dont les exploitants se débarrassent en les vidant dans des formations naturelles de roches sédimentaires.

Mais voici qu’une étude apporte un bémol qui ne rassure ni ne lève le voile. Oui, la fracturation hydraulique peut légèrement augmenter le nombre de séismes dans un lieu donné; mais l’exploitation «conventionnelle» de pétrole et de gaz naturel en est aussi capable. Cette dernière implique elle aussi l’injection sous la terre de grandes quantités d’eaux usées, lorsqu'on veut aller chercher la partie la plus difficile à extraire du combustible.

Le rapport du Conseil national de recherche des États-Unis ne présente aucun calcul sur, par exemple, le taux d’augmentation des séismes qu’on pourrait associer à tel ou tel type d’exploitation. À Youngstown, Ohio, lieu d’exploitation du gaz de schiste, les rapports, en janvier dernier, parlaient de deux séismes de 2,7 et 4,0 à l’échelle de Richter, ce dernier étant juste à la limite de ce qui est perceptible par les humains.

Au final, la conclusion est qu’il s’agit d’un banal problème de physique, avant même d’être une question de géologie: expédier d’aussi grandes quantités d’eau là-dessous crée une pression inattendue sur les roches souterraines, augmentant le risque que dans la région, cette pression ne finisse par toucher une faille. D’où, un séisme. Les auteurs du rapport effleurent la politique en s’étonnant qu’aucune norme ne semble exister au sein d’aucune de ces industries —pétrole, gaz naturel, gaz de schiste ou même géothermie— pour minimiser les risques.

Source: http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2012/06/27/seismes-gaz-schiste

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, ventoux , 47ans Posté(e)
glaurren Membre 2 812 messages
47ans‚ ventoux ,
Posté(e)

Je l 'avalt dit!!!

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité veau2k
Invités, Posté(e)
Invité veau2k
Invité veau2k Invités 0 message
Posté(e)

Le débat est encore ouvert en France, quant à l'exploitation du gaz de schiste, ça serait peut-être pas très malin, sachant qu'on a un peu des centrales nucléaires aux quatres coins de France, que de créer des tremblements de terre, en conscience..:o°

PARIS (AFP) - 27.06.2012 16:49

Les Parcs naturels régionaux de France maintiennent leur opposition aux gaz de schiste, prenant à contre-pied un rapport de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) favorable à l'exploitation de ces gaz,

ont-ils annoncé mercredi.

photo_1340815645881-1-0.jpg

Les Parcs naturels régionaux de France maintiennent leur opposition aux gaz de schiste, prenant à contre-pied un rapport de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) favorable à l'exploitation de ces gaz, ont-ils annoncé mercredi.

Dans ce rapport publié le 29 mai, l'AIE avait proposé une série de "règles d'or" destinées à doper l'exploitation des gisements de gaz de schiste en limitant l'impact environnemental, avec pour objectif de tripler la production de ces hydrocarbures controversés.

"Compte tenu des préconisations présentées dans ce rapport -et alors que l'exploitation des gaz de schiste génère des problèmes importants sur les plans écologique et de la santé publique- la Fédération des Parcs naturels régionaux de France (FPNRF) réaffirme aujourd'hui sa totale opposition à l'exploration et à l'exploitation des gaz de schiste et confirme ainsi" sa position adoptée en février, indique-t-elle dans un communiqué.

La Fédération demande à l'Etat "l'interdiction de l'exploration et de l'exploitation d'hydrocarbures de roche-mère dans les Parcs, l'annulation des autorisations existantes sur les périmètres de Parcs ainsi que l'organisation d'un débat national sur l'avenir énergétique".

La FPNRF représente les 48 Parcs naturels régionaux français. Elle rassemble également les conseils régionaux et les partenaires nationaux des Parcs. Les 48 Parcs concernent 4.100 communes, 23 régions métropolitaines et ultramarines, 70 départements et 3,5 millions d'habitants. Ils couvrent 15% du territoire national.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité veau2k
Invités, Posté(e)
Invité veau2k
Invité veau2k Invités 0 message
Posté(e)

L'ABC du schiste: colmater les fuites

(Agence Science-Presse) Le problème avec l’exploitation accélérée de gaz de schiste, ce ne sont pas les dégâts causés à l’environnement, parce que personne ne sait quels dégâts il y aura. Le problème, c’est que peu de surveillants sont en place, si ça tourne mal.

shale-gas-drilling-site1.png

Une enquête de longue haleine du magazine en ligne Pro Publica —qui fut le premier à suivre ce dossier, dès 2009— révèle qu’à mesure que les puits de forage s’additionnent aux États-Unis, les fuites dans la nature s’additionnent aussi. Révélant une inquiétante série de trous, au propre comme au figuré.

Au sens propre : en dépit des promesses de l’industrie gazière, des rapports provenant d’un peu partout ne cessent de découvrir des fuites dans les puits de forages. L’eau contaminée ne reste pas sagement là où elle est censée rester, et surgit tantôt sur le sol, tantôt dans la nappe phréatique.

Au figuré : les inspecteurs sont trop peu nombreux et les réglementations, trop laxistes. Avec 680 000 puits à travers les États-Unis, écrit Pro Publica, les autorités admettent ne pas savoir combien fuient.

De la fin de 2007 à la fin de 2010, une violation à l’intégrité des puits —le terme savant pour une fuite ou une fissure qui risque d'en causer une— a été recensée pour chaque groupe de six puits d’injection examinés —soit plus de 17 000 violations à l’échelle nationale. Plus de 7000 puits ont montré des signes de parois qui fuient.

Certes, les contaminants utilisés pour fracturer la roche, quels qu’ils puissent être, sont en quantité minime par rapport à la quantité d'eau injectée dans chaque puits, et ils pourraient ne représenter aucun risque pour la santé. Quant au robinet qui s’enflamme, il fait de belles images dans le film Gasland (2011), mais il n’est pas représentatif de ces centaines de milliers de puits. Mais l’objection à cela —et le fil conducteur des enquêtes de Pro Publica et d’autres comme Climate Wire— est que la fracturation hydraulique, cette technologie qui a lancé l’exploitation à grande échelle du gaz de schiste, est une invention encore jeune : une décennie tout au plus. Nos connaissances sont donc très limitées.

La rareté des données

Aucune recherche scientifique approfondie n’a pu en examiner tous les aspects —la plus avancée est celle de l’Agence américaine de protection de l’environnement, dont le rapport est attendu d’ici un an. Dans l’intervalle, l’industrie a déjà eu le temps de laisser derrière elle des milliards de tonnes d’eaux usées, ainsi que des sols et des nappes phréatiques contaminés, notamment par de l’eau salée, en Californie, en Oklahoma, en Louisiane, en Floride ou en Pennsylvanie.

On parle de mini-séismes au Texas et en Ohio et de fractures dans la roche où l’eau usée qu’on disait avoir entreposée pour des millénaires s’est déjà déplacée. Comme la géologie n’avait jamais eu à examiner ce type de problème —suivre à la trace les déplacements d’une eau souterraine est ardu— les données scientifiques commencent à peine à entrer, et elles tendent plutôt à confirmer que les couches de roches, sous nos pieds, ne sont pas aussi sagement alignées qu’on le présentait dans les images des manuels scolaires.

Or, comme les règlementations sont floues et les inspections aléatoires, l’inquiétude réside du côté de tout ce qu’on n’aurait pas encore détecté. « Sommes-nous engagés sur une route que nous pourrions regretter dans le futur », demande Anthony Ingraffea, de l’Université Cornell.

Un rapport britannique publié le 28 juin par la Société royale souligne que les risques de contamination de l’eau potable par la fracturation hydraulique sont « très faibles », à condition que les compagnies « s’engagent dans des pratiques différentes de celles qui ont engendré des préoccupations » en Amérique du nord. En juin 2011, la France a imposé un moratoire sur ce type d’exploitation. En mai 2012, le Vermont est devenu le premier État américain à le faire —bien qu’aucune exploitation de gaz de schiste ne s’y fasse ni n’était prévue.

http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2012/06/29/labc-schiste-colmater-fuites

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité sfc
Invités, Posté(e)
Invité sfc
Invité sfc Invités 0 message
Posté(e)
Icjez.png
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×